juin 23 2010

LES PETITS-PETITS

Posted by admin in Pensées évasives

Au nom des indigènes de la terre entière !

 

 

 

” Sur cette photo, “les petits-petits” voyaient une belle pomme à manger, tandis que “les autres” voyaient toute la splendeur d’une nature naissante “

Ils sont si « petits-petits » qu’ils sont devenus invisibles. En quête d’Ego les humains redeviennent humains. Primates au sens large du terme ! Disposés à faire la guerre contre « les autres », ceux qui font un peu d’ombre à leur lumière. Les petits-petits se pensent grands, c’est cela le plus étrange. Grands quant à leur imaginaire primaire, qui commence au pied de chez eux pour se terminer au coin de chez eux. Remember : « le Mythe de la Caverne ». Dans ce cadre infime, leur grandeur est immense, incommensurable à leurs yeux, Dieu, s’il existe, n’est rien à côté d’eux. D’ailleurs, ils pensent que rien n’existent les « petits-petits ». Ils ont forcément raison les « petits-petits », toujours un pas en arrière plutôt que deux en avant, c’est plus simple non ?

Sur leur passage, « les autres » : les Indigènes, les pseudos artistes, les différents, les « d’ailleurs », bref ceux que les ”petits-petits” considèrent, de leur point de vue, comme « petits-petits » ; sont regardés comme des bêtes furieuses, forcément ridicules, forcément à la ramasse, forcément mauvaises.. Puisqu’ils ne leur ressemblent pas. De l’ombre à la lumière, de la lumière à l’ombre. De la caverne à l’ouverture au monde. Des « petits-petits » jusqu’aux “autres”, il n’y a pas un Pas mais un univers. A la croisée des chemins, les « petits-petits » continuent de rester « petits-petits », dommage, « les autres » tentent de rester « les autres » et de faire avancer le monde, et heureusement car on ne fait pas un monde grand, ouvert et plaisant en pensant « petits-petits ». Jamais !

Bien au contraire, c’est la richesse de l’extérieur qui nous apporte notre richesse intérieur. Ce sont bien « les autres » qui nous offrent leurs expériences pourvus qu’on sache s’en imbiber. De leur côté, les « petits-petits » sans les autres s’effacent lentement, deviennent même si petits qu’ils deviennent invisibles ! Mais où êtes-vous ? « Ah vous étiez là, pardon, je ne vous avais pas vus ! ».

batistes 2010/juin

fév 21 2009

Poésie d’un soir

Posted by admin in Poésie

Couché de solei plage de Saint-Jacut de la mer en Bretagne 2010 

Le soir après une journée qui s’est enlacée comme une ceinture autour de la taille

On aurait pu penser que nos vies étaient attachées à quelques drogues

C’est sur, on aurait sembler croire qu’un shout aurait résolu les failles

Pourtant petite, tu vois, les drogues n’apportent aucun des délires promis

Et tu pourrais bruler ton amour autour d’une soirée où il te proposerait une ligne.

 

Avec moi, c’est clair, le ciel serait plus bleu que la noirceur de tes nuits

Même si tu te brulerais à chercher ce que j’en pense, parce que je suis ailleurs

Dans un lieu peu banal, toujours, avec une idée bien placée là-haut, l’idée que la vie s’enfuit

Alors une goulée de plus, vois-tu, semblable, l’idéal n’est pas arrivé à l’heure.

Ça chauffe à l’intérieur, il me donne envie de tout détruire.

 

Je t’assure que la poésie m’aidera à ne pas plier devant les intrus

Brulante vague de haine qui s’écoule et s’estompe en un moment

Voilà enfin le moment venue de t’épauler et ensuite, l’exportation vers l’inconnu

Musique, puis solitude, le vide et c’est l’indifférence, oui voilà, je suis indifférent.

Danses, oublie toute cette merde ! Particule élémentaire devenu être. Bye, bye.

 

Une puissance flotte au-dessus de nos âmes, le soleil, lui,

Se trimballe comme un vieil air des Verves qui réconforte le silence.

C’est bon finalement d’écouter les Verves parce que je m’oublie

Et toi tu t’effaces, avec toi s’efface cette balade qui balance.

Que te dire de plus? Bonne chance !

Batistes

oct 29 2008

Fable contemporaine (archive)

Posted by admin in Poésie

Les hommes sont-ils des bêtes ?

 

Aux yeux de certains, sans aucun doute !

 

Noyés sous les préjugés, ils guettaient leurs propres faiblesses,

L’un passait, l’autre stagnait dans son fauteuil cloué par paresse.

