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Les Affreux !

Jeudi 15 décembre2011

photographe professionnel à saint-malo

photographe professionnel à saint-malo

 

Quand tu te trimballe et qu’on te regarde de travers, si les autres semblent te maudire, rigolent derrière toi à l’envers. En ces moments où l’humain reprend sa forme animale pour te couvrir de ses maux futiles et pâles. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans entendre, ne dis rien, oublie cette mélancolie à se pendre.

Quand tu te montres sous tes soleils resplendissants, si les autres paraissent ne pas te voir, font les absents. En ces instants où l’homme retrouve son esprit « javelisé » pour te taire de son ignorance exacerbée. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans attendre, ne dis rien, fais comme si tu semblais ne pas comprendre.

Quand tu es seule, entendant monter les bruissements de la rue, si les autres sont dehors et qu’ils ont déjà bu. En ces minutes où l’ivrogne n’est plus que moins, t’insulte de tout mot comme un chien. Ne dis rien, va à la vie qui te porte vers ton bonheur, ne dis rien, laisse vivre ton cœur.

Ne dis rien, pars, fermes tes yeux et va à la vie qui te va…

…sans te soucier des affreux…

batistes ©

Elle avance autour de nous…

Mardi 26 janvier2010

L'enfant roi

L'enfant roi

 

 

 

Lente, invisible, elle s’immisce dans nos vies à petits pas

Dans les moindres artères, même où le silence est roi.

N’ais-je pas su la reconnaitre, l’autre jour, l’autre fois ?

Lorsqu’elle passait, indiscrète, sous mes yeux, devant toi !

 

Subtile parmi les futilités enfantées par nos tyrannies

Vapeur inquiétante née des neurones, au fond de l’esprit.

Si tu savais trop la reconnaître, elle t’invoquerait quelques mépris

Ferme parfois ta fenêtre, assieds-toi et réfléchis.

 

Fleurissante, elle est douce à entendre à l’oreille avisée

Qui ne sait l’éviter se retrouve un jour à ses pieds.

Fatale, elle souffle fort en nos têtes dévissées

Est-elle endormie, je l’entends, murmure encore sur le pavé.

 

Galope, file, revient, part, passe, te revoilà ?

Tu aimes tant les hommes, qu’eux, t’aiment-toi.

La vie s’étire, le temps s’écoule, tu reste là.

Guettant dans la pénombre un seul de leur faux pas.

 

Je sais bien, oui, que tu résonne à travers le monde !

Dans ton sillage, les mots vont à la tombe,

Les phrases s’écourtent, les bruits se fondent,

Tu pars très haut, t’envoles et retombes.

 

Au seuil de chacune de nos portes, tu appelles,

Mais je n’ouvre pas, malgré l’enrobé de dentelles.

Les autres peuvent t’utiliser, te trouver belle,

J’étends sur le sable un morceau de flanelle.

 

Mais qui ce soir frappait encore à ma porte ?

« La connerie humaine » monsieur,

Eh oui, elle n’est pas morte !

(Cet enfant qui marchait sur la plage ne savait rien d’elle…)

batistes 2010

L’étoile du jour

Dimanche 22 février2009

 

Le temps passe, le monde tourne, je tourne avec lui en une éternité d’étoiles.

La vie s’étend, le sentiment de vivre s’installe, j’aimerai tant mettre les voiles.

Mais je me sens parfois si fatigué,

Je me sens parfois si cassé,

Parfois je me sens si vide de sentiments,

Tout simplement, je ressens l’envie de décrocher un temps.

 

 

Pas plus de solutions ne viennent à l’aurore de nos besoins, infimes soient-ils.

La vie s’étale sur nos routes, qui se croisent, qui se perdent, quelle heure est-il ?

Et je me sens parfois si stupide,

Je me sens si souvent livide,

Parfois je me sens pourtant si libre de tout,

Si triste aussi, comme posé aux abords d’un gouffre, c’est fou,

Combien on peut se savoir inutile,

Dans un univers fait de mille petites choses futiles.

 

 

Le miroir est parfait, le reflet est beau, un être en deux images.

Le chemin s’éclaircit, la douceur revient sur le visage,

Même si je me sens si seul,

Parfois même si seul au milieu de la foule,

Je me sens si faible comme un corps voguant sur la houle.

Si fort des fois, mais l’écume étouffe le beau,

La tête reste juste à mi-hauteur entre deux eaux.

Yann Chollet 2009

Poésie d’un soir

Samedi 21 février2009

Couché de solei plage de Saint-Jacut de la mer en Bretagne 2010 

Le soir après une journée qui s’est enlacée comme une ceinture autour de la taille

On aurait pu penser que nos vies étaient attachées à quelques drogues

C’est sur, on aurait sembler croire qu’un shout aurait résolu les failles

Pourtant petite, tu vois, les drogues n’apportent aucun des délires promis

Et tu pourrais bruler ton amour autour d’une soirée où il te proposerait une ligne.

 

Avec moi, c’est clair, le ciel serait plus bleu que la noirceur de tes nuits

Même si tu te brulerais à chercher ce que j’en pense, parce que je suis ailleurs

Dans un lieu peu banal, toujours, avec une idée bien placée là-haut, l’idée que la vie s’enfuit

Alors une goulée de plus, vois-tu, semblable, l’idéal n’est pas arrivé à l’heure.

Ça chauffe à l’intérieur, il me donne envie de tout détruire.

 

Je t’assure que la poésie m’aidera à ne pas plier devant les intrus

Brulante vague de haine qui s’écoule et s’estompe en un moment

Voilà enfin le moment venue de t’épauler et ensuite, l’exportation vers l’inconnu

Musique, puis solitude, le vide et c’est l’indifférence, oui voilà, je suis indifférent.

Danses, oublie toute cette merde ! Particule élémentaire devenu être. Bye, bye.

 

Une puissance flotte au-dessus de nos âmes, le soleil, lui,

Se trimballe comme un vieil air des Verves qui réconforte le silence.

C’est bon finalement d’écouter les Verves parce que je m’oublie

Et toi tu t’effaces, avec toi s’efface cette balade qui balance.

Que te dire de plus? Bonne chance !

Batistes

Les culs terreux d’ici et d’ailleurs…

Mercredi 29 octobre2008
plage du sillon saint malo

Marcheur sur la plage du sillon à saint malo en bretagne. Yann Chollet

 

 

 

Avis

 

Les culs terreux ne comprendront pas, je veux parler des vrais, ceux qui n’ont pas imaginé qu’ailleurs existait une terre insolente où le rêve avait sa place. Puisque tu viens d’ailleurs, toi la parvenue, ils te diront, te regarderont, feront semblant de te laisser croire ! Le cul terreux est, par principe même, l’anti-extérieur. A savoir, ce qui n’est pas connu est dangereux, ce qui n’est pas connu ne mérite pas, ce qui n’est pas connu dérange. Donc toi, tu déranges puisque tu viens d’ailleurs. Effectivement, tu viens d’une vingtaine de kilomètres, mais pour eux c’est si loin !

 

Les culs terreux ne sauront pas te conseiller mais te souriront inlassablement, ils t’écouteront pourvus que tu parles d’eux mais ne t’entendront pas si tu veux te présenter, marcher à leur côté. Si tu leur rends service, ils t’aduleront presque, du moins en faux puisqu’ils ne connaissent pas la sincérité. Ils te diront merci en public et le soir te pourriront en privé. Et avec le temps ne se souviendront de rien, puisque tu n’es rien, pour eux.

 

plage sillon

la plage du sillon à saint malo. En bretagne les nuages passent, le temps file. Photo yann chollet

 

Devant la foule, ils te serreront les mains à la manière d’un député en mal d’électeurs, mais plus tard, ils se laveront les doigts pour ôter discrètement la salissure de toi, qui vient d’ailleurs, qui impose l’interrogation, cette salissure qui inspire plus le danger que la sérénité. Oui, tu es d’ailleurs et sans doute que ton intelligence, ta différence, leur fait si peur. Ils ne comprennent rien.

