Archive pour la catégorie ‘Pensées évasives’

Notre belle démocratie (Archive 2005)

Mardi 21 octobre2008

 

L'âne humain : yann chollet

 

Démocratie ou quoi ?

 

Comment croire en la profusion de la démocratie ailleurs, par l’intermédiaire des pays dit démocratiques, lorsque tant d’exemples d’impunités fourmillent au cœur même de nos systèmes. En fait, si le peuple exerce effectivement une souveraineté par le vote, cela ne veut pas dire qu’il mène la barque ou qu’il détient ses propres choix pour ici ou à l’extérieur. Si son esprit est trompé par les pouvoirs qui régissent les pays dit démocratiques comme la politique, la presse ou l’économie, comment pouvons-nous espérer vivre pleinement notre liberté  et décider de notre avenir à tous ? Je vous ferais grâce, dans ma démonstration, d’expliquer dans le détail les influences occultes qui mettent en mouvement ce système de pouvoir, d’autres l’ont bien expliqué auparavant. Pour ceux qui veulent en savoir plus, il suffira de se diriger vers http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/index2.html et de décortiquer les thèses du « sociologue énervant » Pierre Bourdieu. On retrouve aussi, l’explication de ce pouvoir indiscernable à l’œil nu, dans des chansons ou reprises de textes réalisées par Léo Ferré et d’autres artistes contemporains (qui eux-mêmes sont de plus en plus dépendants des grosses majors, de l’économie, de la presse…Ect).

 

Une plage de liberté

 

Avant d’aller plus loin, il faut savoir qu’il existe deux possibilités lorsque l’on veut comprendre et parler de cela. Soit pénétrer discrètement ces systèmes de l’intérieur et en devenir au bout du compte un instrument et un protagoniste, voire un « contre pouvoir » faussé ; soit tenter de décrypter de l’extérieur avec les arguments et informations disponibles, au risque certain d’être classé dans la catégorie des indésirables, des paranoïaques, voir des schizophrènes ; ce qui tend à vous exclure de tout débat démocratique. Aujourd’hui, si l’on veut tenter la deuxième solution, on se retrouve forcément classé, tout en gardant, heureusement, la capacité de parler via Internet exclusivement. Ce qui ne résout pas le problème mais permet de disposer d’une plage de liberté, inexistante jusqu’alors. La liberté totale résiderait dans le fait de s’exprimer par l’intermédiaire des organes de presse dit « classiques ».

 

La presse muselée !!!

 

Malheureusement ces organes de presse, et c’est bien connu, sont de plus en plus détenus par des patrons dont l’arc à plusieurs flèches dans les secteurs politiques ou économiques. Puisque l’automutilation n’est pas un exercice facile, il s’avère que les pensées différentes de celles qu’on nous assène quotidiennement sont mises entre guillemets. Sous silence, sous censure discrète. L’idée de diffuser la vérité n’est pas au goût de tous. Alors certes, on nous sort une petite affaire ici et là, histoire de dire que la justice existe, que la démocratie est une valeur existante et à défendre. Tout ceci n’est que dérision et ne fait pas avancer les questions que posent les vrais humanistes, les vrais gens qui sont dans la galère, les artistes qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice de la liberté individuelle.

 

Personnellement, pour vous donner ma position, je serais plutôt classé dans « les artistes paranos », voire de la gauche syndicalisée. Pourtant, certes je conçois être un peu parano mais certainement pas de gauche, ni de droite. D’ailleurs pour rester au centre du débat et sembler écrire juste, du moins aux yeux de ceux qui me lisent, il faut impérativement n’appartenir à rien. C’est difficile de n’appartenir à rien, c’est l’exclusion à l’arrivée, c’est vivre la dureté de la censure. Mais c’est aussi, assurément, la sensation de se saouler d’une infime soit-elle, « micro liberté » de penser. Dans notre société française « démocratique », ceux qui sont dans mon cas n’ont pas vraiment d’influence directe mais espèrent convaincre un peu, au risque de perdre beaucoup, en criant que, oui « notre démocratie » est à réviser. Lorsque j’exprime cela, je vous rassure, je ne parle pas ni d’anarchie, ni de révolution, que ce soit clair.