A force de se prendre pour un artiste, du moins d’y croire,

Il se nourrissait d’illusions, oubliant, pitoyable, jusqu’à l’humanité certains soirs.

 

Faisant chemin en balayant les idées des autres sur son passage,

Sa fierté éclaboussait alentour et il aurait fallu lui répéter un identique message.

Celui qui encensait ce semi dieu, vénéré par son double féminin,

Dire toujours tu es le meilleur, même si cela fut si souvent incertain.

 

Typique la mouette de Saint-Malo

Typique la mouette de Saint-Malo

 

Il vivait cependant de sa propre satisfaction et du bruit des mécènes autour,

D’ailleurs, quiconque pensait autrement, était de suite écarté de sa cour.

Sa femme faisant fit des remarques à l’encontre de son monstre sacré,

Comblait humblement ses caprices d’écervelé.

 

Le temps passait, entre réjouissances, repas et voluptés,

Passant de voyages, de villas agréables en grosses cylindrés.

Laissant dans le sillage, ceux qu’ils avaient délaissés,

Par ignorance, par leur propre négligence, par méchanceté.

 

Noyés sous les rumeurs qu’ils lançaient, plongés dans leur médiocre pensée,

Ils défiaient les lois, perdus dans un égocentrisme profond, égarés.

A force d’inventer des histoires, de se créer des mondes, ils devenaient pathétiques,

Ne comprenant plus rien autour d’eux, retrouvant la paresse d’hier, les vieux tics.

 

Peut-être aurait-il été bon de se remettre en question,

Plutôt que d’évincer, celle ou celui qui disait : bien non.

Mais l’égo reprenait à chaque heure son ampleur,

Si bien qu’un jour, un peu plus tard, il ne resta que les pleurs.

 

photo yann chollet 2007

photo yann chollet 2007

 

A ce prendre pour un Dieu, à voguer dans les airs,

On termine toujours, un jour ou l’autre, le cul par terre.

 

La morale de cette histoire : « Les salariés ne sont pas des bestiaux qu’on échange ou qu’on troc sur un marché forain ».

 

Cela dérange qu’on le dise ! Et alors…

 

A méditer sans modération.

 

Batistes, auteur du livre : “En Attendant Camille, Le Monde s’écroule”

Licenciement, licencié, patron, patrons, aide au licenciement, les salariés, droits des salariés, lois, la vie du salarié, histoire de licenciement, licencier, lettre de licenciement, viré, les chiens, les hommes sont des b

Photo interdite à la reproduction sans accord

Photo interdite à la reproduction sans accord

êtes, les hommes sont des chiens, les patrons sont des chiens, des rats, des vipères, 2007, 2008, yann chollet, poème, poésie, livre, roman, en attendant camille le monde s’écroule, vivre, liberté, libertad, para todo, pour tous.

 

oct 29 2008

Petite pensée nocturne (archive)

Posted by admin in Pensées évasives

 

Le mole de saint malo par yann chollet

Le mole de saint malo par yann chollet

 

 

Petit texte du soir…

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, j’ai rêvé du bonheur. En me levant, j’ai vidé ma tête pour mieux entrer dans ce moule, façonné à coup de marteau par les autres. J’avais c’est sur fait des songes d’une vie normal, d’un monde dont le souvenir me ramène à ma naissance, mais la donne a changé entre temps, me portant vers un idéal tronqué par l’absurdité extérieure. Je ne recevais que des fausses notes, je n’entendais que rires éclairés à la lumière des péchés. Les hommes n’étaient pas sérieux, même pires, ils se soûlaient de passivité et d’ignorance. Ils croyaient avancer mais reculaient inlassablement, toujours inlassablement. Comme dans le casino où le pire des paumés venait miser et miser encore, gagnait puis perdait, puis gagnait puis finissait la gueule dans le caniveau. L’autre soir, avant de dormir, j’ai croisé un corbeau de cet espèce, j’ai croisé aussi des vautours qui rigolaient de sa déchéance, j’ai croisé plus loin un mendiant, et l’absence entre les trois. Alors j’ai marché sans me retourner, en silence passé le coin de la rue, puis marché encore jusqu’à l’ivresse, jusqu’à me perdre dans le noir de mes pensées, jusqu’à toi l’artiste. Tu dormais, je n’ai pas voulu te réveiller car j’ai cru que tu rêvais encore du bonheur, comme moi, l’autre soir. J’ai lu dans tes yeux la sérénité qui t’est propre. J’ai donc passé mon chemin, refait la route en sens inverse, ignoré une nouvelle fois la connerie humaine.

