mai 07 2012

Inspirations électorales 7 mai 2012…

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REPRISE D’UN TEXTE DE Léo Ferré

Réajusté à l’occasion des élections présidentielles

6 mai 2012

photo yann chollet 2012

Yann Chollet est photographe professionnel à Saint-Malo et rédacteur. Chef de Publicité.

- Je ne suis qu’un « artiste de Variétés » et ne peux rien dire qui ne puisse être dit “de variétés” car on pourrait me reprocher de parler de choses qui ne me regardent pas.

- Comme si je vous disais qu’un « ancien ministre de l’économie française ou bien premier ministre italien ou bien d’ailleurs pouvait nager dans des affaires de mœurs ».

- Comme si je vous disais qu’un ministre de l’Intérieur d’une République lointaine ou plus présente pouvait être une canaille.

- Comme si je vous disais que les cadences dans certaines entreprises sont exténuantes.

- Comme si je vous disais que les cadences exténuent les ouvriers jamais les Présidents.

- Comme si je vous disais que l’humiliation devrait pourtant s’arrêter devant « ces agriculteurs, qui ont pendant des décennies déversés des pesticides, sans en prendre conscience, dans leurs propres poumons ».

- Comme si je vous disais qu’à « Lejaby » et plus généralement dans le textile en ce moment ça « délocalise » facile.

- « Comme si je vous disais qu’il serait possible de se taire face à l’oppression des peuples pour quelques intérêts nationaux ».

- Comme si je vous disais qu’il pourrait peut-être exister un prisonnier politique qu’on aurait jugé pour la forme.


- Comme si je vous disais que je pourrais suivre dans la rue ce procureur qui regarde avec l’eau dans la bouche le ventre d’une enfant mineure.

- Comme si je vous disais que ce procureur pourrait être celui qui aurait pu requérir contre ce prisonnier politique qu’on aurait jugé pour la forme.

- Comme si je vous disais qu’un intellectuel peut descendre dans la rue et vendre le journal.

- Comme si je vous disais que ce journal est un journal qu’on aurait pu interdire.

- Comme si je vous disais que le pays qui s’en prend à la liberté de la presse est un pays au bord du gouffre.

- Comme si je vous disais que ce journal qui aurait pu être interdit par ce pays au bord du gouffre pourrait peut-être s’appeler la Cause du Peuple.

- Comme si je vous disais que le gouvernement intéressé par ce genre de presse d’opposition pourrait sans doute s’imaginer qu’il n’y a ni cause ni peuple.

- Comme si je vous disais que dans le cas bien improbable où l’on interdirait le journal la Cause du Peuple il faudrait l’acheter et le lire.

- « Comme si je vous disais que le monde a bougé et que les informations se font sur Internet, sous le couvert de désinformation économique ».

- Comme si je vous disais qu’il faudrait alors en parler à vos amis.

- Comme si je vous disais que les amis de vos amis peuvent faire des millions d’amis.

- ” Comme si je vous disais que des millions d’amis qui ne se connaissent pas, ne peuvent être des amis “.

- « Comme si je vous disais qu’une révolution par les mots et de belles phrases n’est peut-être pas une révolution politique ».

- « Comme si je vous disais qu’en politique, les intérêts personnels passent avant celui des autres. Et que défendre ses intérêts personnels plutôt que ceux du peuple, c’est peut-être une variété de la politique ».

- Et je ne vous dis rien qui ne puisse être dit de “variétés” moi qui ne suis qu’un artiste de Variétés…

Léo toujours d’actualité… revisité par batistes 2012. Pensées électorales.

oct 05 2011

Petite poèsie passagère…

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Saint malo 2011 par yann chollet

Saint malo 2011 par yann chollet

 Toutes mes photos et textes sont interdits à la reproduction sans accord !

 

 

(le mole de Saint-Malo - Photo Yann Chollet 2011)

 

La vie sans toi

Est comme un oiseau sans aile.

Je me perds moi-même.

 

La vie sans toi

Est comme un océan sans eau.

Le passé s’enfuit.

 

La vie sans toi

Est comme une nuit sans sommeil.

Je t’espère tu es absente.

 

La vie sans toi

Est comme un monde sans poète.

Alors qui suis-je ?

 

Batistes. 1985

mar 31 2010

Le soldat universel

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Le dernier mot du soldat !

 

pavé saint malo : yann chollet 2009

Les pavés de saint malo. Photographie de yann chollet, journaliste photographe malouin.

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Vu dans la nuit, ces images passer par là.

Ces murmures, ces bruits, ces plaintes venus de la plaine

Dans ma tête, dans mon cœur, au plus profond de mes veines.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Des déchirures qui ne s’estompent pas

Une montage et une autre, puis un mirage

Seul, tremblant, gisant au cœur de l’orage.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Un chaos que je cachais secrètement au fond de moi

Toujours ce même cauchemar qui allait et revenait

A chaque instant pour m’envahir, m’envahissait.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Lorsque je l’ai tenu dans mes bras,

Alors que je sortais tout juste de l’adolescence,

Mon jeune ami, blessé, qui s’en va.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

J’ai pourtant aimé la vie, tenté d’oublier.

Et si vous aviez vu cette guerre tout comme moi,

Vous sauriez la blessure qu’elle laisse ici-bas.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

De ces déserts, de ces soleils, de ces appelés soldats

De cet ami dont je me souvenais le regard,

De son adieu, de son départ.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Alors vous sauriez une chose, tout comme moi

L’une de mes pensées que je vous laisse là :

Jamais plus la guerre, jamais plus ça !

