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Les Affreux !

Jeudi 15 décembre2011

photographe professionnel à saint-malo

photographe professionnel à saint-malo

 

Quand tu te trimballe et qu’on te regarde de travers, si les autres semblent te maudire, rigolent derrière toi à l’envers. En ces moments où l’humain reprend sa forme animale pour te couvrir de ses maux futiles et pâles. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans entendre, ne dis rien, oublie cette mélancolie à se pendre.

Quand tu te montres sous tes soleils resplendissants, si les autres paraissent ne pas te voir, font les absents. En ces instants où l’homme retrouve son esprit « javelisé » pour te taire de son ignorance exacerbée. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans attendre, ne dis rien, fais comme si tu semblais ne pas comprendre.

Quand tu es seule, entendant monter les bruissements de la rue, si les autres sont dehors et qu’ils ont déjà bu. En ces minutes où l’ivrogne n’est plus que moins, t’insulte de tout mot comme un chien. Ne dis rien, va à la vie qui te porte vers ton bonheur, ne dis rien, laisse vivre ton cœur.

Ne dis rien, pars, fermes tes yeux et va à la vie qui te va…

…sans te soucier des affreux…

batistes ©

Saint-Malo futuriste !

Samedi 22 octobre2011

Saint-Malo comme vous ne l’avez jamais vu !

On connait la ville de Saint-Malo en Bretagne, formant un Dogme avec ses remparts dressés, ses bateaux, ses mouettes, ses marées, la couleur de sa mer Emeraude. Saint-Malo, la cité corsaire, intemporelle, splendide avec son image statiquede ville fortifiée.

Le sable de la plage du mole, de bonsecours, de celle du sillon… Saint-Malo, île devenue accessible mais gardant son empreinte d’hier. Le Grand bé, Cézembre, ses forts posés sur l’eau. Ses bateaux de pêche, ses boutiques et commerces, ses grandes entreprises. Tout cela forme un Saint-Malo incontournable. C’est pourquoi, fort d’une envie de projection dans un futur où la consommation tient sa place, voici en une et une seule image, une photo retouchée, la vision d’un Saint-Malo futuriste qui prendrait des allures d’un monde contemporain. Saint-Malo deviendrait alors à l’image du monde et des mégacités, des grandes villes et de ses artères improbables… Un monde où le passé s’enfuit tandis que l’avenir se dessine à l’horizon.

Certes l’image tend à défigurer ce que nous connaissons mais parfois il est si bon de déformer l’existant pour laisser paraître ce que l’epsrit humain peut faire naître !

Bref : Voici Saint-Malo dans un futur proche, futuriste !

Image interdite à la reproduction sans accord

Pouvez laisser vos commentaires en dessous !

Petite poèsie passagère…

Mercredi 5 octobre2011

Saint malo 2011 par yann chollet

Saint malo 2011 par yann chollet

 Toutes mes photos et textes sont interdits à la reproduction sans accord !

 

 

(le mole de Saint-Malo - Photo Yann Chollet 2011)

 

La vie sans toi

Est comme un oiseau sans aile.

Je me perds moi-même.

 

La vie sans toi

Est comme un océan sans eau.

Le passé s’enfuit.

 

La vie sans toi

Est comme une nuit sans sommeil.

Je t’espère tu es absente.

 

La vie sans toi

Est comme un monde sans poète.

Alors qui suis-je ?

 

Batistes. 1985

Facebook ! Mon ami…

Mercredi 21 septembre2011

 

Fleurs des montagnes à 2500 mètres. Photo yann chollet 2011

Vous êtes gracieux et forts, à tel point que vous arrivez à vous voir tel que vous n’êtes pas ! Votre imaginaire dépasse de 100 fois, la réalité qui vous entoure, si bien que la fusion de votre esprit est capable d’engendrer des cataclysmes spirituels au plus profond de vos propres cerveaux.

N’y a-t-il point de formules mathématiques pour élaborer un projet, qui permettrait d’entrevoir l’an 2500 survivre à tant d’idolâtries intérieures ? Mettez des yeux à l’arrière de vos visages plutôt que de les fermer !

Regardez bien en dedans de vous, pour comprendre ce qui s’y passe vraiment ! Car ailleurs, du côté des sentiments profonds, les vrais, ceux qui font d’un humain un être, il n’y a pas d’amis qui vous attendent, ou si peu que vous pourriez ne rien comprendre à cette solitude inattendue lorsqu’elle viendra s’immiscer pour de bon.

En cet instant seulement, votre esprit se réveillera, trop tard, pour laisser entrevoir un phare, une bouée à laquelle vous accrocher, en espérant qu’elle tienne ; alors qu’au loin, vous verrez « les bateaux » s’éloigner et avec eux, tout l’égocentrisme qu’ils avaient à leur bord, à vous parler de vous comme un ami alors qu’ils parlaient d’eux.

C’est ce qu’il restera en 2500, quelques bouées et quelques phares dans la brume de nos incontestables absences !

Sur l’océan d’un monde accaparant nos pensées, de jours en nuits, en fond de toile l’horreur écologique et l’inhumanité, il subsistera de nos perditions dans le virtuel qu’un vague souvenir d’un instant qu’on croyait beau et qui en fait ne l’était pas…

” Si et seulement Si ! ” Poème contemporain.

Jeudi 20 janvier2011

Yann chollet journaliste photographe publicitaire en Bretagne. A Saint-Malo, Dinard, Plancoët

Yann chollet journaliste photographe publicitaire en Bretagne. A Saint-Malo, Dinard, Plancoët

 

 

Qu’est-elle ?