 

Guy Carlier, libre ? De faire semblant…

 

Voulons-nous donc réellement faire avancer la démocratie pour qu’elle retrouve son sens propre, pour qu’elle soit diffusée à travers le monde ? Telle est la question. Pour l’heure c’est impossible et nous reculons donc plutôt qu’avancerau cœur de nos propres espérances. C’est d’autant plus dur d’avancer que « des faux contre pouvoir » naissent ici et là, le temps de faire redescendre la température « des esprits révoltés ». Bêtement, une idée simpliste me vient en tête : Combien de français pensent aujourd’hui que Guy Carlier, à travers l’émission de France 3, est le symbole de la dénonciation de la télé poubelle et qu’à travers ses chroniques télévisées, il est libre de tout ? Les spectateurs le pensent. Pourtant c’est faux car il est une règle établie, on ne critique pas la télévision lorsque l’on est au cœur du système. Si l’on est à la radio, c’est plus facile de le faire et il le fait. Mais au petit écran, c’est impossible et l’on se transforme en marionnette, à notre insu. Le public reste dupe et son esprit tend à croire qu’enfin, il y a quelqu’un qui dénonce. Malheureusement malgré son style peu commun et son intelligence, Guy Carlier ne dénonce rien. Ses démonstrations finissent par énerver par le simple fait qu’il pense avoir parole d’évangile. Il reste assez sectaire dans ses critiques, en sélectionnant ses cibles, ce qui le classe du côté des dictateurs de la pensée. Il tente non pas de nous faire penser par nous-même, mais de penser comme lui. Ce n’était sans doute pas le but recherché au départ, mais il aura pénétré le système de l’intérieur avec de belles pensées pour devenir, comme je le démontrais en introduction, un instrument du média « télévision ».

 

Bonne nuit public

 

On pourrait prendre d’autres cas, notamment en ce qui concerne l’investigation et des émissions qui se disent dénoncer des scandales. Pourtant ce genre d’émission est dépourvue de tout apport d’informations complémentaires. Elles exposent le plus souvent, des faits de la presse écrite, expliqués avec l’image. Faits eux-même découlant, le plus souvent, d’une sorte de centrale d’informations formatées, l’AFP. Lorsque l’on sait que l’on peut faire tout dire aux images, ces enquêtes ne sont, au final, que des montages établis pour exercer un sentiment au public ; avec orientation de l’esprit. Encore une fois, le public croit en ce « contre-pouvoir » qui n’existe que par l’appréciation et la direction du reportage. Les chaînes appartenant à des groupes économiques, les véritables scandales et les sujets percutants restent dans les archives. L’endormissement du téléspectateur est total. On voudrait bien nous faire espérer que les journalistes sont libres, mais ils sont muselés et n’ont pas vraiment le choix. Et puis, il est si simple, par la télévision, de faire gober des choses. On se souviendra d’une équipe de journalistes (allemands je crois), qui avaient, durant des années, fait passer en télévision des séries de reportages montés sur la base de faux témoignages (acteurs). Le public n’avait rien vu.

 

Conserver son pouvoir au détriment du bien commun

 

Quant aux politiciens dans l’histoire, ils ne pensent bien sur qu’à leur mandat, leur pouvoir. Leurs meilleurs amis se trouvent dans la presse, dans les secteurs économiques. Bref, tous unis, tous amis. Quand on entend Bayrou, par exemple, penser à sa candidature en 2007, c’est qu’en fait, il va travailler jusqu’à cette date pour obtenir quoi, le pouvoir. L’avenir ce n’est pas en 2007 qu’il se joue, c’est tous les jours. Notre président pense lui, à un troisième mandat, ce qui reculera l’échéance du traitement de son implication ou non, dans les affaires de la mairie de Paris. On voit mal la justice l’accrocher dans 7 ans. Et c’est cela dans un tas d’affaires d’escroquerie, de fraudes, de paradis fiscaux, de magouilles diverses. Tout sous silence, car ceux des sphères sont protagonistes et défendent en cachant cela (pour le côté presse et édition), leur propre pouvoir. Chacun dépend des autres et vice-versa, c’est le serpent qui se mord la queue.

 

Sauver sa peau d’abord

 

Comment dans un tel climat, une telle osmose consensuel, puisque tout le monde aide et sert tout le monde, pouvons-nous échapper à ces dictatures imperceptibles agissant sur nos esprits et obtenir la vérité ? C’est cela la démocratie à la française. Dans ces sphères impénétrables des pouvoirs, chacun essaye de sauver sa peau, de se maintenir. C’est difficile. Alors pourquoi voudriez-vous qu’ils pensent à vous en changeant cela ? Parce que changer cela impliquerait trop de sacrifices. Et se sacrifier un peu, aujourd’hui, pour la liberté et la justice sur la terre, c’est impensable aux yeux de ceux qui tiennent vos pensées.