 

batistes : Yann Chollet : Interdit à la reproduction sans accord.
fév 22 2009

L’étoile du jour

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Le temps passe, le monde tourne, je tourne avec lui en une éternité d’étoiles.

La vie s’étend, le sentiment de vivre s’installe, j’aimerai tant mettre les voiles.

Mais je me sens parfois si fatigué,

Je me sens parfois si cassé,

Parfois je me sens si vide de sentiments,

Tout simplement, je ressens l’envie de décrocher un temps.

 

 

Pas plus de solutions ne viennent à l’aurore de nos besoins, infimes soient-ils.

La vie s’étale sur nos routes, qui se croisent, qui se perdent, quelle heure est-il ?

Et je me sens parfois si stupide,

Je me sens si souvent livide,

Parfois je me sens pourtant si libre de tout,

Si triste aussi, comme posé aux abords d’un gouffre, c’est fou,

Combien on peut se savoir inutile,

Dans un univers fait de mille petites choses futiles.

 

 

Le miroir est parfait, le reflet est beau, un être en deux images.

Le chemin s’éclaircit, la douceur revient sur le visage,

Même si je me sens si seul,

Parfois même si seul au milieu de la foule,

Je me sens si faible comme un corps voguant sur la houle.

Si fort des fois, mais l’écume étouffe le beau,

La tête reste juste à mi-hauteur entre deux eaux.

Yann Chollet 2009

fév 21 2009

Poésie d’un soir

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Couché de solei plage de Saint-Jacut de la mer en Bretagne 2010 

Le soir après une journée qui s’est enlacée comme une ceinture autour de la taille

On aurait pu penser que nos vies étaient attachées à quelques drogues

C’est sur, on aurait sembler croire qu’un shout aurait résolu les failles

Pourtant petite, tu vois, les drogues n’apportent aucun des délires promis

Et tu pourrais bruler ton amour autour d’une soirée où il te proposerait une ligne.

 

Avec moi, c’est clair, le ciel serait plus bleu que la noirceur de tes nuits

Même si tu te brulerais à chercher ce que j’en pense, parce que je suis ailleurs

Dans un lieu peu banal, toujours, avec une idée bien placée là-haut, l’idée que la vie s’enfuit

Alors une goulée de plus, vois-tu, semblable, l’idéal n’est pas arrivé à l’heure.

Ça chauffe à l’intérieur, il me donne envie de tout détruire.

 

Je t’assure que la poésie m’aidera à ne pas plier devant les intrus

Brulante vague de haine qui s’écoule et s’estompe en un moment

Voilà enfin le moment venue de t’épauler et ensuite, l’exportation vers l’inconnu

Musique, puis solitude, le vide et c’est l’indifférence, oui voilà, je suis indifférent.

Danses, oublie toute cette merde ! Particule élémentaire devenu être. Bye, bye.

 

Une puissance flotte au-dessus de nos âmes, le soleil, lui,

Se trimballe comme un vieil air des Verves qui réconforte le silence.

C’est bon finalement d’écouter les Verves parce que je m’oublie

Et toi tu t’effaces, avec toi s’efface cette balade qui balance.

Que te dire de plus? Bonne chance !

Batistes

oct 29 2008

Les culs terreux d’ici et d’ailleurs…

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plage du sillon saint malo

Marcheur sur la plage du sillon à saint malo en bretagne. Yann Chollet

 

 

 

Avis

 

Les culs terreux ne comprendront pas, je veux parler des vrais, ceux qui n’ont pas imaginé qu’ailleurs existait une terre insolente où le rêve avait sa place. Puisque tu viens d’ailleurs, toi la parvenue, ils te diront, te regarderont, feront semblant de te laisser croire ! Le cul terreux est, par principe même, l’anti-extérieur. A savoir, ce qui n’est pas connu est dangereux, ce qui n’est pas connu ne mérite pas, ce qui n’est pas connu dérange. Donc toi, tu déranges puisque tu viens d’ailleurs. Effectivement, tu viens d’une vingtaine de kilomètres, mais pour eux c’est si loin !

 

Les culs terreux ne sauront pas te conseiller mais te souriront inlassablement, ils t’écouteront pourvus que tu parles d’eux mais ne t’entendront pas si tu veux te présenter, marcher à leur côté. Si tu leur rends service, ils t’aduleront presque, du moins en faux puisqu’ils ne connaissent pas la sincérité. Ils te diront merci en public et le soir te pourriront en privé. Et avec le temps ne se souviendront de rien, puisque tu n’es rien, pour eux.

 

plage sillon

la plage du sillon à saint malo. En bretagne les nuages passent, le temps file. Photo yann chollet

 

Devant la foule, ils te serreront les mains à la manière d’un député en mal d’électeurs, mais plus tard, ils se laveront les doigts pour ôter discrètement la salissure de toi, qui vient d’ailleurs, qui impose l’interrogation, cette salissure qui inspire plus le danger que la sérénité. Oui, tu es d’ailleurs et sans doute que ton intelligence, ta différence, leur fait si peur. Ils ne comprennent rien.

 

Et pourtant, s’ils te connaissaient mieux, s’ils avaient apprit à te comprendre, à t’apprivoiser, peut-être serais-tu devenue leur amie, partiellement. Malheureusement, ils ne savent n’y écouter, n’y observer, ni comprendre, ni prendre des décisions, ni aimer ceux qui viennent de plus loin.