 

Pouvais-je marcher des heures ainsi en quête de certitudes ou devais-je retrouver les songes d’une nuit paisible. J’ai erré pendant des décennies cette nuit là, ne sachant que faire, ne sachant où me cacher, car je portais le secret d’une absolue vérité. Elle était en mon âme, en mon esprit, en ma conviction cette putain devérité. Je ne pouvais me résoudre à la croire, ni même à l’espérer. Je voyageais depuis si longtemps dans un univers sans place assise, à tenir la boucle d’acier bien en main pour maintenir l’équilibre, à me soutenir à bout de rêves que l’oubli avait précédé le non-sens. Oui, je ne voulais l’espérer cette vérité, mais elle résonnait dans ma tête tel un hymne à la liberté. Que dal mon pote ! Pour toi et les autres, il n’y aura que passivité à moins que tu te lèves la nuit pour enfin vivre tes rêves. Oui, c’est cela, vit la nuit, car le jour les autres réduisent ton espoir en désolation, anéantissent tes joies, tes silences, ta quiétude, ton être. Entouré par ce monde qui s’échoue au bord d’un précipice, qui s’écrase dans l’univers, qui tombe dans l’abîme, l’errance de quelques années te suffira à trouver le trépas. Il est là, il guette à la moindre de tes incertitudes, la moindre de tes faiblesses, pour te briser lorsque que tu courberas trop le dos.  C’est pour éviter le pire que j’ai marché cette nuit là, que j’ai rêvé du bonheur fut un temps. Oui, pour oublier que le néant avance obligatoirement à la croisée des routes, si vite, trop vite, si vite qu’un jour je ne pourrais rejoindre la nuit, qu’un jour les hommes regretteront, qu’un jour la nature reprendra son droit et les terriens avec, et ma tristesse avec, et tout avec…Bonne nuit.

johnny opéré des ganglions information actualité suisse maladie  annualtion de concerts Pau rejouera opération ganglion johnny halliday

Batistes

oct 27 2008

Route du Rhum : 8ème

Posted by admin in Articles exclusifs
photo du journaliste pigiste en Bretagne : yann chollet

  

La route du Rhum 2006  Départ de la course à 13h03

Saint-Malo va retrouver le temps d’un départ de course, l’afflux des grands jours. Des centaines de milliers d’amoureux de la voile et de curieux vont se ruer, cette semaine et surtout dimanche 29 octobre, sur la cité corsaire pour apercevoir des bateaux de rêve amarrer au bassin Vauban et Duguay Trouin. Quelques 80 voiliers, dont le gigantisme aurait pu être imaginé par Jules Vernes, attendent le vent pour partir à la conquête de l’océan atlantique. Pour un bateau, un skipper. Voilà tout le défi de cette grande course dont la renommée n’est plus à faire, tant elle a su faire naître des grands messieurs de la mer.

course du rhum : yann chollet

 

Nous sommes bien dans la réalité et non pas en pleine science fiction pour cette 8ème édition. Ces bateaux gigantesques sont bien présents, en ce moment, sous les yeux admiratifs des visiteurs. Des voiliers qui peuvent laisser penser que la France compte encore quelques belles entreprises, qui investissent quelques milliers de deniers pour le bonheur des skippers et de tout le monde finalement. Le plus beau sera sans aucun doute dimanche, lorsqu’il faudra se frayer un chemin, à travers la foule, pour espérer apercevoir les premières voiles s’ouvrir sous la brise. Ceux qui n’aiment pas les bouchons pourront toujours allumer leur télévision.

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

 

Le grand départ, celui que tout le monde fête, sur l’eau ou à terre, c’est bien pour dimanche à 13h03 précise, heure où les braves aventuriers se lanceront en quête de sensationsfortes.

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

 

En attendant ce moment exceptionnel, ce lancement de la 8ème route du Rhum, direction la Guadeloupe, voici quelques photos de l’édition 2002.

Yznn Chollet journaliste pigiste à Saint-Malo : rédacteur et photographe

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

oct 27 2008

Exclusivité web

Posted by admin in Articles exclusifs

Livre auteur malouin yann chollet 2003

En exclusivité, page 231 à 238 du livre ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule ” de Batistes, aux éditions du Vent. Roman Noir disponible à la commande dans toutes librairies sur demande. Ou à Yann Chollet, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët. (Envoi du roman contre chèque de 21€).