 

Et pourtant, s’ils te connaissaient mieux, s’ils avaient apprit à te comprendre, à t’apprivoiser, peut-être serais-tu devenue leur amie, partiellement. Malheureusement, ils ne savent n’y écouter, n’y observer, ni comprendre, ni prendre des décisions, ni aimer ceux qui viennent de plus loin.

 

Ils savent sourire certes, ils savent saluer certes, ils savent rire certes, ils savent peu de choses en fait certes. Pourquoi ! Parce qu’au-delà de leur univers, qui se résume à une distance de 20 kilomètres autour de chez eux, ils ne connaissent le monde que par le journal de 20h ou celui de 13h, un voyage. Merci Patrick Poivre d’Arvor, tu es la littérature des Culs terreux. Imagine ! Peut-être feront-il un saut sur Internet de temps à autre pour s’abreuver de désinformation, quoique ! Tu vois, toi l’exclu, la différente, toi l’affreuse, la maudite, ta place n’est pas ici. Pas chez eux. Chez eux, ils sont chez eux. Et toi tu es chez eux ! Moi, chez eux maintenant c’est chez moi, donc…n’approchez plus, vous puez !

 

S’ils ont un poste vacant qui te conviendrait, ils t’oublieront, ils oublieront ce que tu as su donner par respect, par passion, par amour, parce que toi, tu n’avais pas compté pour offrir à leur enfant le meilleur, à leur famille un sourire, toi tu es ce qu’ils ne seront jamais, la générosité. Tu avais tout donné, sans exigence, tout simplement par plaisir, par ouverture d’esprit ! C’est l’une des choses quite différencie d’eux, rassures-toi, de ces putains de culs terreux. Ces culs terreux qui peuvent être maire, qui peuvent être conseiller communautaire, qui peuvent être prof, qui peuvent être un peu ici et là. Au bout du compte, ils me gavent ces nazillons de pacotilles ! Au bout d’un moment, ça énerve et je lâche le morceau, je parle un peu, plus. Ça fait trop longtemps, le silence, fait chier. Trop longtemps, je leur ai offert leur chance, trop longtemps j’ai écouté leur discours et rien. Allo, toujours rien. Trop longtemps j’ai épaulé leur pensé, rien, trop longtemps je me suis tu et toi, tu t’es tue aussi, alors.

 

Bon bref, une chose est sur, les culs terreux sauront une chose, se reconnaître dans ce texte et entendre mon message. Qu’ils le lisent et relisent le soir et surtout qu’ils ne pensent pas que je parle d’un autre, oh non : « Je vous emmerde bande de culs terreux de merde ».

Pendant ce temps, j’invente la poèsie et me soule du monde qui m’entoure et me surprant, je continue ma course, mon chemin ne s’arrête pas à vos petites vies restreintes.

batistes

Précision : ” Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car, à moins qu’il n’apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d’esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ces lignes imbiberont son âme comme l’eau le sucre. Il n’est pas bon que tout le monde lise les pages qui sont là ; quelque-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger, qu’est l’écriture.

Par conséquent, âmes timides, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexploirées, dirigez vos talons en arrière et non en avant. Ecoutez bien ce que je dis : dirigez vos talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon, d’où tout à coup par un vent étrange et fort, précurseur de la tempête…”

Préambule des Chants de Maldoror. Lautréamont….

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Poème Logarithmique

Mercredi 29 octobre2008

Impression de la bretagne le soir, du côté de saint malo

 

 

Je l’écris, je le lis, je le prends, je le froisse, je le casse et je le brise. Je le médite, je le jette, je ne lis plus les journaux.

Ils dressent des barrages devant mes illusions de savoir, de connaître, d’être, de rêver. Penser merde, c’est la seule chose qu’il nous reste.

Va rêver toi l’inconnu. Toi, oui toi l’artiste du désespoir, celui qu’on regarde et qu’on méprise. Celui qu’on interpelle et qu’on jalouse.

Toi, l’écrivain, le songeur, le poète, le philosophe du soir, range ta mémoire ailleurs. Dans tes cartons de solitude. Ferme les placards de ta tête et ta gueule. 

Oui, toi le minable rêveur, va rêver autre part. Dans un endroit où l’on ne t’entendra plus. Va briser tes utopies sur les murs des calomnies, des habitudes qui lassent ta vie.

Va marcher dans l’ailleurs de fortune, va gerber ta vomissure et tes phrases sur du papier chiotte. Ne pense plus, écoute le son de la dictature qui s’invite. Ferme le robinet de ton inspiration et lis sans comprendre.

Ah, toi, le peintre du monde, le maudit littéraire à la plume cassée, le diable d’écriture. Retourne dans ton isolement solitaire et crache ta bavure sur ton chevalet de feuilles blanches.

Ecoute, écoute le son des pouvoirs qui envahissent la parcelle qu’il te restait. Celle où tu pensais te réfugier en cas d’insurrection, en cas de doute, en cas de cassure. Ce coin où tu aurais pris le temps de vivre, un instant, 5 minutes à l’abris du chaos qui s’annonce.

Alors rédige le cahier de ta dernière heure, lance les mots qu’il te reste, passe de l’ombre au jour sans te poser de question et sans te retourner. Ne soit plus un autre, ne te cache plus, ne lis plus les journaux et  jette ta télévision par la fenêtre de la sincérité.

Sache qu’il ne te reste que quelques jours, quelques minutes de plaisir. Regarde l’enfant, la femme, la beauté, le monde et surtout si tu veux encore un peu de temps en plus, garde l’énergie, l’espoir et les utopies que tu pensais disparues…

Et la phrase d’un ami qui termine ” …Je leur pisse à la raie en Spirale Logarithmique…”.

Yann Chollet 2001

Presse je t’accuse

Lundi 27 octobre2008

Presse censure et consors

 

 

Le Mea Culpa d’Alain Rémond, journaliste à Marianne !

 

Dans « Marianne » du 17 au 23 juin 2006, le journaliste Alain Rémond livre une information gardée le plus souvent discrète par sa profession. A travers son papier, il explique tout bonnement, la destinée des ouvrages des inconnus, qui arrivent dans les rédactions ou directement chez les journalistes : « Je l’ai mis de côté. Dans la pile des autres livres mis de côté ». Voilà donc le triste sort réservé aux illustres méconnus, qui de province, envoient leurs écrits dans les rédactions parisiennes, des myriades d’espoir en tête. Rédactions qui regorgent de piles de livres, donc, qui ne seront jamais lus. Plus loin dans l’article, il avoue avoir découvert par hasard, qu’un livre de sa pile, et qui plus est celui qu’il avait renoncé à lire quelques semaines plus tôt, était en fait celui de Daniel Shneidermann, « un confrère ami ». Bouquin, qui était signé sous le pseudonyme David Serge ! Hasard de la vie ou technique commerciale éprouvée, le dit auteur avait finit par dévoilé son identité. Sous la torture, on imagine ! Ce qui semble, si l’on constate le résultat, plus judicieux pour obtenir une page entière dans Marianne sous la plume d’Alain Rémond et dans d’autres supports comme ce fut le cas. Et oui, la vie est cruelle.

 

Presse écrite et télévisée même combat

 

Dans leur petite bulle culturelle, nos journalistes de la presse écrite suivent la vague commerciale. A l’identique de la télévision. Certains pleurent, en ce moment, le départ de leurs confrères Ardisson et Fogiel, prétextant la mort de talk show où tout pouvait se passer ! Il est vrai que parfois, je précise bien parfois, ces émissions présentaient des inconnus. Ne soyons pas dupes tout de même, l’essentiel de leur fond de commerce, c’est l’invitation de personnalités connus, d’amis. Toujours les amis des amis croisés dans les soirées. Il n’est pas rare de retrouver sur le même plateau trois invités, qui sont eux-mêmes animateurs d’émissions, entourés d’éditorialistes ou autres célébrités de la presse. Voilà la diversité culturelle tant adulée par ceux qui crient de voir Ardisson partir ! Il suffit d’observer les plateaux de l’année 2006 de l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde » de Fogiel, pour comprendre la supercherie. Tu m’invites, je t’invite, on s’invite. Il y a là une similitude avec l’univers des livres. Similitude observée par exemple, à chaque parution d’un livre de Jean François Khan. Effectivement, lors d’une nouvelle sortie de l’auteur, président de Marianne, vous trouverez dans l’hebdo du même nom, plusieurs encarts parlant du livre pendant un mois. Puis vous le verrez comme invité sur la plupart des plateaux télévisés. Et cela même, si le livre ne présente pas un intérêt flagrant. Le copinage fait donc fureur dans les médias, détournant une place de liberté d’expression en place réservée “aux amis”. Peut-être ne faut-il pas s’étonner ensuite, de voir les lecteurs, les auditeurs, chercher ailleurs l’information, la nouveauté !