 

Ils savent sourire certes, ils savent saluer certes, ils savent rire certes, ils savent peu de choses en fait certes. Pourquoi ! Parce qu’au-delà de leur univers, qui se résume à une distance de 20 kilomètres autour de chez eux, ils ne connaissent le monde que par le journal de 20h ou celui de 13h, un voyage. Merci Patrick Poivre d’Arvor, tu es la littérature des Culs terreux. Imagine ! Peut-être feront-il un saut sur Internet de temps à autre pour s’abreuver de désinformation, quoique ! Tu vois, toi l’exclu, la différente, toi l’affreuse, la maudite, ta place n’est pas ici. Pas chez eux. Chez eux, ils sont chez eux. Et toi tu es chez eux ! Moi, chez eux maintenant c’est chez moi, donc…n’approchez plus, vous puez !

 

S’ils ont un poste vacant qui te conviendrait, ils t’oublieront, ils oublieront ce que tu as su donner par respect, par passion, par amour, parce que toi, tu n’avais pas compté pour offrir à leur enfant le meilleur, à leur famille un sourire, toi tu es ce qu’ils ne seront jamais, la générosité. Tu avais tout donné, sans exigence, tout simplement par plaisir, par ouverture d’esprit ! C’est l’une des choses quite différencie d’eux, rassures-toi, de ces putains de culs terreux. Ces culs terreux qui peuvent être maire, qui peuvent être conseiller communautaire, qui peuvent être prof, qui peuvent être un peu ici et là. Au bout du compte, ils me gavent ces nazillons de pacotilles ! Au bout d’un moment, ça énerve et je lâche le morceau, je parle un peu, plus. Ça fait trop longtemps, le silence, fait chier. Trop longtemps, je leur ai offert leur chance, trop longtemps j’ai écouté leur discours et rien. Allo, toujours rien. Trop longtemps j’ai épaulé leur pensé, rien, trop longtemps je me suis tu et toi, tu t’es tue aussi, alors.

 

Bon bref, une chose est sur, les culs terreux sauront une chose, se reconnaître dans ce texte et entendre mon message. Qu’ils le lisent et relisent le soir et surtout qu’ils ne pensent pas que je parle d’un autre, oh non : « Je vous emmerde bande de culs terreux de merde ».

Pendant ce temps, j’invente la poèsie et me soule du monde qui m’entoure et me surprant, je continue ma course, mon chemin ne s’arrête pas à vos petites vies restreintes.

batistes

Précision : ” Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car, à moins qu’il n’apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d’esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ces lignes imbiberont son âme comme l’eau le sucre. Il n’est pas bon que tout le monde lise les pages qui sont là ; quelque-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger, qu’est l’écriture.

Par conséquent, âmes timides, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexploirées, dirigez vos talons en arrière et non en avant. Ecoutez bien ce que je dis : dirigez vos talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon, d’où tout à coup par un vent étrange et fort, précurseur de la tempête…”

Préambule des Chants de Maldoror. Lautréamont….

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oct 29 2008

“Petit poème slam”

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michel marin à saint malo

Michel, marin de saint malo avec une tête de marin

 

 

 

La mer ça tire les rides !

Michel figure emblèmatique de saint-malo

Vous recherchez un acteur avec une gueule contactez-moi

 

 

Quoi !

 

Je m’voyais encore accroché à mes envies, pensant que j’étais grand alors que j’étais devenu petit, du moins aux yeux de ceux qui, savaient bien, qu’on n’irait pas leur dire, qu’ils, qu’ils ne savent rien. En déambulant sur le cimetière de ma propre vie, portés par quelques bonheurs qu’étaient passés par ici, où par là et qui, s’étaient enfuit, le jour où j’avais croisé l’ennui. J’m’imaginais bien qu’une porte pourrait s’ouvrir un jour, c’était se fermer les yeux, les oreilles et devenir sourd, s’endormir dehors au fond d’une cour, seul. Dans ce monde où je portais à plein bras ma carcasse, histoire de paraître sans, sans me trouver trop dégueulasse, je ne voyais plus trop bien l’issu de sortie et, je pointais comme les autres du lundi au samedi, parfois même le dimanche, après-midi compris. Tous les jours, j’accompagnais bien à l’école mes enfants, parce qu’aimer, vous comprenez, je trouvais ça, attachant, c’est même chouette d’aimer ses prochains comme soi-même, moi qui m’aimait tant, qui confondait, trop souvent, « ego » et bohème. Mais les petits oui, je les adorais bien plus que ma pomme, tout simplement parce qu’ils ne ressemblaient à, aucune autre personne. Non, pas aux autres personnes, qui disent une heure alors que minuit sonne. J’aurai pu encore m’interroger des jours, sur une plage vide, un coin de rocher, sous l’abat-jour, à contre jour ou encore en sirotant un whisky qui, qui rend livide, mais j’ai su bien vite qu’il fallait se taire, en se disant avance, tais-toi, espère, quoi ! Quoi ! Oui, je sais, on tombe vite du haut par terre. Vous comprenez, j’ai voulu faire le premier pas, imposer mon style histoire de faire la loi, au bout du compte j’ai rencontré une ribambelle de nazes, qui se prenaient tous pour des dieux en espérant l’extase, et évidemment je suis passé pour un ringard, parce que je disais tout fort ce que les hommes pensent plus tard. Quoi ! Quoi ! Je n’avais plus qu’une chose à dire madame, l’indifférence, ça sert à, quoi !

 

batistes 2008

oct 29 2008

Fable contemporaine (archive)

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Les hommes sont-ils des bêtes ?

 

Aux yeux de certains, sans aucun doute !

 

Noyés sous les préjugés, ils guettaient leurs propres faiblesses,

L’un passait, l’autre stagnait dans son fauteuil cloué par paresse.