 

Le narrateur parle de sa fille décédée

 

Tes questions te rapprochaient de moi. Tu devais me survivre. Aline me ressemblait, elle était mon double, douée d’une intuition si forte. Avant que je parte pour ce maudit reportage, elle m’avait crié par la fenêtre.

- « Papa reviens vite, je t’aime ? Ne pars pas ».

Comme si elle avait senti que nous ne nous reverrions jamais plus, elle m’a interpellé pour un ultime regard. Une fois encore j’aurais dû l’écouter. Mais ma soif d’informations, mon besoin de travailler m’avait poussé à ne pas l’entendre. Je la regardais, la tête collée contre les carreaux du premier, de la voiture, ne sachant pas que je buvais ses derniers mots, voyais son dernier sourire. Qu’a fait la vie ?

 

Ce reportage sur la pêche au chalut, j’aurais pu le faire une autre fois, décaler le rendez-vous. Avec des si. Avec des si. Quand je pense qu’au départ, Aline devait m’accompagner. La météo incertaine ce jour là, le vent force 7, la pluie et le froid, j’avais finalement décidé de la laisser à la maison, bien au chaud, et promis de l’emmener une autre fois sur le terrain. Il n’y eut pas d’autresfois. Il n’y eut plus de reportages avec Aline. Ma brune aux yeux verts, mon troisième joyau de la vie, si forte et si fragile, à l’image de mes souhaits, sentimentale, cœur saignant à la moindre petite déception. Elle était le reflet de ma personnalité. Déjà bébé, mêmes attitudes, mêmes regards, mêmes passions pour la nature, même naïveté. Les champs de blé sont imprégnés de tes visites et de tes rires. La mer est submergée de tes larmes. Mourir à dix-sept ans c’est mourir trop tôt, mourir dans l’ignorance. On connaît si peu à dix-sept ans du bonheur du monde, des fruits acides et de l’amour. L’Amour dont elle ne saura rien, une si minuscule existence.

 

Tu fus passagère éphémère ici-bas. Ô combien de nuits douloureuses sont passées sans toi et sans les autres. Je me suis senti si dépourvu par votre absence, vous me manquez autant aujourd’hui, que ce jour noir. Ce jour béni par un dieu aux mains sales, au cœur de granit, à l’absurdité. Ce dieu des hommes qu’ils disent bon. Pourquoi ? Pourquoi ils y croient à leur dieu de malheur, qui laisse les âmes en peine et les déchirures, les plaies béantes et les injustices s’immiscer, les guerres saintes et l’inquisition se perpétuer, le pardon du culte et l’absolution exister. L’absolue absolution. Ils me font rire à croire à cela, cachés dans l’ombre des églises où ils se font pardonner des pires pêchés les plus abjects « face au curé, qui dans la lumière grise, ferme les yeux pour mieux nous pardonner » les mauvaises dérives. Ce Jésus qu’ils invoquent me fait honte lorsque j’entends l’homélie. Cette homélie qui parle d’Apocalypse et de résurrection à la fois ! De bonté et de morts. Du bien et du mal. Bref, je suis définitivement fâché avec les églises et ce brave pape qui est déjà dans l’autre monde, solitaire.

 

Mon Aline est morte pendant son sommeil. Elle est dans son lit à écouter une dernière chanson à la radio. Elle vient d’embrasser sa grande sœur, sa mère, Benjamin. Elle pense à mon retour, où je viendrais sans la réveiller, me coller contre elle, lui dire quelques mots choisis. Des mots doux et tendres aux couleurs de notre amour. Elle va s’endormir et rêver, Aline. Elle va partir vers le grand sommeil pour se revigorer et penser à papa qui sera là, demain, au réveil. En se couchant, elle a pris la photo au-dessus de son lit. Celle où elle est en équilibre sur mes épaules. Ça la rassurait de la regarder avant de se coucher, encore à son âge. Des fois quand je rentrais de reportages tardifs, la photo était là, à traîner sous les couvertures ou sous sa tête brune.

 

Ma petite drôle, mon bambin. Aline n’a plus revu papa. Papa, seul, t’a revue. Sur un brancard, comme si tu étais plongée dans un simple sommeil profond. Mais ce n’était pas un somme et en te serrant une dernière fois, j’ai divagué. Ce fut comme si les vaisseaux de ma tête se plaquaient contre ta peau, tous unis pour que je ressente un poids lourd et que je perde l’esprit. Je l’ai perdu. Cette impression spirituelle est dure à décrire, tant elle déchire l’intérieur pour pénétrer au cœur de l’inconscient. Elle est plus qu’une déception, c’est une calamité ; une combinaison d’incompréhension et de certitudes, un mauvais mélange de peur et de désespoir. En fait, on ne peut exprimer ce genre de sentiments, car nous avons tous des cadres de référence tellement différents, si éloignés qu’aucune impression ne peut être la même d’un humain à l’autre. Se ressembler éventuellement ! Mais pas identique. La sensation de sentir qu’elle n’était plus vivante fut cela, une émotion indescriptible et déchirante.