 

L’illustre inconnu de la pile de livres de Rémond

 

Le malheur dans l’histoire est d’avoir pour seul horizon, si vous êtes l’illustre écrivain inconnu de la pile de Rémond, l’unique espoir d’un papier dans votre hebdo local. Ce qui ne risque pas d’enflammer vos ventes ! Ni de rentabiliser l’affaire. Ne pensez même pas à un passage télé ! Il serait donc inutile, par constat et par expérience personnelle, d’envoyer votre œuvre dans les rédactions nationales ou régionales. Pourquoi ? Parce que si vous envoyez votre livre de septembre à novembre, on vous dira comme me l’a répondu Georges Guitton, responsable des livres pour Ouest-France : « Nous sommes en pleine rentrée littéraire monsieur…donc…». Donc, votre livre ne peut être un livre de la rentrée littéraire ! Pourquoi, je me le demande encore. Oui, c’est certain qu’il ne portait pas la marque Plon ou Albin Michel. N’envoyez pas votre livre dans les rédactions de novembre à Janvier, car cette fois, on vous répondra : « Nous sommes en plein prix littéraire monsieur…donc… ». Donc, votre livre n’en fait pas partie. Normal puisque que vous ne faisiez pas partie, non plus, de la rentrée littéraire. N’envoyez pas votre livre dans les rédactions de février à juin, car cette période de l’année est réservée aux scandales et aux biographies de stars ! Vous n’en êtes pas une ? Et puis, 6 mois après parution, on vous expliquera, comme me le soulignait un journaliste de l’humanité : « Monsieur, je viens de découvrir votre message et votre livre. Je viens rarement à la rédaction car je suis chroniqueur. Il me semble qu’à ce jour, votre livre n’est plus d’actualité.. ». A cet instant, je vous avoue que l’envie est plus forte, un seul mot vient à la bouche « Espèce de gros connard ». En définitif, gardez vos livres chez vous bien au chaud, n’écrivez plus, n’envoyez plus vos manuscrits chez les éditeurs de la place, lisez le « Da Vinci Code » ou le dernier d’Ormesson et « dormez tranquille » dis-je. Ne dépensez ni timbres, ni livres, n’ayez pas d’espoir envers ces journalistes que vous n’intéresserez jamais.

 

Le cercle bien fermé

 

Par ailleurs, dans cette histoire de cercle fermé, il est très énervant de ne jamais recevoir de remerciement de la part de ces journalistes, à qui vous aviez consacré vos plus belles dédicaces, pensant leur faire simplement plaisir. Ils sont décidément ailleurs ! Ils vous rendent, par leur impolitesse, presque invisible. Il reste donc à l’auteur inconnu, la possibilité de plier bagage et de garder ses mots pour plus tard ; espérant qu’un jour, cette bulle fermée culturelle explosera pour de bon à la manière dont les radios libres se sont imposées. Par ailleurs, ne tentez pas d’écrire un papier comme celui que vous lisez, parce qu’ensuite, lorsque vous enverrez votre livre on vous dira : « Monsieur, vous tirez sur nous et vous voulez qu’on vous consacre un papier ? ». Le prochain livre, maintenant c’est sur, je l’écrirais sous le pseudonyme « Daniel Shneidermann » ou « Loana », histoire de mettre quelques chances de mon côté.

 

Batistes. Auteur du livre “En Attendant Camille, Le monde s’écroule” éditions du Vent 2006.

Légion Je T’Accuse

Lundi 27 octobre2008

Image du livre Légion je t'accuse par yann chollet. Journaliste en Bretagne.

 

” Légion Je T’accuse : La face cachée de Kolwezi ” vient de sortir aux éditions REXY.

 

Une histoire, le périple d’un légionnaire, une vie mouvementée. Voilà le programme du livre ” Légion Je T’accuse ” qui vient de paraître aux éditions REXY. C’est l’histoire d’un jeune homme, qui devient par hasard légionnaire. Un ouvrage qui se lit rapidement et qui permet d’en savoir un peu plus sur la légion étrangère et surtout qui dévoile un aspect occulté de la période Kolwezi. Voici ci-dessous l’avant-propos du livre et l’adresse pour se le procurer.

 

Avant-propos :

 

” La grande muette garde ses vieux démons bien cachés. Avec le temps, les langues se délient pour nous rapporter des témoignages sur des conflits armés, occultés parfois pendant des décennies. Témoigner, révéler font office de thérapie pour certains soldats blessés dans leur corps sur le champ de bataille et plus encore dans leur âme après coup. C’est dans ce contexte, que nos dirigeants mènent la barque, que notre société contemporaine s’est construite. Le mensonge autour des guerres prédomine parfois sur la réalité des faits, laissant lesvictimes à leur propre sort. Depuis quelques années seulement, nous connaissonsla violence des tortures commises en Algérie. Un exemple parmi tant d’autres. Il manque dans nos livres d’histoire, dans les reportages télévisés formatés, un grand nombre de vérités sur les interventions militaires. Le secret défense permet de voiler le pire ; le silence camoufle les horreurs, les magouilles, les exactions ; l’honneur de la patrie est sauf.

 

Roger Rousseau, auteur de « Légion je t’accuse » aurait pu se contenter de garder ses vieux démons lui aussi, de tirer simplement un trait sur son passé de légionnaire. Il aurait pu se persuader que l’intervention militaire sur Kolwezi, au Zaïre, fut une réussite totale, une intervention propre. Il aurait pu porter sa croix de la valeur militaire sur sa tenue de sortie, encore des années, avec fierté ; faire une carrière exemplaire au sein de sa mère Légion. Mais voilà, Roger Rousseau, légionnaire engagé sous le nom Raymond Reignier, en décida autrement. En prenant le chemin de la désertion, il choisissait de passer dans le camp « des lâches », des fugitifs aux yeux de certains. Ce n’est que quelques mois après son retour de Kolwezi, qu’il préféra partir en cavale. Pourquoi une telle décision, alors que l’avenir lui souriait ? Simplement parce les images qu’il gardait du Zaïre, hantaient ses nuits d’affreux cauchemars. Sur place, il avait alors observé, impuissant, ses frères légionnaires violer des femmes, piller des maisons laissées vides par les Européens, des soldats commettre l’innommable sous les yeux d’officiers peu scrupuleux.

 

Bien sur, Roger Rousseau sait que l’action de l’armée sur Kolwezi a permis de sauver des vies humaines, que des soldats y sont intervenus en toute dignité. Il sait aussi que les guerres sont sales. Seulement voilà, au Zaïre, certains débordements auraient dû être évités. C’est pourquoi, pour se racheter une conscience, pour vider son sac après plusieurs décennies, il décide de balancer sans concession son témoignage. L’histoireest poignante et semble surréaliste par rapport aux mensonges officiels. Personne ne pourra cependant remettre en doute ce que Roger,allias Raymond, a vu de ses yeux.

 

Ce livre retrace également les tribulations cocasses d’un légionnaire. De son engagement au Fort Nogent en octobre 1975 au Nid D’Aigle en Corse ; de l’intervention au Zaïre aux « Nayas » de Djibouti. Sans omettre cette cavale de plusieurs années à travers la France, l’Allemagne, la Hollande et l’Irlande, au cours de laquelle, Roger Rousseau vécut tel un fugitif aux abois. « Légion, je t’accuse ! » n’est pas un pamphlet à charge contre la légion, ni un roman. C’est le récit d’une vie bien mouvementée. Un livre en hommage aux morts inconnus Zaïrois de Kolwezi. Au final, Roger Rousseau regrettera surtout d’avoir été trompé par « sa mère légion », qui lui avait dit un jour : « Légionnaire, tu es un volontaire servant la France avec honneur et fidélité ».