A force de se prendre pour un artiste, du moins d’y croire,

Il se nourrissait d’illusions, oubliant, pitoyable, jusqu’à l’humanité certains soirs.

 

Faisant chemin en balayant les idées des autres sur son passage,

Sa fierté éclaboussait alentour et il aurait fallu lui répéter un identique message.

Celui qui encensait ce semi dieu, vénéré par son double féminin,

Dire toujours tu es le meilleur, même si cela fut si souvent incertain.

 

Typique la mouette de Saint-Malo

Typique la mouette de Saint-Malo

 

Il vivait cependant de sa propre satisfaction et du bruit des mécènes autour,

D’ailleurs, quiconque pensait autrement, était de suite écarté de sa cour.

Sa femme faisant fit des remarques à l’encontre de son monstre sacré,

Comblait humblement ses caprices d’écervelé.

 

Le temps passait, entre réjouissances, repas et voluptés,

Passant de voyages, de villas agréables en grosses cylindrés.

Laissant dans le sillage, ceux qu’ils avaient délaissés,

Par ignorance, par leur propre négligence, par méchanceté.

 

Noyés sous les rumeurs qu’ils lançaient, plongés dans leur médiocre pensée,

Ils défiaient les lois, perdus dans un égocentrisme profond, égarés.

A force d’inventer des histoires, de se créer des mondes, ils devenaient pathétiques,

Ne comprenant plus rien autour d’eux, retrouvant la paresse d’hier, les vieux tics.

 

Peut-être aurait-il été bon de se remettre en question,

Plutôt que d’évincer, celle ou celui qui disait : bien non.

Mais l’égo reprenait à chaque heure son ampleur,

Si bien qu’un jour, un peu plus tard, il ne resta que les pleurs.

 

photo yann chollet 2007

photo yann chollet 2007

 

A ce prendre pour un Dieu, à voguer dans les airs,

On termine toujours, un jour ou l’autre, le cul par terre.

 

La morale de cette histoire : « Les salariés ne sont pas des bestiaux qu’on échange ou qu’on troc sur un marché forain ».

 

Cela dérange qu’on le dise ! Et alors…

 

A méditer sans modération.

 

Batistes, auteur du livre : “En Attendant Camille, Le Monde s’écroule”

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Photo interdite à la reproduction sans accord

Photo interdite à la reproduction sans accord

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oct 29 2008

Sur la route…

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superposition 2008
superposition 2008

 

 

Il paraît qu’il est là à nous taquiner le cœur,

Parfois sans se faire attendre, il vient,

Parfois c’est au détour d’une douceur,

Qu’il pointe sa face et je ressers ta main.

 

Celui-ci est pressé ou trop tôt à l’heure,

Les sentiments explosent pour le faire naître,

Les sentiments passent, vivent et puis se meurent.

Le voilà éteint, je suis seul à la fenêtre.

 

photo interdite à la reproduction

photo interdite à la reproduction

 

La ville semble endormit, la nuit plombe l’ambiance,

Dans la venelle un chat miaule, un paumé pisse,

Dans la venelle le vent porte ma nuance

Mon âme qui s’échappe, la vie qui se tisse.

 

Survivrais-je à la nuit qui s’étire ?

Sans ce bonheur qui ne passe pas,

Sans ce bonheur frileux de venir,

Il faudra sans doute attendre des jours, des mois.

 

yann chollet 2008

yann chollet 2008

 

Tant de fois il fut ici assurant sa présence,

Au détour d’une pièce de la maison,

Au détour d’un sourire, de ta voix, d’une naissance,

Qu’il fut bon de s’en soûler, oui qu’il fut bon !

 

Lorsque le bonheur est partit avec ton départ

Que les rêves et les rideaux sont devenus gris

Que les rêves et mes maux j’en eu marre,

J’ai patienté, je crois, le reste de ma vie.

 

Entre les regards, le vol des mouettes,

La sagesse n’est passée qu’à la fin,

Bien trop tard pour me dire qu’elle fut chouette,

Tout cette vie, ces gens qui ne disent plus rien.

 

yann cholet 2008

yann cholet 2008

 

Il me reste l’image d’un bonheur qui passa,

Toi, la vie, les couleurs qui s’immiscent,

Toi, la vie, le si peu qu’il en resta,

Et pour tout gage, en moi, un supplice.

 

Tchao bonheur, à plus tard sur la route…

 

Batistes.

oct 28 2008

Un petit tour à la mer

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Bretagne du soir : yann chollet

Bretagne du soir : yann chollet

 

 

La mer a porté mon âme au-delà du mirage qu’est la vie.

J’avais peur de mourir mais n’avais-je pas eut peur de vivre !

Balancé à droite, puis à gauche par les errances d’un temps sur terre.

Balancé en haut, puis en bas par les sourires qui ne disent plus rien.

 

La mer me montra le beau, le silence de l’oiseau

La fureur d’une langue qui coulisse en un sens.

Au flux et reflux du moment, j’ai croisé l’absente

Le silence, l’amour, la victoire puis la nuit.

 

La mer me parla d’un pays où il fait bon vivre,

Me tendit son écume comme une invitation au voyage,

Me rendit fou d’elle et du monde et des hommes,

Jusqu’au jour où mes yeux s’ouvrirent enfin.

 

Arc en ciel à Saint-Malo : yann chollet

Arc en ciel à Saint-Malo : yann chollet

 

La mer se retira loin, laissant place au domaine qu’est l’estran.

Puis revint reprendre sa place en un mouvement.