 

Dans les névralgies de mes interstices cérébrales

Les idées semblent voguer sur un océan fané.

La beauté enivrante de cette rose fatale,

A longuement plané au-dessus des airs embrumés.

 

Est-elle vision passagère due à mes maux ?

Mes paupières sont si lourdes de penser,

A son éternelle jeunesse du marbre au berceau,

Qu’hier encore, j’ai cru l’apercevoir, passer.

 

Etrange sensation de la sentir à deux pas,

Doux ressentiments de la croire à m’attendre,

Elle qui n’appartient à personne fait vibrer mon émoi,

Cette femme pudique pour qui j’oserai me pendre.

 

Son parfum apothéotique poursuit sa route en ville,

Les hommes bien que la désirant l’ignorent, elle impose.

Nul ne sait si l’aborder serait compliqué ou facile,

On connait peu sa vie, les rumeurs disent tant de choses.

 

En me promenant dans les artères blessées de ma tête,

Le paraître s’évertue à brouiller la vision, les pensées.

Ce dont je me souviens d’elle, d’un coup s’arrête !

Est-il question d’amour naissant, futile, empressé ?

 

Les mains se rejoignent, se serrent, se frottent lentement,

Les yeux partent à droite, à gauche puis reviennent.

De ces soirs où je t’aimais plus que moi-même, je ressens,

Les odeurs de fleurs, de blés coupés qui me parviennent.

 

Là-haut plus loin, là-bas au sud si la vie s’estompait ?

Les sillons se forment, disparaissent à la surface,

Adieu la nuit, les songes, ces images s’effacent,

De cette femme n’existant pas dont hier je rêvais !

 

batistes 2011.

Saint-Malo, auteur maloui, journaliste à saint-malo, photographe à saint-malo, auteur à saint-malo, publicitaire saint-malo, agence de publicité, site internet sur la région de saint-malo.

Et si je vous parlais !

Mardi 11 janvier2011

 

Et si je vous parlais de la folie des déviances d’Internet,

Que cette folie était contagieuse.  

 

Et si je vous parlais des cerveaux de ces enfants scotchés,

Devant les écrans et les claviers.

 

Et si je vous parlais de ces boites qui conservent tous vos souvenirs,

Et que ces souvenirs sont ceux des consommateurs que vous êtes,

Dont les données rapportent vos sentiments et de l’argent !

 

Et si je vous parlais de l’indifférence dans laquelle les négociations se font,

Que ces négociations ne vous regardent plus.

 

Et si je vous parlais de vos amis devenus les miens,

Que les amis de mes amis sont devenus les vôtres,

Et que je n’ai plus d’amis.

 

Et si je vous parlais de ce téléphone dont la sonnerie ne sonne plus,

Parce que le monde s’écrit au virtuel,

Et que je n’avais plus le temps de t’appeler.

 

Et si je vous parlais de ces êtres humains attendant des réponses,

D’une entreprise ayant perdu son capital,

Mais que ce capital existe encore et que certains font toujours de bonnes affaires.

 

Et si je vous parlais d’une presse écrasée par des vérités incontrôlables,

Que les informations courent plus vite que le journal,

Et qu’un journal en retard a perdu sa raison d’être.

 

Et si je vous parlais des ondes qui nous traversent,

Que ces ondes négligent nos existences au nom de l’ignorance

Et que des ignorances il y en a eu tant d’autres avant.

 

Et je vous parlais du grand silence à venir, de ce temps où il sera trop tard,

Lorsque viendront tant de désillusions mourir au bord de nos absences.

 

Le dialogue est rompu ! Chut.

Place au vide et au silence sur les cris du monde.

 

Batistes 2011

LES PETITS-PETITS

Mercredi 23 juin2010

Au nom des indigènes de la terre entière !

 

 

 

” Sur cette photo, “les petits-petits” voyaient une belle pomme à manger, tandis que “les autres” voyaient toute la splendeur d’une nature naissante “

Ils sont si « petits-petits » qu’ils sont devenus invisibles. En quête d’Ego les humains redeviennent humains. Primates au sens large du terme ! Disposés à faire la guerre contre « les autres », ceux qui font un peu d’ombre à leur lumière. Les petits-petits se pensent grands, c’est cela le plus étrange. Grands quant à leur imaginaire primaire, qui commence au pied de chez eux pour se terminer au coin de chez eux. Remember : « le Mythe de la Caverne ». Dans ce cadre infime, leur grandeur est immense, incommensurable à leurs yeux, Dieu, s’il existe, n’est rien à côté d’eux. D’ailleurs, ils pensent que rien n’existent les « petits-petits ». Ils ont forcément raison les « petits-petits », toujours un pas en arrière plutôt que deux en avant, c’est plus simple non ?

Sur leur passage, « les autres » : les Indigènes, les pseudos artistes, les différents, les « d’ailleurs », bref ceux que les ”petits-petits” considèrent, de leur point de vue, comme « petits-petits » ; sont regardés comme des bêtes furieuses, forcément ridicules, forcément à la ramasse, forcément mauvaises.. Puisqu’ils ne leur ressemblent pas. De l’ombre à la lumière, de la lumière à l’ombre. De la caverne à l’ouverture au monde. Des « petits-petits » jusqu’aux “autres”, il n’y a pas un Pas mais un univers. A la croisée des chemins, les « petits-petits » continuent de rester « petits-petits », dommage, « les autres » tentent de rester « les autres » et de faire avancer le monde, et heureusement car on ne fait pas un monde grand, ouvert et plaisant en pensant « petits-petits ». Jamais !