 

Certes, il est toujours possible dans ce monde déroutant qu’est devenu le nôtre d’accepter le silence, de s’enfermer chez soi, de fermer les yeux sur l’avenir qui se dérobe sous nos pieds. Il est plus facile, en ce troisième millénaire, d’entrer dans le rang et de s’asseoir dans le canapé. Ce genre d’attitudes offre toutes les libertés possibles aux décideurs, donne carte blanche à ceux qui voudraient souiller l’humanité, à ceux qui pensent plus aux profits qu’à la sauvegarde de notre planète. Dans le sillage de nos silences, traîne l’amertume, la douleur des peuples opprimés, les remords, un tas de victimes innocentes. Réveillons-nous, informons-nous et sachons dire non lorsqu’il est encore temps. Ainsi, peut-être qu’un jour, nous n’aurons plus à inscrire dans nos livres,le nom de guerres à venir, nous n’aurons plus à mentir. Servons-nous des témoignages du passé, comme celui de Roger Rousseau, pour nous souvenir qu’aucun conflit n’est propre. Seule la paix entre les peuples peut permettre d’envisager un avenir plus serein. Bien sur, l’idée semble utopique, mais n’avons-nous pas besoin d’un brin d’utopie pour espérer ? “

 

Batistes

Fin de journée à Rennes (archive manifestation)

Mardi 21 octobre2008

Photo Bretagne : Au coeur de Manif : Yann Chollet

 

Ville de Rennes

 

Manifestation du samedi 18 mars 2006, fin de journée

 

Les organisateurs et participants souligneront certainement la mobilisation importante, à Rennes, pour la manifestation du samedi 18 mars contre le CPE. Mais…

 

 

…Vers 16 heures, des milliers de manifestants du début, il ne restait qu’une poignée d’irréductibles. C’est entre la Place Foch et la place de Bretagne, que ces derniers, à peine 500 personnes, tenaient le camp. Les banderoles et les slogans étaient rangés et on notait alors peu de messages à l’encontre du premier ministre, ni même d’autres revendications claires. On trouvait d’ailleurs sur la place presque autant de photographes de presse que de badauds en attente de sensations, de clash. Car c’était bien là, la clef de cette dernière partie de journée, le clash : l’affrontement avec les forces de l’ordre. Gendarmes mobiles et CRS avaient jusqu’alors gardé la distance. Vers 16h30, une trentaine, voire une quarantaine de jeunes munis de pierres et de bouts de ferrailles sont alors arrivés sur la place. Visages masqués pour la plupart, mais les poches bien pleines de pierres.

 

 

 

Après plusieurs jets d’objets divers d’un côté, et quelques charges et gaz lacrymogène de l’autre, chacun rentrait dans son camp. Avec ici et là, quelques arrestations réalisées par la B.A.C ou quelques tirs de « Flash-ball » bien placés. On remarquait rapidement, que ceux qui voulaient en découdre avec les forces de l’ordre n’avaient plus le visage des manifestants du début d’après-midi. D’ailleurs, à maintes reprises, les étudiants ont tenté de virer les casseurs en criant : « Les casseurs cassez-vous ». Rien n’y fit. Une sorte de jeu de chats et souris a alors débuté à travers quelques rues adjacentes, devant le regard de passants perplexes. Une charge des CRS ici, une fuite des casseurs là, quelques jets de bouteilles, et ainsi de suite ; jusqu’à ce que les derniers étudiants prennent le large, que les derniers photographes rangent leurs matos, presque heureux d’aller se coucher. Quant aux casseurs peu téméraires, ils finirent eux aussi par plier bagages, voyant que leurs tentatives « de je ne sais quoi » ne menaient à rien, une fois de plus.

 

 

 

Pas de gros incidents donc à déclarer vers 20h. Si ce n’est quelques hématomes à noter sur certains visages. Soulignons tout de même qu’à plusieurs reprises, des journalistes se sont fait bloquer des accès, par les CRS ou Gendarmes mobiles, malgré leurs cartes de presse, c’est bien dommage. Nous aussi nous avons un travail et nous aimerions le faire en toute liberté, même si certaines photos peuvent déranger. La réalité dérange toujours. Pourquoi ?

 

batistes

 

 

 

Photos interdites à la reproduction :

Pour toutes utilisations contacter

Photographs of the demonstrations in France, town of Rennes, March 18, 2006. Photographs to sell media please contact batistes@aol.com

Aldéhy peintre contemporain à découvrir

Mardi 21 octobre2008

aldehi à découvrir

 

Un site, des oeuvres, un artiste à connaître

 

Internet offre aux artistes une vitrine universelle. Mais dans les méandres de la toile, la perte de temps devient souvent une cruelle réalité, qui nous ramène à d’autres occupations. Nous parcourons ainsi le monde, d’un site à l’autre, sans parfois nous attarder, gardant comme seul souvenir les publicités inutiles qui nous assaillent. Parfois, la balade virtuelle offre de belles surprises. C’est le cas, avec la découverte du site Internet du peintre « figuratif » Aldéhy. L’artiste, né à Châtellerault en 1956, a effectivement obtenu « une vitrine artistique »  sur AOL, ce qui donna aux internautes l’occasion de découvrir le travail de ce poète, adepte de la peinture rayonnante. Rayonnante disons plutôt explosive, car c’est une véritable rencontre avec divers sujets que propose l’artiste aux yeux des hommes. Le classer du côté des « figuratifs », serait d’ailleurs peu judicieux, tant son art se décline sous différentes formes.

 

 

Une déclinaison des sentiments humains

 

En errant dans sa galerie virtuelle, on découvre au premier virage « les cathédrales de Lumières », véritable déclinaison des sentiments humains à travers le visage d’un seul modèle : celui d’un enfant, son fils Adam. Ce qui ne laisse pas insensible et attise d’ailleurs la curiosité. A travers son pinceau, l’artiste nous dévoile une palette d’expressions qui nous ramène à notre propre existence, à nos propres bambins. On pénètre, par une simple observation, au cœur de l’innocence. C’est comme un voyage initiatique qui nous parlerait de bonté humaine et qui suggérerait peut-être cette question : Quel est ce monde qui transforme avec le temps, le visage insouciant de l’enfance ?

 

 

 

 

Le sens de l’art pictural

 

Plus loin, on entre dans le vif du sujet avec 25 acryliques sur bois, véritables rencontres impossibles entre des personnages historiques comme Moïse, Cléopâtre, Confucius, César, Léonard de Vinci, Adolf Hitler, Charlie Chaplin et des contemporains anonymes. Deux individus par œuvre, ce qui suggère inévitablement une réflexion sur l’existence et le temps qui passe, l’histoire. Oui, Aldéhy ne se contente pas, apparemment, de poser sur la toile des couleurs. Il va au-delà, tentant peut-être de nous parler, du moins de faire naître en nous des émotions, des interrogations. N’est-ce pas cela le sens de l’art pictural ! Et ça marche puisque nul ne peut rester insensible à ses peintures. D’ailleurs, une rapide visite sur la biographie de l’artiste permettra aux visiteurs de comprendre le cheminement de son œuvre, la philosophie de cet homme.  

 

 

Du réalisme à l’abstrait

 

Pour celui qui ne s’arrête pas en chemin, les surprises défilent. Plus loin dans sa galerie, l’artiste nous transporte vers « le Symbolisme », avec des nuances subtiles de couleurs et des thèmes qui laisseront le visiteur touché au fond de ses neurones. Comme cette représentation de Mona Lisa, sur fond de guerre et déchéance humaine, nommée « Allez-y, cassez tout, moi je serai toujours là ». De quoi marquer notre conscience ! Non ? On passe ensuite « au réalisme », véritables photos sur toiles ; puis on plonge dans l’abstrait, en ce lieu inexplicable où chacun peut trouver sa place, son monde. Quelques clics plus loin, nous retournons vers le « Réalisme », avec une série de portraits d’hommes de couleur, dont les regards expressifs interpellent. Pas de mots, pas de long discours, uniquement l’art dans toute sa splendeur. Cet art qui suggère, qui laisse libre l’observateur de se construire une pensée, qui fait parler les sujets fixés sur le tableau. Aldéhy n’influence pas, il montre, il offre, il propose. Après, on prend ou l’on passe, la liberté de chacun est indemne.