Le rocher avait disparu, ma tristesse et l’ennui avec.

Je retourne les yeux au-dedans, pour trouver mots et sentiments.

 

La mer hurla, de grosses lames, des cris entendus au large

Le bateau errait dans les courants, coquille de noix sur l’océan

Le vide se brisa en une nuit d’ivoire, tomba sous le brisant

J’avais un peu de retard ce soir là, tu t’en souviens ?

 

Moi, je me souviens de la mer et de son sourire !

 

 

 

Batistes

oct 27 2008

Petite pensée du soir

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aldehi à découvrir

Elle repose en paix…

La mer a posé son émeraude au centre du globe.

De mes yeux j’aperçois le berceau.

J’ai reçu des embruns du rocher sur ma peau.

La mer est calme, mais l’avenir incertain se dérobe.

.

La mer a bercé des années mon âme d’enfant.

Elle est repos et sagesse en un seul firmament.

A l’heure ou d’autres s’éclatent sur le ciment

Des marins partiront ce soir sur l’océan.

 

D’une falaise j’attendrai le retour des bateaux

A son pied, des lames s’empalent en un mouvement.

Frères humains ayez pour la mer de jolis mots.

Gardez pour les pollueurs vos pires sentiments.

 

La jeunesse a fleureté avec la vague.

En un flux, elle emporte les algues au loin et avec les souvenirs.

Jeunes filles aux regards sages, n’ayez d’yeux que pour la bague.

La mer traîne dans son sillage, des sentiments et des sourires.

 

Le cœur saigne l’instant d’un présent trop amer.

Le reflux rapporte des boulettes, sortes de galettes noirâtres.

Il est là le naufrage, le jeune goéland n’a plus sa mère.

Deux femmes discutent, tranquillement, en mangeant autour de l’âtre.

 

Les hommes ont posé leur signature sur l’amer.

Encore, une fois, de plus, l’or noir est là au cœur du berceau.

Qu’offrez-vous, êtres humains pour l’avenir de laterre ?

Vos bras, votre cœur en urgence, avant que ne chavire le radeau.

 

« Là-bas monsieur, oui là, plus haut, à droite »…

Au cimetière de l’écologie, la mer repose en paix.

Batistes. (Photo, peinture d’aldéhi)
 
 
 

 

oct 27 2008

Petite poésie passagère (archive)

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photo exclusive yann chollet : Saint-Malo

 

Toute une vie on se balade entre espoirs et mépris

L’hiver approche certains resteront sur le parvis

D’autres dormiront sous la couette, enfoncés jusqu’au cou

Chaque instant creuse un sillon de plus sur nos joues

 

photo exclusive yann chollet : Saint-Malo

 

Le temps qui défile estompe nos meilleurs souvenirs,

Tandis que d’autres perdent toute chance d’un meilleur avenir

Nous songions déjà, à de futurs bonheurs fleurissant.

A un été clément, où sous le soleil nous irions de ci de là rêvant.

 

Nul n’aura peut-être croisé le destin, de l’homme qui se traîne pour tenir,

Nous le regarderons vagabonder ventre creux, genoux à terre, œil éteint, visage sans sourire.

Nos routes s’entrelacent, nos regards avec et le silence écarte toutes possibilités d’un sursis.

Nous passerons à côté sans même oser dire : salut comment vas-tu l’ami.

 

Photo exclusive de Saint Malo vue de la grande grue : interdit à la reproduction

 

Non pas que nous soyons des vilains ou de pauvres gens sans cœur,

Mais cet homme à terre, seul, nous inspire la terreur.

Nous croyons que nous avions tous, au départ, la même chance,

Qu’il aurait pu réagir plus vite pour éviter l’état d’urgence.

 

L’urgence est là, au pied de nos espoirs et nos mépris,

L’urgence est là qui résonne en une seule symphonie.

Dans nos petites cités de caractères ou au cœur d’un paris qui s’éveille.

Nous éteignons nos neurones, qui lentement retrouvent le sommeil.

 

photo du journaliste pigiste en Bretagne : yann chollet

 

Après ça, qu’avons-nous fait de nos vies ?

Le passé est derrière, le présent s’enfuit.

On a gardé précieusement un bonheur auquel nous avons cru

Et l’autre, celui du parvis, est mort la gueule ouverte, comme un chien dans la rue.

 

Nul ne sera responsable de sa mort et de son errance

Pas nous c’est certain, nous vivons dans nos bulles par évidence

Qui pourrait se sentir coupable de la disparition d’un chien ?

Et après tout, c’est homme qui se traînait, là, seul, n’était rien.

 

Photo exclusive : yann chollet

 

Tout ceci est faux c’est une certitude, car ce chien était humain !

Il attendait peut-être un peu de quiétude, du respect, la caresse d’une main.

Remarques, ceux qui vivent sous le pont ne demande plus rien

Ceux qui habitent là-bas n’espèrent pas grand-chose de la vie.

Ils ont depuis longtemps compris, qu’il ne reste plus d’espoirs, que du mépris…

 

Batistes, auteur du Livre “En Attendant Camille le Monde S’Ecroule” disponible sur commande aux éditions du Vent.

oct 27 2008

Presse je t’accuse

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Presse censure et consors

 

 

Le Mea Culpa d’Alain Rémond, journaliste à Marianne !

