Elle avance autour de nous…
26 janvier 2010
Lente, invisible, elle s’immisce dans nos vies à petits pas
Dans les moindres artères, même où le silence est roi.
N’ais-je pas su la reconnaitre, l’autre jour, l’autre fois ?
Lorsqu’elle passait, indiscrète, sous mes yeux, devant toi !
Subtile parmi les futilités enfantées par nos tyrannies
Vapeur inquiétante née des neurones, au fond de l’esprit.
Si tu savais trop la reconnaître, elle t’invoquerait quelques mépris
Ferme parfois ta fenêtre, assieds-toi et réfléchis.
Fleurissante, elle est douce à entendre à l’oreille avisée
Qui ne sait l’éviter se retrouve un jour à ses pieds.
Fatale, elle souffle fort en nos têtes dévissées
Est-elle endormie, je l’entends, murmure encore sur le pavé.
Galope, file, revient, part, passe, te revoilà ?
Tu aimes tant les hommes, qu’eux, t’aiment-toi.
La vie s’étire, le temps s’écoule, tu reste là.
Guettant dans la pénombre un seul de leur faux pas.
Je sais bien, oui, que tu résonne à travers le monde !
Dans ton sillage, les mots vont à la tombe,
Les phrases s’écourtent, les bruits se fondent,
Tu pars très haut, t’envoles et retombes.
Au seuil de chacune de nos portes, tu appelles,
Mais je n’ouvre pas, malgré l’enrobé de dentelles.
Les autres peuvent t’utiliser, te trouver belle,
J’étends sur le sable un morceau de flanelle.
Mais qui ce soir frappait encore à ma porte ?
« La connerie humaine » monsieur,
Eh oui, elle n’est pas morte !
(Cet enfant qui marchait sur la plage ne savait rien d’elle…)
batistes 2010















