Bien au contraire, c’est la richesse de l’extérieur qui nous apporte notre richesse intérieur. Ce sont bien « les autres » qui nous offrent leurs expériences pourvus qu’on sache s’en imbiber. De leur côté, les « petits-petits » sans les autres s’effacent lentement, deviennent même si petits qu’ils deviennent invisibles ! Mais où êtes-vous ? « Ah vous étiez là, pardon, je ne vous avais pas vus ! ».

batistes 2010/juin

Elle avance autour de nous…

Mardi 26 janvier2010

L'enfant roi

L'enfant roi

 

 

 

Lente, invisible, elle s’immisce dans nos vies à petits pas

Dans les moindres artères, même où le silence est roi.

N’ais-je pas su la reconnaitre, l’autre jour, l’autre fois ?

Lorsqu’elle passait, indiscrète, sous mes yeux, devant toi !

 

Subtile parmi les futilités enfantées par nos tyrannies

Vapeur inquiétante née des neurones, au fond de l’esprit.

Si tu savais trop la reconnaître, elle t’invoquerait quelques mépris

Ferme parfois ta fenêtre, assieds-toi et réfléchis.

 

Fleurissante, elle est douce à entendre à l’oreille avisée

Qui ne sait l’éviter se retrouve un jour à ses pieds.

Fatale, elle souffle fort en nos têtes dévissées

Est-elle endormie, je l’entends, murmure encore sur le pavé.

 

Galope, file, revient, part, passe, te revoilà ?

Tu aimes tant les hommes, qu’eux, t’aiment-toi.

La vie s’étire, le temps s’écoule, tu reste là.

Guettant dans la pénombre un seul de leur faux pas.

 

Je sais bien, oui, que tu résonne à travers le monde !

Dans ton sillage, les mots vont à la tombe,

Les phrases s’écourtent, les bruits se fondent,

Tu pars très haut, t’envoles et retombes.

 

Au seuil de chacune de nos portes, tu appelles,

Mais je n’ouvre pas, malgré l’enrobé de dentelles.

Les autres peuvent t’utiliser, te trouver belle,

J’étends sur le sable un morceau de flanelle.

 

Mais qui ce soir frappait encore à ma porte ?

« La connerie humaine » monsieur,

Eh oui, elle n’est pas morte !

(Cet enfant qui marchait sur la plage ne savait rien d’elle…)

batistes 2010

Luminosité neigeuse sur Saint-Malo

Jeudi 7 janvier2010

Deux jolis cas de belles luminosités à la suite des tombées de neige sur la région de Saint-Malo. Le fort National entouré par une mer colorée ; le golf de Dinard - Saint-Lunaire où la mer flirte avec la terre. L’histoire de se poser une minute et de prendre des photos de ce paysage breton sous la neige. L’appareil en mains, c’est si magique qu’on a presque envie de ne rien prendre et de mettre juste en mémoire, dans sa tête, ces photos mémorables. 

En ce mois de janvier 2010, la neige est tombée en Bretagne et laisse quelques belles couleurs à capter ici et là. Parfois il faut attendre pour saisir le bon moment où le soleil, les nuages, la mer, les reflets se confondent avec l’esprit pour apporter ce que la nature offre de plus beau. Saint Malo se décline alors en mille éclats pour nous montrer un visage différent.

Le froid s’installe, les éclaircies deviennent des bénédictions. Ceux qui tentent de rouler sur la neige glissante, sur ces routes blanches reçoivent dans les yeux, le fruit d’une nature qui se joue de nos impressions. Le temps semble figé comme si l’homme avait mis entre guillemets, pour une journée ou deux, toute sa folie. La nature reprend ses droits, s’impose alors avec un visage souriant, plein de beauté.

On oublie le temps d’un temps la furie furieuse de nos âmes consolées par tant de splendeur. Eh oui, il suffit d’ouvrir les yeux pour se faire plaisir. Facile !

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Neige sur Saint Malo 2010

Neige sur Saint Malo 2010 par yann chollet, photographe journaliste à saint-malo

 

Golf de Dinard côte d Emeraude sous la neige

Golf de Dinard côte d Emeraude sous la neige par yann chollet

L’étoile du jour

Dimanche 22 février2009

 

Le temps passe, le monde tourne, je tourne avec lui en une éternité d’étoiles.

La vie s’étend, le sentiment de vivre s’installe, j’aimerai tant mettre les voiles.

Mais je me sens parfois si fatigué,

Je me sens parfois si cassé,

Parfois je me sens si vide de sentiments,

Tout simplement, je ressens l’envie de décrocher un temps.

 

 

Pas plus de solutions ne viennent à l’aurore de nos besoins, infimes soient-ils.

La vie s’étale sur nos routes, qui se croisent, qui se perdent, quelle heure est-il ?

Et je me sens parfois si stupide,

Je me sens si souvent livide,

Parfois je me sens pourtant si libre de tout,

Si triste aussi, comme posé aux abords d’un gouffre, c’est fou,

Combien on peut se savoir inutile,

Dans un univers fait de mille petites choses futiles.

 

 

Le miroir est parfait, le reflet est beau, un être en deux images.

Le chemin s’éclaircit, la douceur revient sur le visage,

Même si je me sens si seul,

Parfois même si seul au milieu de la foule,

Je me sens si faible comme un corps voguant sur la houle.