 

L’exagération de mon propos et la simplicité de mes exemples ne sont là que pour clarifier mon sentiment. On retrouve quelques clichés qui sont exacts et facilement démontables par les esprits contradictoires, qui savent agir pour toujours faire penser aux autres que vous êtes un parano, qu’il ne faut pas exagérer. Bien oui, s’exagère et alors…..

 

 

Batistes

Une convention de transfèrement pour Michael Blanc (décembre 2005)

Mardi 21 octobre2008

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Exemple de démocratie en Indonésie

 

On ne le présente plus, pourtant…Michael Blanc, c’est ce jeune français qui a ou n’a pas trimballé, trois malheureux kilos de cannabis dans une bouteille de plongée, en 1999. Pour faire un pont facile, il est clair qu’en France, cette infraction est réalisée en toute impunité chaque jour. Mais là, c’était du côté du plus grand Archipel du monde, l’Indonésie. L’erreur, le cauchemar. Prison à perpétuité. Sur place, on ne lésine pas sur les peines. L’histoire de Michael Blanc est devenue un exemple de « la répression efficace » en Indonésie, aux yeux de ses bourreaux. Bourreaux qui apportent, par cette référence, une image réaliste de la démocratie indonésienne. On se souvient tous de « Midnight express », autre pays, même genre de contexte, irréalisme identique. Voilà donc plus de 5 ans que ce citoyen français, survit dans un endroit qui ressemble plus à une ville du 4ème millénaire qu’à une prison.

 

L’Etat français se ridiculise

 

Les conséquence de cette situation est simple : une femme qui se bat pour faire libérer ou transférer son fils (sa mère habite aujourd’hui sur place), un être-détenu brisé, un état français qui se ridiculise en fermant les yeux et en laissant pourrir la situation, l’Indonésie qui montre un bien sombre visage de ses institutions, des humanistes qui se révoltent contre ce fait. Même Charles Villeneuve, qui a plutôt tendance à jouer dans le voyeurisme, course à l’audimat oblige, s’est arrêté sur le cas Michael Blanc dans Droit de Savoir du 27 novembre 2005. En cette heure où chacun fume autant qu’il boit, le sujet fait tâche ; la négociation diplomatique entre nos pays respectifs pourrait, d’un coup, régler le problème. Sommes-nous devenus avec la mondialisation, des humains de la planète plus que des français, aux yeux de nos dirigeants politiques ? Cette réflexion doit nous interpeller.

 

Ne pas se taire mais réagir

 

Certes, en terme de démocratie, d’humanité, de soutien, de nombreuses actions sont à faire à travers le monde, l’Europe, la France, à côté de chez nous. Nous les ferons, j’espère, pour obtenir une société meilleure et plus juste ; pour que nos enfants puissent vivre encore quelques belles heures ! 2005 va laisser place à 2006. Nous ne devons plus nous taire, nos silences ont trop longtemps gangrené nos propres espoirs. Aujourd’hui comme demain, s’il faut marcher ensemble pour que nos volontés soient entendues, faisons-le. Ne restons plus dans nos bulles respectives. Pour le cas de Michael Blanc, réveillons-nous un instant. Ecrivons tous à notre cher ministre des affaires étrangères, pour lui faire comprendre ce que nous attendons de lui et vite dans cette affaire. S’il n’entend pas nos mots, alors nous serons au moins fixés sur notre sort, sur l’utilité de telles institutions.

 

Si Michael Blanc était notre enfant ?

 

Pensons-nous que Michael Blanc est coupable, qu’il ne l’est pas ? Croyons-nous qu’il puisse être un trafiquant, qu’il ne l’est pas ? Nous sentons-nous éloignés de cette histoire, y sommes-nous sensibles ?Il faut simplement savoir que sa peine est purgée. Six ans dans l’enfer. C’est bon, il a largement payé ! Imaginez-vous un instant que ce soit votre enfant. Que feriez-vous ? Rien ou tout ? Oui, vous feriez tout. Alors faisons-le pour lui, pour sa famille, pour montrer que nous avons encore dans nos âmes, une parcelle d’humanité et de compréhension.