 

Dans « Marianne » du 17 au 23 juin 2006, le journaliste Alain Rémond livre une information gardée le plus souvent discrète par sa profession. A travers son papier, il explique tout bonnement, la destinée des ouvrages des inconnus, qui arrivent dans les rédactions ou directement chez les journalistes : « Je l’ai mis de côté. Dans la pile des autres livres mis de côté ». Voilà donc le triste sort réservé aux illustres méconnus, qui de province, envoient leurs écrits dans les rédactions parisiennes, des myriades d’espoir en tête. Rédactions qui regorgent de piles de livres, donc, qui ne seront jamais lus. Plus loin dans l’article, il avoue avoir découvert par hasard, qu’un livre de sa pile, et qui plus est celui qu’il avait renoncé à lire quelques semaines plus tôt, était en fait celui de Daniel Shneidermann, « un confrère ami ». Bouquin, qui était signé sous le pseudonyme David Serge ! Hasard de la vie ou technique commerciale éprouvée, le dit auteur avait finit par dévoilé son identité. Sous la torture, on imagine ! Ce qui semble, si l’on constate le résultat, plus judicieux pour obtenir une page entière dans Marianne sous la plume d’Alain Rémond et dans d’autres supports comme ce fut le cas. Et oui, la vie est cruelle.

 

Presse écrite et télévisée même combat

 

Dans leur petite bulle culturelle, nos journalistes de la presse écrite suivent la vague commerciale. A l’identique de la télévision. Certains pleurent, en ce moment, le départ de leurs confrères Ardisson et Fogiel, prétextant la mort de talk show où tout pouvait se passer ! Il est vrai que parfois, je précise bien parfois, ces émissions présentaient des inconnus. Ne soyons pas dupes tout de même, l’essentiel de leur fond de commerce, c’est l’invitation de personnalités connus, d’amis. Toujours les amis des amis croisés dans les soirées. Il n’est pas rare de retrouver sur le même plateau trois invités, qui sont eux-mêmes animateurs d’émissions, entourés d’éditorialistes ou autres célébrités de la presse. Voilà la diversité culturelle tant adulée par ceux qui crient de voir Ardisson partir ! Il suffit d’observer les plateaux de l’année 2006 de l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde » de Fogiel, pour comprendre la supercherie. Tu m’invites, je t’invite, on s’invite. Il y a là une similitude avec l’univers des livres. Similitude observée par exemple, à chaque parution d’un livre de Jean François Khan. Effectivement, lors d’une nouvelle sortie de l’auteur, président de Marianne, vous trouverez dans l’hebdo du même nom, plusieurs encarts parlant du livre pendant un mois. Puis vous le verrez comme invité sur la plupart des plateaux télévisés. Et cela même, si le livre ne présente pas un intérêt flagrant. Le copinage fait donc fureur dans les médias, détournant une place de liberté d’expression en place réservée “aux amis”. Peut-être ne faut-il pas s’étonner ensuite, de voir les lecteurs, les auditeurs, chercher ailleurs l’information, la nouveauté !

 

L’illustre inconnu de la pile de livres de Rémond

 

Le malheur dans l’histoire est d’avoir pour seul horizon, si vous êtes l’illustre écrivain inconnu de la pile de Rémond, l’unique espoir d’un papier dans votre hebdo local. Ce qui ne risque pas d’enflammer vos ventes ! Ni de rentabiliser l’affaire. Ne pensez même pas à un passage télé ! Il serait donc inutile, par constat et par expérience personnelle, d’envoyer votre œuvre dans les rédactions nationales ou régionales. Pourquoi ? Parce que si vous envoyez votre livre de septembre à novembre, on vous dira comme me l’a répondu Georges Guitton, responsable des livres pour Ouest-France : « Nous sommes en pleine rentrée littéraire monsieur…donc…». Donc, votre livre ne peut être un livre de la rentrée littéraire ! Pourquoi, je me le demande encore. Oui, c’est certain qu’il ne portait pas la marque Plon ou Albin Michel. N’envoyez pas votre livre dans les rédactions de novembre à Janvier, car cette fois, on vous répondra : « Nous sommes en plein prix littéraire monsieur…donc… ». Donc, votre livre n’en fait pas partie. Normal puisque que vous ne faisiez pas partie, non plus, de la rentrée littéraire. N’envoyez pas votre livre dans les rédactions de février à juin, car cette période de l’année est réservée aux scandales et aux biographies de stars ! Vous n’en êtes pas une ? Et puis, 6 mois après parution, on vous expliquera, comme me le soulignait un journaliste de l’humanité : « Monsieur, je viens de découvrir votre message et votre livre. Je viens rarement à la rédaction car je suis chroniqueur. Il me semble qu’à ce jour, votre livre n’est plus d’actualité.. ». A cet instant, je vous avoue que l’envie est plus forte, un seul mot vient à la bouche « Espèce de gros connard ». En définitif, gardez vos livres chez vous bien au chaud, n’écrivez plus, n’envoyez plus vos manuscrits chez les éditeurs de la place, lisez le « Da Vinci Code » ou le dernier d’Ormesson et « dormez tranquille » dis-je. Ne dépensez ni timbres, ni livres, n’ayez pas d’espoir envers ces journalistes que vous n’intéresserez jamais.

 

Le cercle bien fermé

 

Par ailleurs, dans cette histoire de cercle fermé, il est très énervant de ne jamais recevoir de remerciement de la part de ces journalistes, à qui vous aviez consacré vos plus belles dédicaces, pensant leur faire simplement plaisir. Ils sont décidément ailleurs ! Ils vous rendent, par leur impolitesse, presque invisible. Il reste donc à l’auteur inconnu, la possibilité de plier bagage et de garder ses mots pour plus tard ; espérant qu’un jour, cette bulle fermée culturelle explosera pour de bon à la manière dont les radios libres se sont imposées. Par ailleurs, ne tentez pas d’écrire un papier comme celui que vous lisez, parce qu’ensuite, lorsque vous enverrez votre livre on vous dira : « Monsieur, vous tirez sur nous et vous voulez qu’on vous consacre un papier ? ». Le prochain livre, maintenant c’est sur, je l’écrirais sous le pseudonyme « Daniel Shneidermann » ou « Loana », histoire de mettre quelques chances de mon côté.