 

 

Direction son site

 

Puisque les mots ne parleront jamais autant que les yeux, partez donc à la découverte de cet univers autant mystique que surprenant. Celui de ce poète du pinceau. Grave parfois, ironique, dérangeant, drôle, incontestablement doué, Aldéhy marque par son art les consciences. Après, c’est juste question de sensibilité mais la balade vaut le détour. Si l’envie vous prenait de passer du virtuel au réel, le contact reste possible par simple Email. N’attendez plus, bon voyage sur http://www.artabus.com/aldehy

 

Batistes.

Notre belle démocratie (Archive 2005)

Mardi 21 octobre2008

 

L'âne humain : yann chollet

 

Démocratie ou quoi ?

 

Comment croire en la profusion de la démocratie ailleurs, par l’intermédiaire des pays dit démocratiques, lorsque tant d’exemples d’impunités fourmillent au cœur même de nos systèmes. En fait, si le peuple exerce effectivement une souveraineté par le vote, cela ne veut pas dire qu’il mène la barque ou qu’il détient ses propres choix pour ici ou à l’extérieur. Si son esprit est trompé par les pouvoirs qui régissent les pays dit démocratiques comme la politique, la presse ou l’économie, comment pouvons-nous espérer vivre pleinement notre liberté  et décider de notre avenir à tous ? Je vous ferais grâce, dans ma démonstration, d’expliquer dans le détail les influences occultes qui mettent en mouvement ce système de pouvoir, d’autres l’ont bien expliqué auparavant. Pour ceux qui veulent en savoir plus, il suffira de se diriger vers http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/index2.html et de décortiquer les thèses du « sociologue énervant » Pierre Bourdieu. On retrouve aussi, l’explication de ce pouvoir indiscernable à l’œil nu, dans des chansons ou reprises de textes réalisées par Léo Ferré et d’autres artistes contemporains (qui eux-mêmes sont de plus en plus dépendants des grosses majors, de l’économie, de la presse…Ect).

 

Une plage de liberté

 

Avant d’aller plus loin, il faut savoir qu’il existe deux possibilités lorsque l’on veut comprendre et parler de cela. Soit pénétrer discrètement ces systèmes de l’intérieur et en devenir au bout du compte un instrument et un protagoniste, voire un « contre pouvoir » faussé ; soit tenter de décrypter de l’extérieur avec les arguments et informations disponibles, au risque certain d’être classé dans la catégorie des indésirables, des paranoïaques, voir des schizophrènes ; ce qui tend à vous exclure de tout débat démocratique. Aujourd’hui, si l’on veut tenter la deuxième solution, on se retrouve forcément classé, tout en gardant, heureusement, la capacité de parler via Internet exclusivement. Ce qui ne résout pas le problème mais permet de disposer d’une plage de liberté, inexistante jusqu’alors. La liberté totale résiderait dans le fait de s’exprimer par l’intermédiaire des organes de presse dit « classiques ».

 

La presse muselée !!!

 

Malheureusement ces organes de presse, et c’est bien connu, sont de plus en plus détenus par des patrons dont l’arc à plusieurs flèches dans les secteurs politiques ou économiques. Puisque l’automutilation n’est pas un exercice facile, il s’avère que les pensées différentes de celles qu’on nous assène quotidiennement sont mises entre guillemets. Sous silence, sous censure discrète. L’idée de diffuser la vérité n’est pas au goût de tous. Alors certes, on nous sort une petite affaire ici et là, histoire de dire que la justice existe, que la démocratie est une valeur existante et à défendre. Tout ceci n’est que dérision et ne fait pas avancer les questions que posent les vrais humanistes, les vrais gens qui sont dans la galère, les artistes qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice de la liberté individuelle.

 

Personnellement, pour vous donner ma position, je serais plutôt classé dans « les artistes paranos », voire de la gauche syndicalisée. Pourtant, certes je conçois être un peu parano mais certainement pas de gauche, ni de droite. D’ailleurs pour rester au centre du débat et sembler écrire juste, du moins aux yeux de ceux qui me lisent, il faut impérativement n’appartenir à rien. C’est difficile de n’appartenir à rien, c’est l’exclusion à l’arrivée, c’est vivre la dureté de la censure. Mais c’est aussi, assurément, la sensation de se saouler d’une infime soit-elle, « micro liberté » de penser. Dans notre société française « démocratique », ceux qui sont dans mon cas n’ont pas vraiment d’influence directe mais espèrent convaincre un peu, au risque de perdre beaucoup, en criant que, oui « notre démocratie » est à réviser. Lorsque j’exprime cela, je vous rassure, je ne parle pas ni d’anarchie, ni de révolution, que ce soit clair.

 

Guy Carlier, libre ? De faire semblant…

 

Voulons-nous donc réellement faire avancer la démocratie pour qu’elle retrouve son sens propre, pour qu’elle soit diffusée à travers le monde ? Telle est la question. Pour l’heure c’est impossible et nous reculons donc plutôt qu’avancerau cœur de nos propres espérances. C’est d’autant plus dur d’avancer que « des faux contre pouvoir » naissent ici et là, le temps de faire redescendre la température « des esprits révoltés ». Bêtement, une idée simpliste me vient en tête : Combien de français pensent aujourd’hui que Guy Carlier, à travers l’émission de France 3, est le symbole de la dénonciation de la télé poubelle et qu’à travers ses chroniques télévisées, il est libre de tout ? Les spectateurs le pensent. Pourtant c’est faux car il est une règle établie, on ne critique pas la télévision lorsque l’on est au cœur du système. Si l’on est à la radio, c’est plus facile de le faire et il le fait. Mais au petit écran, c’est impossible et l’on se transforme en marionnette, à notre insu. Le public reste dupe et son esprit tend à croire qu’enfin, il y a quelqu’un qui dénonce. Malheureusement malgré son style peu commun et son intelligence, Guy Carlier ne dénonce rien. Ses démonstrations finissent par énerver par le simple fait qu’il pense avoir parole d’évangile. Il reste assez sectaire dans ses critiques, en sélectionnant ses cibles, ce qui le classe du côté des dictateurs de la pensée. Il tente non pas de nous faire penser par nous-même, mais de penser comme lui. Ce n’était sans doute pas le but recherché au départ, mais il aura pénétré le système de l’intérieur avec de belles pensées pour devenir, comme je le démontrais en introduction, un instrument du média « télévision ».

 

Bonne nuit public

 

On pourrait prendre d’autres cas, notamment en ce qui concerne l’investigation et des émissions qui se disent dénoncer des scandales. Pourtant ce genre d’émission est dépourvue de tout apport d’informations complémentaires. Elles exposent le plus souvent, des faits de la presse écrite, expliqués avec l’image. Faits eux-même découlant, le plus souvent, d’une sorte de centrale d’informations formatées, l’AFP. Lorsque l’on sait que l’on peut faire tout dire aux images, ces enquêtes ne sont, au final, que des montages établis pour exercer un sentiment au public ; avec orientation de l’esprit. Encore une fois, le public croit en ce « contre-pouvoir » qui n’existe que par l’appréciation et la direction du reportage. Les chaînes appartenant à des groupes économiques, les véritables scandales et les sujets percutants restent dans les archives. L’endormissement du téléspectateur est total. On voudrait bien nous faire espérer que les journalistes sont libres, mais ils sont muselés et n’ont pas vraiment le choix. Et puis, il est si simple, par la télévision, de faire gober des choses. On se souviendra d’une équipe de journalistes (allemands je crois), qui avaient, durant des années, fait passer en télévision des séries de reportages montés sur la base de faux témoignages (acteurs). Le public n’avait rien vu.