Si fort des fois, mais l’écume étouffe le beau,

La tête reste juste à mi-hauteur entre deux eaux.

Yann Chollet 2009

Les culs terreux d’ici et d’ailleurs…

Mercredi 29 octobre2008
plage du sillon saint malo

Marcheur sur la plage du sillon à saint malo en bretagne. Yann Chollet

 

 

 

Avis

 

Les culs terreux ne comprendront pas, je veux parler des vrais, ceux qui n’ont pas imaginé qu’ailleurs existait une terre insolente où le rêve avait sa place. Puisque tu viens d’ailleurs, toi la parvenue, ils te diront, te regarderont, feront semblant de te laisser croire ! Le cul terreux est, par principe même, l’anti-extérieur. A savoir, ce qui n’est pas connu est dangereux, ce qui n’est pas connu ne mérite pas, ce qui n’est pas connu dérange. Donc toi, tu déranges puisque tu viens d’ailleurs. Effectivement, tu viens d’une vingtaine de kilomètres, mais pour eux c’est si loin !

 

Les culs terreux ne sauront pas te conseiller mais te souriront inlassablement, ils t’écouteront pourvus que tu parles d’eux mais ne t’entendront pas si tu veux te présenter, marcher à leur côté. Si tu leur rends service, ils t’aduleront presque, du moins en faux puisqu’ils ne connaissent pas la sincérité. Ils te diront merci en public et le soir te pourriront en privé. Et avec le temps ne se souviendront de rien, puisque tu n’es rien, pour eux.

 

plage sillon

la plage du sillon à saint malo. En bretagne les nuages passent, le temps file. Photo yann chollet

 

Devant la foule, ils te serreront les mains à la manière d’un député en mal d’électeurs, mais plus tard, ils se laveront les doigts pour ôter discrètement la salissure de toi, qui vient d’ailleurs, qui impose l’interrogation, cette salissure qui inspire plus le danger que la sérénité. Oui, tu es d’ailleurs et sans doute que ton intelligence, ta différence, leur fait si peur. Ils ne comprennent rien.

 

Et pourtant, s’ils te connaissaient mieux, s’ils avaient apprit à te comprendre, à t’apprivoiser, peut-être serais-tu devenue leur amie, partiellement. Malheureusement, ils ne savent n’y écouter, n’y observer, ni comprendre, ni prendre des décisions, ni aimer ceux qui viennent de plus loin.

 

Ils savent sourire certes, ils savent saluer certes, ils savent rire certes, ils savent peu de choses en fait certes. Pourquoi ! Parce qu’au-delà de leur univers, qui se résume à une distance de 20 kilomètres autour de chez eux, ils ne connaissent le monde que par le journal de 20h ou celui de 13h, un voyage. Merci Patrick Poivre d’Arvor, tu es la littérature des Culs terreux. Imagine ! Peut-être feront-il un saut sur Internet de temps à autre pour s’abreuver de désinformation, quoique ! Tu vois, toi l’exclu, la différente, toi l’affreuse, la maudite, ta place n’est pas ici. Pas chez eux. Chez eux, ils sont chez eux. Et toi tu es chez eux ! Moi, chez eux maintenant c’est chez moi, donc…n’approchez plus, vous puez !

 

S’ils ont un poste vacant qui te conviendrait, ils t’oublieront, ils oublieront ce que tu as su donner par respect, par passion, par amour, parce que toi, tu n’avais pas compté pour offrir à leur enfant le meilleur, à leur famille un sourire, toi tu es ce qu’ils ne seront jamais, la générosité. Tu avais tout donné, sans exigence, tout simplement par plaisir, par ouverture d’esprit ! C’est l’une des choses quite différencie d’eux, rassures-toi, de ces putains de culs terreux. Ces culs terreux qui peuvent être maire, qui peuvent être conseiller communautaire, qui peuvent être prof, qui peuvent être un peu ici et là. Au bout du compte, ils me gavent ces nazillons de pacotilles ! Au bout d’un moment, ça énerve et je lâche le morceau, je parle un peu, plus. Ça fait trop longtemps, le silence, fait chier. Trop longtemps, je leur ai offert leur chance, trop longtemps j’ai écouté leur discours et rien. Allo, toujours rien. Trop longtemps j’ai épaulé leur pensé, rien, trop longtemps je me suis tu et toi, tu t’es tue aussi, alors.

 

Bon bref, une chose est sur, les culs terreux sauront une chose, se reconnaître dans ce texte et entendre mon message. Qu’ils le lisent et relisent le soir et surtout qu’ils ne pensent pas que je parle d’un autre, oh non : « Je vous emmerde bande de culs terreux de merde ».

Pendant ce temps, j’invente la poèsie et me soule du monde qui m’entoure et me surprant, je continue ma course, mon chemin ne s’arrête pas à vos petites vies restreintes.

batistes

Précision : ” Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car, à moins qu’il n’apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d’esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ces lignes imbiberont son âme comme l’eau le sucre. Il n’est pas bon que tout le monde lise les pages qui sont là ; quelque-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger, qu’est l’écriture.

Par conséquent, âmes timides, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexploirées, dirigez vos talons en arrière et non en avant. Ecoutez bien ce que je dis : dirigez vos talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon, d’où tout à coup par un vent étrange et fort, précurseur de la tempête…”

Préambule des Chants de Maldoror. Lautréamont….