 

Ecrivons tous au ministre des affaires étrangères dès aujourd’hui !

 

Je vous encourage, visiteurs-lecteurs de mon blog, à rejoindre le site de l’association de soutien à Michael Blanc http://www.michael-blanc.com. Puis, d’écrire à notre ministre des Affaires étrangères ceci (copier coller ce message) : « Monsieur le ministre, en tant que citoyen français et vivant dans ce pays démocratique qu’est la France, je veux croire en l’utilité de votre ministère et en la force de nos institutions. Vous êtes mon représentant au sein de l’état et je vous demande, en mon titre d’électeur, de régler l’affaire Michael Blanc dans les plus brefs délais. Je ne soutiens pas le trafic de stupéfiants mais soutiens l’idée qu’une peine soit donnée à la hauteur du délit. Ce que ne reflète pas celle donnée à Michael Blanc par le tribunal de Denpasar en Indonésie. Je ne peux croire que si j’étais dans la situation de Michael Blanc et ayant connaissance du dossier, vous puissiez me laisser moisir à l’étranger comme un inconnu. Vous devez donc réagir et faire de telle sorte que Michael Blanc, puisse obtenir une convention de transfèrement entre la France et l’Indonésie, ce qui permettrait son emprisonnement dans son pays d’origine. Je ne suis pas le seul à penser cela et vous le savez. Vous avez mission de répondre aux demandes des français. Vous aurez votre part de responsabilité dans ce qui pourrait arriver à Michael Blanc. Vous ne pourrez dire : « Je ne savais pas ». Cordialement ».

 

Envoyez vite votre lettre à cette adresse

 

Votre lettre est à envoyer, rapidement, sous enveloppe timbrée à : Ministère des affaires étrangères, cabinet du ministre, MonsieurPhilippe Douste-Blazy, 37 Quai d’Orsay, 75351 Paris. Cela vous coûtera le prix d’un timbre.

 

 

(Si vous n’avez pas le temps, inscrivez votre nom, prénom et adresse en commentaire sur ce blog, je m’occupe de transmettre).

 

Batistes

Violences Urbaines sous ma plume (archive 2005)

Mardi 21 octobre2008

La presse face aux violences urbaines : on ressort les vieux clichés

 

Mon recul valait mieux pour vous parler des violences urbaines. Patienter pourquoi ? Juste histoire de savoir, si comme d’habitude, les politiciens allaient se perdre dans leur mégalomanie (idée délirante de grandeur), voir si la presse allait régir et surtout de quelle manière. Bien. Si j’avais rédigé ces mots dès les premiers jours des faits, ils auraient été similaires à ceux d’aujourd’hui. Rien ne change. Bourdieu est mort, mais la presse (télévisuelle-écrite) est restée la même. Peut-on parler d’évolution d’une société lorsque cette presse, elle-même, ne sait se remettre en question. Elle a plongé tête baisée aux premiers éclats et, du coup, les violences sporadiques sont devenues quotidiennes et étendues, par l’effet boule de neige. Ensuite, elle, sans doute sous pression, a tenté de nous endormir avec des histoires passées, pour apaiser les esprits, rassurer. Censure, peut-être ? Conseil de l’Elysée, certainement ! Pour finir, elle nous annonce un retour au calme, tout est terminé. D’ailleurs, les reportages d’« Envoyé spécial » du jeudi 10 novembre étaient bien platoniques. Images plutôt à tendance rassurante, manque de réalisme et prises « clichés » (jeunes à se rouler le pétard). Si les journalistes aiment les associations du style jeunes + drogues = violences, ils se trompent. Ils pourraient tout autant filmer, par exemple, des vieux + un-verre d’alcool en main = accident de la route. Ces clichés tronquent la réalité. La caméra devait se tourner, et bien avant les émeutes, vers le quotidien lugubre des conditions humaines en banlieue.