 

J’en reviens toujours à ce soir qui ne me quitta pas, que j’ai porté tel un fracas trop pesant, tout le temps qui a suivi. Je cherchais le bonheur sur terre et je n’ai eu que malheurs et abominations. Ce tragique moment a rayé tout le reste, d’un trait, d’un coup porté en pleine âme. Depuis cet instant, le temps s’est sans doute arrêté et, même si j’ai semblé continuer de vivre, c’était à moitié, à quart. Ce quart s’efface au fur à mesure que les jours passent. J’étais grand et ambitieux. Reconnu et apprécié. Heureux et fidèle. Mais ceci n’a pas compté. J’étais aimant et passionné, humain et défenseur des espoirs. Ceci n’a pas compté. Face à mes morts, j’ai mis un pied à terre et débarqué ma haine. Ils sont tous partis et sans moi. Je suis resté et sans eux. Sans eux et mon Aline.

 

Les brisants et les tempêtes m’ont fait plier. Les océans beaux, les valeurs auxquelles je croyais ont disparus. La lune, le jour, la ville, la terre, tout est loin. Les moments sont passés, les souvenirs me déchirent et l’arrêt sur image est proche. Le clac final. Je me suis noyé dans cette longue réflexion confuse sur le monde. Sur ce monde qui est flou, fou, fut. Où je fus de passage ! Si j’avais su. A quoi bon ces journées de voyage, de partage, de plaisirs ensemble. Que reste-t-il des aubes claires, de votre naissance, de nos rires gagnés à même le sable, de cet été sans soleil, de cet automne sans feuilles mortes ? Où sont les chants des oiseaux crieurs, l’horizon qui se dessine, les mystères de la nuit, ce lapin sans nom, cette fée qui déraisonne, la venue magique du père Noël à minuit ? La vie sans vous fut comme un oiseau sans ailes, comme un océan sans eau, tel une nuit sans rêve, un monde sans poète. Alors qui suis-je ? Que suis-je devenu sans vous ? Cette maison est bien vide.

 

Il y a une vingtaine d’années je m’en souviens, ici à cette adresse où tout s’est passé. Claudine : Nos corps s’emmêlaient dans une chaleur éternelle, mes mains caressaient ta peau, nos lèvres l’une à l’autre, dehors la brume. Intense moment qui se prolongeait sur le lit où tu t’allongeais. Sur sa bouche entrebâillée un baiser je déposais. Puis deux. Dans son cœur un soupir passa. Soupir qui se prolongeait pour de longues minutes qui s’allongèrent. Observation, sourire, pénétration, acte d’amour languissant, création, bonheur, silence, quiétude, larmes de naissance. Et neuf mois, Alice. Et quelques années de plus, Aline. Il y avait dans cette demeure toujours une sérénité bonne à ressentir, un bon feeling. Elles sont tranquilles à dessiner un drôle de bonhomme et le silence qu’elles font est si bon.

 

Il est vingt-trois heures bien passées, les mots et les morts déferlent en moi. Je ne distingue plus le vrai du faux. Le fossoyeur est dans la pénombre de la rue. Ankou aiguise sa faux. Je suis empreint à un vague à l’âme qui brûle mes dernières volontés. Elles sont là mais je ne les vois pas. Je la tiens mais ne la sens pas. La tristesse se balade, la déprime est à son paroxysme. Je hache avec mes armes de lettres, le peu de souvenirs qu’il me reste. Ma fille est où je ne suis pas. Ma fille est morte et je ne suis plus.

 

J’entends sa voix au-delà de cette pièce, dans la rue. Non, c’est Camille, j’attends Camille. Ma Camille. Non, c’est une inconnue qui perce mon esprit avec ses fous-rires. Elle rigole au pied la maison. Elle profite du bonheur, de son instant de certitude. Il fait bon l’entendre rire, la deviner sourire, la penser heureuse, la croire éternelle. Juste pour une minute croire que c’est encore possible de survivre, la tête à hauteur des pots d’échappement, sans tousser ; que ce n’est pas utopique d’affirmer que les enfants d’aujourd’hui sont les seuls à pouvoir nous aider, par leur sagesse, leurs mots, leur tolérance, leur réaction. Cet enfant, en contre-bas, enroule mon spleen en spirale d’un cocon de plaisir intense. Mes lèvres se détendent, mes rides se froissent vers le haut, un soupir, je souris, mes yeux se ferment sur l’image pour en faire naître d’autres. L’égarement est divin lorsque l’esprit s’assombrit, quand la vie vous malmène. Heureux celui qui s’égare un temps.