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Tempête 2008 saint malo photos à voir

Mercredi 29 octobre2008

Cliquez sur la photo

 

Plage du sillon tempete 2007 saint malo-yann-chollet

 

 

 

Pour ceux qui n’étaient pas là, voici quelques photos de la tempête de mars 2008 à Saint-Malo. Le vent est passé sur la cité corsaire. Les grandes marées ont fait le reste. On s’en souviendra.

 

La tempête restera dans les anales, impressionnante déferlantes sur la ville. Du sillon à l’intra en passant par le môle ou le Fort National, la nuit de lundi 10 au mardi 11 mars restera dans les mémoires.

 

Photo de la plage du sillon à saint malo. Photographie prise par yann chollet, journaliste photographe en bretagne à saint malo.

 

 

 

Le dernier spectacle de cette envergure, sur la cité corsaire, date d’une dizaine d’années. La mer a fait des dégâts impressionnants. On note, par exemple, la Brasserie du Sillon qui a vu ses vitres volées en éclat, lundi soir.

 

Image de la plage du sillon dans le vent, sous la tempete. Photo de Yann Chollet, journaliste photographe en Bretagne.

 

 

Sur la mer, la violence des vagues était à la fois formidable et inquiétante. La hauteur de certaines déferlantes atteignaient 3 à 4 mètres par endroits. Lorsque celles-ci s’écrasaient sur les brises lames et la digue, certains embruns sont montés jusqu’à 8 mètres.

 

Image du sillon à saint malo sous la tempete. Photo de Yann Chollet, prise par yann chollet, photographe journaliste en bretagne.

 

 

Sur le sillon, il régnait lundi soir comme une atmosphère de chaos. La mer se déversant d’un bout à l’autre des rues perpendiculaires, emportant plusieurs véhicules qui étaient garés là.

 

Photo du sillon à saint malo. Image Yann Chollet, journaliste photographe à saint malo en bretagne.

 

Fait assez rarissime, à la hauteur de la plage Malo, des vagues ont réussi à remonter le long des remparts et éclabousser les quelques curieux. Hors c’est à cet endroit que les murailles de la ville fortifiée sont parmi les plus hautes.

 

 

Ce phénomène naturel est tout simplement exceptionnel car la grande marée coïncidait avec les vents violents. Certains voient là, la tempête du siècle ou du moins la première depuis longue date sur la Côte d’Emeraude. Les bretons sont habitués aux tempêtes mais là, la nature s’est transcendée pour montrer sa force.

Yann Chollet 2008 reproduction interdite texte et photos sans accord.

Petite poèsie du soir

Mercredi 29 octobre2008

 

(entrée du zoo de la bourbansais automne)

 

 

Légers comme l’air, les mots suivent ma pensée. Glissent lentement le long du ruisseau pour parvenir jusqu’à chez toi.

 

Que restera-t-il de mes sentiments une fois que tu les sauras ?

Si peu, peut-être, mais d’autres viendront encore t’endormir, d’autres partiront, volatiles, couler le long de l’eau.

 

Avec le temps, l’envie, je partirai c’est sûr porter ces mots.

 

Parce qu’il est des choses que l’on ne peut laisser s’enfuir le long des flots.

 

Le long de la longue digue qui nous sépare, bientôt, j’arrive, attend moi je pars…

Extrait de “En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule”

Mercredi 29 octobre2008

Extrait du livre de Batistes aux Editions du Vent : ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule “. Le roman toujours disponible, uniquement sur commande. Ici page 239 à 246.

 

 

Moutons

 

Le jour se lève, ça me va. Je peux parler des moutons. J’en fus un. Un peu, parfois, trop souvent. Quel humain n’a pas été dans le troupeau ? Je n’en connais pas. Le monde est un grand pâturage dont les pays forment des grands champs, avec au milieu ces bêtes que nous sommes. Des bêtes de somme. Le système est fait de telle sorte que nous ressentons un air de liberté qui n’en est pas un ; l’illusion d’un bien être qui ne l’est pas. Nous marchons dans un même sens, avec une pensée commune. Un seul objectif. Notre bonheur. Pas celui du voisin surtout, le nôtre. Un bonheur indissociable de l’argent qui dirige tout, qui permet l’indépendance apparente, celle qu’on déguise, avant de nous la pointer sous le nez. Cette liberté n’a que l’air et le nom. Nous dépendons d‘un environnement dont nous avons perdu le contrôle. On parlait d’un cadre de référence, propre à chacun mais il s’uniformise peu à peu sur un modèle impersonnel. Le pouvoir d’agir sans contrainte n’existe pas. Il y a toujours un frein à ton ardeur, à tes envies existentielles, à ton bonheur. Pour nier l’évidence, tu finis bien par te contenter du médiocre, hein, l’humain ?

 

Arc en ciel de Yann Chollet

Arc en ciel de Yann Chollet

 

Lorsqu’il n’y a rien, tu trouves toujours un bout de quelque chose pour t’accrocher : un sentiment, une petite joie, un quignon de pain, un sou, un paysage, une création. Une grande surface, une maison avec des volets aux couleurs de la ville. Ils se satisfont de peu, les moutons. On en est même arrivé à parler de démocratie libérale. Comme si le simple mot démocratie ne suffisait plus à ce trompe l’œil ! Le miroir des reflets fonctionne. Il te pousse à penser que ta condition, aussi médiocre soit-elle, est vivable. Ah ! La belle démocratie morose. Mais derrière, la ruée vers la consommation qui s’impose, les vacances dans des parcs à bestiaux, les belles promesses ne sont que lot de consolation, la monnaie d’une pièce. La vraie tranche de bonheur, elle se fait la belle. Tu la vois passer sans pouvoir la saisir. De loin. Sans la toucher, tu l’espères, elle s’absente.