 

Un sursaut des esprits

 

Par ailleurs, ne pensons pas à tord, que ces émeutes furent le fruit d’un événement unique déclencheur : La mort de ces deux jeunes électrocutés. Ce départ de micro-révolution correspond à une douleur ancrée, plus profond, dans les âmes. On ne passera pas l’éponge sur cette réalité en quelques jours, ni grâce à des promesses politiciennes, ni sur la base de trompe l’œil. Il est vrai que les gens d’en bas, et cela n’a rien de péjoratif, ne se rendent pas toujours compte de leur propre condition de vie inhumaine. Sauf que là, pour une fois, si. Peut-être qu’ailleurs, dans les villages à l’agonie de notre France profonde, il y aura bientôt « de nouveaux clashs ». Car ne soyons pas dupes, le mal n’est pas qu’en banlieue, mais sur l’ensemble du territoire. Les perspectives d’un avenir serein sont indéniablement loin des réalités ordinaires. Certes, notre système global n’est pas fondamentalement mauvais. Seulement, une partie des dirigeants, qu’ils soient économistes, journalistes, politiciens, se sont endormis sur leur propre bien-être personnel. Peu de jeunes en politique, peu de jeunes journalistes dans des sièges confortables, pas de travail pour les banlieusards ni pour +10% de la population. Ce qu’une démocratie ne peut supporter ! Ce que les autres, le peuple, ne peut admettre ! Ça ne dure qu’un temps. Le pouvoir d’achat des concitoyens rase le sol, à l’heure où l’on veut nous pousser à une consommation à outrance. Où vous offrez, par votre manque de fermeté, des portes ouvertes à l’ultra capitalisme et les dégâts qui vont avec.

 

De petits événements traités dans l’urgence

 

Pour revenir aux violences urbaines, les politiciens ont pensé, dés le départ, que de petits événements ne méritaient pas l’attention ; négligences coutumières de ceux qui ne cogitent pas et ne vivent pas comme ceux des tours ou d’ailleurs. Lorsque l’on gagne quelques dizaine de milliers d’€ par mois, il est certes bien difficile de s’imaginer, au pied d’une tour, avec peu d’espoir sur l’avenir, pour tous horizons. Lorsque l’on a vécu dans une certaine facilité, et d’ailleurs tant mieux, on ne peut négliger les inégalités ailleurs. Ceci étant malheureusement visible en France mais aussi à l’échelle du monde. Nord-Sud, toujours le même combat. Riches et pauvres, toujours la même incompréhension. Alors que faire ? La solution se trouve certainement dans une refonte de nos systèmes, mais où ? Ce n’est pas moi de le dire.

 

Alors que conclure ? La France S’écroule ?

 

Heureusement, nous avons notre premier ministre, qui devient chaque jour plus politicien que les autres. Bavardage et manque de lucidité. A noter que les gouvernements d’avant n’ont pas mieux fait. En réunissant une quinzaine de jeunes, pour trouver des solutions sur l’emploi, il nous aura fait bien rire. Ça, c’est la partie Fourberie de Scapin : Et hop, je sors du sac des emplois…On est à 10%, voire à 15% de chômage, si l’on calcul suivant la véritable logique. Alors monsieur le Premier ministre, ne rêvez pas et surtout ne faites pas rêver les gens, c’est ainsi qu’on les énerve. C’est à cause de ça et de ce qu’ont fait tous vos prédécesseurs  que la France tourne mal. Vous ne le croyez pas, vous ne l’entendez pas. C’est normal, vous êtes déjà ailleurs dans vos calculs, en mire la présidentielle 2007. Nous n’y sommes pas. Réglez déjà des dossiers d’ici là, nous, le peuple, on jugera. Il faut que vous sachiez que cet avertissement pourrait bien être le prémisse du réveil des français. Je sais, cela n’a rien de bon pour vous, ni pour vos amis. Mais voilà, la France ce n’est pas que vous et vos fausses promesses, la France c’est aussi nous et ceux qui passeront encore l’hiver au pied de votre station de métro ; qui vivront dans des logements insalubres qui prennent feu ; ceux qui essayeront de réduire leur endettement sans jamais le pouvoir ; ceux qui rêvent d’un peu de reconnaissance, du retour à la dignité humaine et ceux qui souhaitent la sauvegarde des droits de l’homme.  Fermez les yeux, encore si vous le souhaitez. En attendant, la France S’Ecroule.

 

La vidéo parlante

 

Pour finir, regardons les conseils de Daniel Balavoine en 1980, via le lien internet ci-dessous. Vous verrez bien, aux pays des moutons, rien n’a vraiment changé.