 

Batistes. Auteur du livre “En Attendant Camille, Le monde s’écroule” éditions du Vent 2006.

oct 27 2008

Légion Je T’Accuse

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Image du livre Légion je t'accuse par yann chollet. Journaliste en Bretagne.

 

” Légion Je T’accuse : La face cachée de Kolwezi ” vient de sortir aux éditions REXY.

 

Une histoire, le périple d’un légionnaire, une vie mouvementée. Voilà le programme du livre ” Légion Je T’accuse ” qui vient de paraître aux éditions REXY. C’est l’histoire d’un jeune homme, qui devient par hasard légionnaire. Un ouvrage qui se lit rapidement et qui permet d’en savoir un peu plus sur la légion étrangère et surtout qui dévoile un aspect occulté de la période Kolwezi. Voici ci-dessous l’avant-propos du livre et l’adresse pour se le procurer.

 

Avant-propos :

 

” La grande muette garde ses vieux démons bien cachés. Avec le temps, les langues se délient pour nous rapporter des témoignages sur des conflits armés, occultés parfois pendant des décennies. Témoigner, révéler font office de thérapie pour certains soldats blessés dans leur corps sur le champ de bataille et plus encore dans leur âme après coup. C’est dans ce contexte, que nos dirigeants mènent la barque, que notre société contemporaine s’est construite. Le mensonge autour des guerres prédomine parfois sur la réalité des faits, laissant lesvictimes à leur propre sort. Depuis quelques années seulement, nous connaissonsla violence des tortures commises en Algérie. Un exemple parmi tant d’autres. Il manque dans nos livres d’histoire, dans les reportages télévisés formatés, un grand nombre de vérités sur les interventions militaires. Le secret défense permet de voiler le pire ; le silence camoufle les horreurs, les magouilles, les exactions ; l’honneur de la patrie est sauf.

 

Roger Rousseau, auteur de « Légion je t’accuse » aurait pu se contenter de garder ses vieux démons lui aussi, de tirer simplement un trait sur son passé de légionnaire. Il aurait pu se persuader que l’intervention militaire sur Kolwezi, au Zaïre, fut une réussite totale, une intervention propre. Il aurait pu porter sa croix de la valeur militaire sur sa tenue de sortie, encore des années, avec fierté ; faire une carrière exemplaire au sein de sa mère Légion. Mais voilà, Roger Rousseau, légionnaire engagé sous le nom Raymond Reignier, en décida autrement. En prenant le chemin de la désertion, il choisissait de passer dans le camp « des lâches », des fugitifs aux yeux de certains. Ce n’est que quelques mois après son retour de Kolwezi, qu’il préféra partir en cavale. Pourquoi une telle décision, alors que l’avenir lui souriait ? Simplement parce les images qu’il gardait du Zaïre, hantaient ses nuits d’affreux cauchemars. Sur place, il avait alors observé, impuissant, ses frères légionnaires violer des femmes, piller des maisons laissées vides par les Européens, des soldats commettre l’innommable sous les yeux d’officiers peu scrupuleux.

 

Bien sur, Roger Rousseau sait que l’action de l’armée sur Kolwezi a permis de sauver des vies humaines, que des soldats y sont intervenus en toute dignité. Il sait aussi que les guerres sont sales. Seulement voilà, au Zaïre, certains débordements auraient dû être évités. C’est pourquoi, pour se racheter une conscience, pour vider son sac après plusieurs décennies, il décide de balancer sans concession son témoignage. L’histoireest poignante et semble surréaliste par rapport aux mensonges officiels. Personne ne pourra cependant remettre en doute ce que Roger,allias Raymond, a vu de ses yeux.

 

Ce livre retrace également les tribulations cocasses d’un légionnaire. De son engagement au Fort Nogent en octobre 1975 au Nid D’Aigle en Corse ; de l’intervention au Zaïre aux « Nayas » de Djibouti. Sans omettre cette cavale de plusieurs années à travers la France, l’Allemagne, la Hollande et l’Irlande, au cours de laquelle, Roger Rousseau vécut tel un fugitif aux abois. « Légion, je t’accuse ! » n’est pas un pamphlet à charge contre la légion, ni un roman. C’est le récit d’une vie bien mouvementée. Un livre en hommage aux morts inconnus Zaïrois de Kolwezi. Au final, Roger Rousseau regrettera surtout d’avoir été trompé par « sa mère légion », qui lui avait dit un jour : « Légionnaire, tu es un volontaire servant la France avec honneur et fidélité ».