 

Conserver son pouvoir au détriment du bien commun

 

Quant aux politiciens dans l’histoire, ils ne pensent bien sur qu’à leur mandat, leur pouvoir. Leurs meilleurs amis se trouvent dans la presse, dans les secteurs économiques. Bref, tous unis, tous amis. Quand on entend Bayrou, par exemple, penser à sa candidature en 2007, c’est qu’en fait, il va travailler jusqu’à cette date pour obtenir quoi, le pouvoir. L’avenir ce n’est pas en 2007 qu’il se joue, c’est tous les jours. Notre président pense lui, à un troisième mandat, ce qui reculera l’échéance du traitement de son implication ou non, dans les affaires de la mairie de Paris. On voit mal la justice l’accrocher dans 7 ans. Et c’est cela dans un tas d’affaires d’escroquerie, de fraudes, de paradis fiscaux, de magouilles diverses. Tout sous silence, car ceux des sphères sont protagonistes et défendent en cachant cela (pour le côté presse et édition), leur propre pouvoir. Chacun dépend des autres et vice-versa, c’est le serpent qui se mord la queue.

 

Sauver sa peau d’abord

 

Comment dans un tel climat, une telle osmose consensuel, puisque tout le monde aide et sert tout le monde, pouvons-nous échapper à ces dictatures imperceptibles agissant sur nos esprits et obtenir la vérité ? C’est cela la démocratie à la française. Dans ces sphères impénétrables des pouvoirs, chacun essaye de sauver sa peau, de se maintenir. C’est difficile. Alors pourquoi voudriez-vous qu’ils pensent à vous en changeant cela ? Parce que changer cela impliquerait trop de sacrifices. Et se sacrifier un peu, aujourd’hui, pour la liberté et la justice sur la terre, c’est impensable aux yeux de ceux qui tiennent vos pensées.

 

L’exagération de mon propos et la simplicité de mes exemples ne sont là que pour clarifier mon sentiment. On retrouve quelques clichés qui sont exacts et facilement démontables par les esprits contradictoires, qui savent agir pour toujours faire penser aux autres que vous êtes un parano, qu’il ne faut pas exagérer. Bien oui, s’exagère et alors…..

 

 

Batistes

En Attendant Camille Le Monde S’Ecroule

Mardi 21 octobre2008

Toujours en quête de lecteurs pour mon second livre, voici en exclusivité pour vous, chers lecteurs de mon blog, l’introduction. Cette dernière résume bien l’ouvrage et le style que vous trouverez à travers ce roman noir de 270 pages, ouvrage critique de notre monde contemporain. A commander d’urgence pour que les auteurs indépendants puissent continuer d’écrire.

Vous pouvez commander ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule ” à éditions du Vent, Yann Chollet, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët (Envoi contre chèque de 21€). Tous renseignements par Email à batistes@aol.com

 

Introduction

Seul, dans ce lit qui pue la mort. Je vis mes dernières heures. Rien ne sort. Moi qui voulais tant dire. Octobre 2000. Un nouveau millénaire vient de naître et je vais partir. Je veux trouver les mots qui aideraient le monde à s’en sortir, pour me donner un avant goût de mort intelligente et avoir su marquer la terre par mes pensées, même si elles fusent vers une sorte de chaos inaccessible : direction un paradoxe qui s’interpose entre la réalité des faits, le silence des décideurs et la morosité indécente qui annihile l’esprit humain. Je pars avec elles et nul n’en saura sans doute rien. Si j’avais juste cette impression éphémère, que je vais manquer à quelqu’un.  Il ne reste personne. Je suis pratiquement le dernier des miens à m’éclipser. Je vais où les autres ne m’attendent pas, où je me retrouverai solitaire, où je ne serai rien. Là bas, d’où on ne revient pas. Chaos, néant, trépas. Moi, je voulais rester sur terre. Remarque, c’eut été trop simple si de la fin naissait autre chose : un ailleurs pour une seconde chance, une cité d’or pour un repos éternel, une vie théorique vide de charges à subir, une réincarnation subtile et bienfaisante. Si nous pouvions décider, savoir, tout serait si facile. La mort est une inconnue dont la serrure n’a pas de clef.

 

 

Maintenant, las, je n’ai plus qu’une phrase en tête merde la mort. Madame la grande faucheuse m’espère à bras ouverts et je ne reverrai plus Camille. Son image est pourtant si présente, elle guette dans la pénombre, me hante. Je sens son odeur d’enfant transpirer des murs de cet endroit où elle vécut, jadis, un jour, je ne me rappelle plus. La mort, son souffle me fait divaguer ; elle a sa drôle d’odeur, l’effluve du néant. Un fumet amer, à peine perceptible qui brûle mon envie d’exister, qui déchire mon intérieur, en silence. Je perds l’esprit. Peut-être est-ce la peur en moi ! Si je pouvais être assez fou pour accepter cette déception, ce départ sans retour, ce final mal taillé. Je tremble tant.

 

 

Malheureusement mes neurones fonctionnent. Je redoute peu à peu ce frisson froid. Quand ma chaleur corporelle s’évanouira dans l’atmosphère alors je pleurerai comme un gosse mal aimé. Cet effroi ne subsisterait pas pourtant si j’avais du malheur en moi ; si j’avais vécu comme une épave en mal, contente de tout quitter, heureuse de sombrer dans l’abîme ; si le passé comptait moins que demain, que les heures qu’il me reste à souffrir. Les souvenirs resurgissent de mes cases mémoires que je croyais éteintes. Elles s’allument une dernière fois, le bonheur prédomine. Mon existence en fut emplie. Un vrai bonheur ! Prédomine puis s’estompe.  Je laisse trop en partant si tôt. Si jeune, dirais-je égoïste, sans penser aux morts nés, à ces pauvres gosses oubliées par la vie, si vite. Ces enfants qui sont dans les petits tombeaux au bout de l’allée de la tristesse. Oui, tout au bout du cimetière, là-haut où nous passons en évitant du regard les morceaux de marbres de soixante centimètres de long pour vingt de large. Inconcevable cette allée où se trimballent la morosité et le désespoir d’une mère qui a perdu son enfant, son tout. La vision est trop douloureuse, les chemins trop sombres, les tombes trop minuscules et, ces feuilles qui s’éparpillent, à la moindre brise glacée venue d’ouest, les recouvrent comme si elles n’existaient pas. Ces bébés n’ont pas eu le temps d’exister d’ailleurs. A peine nés qu’ils étaient déjà morts, laissant néanmoins tant de sentiments inavoués dans le coeur de ces jeunes parents qui auraient tout donné pour une heure de plus, pour un ou deux jours d’existence en gage de souvenir comme une infime récompense à ces neuf mois d’attente. A quoi bon ! Ils sont seuls maintenant. Alors ma plainte n’est rien finalement, j’ai passé l’âge, j’ai connu la vie. Ceux qui dorment là-bas, dans les petites fosses, n’ont rien connu si ce n’est neuf mois d’attente pour mourir.

 

 

J’ai quarante-cinq ans. Je disais hier, en blaguant, être au seuil de mon éternelle jeunesse, avoir encore une moitié de temps à vivre. Ironie du soir, mon sort est ailleurs. Je pensais n’avoir consumé qu’une infime partie de l’immensité terrestre. Le monde est si grand. Sa découverte se décline à l’infini. Les hommes avaient besoin de moi, j’en suis sûr et j’avais besoin d’exister pour survivre à mon angoisse. Tout quitter, beaucoup trop vite, soudainement. Vite, la voilà qui rode. Non, ce n’est pas encore elle. On n’est pas à la seconde. Mes minutes ici-bas se sont transformées en jours. Le moindre état d’éveil je leguette. Je le saisis. Je meurs, en fait, en bouffant la vie, en débordant de volonté de consommerl’instant. Pris par la fatigue, en panne d’énergie, je m’épuise à survivre, me condamne. C’est de l’automutilation. Les seuls moments où je tiens bon, je les passe à écrire ceci. Comme si mes mots allaient passer le cap ! Ils tariront dans les bas fonds d’un cercueil. De préférence une urne, c’est mon souhait.  Si par hasard tu les lis, toi l’inconnu, alors suis-moi, c’est que quelqu’un les a ramassés pour toi et ce monde qui s’écroule. Viens, je t’emmène te perdre, en ma compagnie, sur les chemins du paraître, sur la longue route de ma dernière analyse. Les sentiments que j’ai sur cette société contemporaine qui va me voir mourir, je te les offre en cadeau d’adieu. Sache qu’il existe, au-delà de cette offrande macabre, une possibilité de réagir, de refaire surface et plus simplement de retrouver le bonheur que les hommes ont mis entre parenthèses. La solution se trouve où nous ne l’attendons pas, où nous ne pensons pas la voir apparaître : au bout d’une main tendue ou d’un sourire, d’un geste ou d’un mot de réconfort, d’un réveil spirituel ou d’un cri, d’une chanson qui raconte une tranche de vie.