 

Vidéo Balavoine - Mitterand sur les banlieues (I.N.A)

http://www.linternaute.com/savoir/video/balavoine_mitterrand.shtml

 

batistes

Laissons des utopies à nos enfants (Archive 2005)

Mardi 21 octobre2008

Au commencement de sa vie

 

Il voulait un monde si beau. Utopie, sans doute, de ses rêves d’enfant. L’histoire fit sa route, l’adolescence enflamma son âme, le vent prit sa main, l’horizon enveloppa ses espoirs. Au loin, c’est certain, il existe un ailleurs fait de bonté humaine ! Pensait-il.  Ô certitude d’adolescent gardant au chaud ses songes, sa stupeur, ses peurs intérieures. Le temps fila, bien trop vite, à la manière dont la mer n’en finit pas de descendre et de  remonter, le présent avait déjà un goût de passé. Le futur, un avant goût de fin. Tellement mystérieuse cette plongée dans l’univers inconnu des obligations, que plus jamais, il décida de croire en ce monde des adultes.

 

Passivité et morosité des français

 

Pourtant, il fallait bien qu’il y trouve sa place, alors, devait-il se voiler la face et prier vers le ciel, vers un dieu dont il n’avait jamais vu les signes, ni d’ailleurs entendu les mots, ni cru en ses prières ? Fallait-il rebrousser chemin, revenir à des choses plus essentielles, à la vie, en définitive ? Ou simplement devait-il baisser la tête, souffrir en silence du bonheur des autres, croire que tout n’était que décadence dans ce nouveau monde plein de surprises. Souffrir du bonheur des autres, c’est malheureusement oublier de profiter du sien qui peut passer. C’est pourquoi les français sommeillent dans la passivité et la morosité. Alors son choix fut autre.

 

Faux besoins de consommation

 

Ecouter, tenter de comprendre, tenter de savoir, continuer de rêver, s’en foutre des intellectuels qui se tapent la parlotte pendant des heures interminables, à juger des faits qu’ils ne comprennent plus. S’asseoir un instant sous un arbre, voir, cette fois, au-delà de l’horizon, et puis y partir jusqu’à le toucher des mains, jusqu’à entreprendre une longue analyse sur l’utilité de certains faux besoins, inventés de toutes pièces par les désirs des hommes ; toucher cet horizon en vrai, toucher l’âme des autres, les comprendre. En comprenant ses semblables, un frisson s’imposa ; en voulant en savoir plus, un cri éclata ; en tentant de les conseiller, il recula. Les cheveux étaient devenus blancs, ceux de ses enfants un peu moins, sa femme était morte.

 

Le silence face à la misère

 

Le silence des hommes face à la misère, qu’il avait vu ; les éclats des médias qu’il avait lus ; les livres douteusement édités qu’il connaissait ; les langues coupées qu’il avait tentées de délier ; les politiciens qu’il savait véreux ; les absents qu’il savait absents. Tout cela, ne le surprenait plus. Malgré tout, cela et toutes ces foutues misères le dégoûtaient toujours autant. La sagesse était arrivée depuis déjà bien des lustres en son âme, quel soulagement. Il avait si souvent tendu la main, si souvent dénoncé le cri des opprimés, si fréquemment voulu le meilleur pour la race humaine, si fermement défendu la paix : toujours un mot dans la poche, toujours une phrase prête à sortir, toujours quelques exemples à fournir.

 

Idéaliste oui et alors !

 

Il avait si souvent fait l’essentiel que finalement, après de longues années passées, il ne regrettait rien. Même s’il avait croisé sur son chemin, sur ses multiples routes, de ces foutus connards qui avait toujours essayé de lui couper l’herbe sous le pied. Plutôt que de perdre son temps avec eux, l’idéaliste continuait son existence, des utopies en poches, utopies qu’il avait transmises à ses enfants comme un bien sacré, comme une divine providence. Car si lui et les autres n’avaient pas pu reconstruire la terre et lui donner des allures de civilisation, alors il espérait fortement que les enfants y parviendraient.

 

En héritage de l’espoir, c’est déjà ça

 

Pour cela, il leur laissait en héritage l’espoir et l’optimisme, un exemple sur la liberté de pouvoir rester soi-même, et surtout, il leur offrit en cadeau d’adieu, ses putains de rêves d’enfant.

 

Batistes

 

Auteur de ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule ” éditions du Vent. Disponible dans toutes les bonnes librairies sur commande. Ou directement à batistes@aol.com


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