 

Certes, il est toujours possible dans ce monde déroutant qu’est devenu le nôtre d’accepter le silence, de s’enfermer chez soi, de fermer les yeux sur l’avenir qui se dérobe sous nos pieds. Il est plus facile, en ce troisième millénaire, d’entrer dans le rang et de s’asseoir dans le canapé. Ce genre d’attitudes offre toutes les libertés possibles aux décideurs, donne carte blanche à ceux qui voudraient souiller l’humanité, à ceux qui pensent plus aux profits qu’à la sauvegarde de notre planète. Dans le sillage de nos silences, traîne l’amertume, la douleur des peuples opprimés, les remords, un tas de victimes innocentes. Réveillons-nous, informons-nous et sachons dire non lorsqu’il est encore temps. Ainsi, peut-être qu’un jour, nous n’aurons plus à inscrire dans nos livres,le nom de guerres à venir, nous n’aurons plus à mentir. Servons-nous des témoignages du passé, comme celui de Roger Rousseau, pour nous souvenir qu’aucun conflit n’est propre. Seule la paix entre les peuples peut permettre d’envisager un avenir plus serein. Bien sur, l’idée semble utopique, mais n’avons-nous pas besoin d’un brin d’utopie pour espérer ? “

 

Batistes

oct 21 2008

Les 12 caricatures de Mahomet (Réponse à un email)

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Image des Caricatures de Mahomet relancent la polémique.

Ma réponse à Mussën (Suite à son Email concernant le premier article sur le thème)

 

Un débordement artistique et alors…

 

Je suis toujours heureux de débattre, d’entendre et de tenter de comprendre. Concernant votre première question : « Est-ce que vous avez bien compris la source de la colère des musulmans ? ». A vrai dire ce n’est pas ma quête. Par mon article, je regrette simplement que la colère dégénère et enflamme des pays, fasse naître des sentiments exacerbés, se transforme en « boucherie », attise les médias. Comme je le précise dans mon premier papier, nous « les humains », nous trouvons déjà tant de raisons de nous haïr, alors pourquoi se focaliser sur un léger débordement artistique. Est-il possible, en ce 3ème millénaire de discuter sans colère ? Oui. Le tout est de s’en donner les moyens. J’ai l’impression que « les caricatures » ne sont qu’une étincelle, qu’un mauvais prétexte pour exprimer une douleur préexistante, plus profonde. D’ailleurs, mon billet ne s’attarde pas à dénoncer ces débordements. J’ai entendu depuis quelques semaines, dans la presse, trop de « biens pensants » monter au créneau pour exposer leur science, au nom d’un savoir qui n’est de valeur qu’aux yeux de ceux qui se pensent intelligents. A vrai dire, ces gens, ils me fatiguent, ils n’apportent jamais de solutions, ils s’écoutent parler et nous, on écoute en remuant la tête. Personnellement, je m’endors.

 

” Le savant ne voit pas le même arbre qu’un fou “

 

Votre deuxième question « Est-ce que vous avez déjà eu une idée concrète et objective de l’Islam ? ». Pour être sincère non. Je n’appartiens pas à la catégorie citée ci-dessus « les biens pensants ». Je reste incapable de dialoguer une heure sur un même thème, en tentant de faire penser à mon interlocuteur, à la justesse de mes dires. L’ouverture, l’observation, la réflexion, le débat, voilà plutôt mon chemin. Chacun doit vivre son Islam, je n’ai pas de conseils à donner. « Le savant ne vois pas le même arbre qu’un fou » dit-on. Je constate simplement qu’en nous focalisant sur des sujets religieux et les heurts qu’ils engendrent,nous perdons notre énergie. Nous sommes dans une spirale, où l’information essentielle est omise, où le monde se fracture. A mon goût, l’histoire « des caricatures de Mahomet » est un sujet de second plan. La religion est peut-être « une raison d’être », comme vous le précisez, mais ce n’est certainement pas une raison de se faire la guerre, ni de prouver le fondement de celle-ci aux autres, par des actes quelconques. J’aime croire que celui qui vit sa religion pleinement ressemblerait à « un moine », un ermite tranquille. Je n’ai pas de croyances particulières, je le précise. Par contre, je pense que la foi doit se vivre de l’intérieur, c’est quelque chose de personnel, qui peut permettre un épanouissement de l’esprit. La croyance n’est en aucun cas une raison de déviances, d’actes barbares, de combats ou règlements de comptes. Il m’est arrivé de rencontrer « Emile Shoufani », le curé de Nazareth, lors d’une interview ; c’est le genre de religieux qui m’interpelle. Il ne parle que de paix, d’amour, d’écoute de l’autre. Là ok, j’écoute.

 

Non à la pensée unique

 

Quant à respecter « les principes de vie d’autrui » c’est aussi ma philosophie, je pense que vous le comprenez. Dans ce cas présent, il faut donc respecter le regard de « l’artiste » sur Mahomet. Ensuite, il est toujours possible de dire « je n’aime pas », « c’est injurieux ». En aucun, nous ne devons choisir des solutions de conflits ou de menaces. C’est mon point de vue. Regardez les humains, des milliers d’années de vie commune et pas une année sans guerre. Nous savons nous servir de l’histoire lorsque ça nous arrange, pour expliquer des situations, disserter ; servons-nous plutôt de celle-ci pour éviter des situations. La nuance est là.

 

Pour revenir à mon premier article sur le sujet, je parle surtout du patron de France-Soir, qui a dû plier bagages depuis la parution des caricatures. C’est d’un ridicule, une injure à la profession. Pourtant, suis-je animé d’une quelconque colère ? Non, je tente d’ouvrir le débat, de parler du sujet plutôt que de traiter d’un autre. Ayant vécu moi-même la censure avec mon premier livre, je lève ma plume chaque fois qu’elle pointe son nez. Sachez que l’art, « les caricatures de Mahomet » en l’occurrence, est subjectif et qu’il aurait été bien difficile de réaliser des dessins qui plaisent à tout le monde. Si l’on devait toujours travailler sur des schémas types « consensuels », cela irait dans le sens de la pensée unique. Je suis contre, désolé…

 

Batistes