 

Claire vient de rentrer. Elle passe son chiffon sur les meubles et décroche une phrase :

- « Tu es réveillé ? ».

- « Oui, mais je pensais ».

- « A quoi ? Le livre avance ? Tu sais, ils annoncent un hiver doux à la météo ».

- « Le livre avance mais je suis exténué. Et toi, ta journée s’est bien passée ».

- « J’ai réparé les volets du salon et rangé le grenier ».

- « Tu as fait le vide comme je te l’avais demandé. Envoie tout ça chez les parents de Camille, ça pourra leur servir ».

- « Pas d’inquiétudes, j’ai tout trié ».

Les furtives discussions avec Claire sont trop rares. Entre sommeil et monologue, je vis dans une sorte d’ivresse permanente. Eloigné trop souvent de la réalité du quotidien, je n’ai pas le courage de faire mieux ou, du moins, plus l’envie. Pourtant, j’arrive à communiquer avec l’absolu, alors pourquoi pas avec les autres. Ce détachement peut-être ? Ce sentiment d’être déjà loin ? Ce coma éveillé ?

 

Toi ma deuxième fille, toi irréelle, mon évasion du temps passé, ma motivation, tu n’appartiens plus, depuis longtemps, au monde des hommes. Aline.

Batistes

oct 21 2008

En Attendant Camille Le Monde S’Ecroule

Posted by admin in Articles exclusifs

Toujours en quête de lecteurs pour mon second livre, voici en exclusivité pour vous, chers lecteurs de mon blog, l’introduction. Cette dernière résume bien l’ouvrage et le style que vous trouverez à travers ce roman noir de 270 pages, ouvrage critique de notre monde contemporain. A commander d’urgence pour que les auteurs indépendants puissent continuer d’écrire.

Vous pouvez commander ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule ” à éditions du Vent, Yann Chollet, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët (Envoi contre chèque de 21€). Tous renseignements par Email à batistes@aol.com

 

Introduction

Seul, dans ce lit qui pue la mort. Je vis mes dernières heures. Rien ne sort. Moi qui voulais tant dire. Octobre 2000. Un nouveau millénaire vient de naître et je vais partir. Je veux trouver les mots qui aideraient le monde à s’en sortir, pour me donner un avant goût de mort intelligente et avoir su marquer la terre par mes pensées, même si elles fusent vers une sorte de chaos inaccessible : direction un paradoxe qui s’interpose entre la réalité des faits, le silence des décideurs et la morosité indécente qui annihile l’esprit humain. Je pars avec elles et nul n’en saura sans doute rien. Si j’avais juste cette impression éphémère, que je vais manquer à quelqu’un.  Il ne reste personne. Je suis pratiquement le dernier des miens à m’éclipser. Je vais où les autres ne m’attendent pas, où je me retrouverai solitaire, où je ne serai rien. Là bas, d’où on ne revient pas. Chaos, néant, trépas. Moi, je voulais rester sur terre. Remarque, c’eut été trop simple si de la fin naissait autre chose : un ailleurs pour une seconde chance, une cité d’or pour un repos éternel, une vie théorique vide de charges à subir, une réincarnation subtile et bienfaisante. Si nous pouvions décider, savoir, tout serait si facile. La mort est une inconnue dont la serrure n’a pas de clef.

 

 

Maintenant, las, je n’ai plus qu’une phrase en tête merde la mort. Madame la grande faucheuse m’espère à bras ouverts et je ne reverrai plus Camille. Son image est pourtant si présente, elle guette dans la pénombre, me hante. Je sens son odeur d’enfant transpirer des murs de cet endroit où elle vécut, jadis, un jour, je ne me rappelle plus. La mort, son souffle me fait divaguer ; elle a sa drôle d’odeur, l’effluve du néant. Un fumet amer, à peine perceptible qui brûle mon envie d’exister, qui déchire mon intérieur, en silence. Je perds l’esprit. Peut-être est-ce la peur en moi ! Si je pouvais être assez fou pour accepter cette déception, ce départ sans retour, ce final mal taillé. Je tremble tant.