 

 

D’être au seuil de ma mort ne donne pas une assise à ma vérité. Je n’ai aucune prétention. Mais je crois être bon et conscient. Les priorités ne sont pas celles auxquelles ils pensent. J’affirme que les humains se perdent dans une brumeuse mondialisation ; que leurs rêves sont voilés d’un crémeux brouillard opaque, épais ; que l’information, qui dirige les esprits, développe trop d’armées de faux sentiments ; qu’ils gâchent par leurs ignorances et leurs courbettes, l’essentiel bien dont ils ont besoin pour subsister. La Liberté avec une majuscule. Un tout petit brin de liberté pour le bonheur à la clef. Plus une dictature mais un monde où l’égalité reprendrait ses droits. Pas une utopie. Un monde qui vit, qui respire, qui s’oxygène, qui fait relâche. Avec des peuples qui mangent, qui se soûlent d’air respirable, qui cessent de se regarder le nombril, quidénoncent et condamnent violences et injustices, qui se prennent en mains, qui réagissent.

 

 

Un univers et une terre où il ferait bon vivre, sans peur des pollutions ou des guerres idiotes, sans la frayeur imposée par les armes biologiques ou les mutations génétiques, sans ces plaintes montant des peuples riches qui pleurent sur ce qu’ils n’ont pas, plutôt que de comprendre la chance qu’ils ont. Je veux le partage, bon sang, et la libre pensée. Oui, au moins que l’on puisse penser sans entendre toujours les directives du totalitarisme parfait. Le pouvoir, les pouvoirs. Le pouvoir des pouvoirs. La pensée unique prédomine. Les biens pensants en général et les autres « littéromânes », dont je ne comprends plus les mots, doivent se taire un instant et cesser d’apporter la confusion au coeur même de leur propre absurde mégalomanie : à mettre au feu tout ça, entre guillemets pour un temps.

 

Refaisons notre dictionnaire avec humanité, vite, car au loin j’entends la jeunesse qui gronde et la fracture que je lis dans ses yeux n’est que le reflet d’âmes brisées, d’humains ayant envie d’autre chose. Les jeunes crient, non pas d’avoir mal, mais parce qu’ils commencent à comprendre ce que nous leur avons laissé en héritage : une planète à reconstruire, à bout de souffle, un morceau de terre ruinée par notre inconscience et notre soif de domination, une ressource à l’agonie. Je pars et mon constat est affligeant. Je n’ai plus rien à perdre, je n’ai plus à me cacher du regard des hommes. Si je parle, si j’écris, si je dis, alors je meurs libre. Je ne quitterai pas cette étoile avant d’avoir réglé ma dette. Je peux me lâcher sans redouter les insultes, je peux écrire sans que ma plume ne soit dirigée par un autre. L’esprit critique doit retrouver sa conviction et son essence au coeur même d’une réjouissance que je nomme liberté.  Quarante-cinq ans, c’est peu mais déjà pas mal finalement. Il y a c’est vrai, encore, les enfants des pays pauvres, condamnés dès la sortie du ventre, la faim aux tripes ; l’Afrique et son sida, triste agonie d’un peuple ; la Colombie et son effroyable coke ; l’Amazonie et ses forêts décadentes ; les ressources halieutiques au bord de l’épuisement ; et tout le reste. Oui, on le sait, on passe, on oublie. Il est toujours plus simple de se mettre à penser comme ceux que l’on haïssait hier. J’aime les complications et poursuis ma route à contresens. Contre courant, je vais balancer une flopée de mots qui vont déchirer le voile et traiter de l’insolite situation dont personne ne veut parler.

 

Ce que le monde m’a montré, je le garde. Ce que mes semblables m’ont donné d’eux, je le garde. Je pèse, j’analyse, je trie et je me barre. Après c’est simple, vous n’entendrez plus parler de moi et de cette espèce de vague à l’âme que je laisse traîner derrière mon passage.  Je crache mes mots comme un cracheur de feu se mettrait à flamber des injures. Celui qui ne pense pas comme les autres est en panne d’opportunités, il est en marge des êtres, il dérive sans que son corps ne puisse suivre, c’est un hors terre. Tant pis, je prends le radeau de la dérive, de la dérision et je pagaie sur un océan de maux qui me porte vers l’absolu départ. Ce chemin qui me mène vers ailleurs fait quelques pages, quelques mots d’amour, quelques révoltes intérieures de plus, quelques dérisions.  Tout cela forme des lignes comme ils s’en dessinent sur le sable lorsque la mer se retire à marée basse. Une infinité de phrases insolentes que tu feuillettes et qui s’effacent. Je n’attendrai pas que la marée remonte, il fait déjà nuit dans mon âme. Je patienterai seulement jusqu’au retour de Camille, l’unique espoir qu’il me reste, si j’en ai la force. En l’attendant, j’écris.

 

Extraits ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule “. Interdit à la reproduction. ISBN 2-9518256-1-7. Ouvrage de Batistes (pseudo de Yann Chollet) aux éditions du Vent 2006.

Les 12 caricatures de Mahomet

Mardi 21 octobre2008

Caricature de manhomet

Les caricatures censurées !

Caricature de manhomet

 

Découvrez sur mon blog, avant Charlie Hebdo cette semaine, Internet oblige, quelques-unes des 12 caricatures de « Mahom..TUTTT ». Pour porter la dérision à son paroxysme, j’ai censuré les propres dessins censurés dudit prophète (Dessins publiés voilà plus de 4 mois dans le quotidien Danois Jyllands-Posten). En France, c’est le Journal France Soir, chapeau bas, qui a publié en intégralité les fameux dessins, mercredi 1 février 2006. Le directeur du quotidien, pour cette tentative courageuse, s’est vu remettre une belle missive de licenciement, le soir même. Une censure visible jetée aux yeux des lecteurs et des consciences. La liberté de la presse en prend pour son grade. A longueur d’année, certains se battent pour défendre celle-ci, en d’autres lieux de la terre, mais là, c’est chez nous qu’elle est bafouée. La France perd beaucoup ces dernières années, dans tant de domaines (économie, armement, justice…). Maintenant, c’est au tour de la presse de bien comprendre que la liberté d’expression s’estompe. Il existe certains sujets, certains humours, certaines entreprises qu’il est préférable de ne pas citer dans la presse française ! Etonné ? 

 

Cette parution a fait l’effet d’un clash du côté d’un nombre important de musulmans ! On se demande bien pourquoi ?

 

Caricature de Mahomet lance la polémique.

 

Caricature de mahomet

 

Guerre et haine au nom de 12 petits dessins ! 

 

Le directeur de France Soir, Jacques Lefranc, a donc fait ses valises suite à cette prise de position. A savoir : garder son choix d’informer, de montrer, de dire. Il se pourrait que l’histoire des caricatures tombe à pic pour le limoger. Des bruits de couloirs ? Peut-être ! Tenons-nous en à l’information officielle. L’idée même que quelques dessins puissent susciter autant d’émotions dans le monde musulman, est irréaliste. C’est le choc des civilisations ou l’incompréhension grandissante d’un monde, qui par sa mondialisation, a fait que les hommes ne se comprennent plus. Devons-nous aussi rayer l’humour, la liberté d’expression au nom de la religion, des religions ? N’avons-nous pas sous nos yeux, dans les livres d’histoire, les horreurs de la frénésie fanatique, des guerres de religions, des dérives déclenchées par des croyances à outrance. La liberté de croire est un droit, mais la liberté de croire le contraire en est aussi un. Le tout étant de rester humble et de bien s’entendre. Pas besoin de poser des bombes ici et là, d’enflammer des drapeaux pour s’expliquer. Il faut se détendre, reprendre son souffle, réapprendre à aimer l’autre. Pour douze jolis coups de crayon, cela vaut-il la peine de se prendre la tête ? Ou encore de mettre à la porte un directeur, qui par sa bonne idée, s’est fait remercier. Espérons, au moins, que la médiatisation de l’affaire relance les ventes du quotidien France-Soir, en redressement judiciaire depuis un bon moment.

