LES PETITS-PETITS
Mercredi 23 juin2010
Au nom des indigènes de la terre entière !
” Sur cette photo, “les petits-petits” voyaient une belle pomme à manger, tandis que “les autres” voyaient toute la splendeur d’une nature naissante “
Ils sont si « petits-petits » qu’ils sont devenus invisibles. En quête d’Ego les humains redeviennent humains. Primates au sens large du terme ! Disposés à faire la guerre contre « les autres », ceux qui font un peu d’ombre à leur lumière. Les petits-petits se pensent grands, c’est cela le plus étrange. Grands quant à leur imaginaire primaire, qui commence au pied de chez eux pour se terminer au coin de chez eux. Remember : « le Mythe de la Caverne ». Dans ce cadre infime, leur grandeur est immense, incommensurable à leurs yeux, Dieu, s’il existe, n’est rien à côté d’eux. D’ailleurs, ils pensent que rien n’existent les « petits-petits ». Ils ont forcément raison les « petits-petits », toujours un pas en arrière plutôt que deux en avant, c’est plus simple non ?
Sur leur passage, « les autres » : les Indigènes, les pseudos artistes, les différents, les « d’ailleurs », bref ceux que les ”petits-petits” considèrent, de leur point de vue, comme « petits-petits » ; sont regardés comme des bêtes furieuses, forcément ridicules, forcément à la ramasse, forcément mauvaises.. Puisqu’ils ne leur ressemblent pas. De l’ombre à la lumière, de la lumière à l’ombre. De la caverne à l’ouverture au monde. Des « petits-petits » jusqu’aux “autres”, il n’y a pas un Pas mais un univers. A la croisée des chemins, les « petits-petits » continuent de rester « petits-petits », dommage, « les autres » tentent de rester « les autres » et de faire avancer le monde, et heureusement car on ne fait pas un monde grand, ouvert et plaisant en pensant « petits-petits ». Jamais !
Bien au contraire, c’est la richesse de l’extérieur qui nous apporte notre richesse intérieur. Ce sont bien « les autres » qui nous offrent leurs expériences pourvus qu’on sache s’en imbiber. De leur côté, les « petits-petits » sans les autres s’effacent lentement, deviennent même si petits qu’ils deviennent invisibles ! Mais où êtes-vous ? « Ah vous étiez là, pardon, je ne vous avais pas vus ! ».
batistes 2010/juin