 

 

Malheureusement mes neurones fonctionnent. Je redoute peu à peu ce frisson froid. Quand ma chaleur corporelle s’évanouira dans l’atmosphère alors je pleurerai comme un gosse mal aimé. Cet effroi ne subsisterait pas pourtant si j’avais du malheur en moi ; si j’avais vécu comme une épave en mal, contente de tout quitter, heureuse de sombrer dans l’abîme ; si le passé comptait moins que demain, que les heures qu’il me reste à souffrir. Les souvenirs resurgissent de mes cases mémoires que je croyais éteintes. Elles s’allument une dernière fois, le bonheur prédomine. Mon existence en fut emplie. Un vrai bonheur ! Prédomine puis s’estompe.  Je laisse trop en partant si tôt. Si jeune, dirais-je égoïste, sans penser aux morts nés, à ces pauvres gosses oubliées par la vie, si vite. Ces enfants qui sont dans les petits tombeaux au bout de l’allée de la tristesse. Oui, tout au bout du cimetière, là-haut où nous passons en évitant du regard les morceaux de marbres de soixante centimètres de long pour vingt de large. Inconcevable cette allée où se trimballent la morosité et le désespoir d’une mère qui a perdu son enfant, son tout. La vision est trop douloureuse, les chemins trop sombres, les tombes trop minuscules et, ces feuilles qui s’éparpillent, à la moindre brise glacée venue d’ouest, les recouvrent comme si elles n’existaient pas. Ces bébés n’ont pas eu le temps d’exister d’ailleurs. A peine nés qu’ils étaient déjà morts, laissant néanmoins tant de sentiments inavoués dans le coeur de ces jeunes parents qui auraient tout donné pour une heure de plus, pour un ou deux jours d’existence en gage de souvenir comme une infime récompense à ces neuf mois d’attente. A quoi bon ! Ils sont seuls maintenant. Alors ma plainte n’est rien finalement, j’ai passé l’âge, j’ai connu la vie. Ceux qui dorment là-bas, dans les petites fosses, n’ont rien connu si ce n’est neuf mois d’attente pour mourir.

 

 

J’ai quarante-cinq ans. Je disais hier, en blaguant, être au seuil de mon éternelle jeunesse, avoir encore une moitié de temps à vivre. Ironie du soir, mon sort est ailleurs. Je pensais n’avoir consumé qu’une infime partie de l’immensité terrestre. Le monde est si grand. Sa découverte se décline à l’infini. Les hommes avaient besoin de moi, j’en suis sûr et j’avais besoin d’exister pour survivre à mon angoisse. Tout quitter, beaucoup trop vite, soudainement. Vite, la voilà qui rode. Non, ce n’est pas encore elle. On n’est pas à la seconde. Mes minutes ici-bas se sont transformées en jours. Le moindre état d’éveil je leguette. Je le saisis. Je meurs, en fait, en bouffant la vie, en débordant de volonté de consommerl’instant. Pris par la fatigue, en panne d’énergie, je m’épuise à survivre, me condamne. C’est de l’automutilation. Les seuls moments où je tiens bon, je les passe à écrire ceci. Comme si mes mots allaient passer le cap ! Ils tariront dans les bas fonds d’un cercueil. De préférence une urne, c’est mon souhait.  Si par hasard tu les lis, toi l’inconnu, alors suis-moi, c’est que quelqu’un les a ramassés pour toi et ce monde qui s’écroule. Viens, je t’emmène te perdre, en ma compagnie, sur les chemins du paraître, sur la longue route de ma dernière analyse. Les sentiments que j’ai sur cette société contemporaine qui va me voir mourir, je te les offre en cadeau d’adieu. Sache qu’il existe, au-delà de cette offrande macabre, une possibilité de réagir, de refaire surface et plus simplement de retrouver le bonheur que les hommes ont mis entre parenthèses. La solution se trouve où nous ne l’attendons pas, où nous ne pensons pas la voir apparaître : au bout d’une main tendue ou d’un sourire, d’un geste ou d’un mot de réconfort, d’un réveil spirituel ou d’un cri, d’une chanson qui raconte une tranche de vie.