 

 

Image modifiée des Caricatures de Mahomet par Yann Chollet.

 

Certains n’aiment pas la paix, c’est sur

 

Par ce billet d’humeur, je soutiens ceux qui publient et publieront encore les dessins d’auteurs, ceux qui par leurs enquêtes apportent des preuves, ceux qui par leur courage marchent la plume en main, sans se retourner ; et ceci dans le seul objectif de défendre notre liberté d’expression et donc nos libertés individuelles. Autrement, que dire « des dérisions » observées ici et là, à travers le monde ? Ridicules, incompréhensibles, navrantes. Ces réactions de prétendus défenseurs d’une religion, vues à la télévision, ne méritent pas la une. Nous créons déjà tant de raisons de nous haïr, qu’il suffit aujourd’hui de chercher à droite ou à gauche, pour trouver les prétextes de conflits. Les hommes sont-ils donc destinés plus à se détruire qu’à construire de belles choses ensemble ? L’affaire des caricatures de Mahomet n’est, en fait, qu’unprétexte, une mauvaise excuse pour ceux qui n’aiment pas la paix, c’est tout.

 

Les religions fourniront toujours, à ceux qui les cherchent, les meilleurs prétextes à des guerres civiles “. Sacha Guitry

 

 

Lien pour découvrir les 12 caricatures de Mahomet.

http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060202.OBS4859.html

 

Batistes

Poésie du jour

Mardi 21 octobre2008

 

Photo exclusive de la grande grue intra muros : yann chollet

 

Se soumettre à rendre l’encre à la plume. C’est paraître en attendant meilleure lune. Laisser un temps le discours des autres planer. Est-ce se résoudre à tant de dégoût, lassé ? Peut-on s’estomper dans le silence d’un moment ? Pour que tout, par magie, s’éclaircisse un instant. Le monde s’évade et nos vies sont passées. Je me noie dans les yeux des enfants assassinés. Ils sont plusieurs à crier, leur cœur est fendu. Pourquoi merde tous ces drames et toujours, irrésolus ?

 

Se soumettre à rendre le paraître à la plume. C’est partir tête baissée en quittant la tribune. Laisser trop de chance à l’unique pensée. Est-ce se pendre à la corde des mots délaissés ? Peut-on se suicider en toute quiétude devant les biens pensants ? Sans rien dire, sans écrire, sans chanter, sans sentiments. Le monde s’étire et nos âmes sont errantes. Je me noie dans les regards des femmes battus suffocantes. Elles sont tristes et plus d’une larme a coulé. Les ordures ça existent, la guillotine est cassée.

 

Se soumettre à rendre le départ à demain. C’est dormir humilié en ne rêvant plus rien. Laisser sa viande se trimballer au grès du vent. Est-ce l’objectif des humains de maintenant ? Peut-on n’être qu’un vide, qu’un néant toute une vie ? Pour que rien ne soit fait, rien ne soit dit. Le monde s’échappe et nous avec. Je me noie dans les hurlements de l’Afrique en obsèques. Sida, ils sont si nombreux à périr, alors que si peu ferait tant pour l’avenir. Les mères, les maris, les femmes, les enfants…..Que faisons-nous, de nos vies, pour aider les gens ?

L’Europe débat sur FR3 (Archive Avril 2005)

Mardi 21 octobre2008

 

 

Lundi 25 avril 2005, FR3 proposait un débat animé, faut-il le dire, par une Elise Lucet resplendissante et réactive. L’envie me démange d’ailleurs de lui écrire « une lettre à Elise » pour lui dire ceci : Vous êtes une journaliste comme je les aime, bravo. Bon cela dit, l’émission « débat sur la constitution européenne », n’a pas encore manquée d’être pitoyable, une fois n’est pas coutume. Jamais deux sans trois. Deux phrases me viennent à l’esprit : « Dans le doute abstiens-toi ». Première réplique pour expliquer à ceux qui ne lisent pas, qu’ils ne doivent ni voter et surtout se taire. Est-ce démocratique de partir aux urnes en juin prochain, pour se décider d’une chose qu’on ne connaît pas ? Non. Pour une fois l’abstention serait de démontrer l’inutilité d’un referendum inutile, que nos chers politiciens transforment à chaque heure, un peu plus en une mascarade. « Ah ! La politique est l’art de créer des faits ; de dominer, en se jouant, les événements et les hommes ; l’intérêt est son but ; l’intrigue son moyen : toujours sobre de vérités, ses vastes et riches conceptions sont un prisme qui éblouit » Beaumarchais, un visionnaire ? Oui et surtout réaliste, rien n’a changé depuis.

 

N’entrons pas « dans la caricature » c’est la phrase phare de nos politiciens sur ce traité. Un sacré débat quoi. En écoutant l’émission l’autre soir, j’ai compris pourquoi ils évitent l’écran : parce qu’il les reflète tels qu’ils sont. Que ce soit Barnier ou Voynet,  Philippe De Villiers (qui ne représente que lui-même), Buffet ou Le Pen en passant par Besanceno et Bayrou, Lang, qu’ils sont ridicules lorsqu’ils pensent détenir une vérité. Ce n’est pas possible, désespérant. Pourquoi un invité n’a pas pu prendre la parole et dire : « Mais voyons, vous répondez à côté de la plaque. Vous nous méprisez, nous emmerdez, revoyez votre copie et repassez plus tard ». Ah Coluche que de sketchs en perspective ! Personne n’a repris le flambeau, en France maintenant, on bande mou sur la prise de parole et sur tout d’ailleurs. Chacun pour sa pomme, tous pour moi, tout pour moi et rien pour les autres. Cela n’a rien à voir avec le traité établissant une constitution européenne, je le sais. Elle n’y changera rien non plus d’ailleurs. Mais vous remarquerez que la plupart des questions abordées ce soir là, sur un plateau télé transformé en hémicycle (mise en scène assez affligeante), n’avaient pas grand chose à voir avec ce referendum.

 

Bref, on nous dit d’aller voter oui, on nous dit d’aller voter non ; on pose des questions hors cadre puisque personne n’a lu ; les politiciens sont ailleurs, à espérer un siège vraisemblablement pour leur propre fesse ; les médias font leur petite salade pour nous divertir et vendre du papier ; on fait jaillir des grandes peurs sur le méchant américain qui nous bouffe déjà depuis bien longtemps ; on nous fait découvrir que la Chine n’est plus un pays sous-développé. Oh là là, la catastrophe les petits enfants, aurait lancé Guignol. Oui, les guignols ne sont plus que des marionnettes, mais bien en chair et en os. Tout ceci présentant un avantage, tout de même, celui de nous faire oublier notre triste quotidien. Au restaurant, dans les cafés, dans les discussions, on bouffe de la constitution européenne à tous les râteliers. L’indigestion venant finalement à la lecture du traité. L’addition s’il vous plaît. Heureusement, nous serons bientôt sauvés. Dans quelques jours tout le monde aura son beau petit livret, dans la boîte aux lettres, pour apprendre sa leçon. Connaissant la difficulté de lire les X pages de ce beau traité, il est par avance regrettable que Madame Marcel, qui habite au 50ème étage de la tour de béton n°6 et qui sort en moyenne une fois de chez elle, le samedi, pour se ruer au temple de la consommation regarder les produits qu’elle n’achètera jamais, ne lise pas une seule page du dit traité. Combien de mesdames Marcel ne le liront pas ? Combien iront pourtant voter ? C’est une problématique…

Arrêtons les débats télévisés stériles où les prétentieux s’écoutent, où nos politiciens (de tous bords) nous font regretter d’avoir voté pour eux.

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