 

Tôt matin sur la ville : yann chollet 2008

Tôt matin sur la ville : yann chollet 2008

 

Alors tu regardes autour toi, cherchant des points de référence, un ancrage où amarrer tes envies, en cas de doute, en te comparant avec ceux que tu croises pour savoir s’ils vont mieux. Les autres, les lobotomisés de la casquette, ceux qui courent après le temps, on leur a dit que l’histoire pressait, que le temps c’était du cash.

- « Il y a toujours pire que soit ».

Du coup, être mieux, c’est avoir du paraître en plus. La comparaison nous renferme, elle nous tient, fait émerger la différence et la jalousie. Est-ce cela l’égalité ? La liberté ? la démocratie ? La liberté de dire un beau “merde” placé justement, au bon moment, face à l’imbécile ou à des pensées sordides ; la liberté de partir sans penser à demain, l’esprit léger, insouciant du regard des autres. Nous passons notre temps à juger les autres et à nous abreuver de leur jugement. A regretter d’agir comme on le pense au mieux. Cette mécanique permet de se rassurer, alors qu’en regardant au-delà de son nombril, en réfléchissant, on voit bien qu’il n’y pas l’assurance promise. Des moins libres ou plus libres. Nous sommes tous dans un même bain d’obligations toujours plus pesantes, dans le même sac. Pourris. Notre vie est planifiée. On croyait pourtant que le système de l’union soviétique était éradiqué. La planification. Par des méthodes détournées, on nous plonge dans une spirale similaire. Plus sournoise, moins visible, voilée. C’est cela notre liberté.

 

Tu te lèves, tu déjeunes, tu pars travailler. Tu manges, tu travailles, tu regardes la télévision. Et s’il te reste un temps, tu t’occupes de tes enfants, parles avec ta femme. Et s’il te reste du temps ! Tu dépenses ton fric, si t’en as ; si t’en as pas, tu te complais à regarder la mer, à partir au jardin, à la campagne, à te nourrir du temps qui passe et annonce la déprime ; tu promènes le chien, ta chienne et tes gosses. Tu ne réalises pas grand chose en te pavanant dans ton fauteuil, immobile, dans l’attente d’un miracle à la télé. Ils n’ont plus cours.

 

photo yann chollet 2008 : contact batistes@aol.com

photo yann chollet 2008 : contact batistes@aol.com

 

Va donc voir les aquariums et ses poissons heureux : des animaux libres. Va regarder leurs tronches devant leurs écrans, pour savoir s’ils sont libres. Va tenter ta chance sur une île déserte, pour voir s’ils te manqueront, avec leurs monnaies, leurs haines, leurs colères et leurs mépris. Les serfs que nous sommes sont contraints aux devoirs, à rendre compte de tout. Regarde ta carte bancaire, elle est symbole de liberté, te dit-on ? Les moutons le savent bien, on leur a dit. Mais non ! Idiots. Elle contrôle tes pulsions d’achats, elle permet l’analyse de ta personnalité et de tes envies, tes besoins. Et puis, cette liberté entre parenthèses, elle dépend de tes bons dépôts en banque, en espérant que ton abruti de banquier ne se soit pas sucré sur ton dos, avec les 6 ou 7% d’intérêts qu’il t’a accordés sur ton crédit et qui rongent tes fins de mois ; ce salaire que ton patron indulgent a bien voulu t’allouer contre un service. Entre les deux, l’état s’est servi copieusement. Tu reçois le reste, c’est déjà pas mal. Lorsque que tu crois en avoir plus, on s’arrange pour te le prendre ou te le faire dépenser. Une publicité bien conçue, un livret avec des pourcentages attrayants, un voyage ficelé, une taxe, une brillante voiture, des cigarettes, une action Vivendi qui va monter. On te le promet. L’Euro. Mais rien. Pire. Les fins de mois passent et se ressemblent. Elles déchirent le cœur parfois.

 

En achetant un maximum de biens de consommation, on a l’impression d’acheter sa liberté. N’est-ce pas ? On se complaît dans ce matérialisme qui nous oblige à croire, que plus on a, plus on est. Ce n’est plus le

- « je pense donc je suis ». Mais plutôt

- « je possède donc je suis ».

C’est navrant d’exister parce qu’on a. On n’a rien. C’est du vide ce que nous brassons. Nos impressions sont faussées et quand on se soulève, qu’on parle trop fort, en quête de liberté, on voit bien que ça dérange, qu’il y a toujours un regard, une voix à s’élever pour faire taire. Qui ne s’est pas fait regarder de travers pour une barbe mal taillée, pour un délit de sale gueule, pour un habit froissé ou un aspect maladif ; pour une tronche mal lavée ou une main en moins ; pour un cri d’espoir lancé vers la mer ou une attitude différente. Cette différence déplaît. Elle fait naître les injures, les sanctions et les mots blessants.

 

Alors certes la liberté est une utopie. Qui ne pourrait dépendre de personne, ne pas être soumis ? L’artiste ? Tourne ça dans ta tête et tais-toi. Va ta route et tais-toi. Suis le troupeau et dégage de mon chemin. Je n’en peux plus de savoir que les hommes libres sont ceinturés. Ça me chauffe la tête de n’être et n’avoir été qu’un pion. L’écriture peut-être m’apporta un vent de liberté mais si infime par rapport à celui auquel nous avons le droit, le besoin pour éclaircir nos jours et nos nuits d’un soleil resplendissant nommé satisfaction.

 

En mettant la liberté dans un moule, on lui a ôté sa raison d’être, son sens. J’ai soif d’être libre de mourir sans artifice. Dans quelques jours, je décrocherai les fils car je suis à bout. Je veux décider de ma mort, que ces gouttes qui coulent dans mes veines s’arrêtent pour de bon ! Tirer un pied de nez à la vie en prenant le choix, en récupérant ma liberté de mourir, le sourire aux lèvres. Je suis au pied du mur mais libre. Quant à ceux qui restent, ils s’étonneront après d’être pessimistes et malheureux, inquiets et mécontents, pauvres et humiliés. A qui la faute ? Aux pouvoirs, aux dictatures, aux insoumis ? Ou pourquoi pas tout simplement à eux-mêmes, les moutons. Ceux qui ne servent pas à décrypter le monde et ne font jamais rien.

 

En coulisse : yann chollet

En coulisse : yann chollet

 

La centralisation des directives dans les hautes sphères nous a conduit à devenir des servants. Eloignés des décisions, nous ne les maîtrisons plus. Cela étant valable dans les métropoles comme dans les moindres petites communes. Ces petites villes, comme il en reste beaucoup, où les habitants ont tissé des unions, une fidélité basée sur le bien réciproque et l’harmonisation des convictions. On ne pense plus mais l’on fait basculer sa tête du bas vers le haut, pour accorder des réponses toutes faites par de petits responsables, des intermédiaires à qui l’on s’en remet et qui, n’ayant pas personnellement plus de liberté que leurs concitoyens, tentent d’en acquérir en faisant de leur pouvoir, une micro dictature à peine perceptible.

 

Celui qui va contre cela, se sentant à juste titre concerné, est évincé par des rires cyniques et sarcastiques, écumé par des rumeurs. La rumeur fait rage dans les campagnes. Les sons de cloches font plus de mal qu’une vérité. Le contrevenant serait réduit à néant par les défenseurs du soi-disant « bien commun » ; un front d’humains se monterait contre lui s’il venait à penser autrement ; une horde aux ordres d’un maire, d’un préfet, d’un député, d’un président de la république, d’un président du monde, d’un dieu se lèverait contre le rebelle. Ni dieu, ni maître, ni Bush, ni diable. Liberté.

 

Alors ma bonne bête, broute. Tu es le mouton parfait, l’être satisfait. C’est le début de l’endoctrinement et tu t’étonnes de ne pas comprendre les fanatiques. Tu comprends quoi ? L’amour, non ! La paix, non ! Le bonheur, non ! Le cul ! Tu ne vois pas qu’on te pousse à répondre oui à toutes ces interrogations qui embarrassent ton esprit. L’arrangement tacite fait l’affaire. Tu restes dans ton coin, tu ne bouges pas et t’acceptes tout. Tu pleurniches, tu déprimes et tu t’en fous. Tu chiales, tu critiques et tu t’écrases au bout. Tu te caches, tu te terres et tu me fais honte. C’est tout le paradoxe. J’aime les hommes mais ils me font honte. Pas tous heureusement. Je m’en remets à ceux-là et à ce monde qui s’incline.

 

Les bruits, les vrombissements, les signes sont pourtant là. Saurez-vous les décrypter ? Ou serez-vous, une fois de plus, encore incultes ? Les enfants auront-ils comme seul patrimoine, une terre glauque en manque d’oxygène, en panne d’amour, emplie de mal de vivre. Ils n’y sont pour rien, eux. Ils ne demandaient qu’à grandir et connaître les prairies vertes, entendre les mots tendres et subir le bonheur. Rien que du bonheur en guise d’apprentissage. Les yeux des bambins sont tournés vers leurs pères, des adultes qui savent plus casser que construire. Parfois inconsciemment d’ailleurs ou impuissants. Mais les petits observent, analysent nos moindres gestes et il se pourrait qu’ils les reproduisent. Ne comptez par sur eux pour changer le monde et payer vos dettes. S’ils peuvent beaucoup, c’est avec vous et votre soutien ? Comment pourraient-ils changer ce monde malade, si les adultes ne sont pas capables de montrer l’exemple ? La solidarité est en berne.

 

On voit qu’ils sont un peu perdus, les enfants de demain. Ils se cherchent un idéal et, plus grands, le trouvent dans des paradis artificiels. On s’étonne alors de les voir délirer dans des soirées folles, qui ne sont finalement que le reflet de la société d’incertitude à laquelle ils tentent de s’adapter. Le seul avenir montré, c’est celui de la compétition, de la loi du fort, d’un drôle d’univers qui déraille, de l’incohérence et des différences, de la justice à deux vitesses. Faites du bonheur avec ça, vous. Expliquez leur pourquoi Papon, Messier, les hommes d’Elf ou du Crédit Lyonnais ou un tas d’autres, se baladent encore dans nos rues. Les images qui défilent devant leurs yeux sont sans cesse plus frappantes, plus dures, plus abjectes, irréelles. On les assaille de mille conneries et on voudrait qu’ils s’en sortent ?

 

A force de nous regarder vivre, les enfants sont-ils condamnés à être ce que nous sommes ? Ce que personne ne pense être et que nous sommes tous. Des moutons !…

 

Batistes

Festival des Terre-Neuvas 2006

Lundi 27 octobre2008

Photo scène bobital

Un festival à consommer sans modération

 

Un projet qui perdure

 

Un projet qui perdure est forcément un projet qui tient la route, qui est mené à la force du poignet. Le festival des Terre-Neuvas à Bobital démontre cette vérité. Du vendredi 7 au dimanche 9 juillet 2006, environ 120.000 personnes ont convergé vers la petite commune Bretonne, d’à peine 1.000 âmes, située dans les Côtes d’Armor. De grands artistes ont choisi encore cette année le festival pour donner le meilleur ; à l’image de Chuck Berry, arrivé tranquillement au volant d’une « Marco » flamboyante et qui fit résonner sa guitare devant plus de 45.000 personnes ; à l’image de Jean Louis Aubert, généreux et intimidé par la liesse populaire ; ou encore de Mickey 3 D dont les messages ont résonné comme des avertissements : «…les imbéciles aiment la guerre car ils ne vont jamais la faire… » ; à la manière de Didier Wampas, qui s’est retrouvé recouvert de boue, à poil sur scène, devant un public disjoncté et réceptif ; à l’image du groupe Trust reformé pour l’occasion et qui a offert au public le meilleur d’un rock français alternatif…Bref, le festival a marqué encore des points cette année dans le cœur des amateurs de bonne musique comme des puristes.

 

Chacun y trouve son bonheur

 

Le festival de Bobital, par son ampleur, est devenu un parcours du combattant. Pas facile effectivement d’arriver sur le site, malgré une bonne canalisation des flux. Pas évident non plus de repérer sa tente parmi les 11.000 implantées durant la période. Pas simple de se traîner d’une scène à l’autre avec la fatigue cumulée des trois jours. Il semble cependant que la formule plaît d’après les quelques commentaires recensés sur place. Même si certains sont repartis en formulant des regrets : « Si c’est pour voir des clips d’Indochine sur grands écrans, ça vaut pas la peine » ou encore : « Trois heures de bouchons pour accéder au festival. J’ai loupé le meilleur » dixit des festivaliers. Il y aura toujours des insatisfaits. Malgré cela, le public a quitté la place avec le sourire et surtout des souvenirs plein la tête. Souvenirs de rencontres avec des gens inconnus, souvenirs de soirées entre amis, souvenirs de la pluie et la boue invitées du premier soir, souvenirs de sons en tous genres. Ce festival ne peut laisser de marbre, chacun y trouve son bonheur et c’est sans doute ce qui fait sa réussite.

 

Quelques anecdotes

 

De nombreuses anecdotes ont ponctué ce festival 2006. Quelques exemples : L’arrêt du pianiste Little Richard au Mac Do de Quévert, débouchant sur plus d’une heure de retard sur scène. La rencontre entre Jean Louis Aubert et Bernie (Chanteur de Trust) dans les loges. Ce moment d’anthologie entre Chuck Berry et Aubert sur la scène, pour quelques accords de plus. Toujours ce Little Richard, trop exigeant toujours, qui demande au cameraman d’arrêter de filmer : « Je ne gagne pas d’argent là-dessus, ce n’est pas prévu dans le contrat, alors stoppez les caméras ou je ne joue pas », ridicule et sifflé par l’ensemble du public. Ou plus humain, Jean Louis Aubert jouant dans les loges, un concert intimiste de quelques morceaux, pour une personne en chaise roulante. Ces 800 kilos de morue qui furent engloutis en quelques heures le dimanche 9 juillet, lors de la traditionnelle fête en hommage aux Terre-Neuvas, ces marins de l’extrême. Enfin, l’anecdotique était également du côté des photographes et journalistes, lorsqu’à l’arrivée de Jerry Lee Lewis en Back stage, un confrère poussait tout le monde et lançait : « Dégagez les amateurs, je suis le photographe de Nono ! » étonnant !

 

La recette gagnante

 

Si l’on connaissait la recette pour réussir un festival, ça se saurait. Cependant, la formule que Didier Guenroc (vice-président du festival), Pierrick Benoît (Président) et le millier de bénévoles qui les soutiennent ont concoctée, tourne bien. La mayonnaise monte d’une année à l’autre. Le mélange d’artistes de divers horizons permet de contenter un large public. Avec une programmation éclectique : Chuck Berry, Félix Thiéfaine, Bernard Lavilliers, Indochine, Bénébar, Pause, Trust, Saian Supa Crew, Bonnie Tyler, Wampas…La philosophie et l’esprit du premier festival paraissent indemnes. Ceux qui sont venus encore cette année de loin le savent. Ils espèrent d’ailleurs que la manifestation conserva son côté accessible à tous et ne deviendra pas une trop grosse machine industrielle, boostée par l’exigence de partenaires. L’édition du festival s’est terminée sur de grandes satisfactions. Souhaitons bon vent aux organisateurs. Que la dixième, l’an prochain, soit du même acabit.

 

Lorsque les derniers amplis cessent d’envoyer les décibels, la nature reprend son silence, les animaux pointent leur tête, les habitants retrouvent leur quiétude, la Bretagne s’endort tranquillement, en attendant Carhaix et ses vieilles charues.

 

Batistes.

 

NB : Mes photos du festival des Terre-Neuvas 2006, qui s’est déroulé à Bobital, en Bretagne, sont visibles en suivant ce lien. Environ une soixantaine de photographies  sont à découvrir :


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