 

 

D’être au seuil de ma mort ne donne pas une assise à ma vérité. Je n’ai aucune prétention. Mais je crois être bon et conscient. Les priorités ne sont pas celles auxquelles ils pensent. J’affirme que les humains se perdent dans une brumeuse mondialisation ; que leurs rêves sont voilés d’un crémeux brouillard opaque, épais ; que l’information, qui dirige les esprits, développe trop d’armées de faux sentiments ; qu’ils gâchent par leurs ignorances et leurs courbettes, l’essentiel bien dont ils ont besoin pour subsister. La Liberté avec une majuscule. Un tout petit brin de liberté pour le bonheur à la clef. Plus une dictature mais un monde où l’égalité reprendrait ses droits. Pas une utopie. Un monde qui vit, qui respire, qui s’oxygène, qui fait relâche. Avec des peuples qui mangent, qui se soûlent d’air respirable, qui cessent de se regarder le nombril, quidénoncent et condamnent violences et injustices, qui se prennent en mains, qui réagissent.

 

 

Un univers et une terre où il ferait bon vivre, sans peur des pollutions ou des guerres idiotes, sans la frayeur imposée par les armes biologiques ou les mutations génétiques, sans ces plaintes montant des peuples riches qui pleurent sur ce qu’ils n’ont pas, plutôt que de comprendre la chance qu’ils ont. Je veux le partage, bon sang, et la libre pensée. Oui, au moins que l’on puisse penser sans entendre toujours les directives du totalitarisme parfait. Le pouvoir, les pouvoirs. Le pouvoir des pouvoirs. La pensée unique prédomine. Les biens pensants en général et les autres « littéromânes », dont je ne comprends plus les mots, doivent se taire un instant et cesser d’apporter la confusion au coeur même de leur propre absurde mégalomanie : à mettre au feu tout ça, entre guillemets pour un temps.

 

Refaisons notre dictionnaire avec humanité, vite, car au loin j’entends la jeunesse qui gronde et la fracture que je lis dans ses yeux n’est que le reflet d’âmes brisées, d’humains ayant envie d’autre chose. Les jeunes crient, non pas d’avoir mal, mais parce qu’ils commencent à comprendre ce que nous leur avons laissé en héritage : une planète à reconstruire, à bout de souffle, un morceau de terre ruinée par notre inconscience et notre soif de domination, une ressource à l’agonie. Je pars et mon constat est affligeant. Je n’ai plus rien à perdre, je n’ai plus à me cacher du regard des hommes. Si je parle, si j’écris, si je dis, alors je meurs libre. Je ne quitterai pas cette étoile avant d’avoir réglé ma dette. Je peux me lâcher sans redouter les insultes, je peux écrire sans que ma plume ne soit dirigée par un autre. L’esprit critique doit retrouver sa conviction et son essence au coeur même d’une réjouissance que je nomme liberté.  Quarante-cinq ans, c’est peu mais déjà pas mal finalement. Il y a c’est vrai, encore, les enfants des pays pauvres, condamnés dès la sortie du ventre, la faim aux tripes ; l’Afrique et son sida, triste agonie d’un peuple ; la Colombie et son effroyable coke ; l’Amazonie et ses forêts décadentes ; les ressources halieutiques au bord de l’épuisement ; et tout le reste. Oui, on le sait, on passe, on oublie. Il est toujours plus simple de se mettre à penser comme ceux que l’on haïssait hier. J’aime les complications et poursuis ma route à contresens. Contre courant, je vais balancer une flopée de mots qui vont déchirer le voile et traiter de l’insolite situation dont personne ne veut parler.

 

Ce que le monde m’a montré, je le garde. Ce que mes semblables m’ont donné d’eux, je le garde. Je pèse, j’analyse, je trie et je me barre. Après c’est simple, vous n’entendrez plus parler de moi et de cette espèce de vague à l’âme que je laisse traîner derrière mon passage.  Je crache mes mots comme un cracheur de feu se mettrait à flamber des injures. Celui qui ne pense pas comme les autres est en panne d’opportunités, il est en marge des êtres, il dérive sans que son corps ne puisse suivre, c’est un hors terre. Tant pis, je prends le radeau de la dérive, de la dérision et je pagaie sur un océan de maux qui me porte vers l’absolu départ. Ce chemin qui me mène vers ailleurs fait quelques pages, quelques mots d’amour, quelques révoltes intérieures de plus, quelques dérisions.  Tout cela forme des lignes comme ils s’en dessinent sur le sable lorsque la mer se retire à marée basse. Une infinité de phrases insolentes que tu feuillettes et qui s’effacent. Je n’attendrai pas que la marée remonte, il fait déjà nuit dans mon âme. Je patienterai seulement jusqu’au retour de Camille, l’unique espoir qu’il me reste, si j’en ai la force. En l’attendant, j’écris.

 

Extraits ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule “. Interdit à la reproduction. ISBN 2-9518256-1-7. Ouvrage de Batistes (pseudo de Yann Chollet) aux éditions du Vent 2006.

oct 21 2008

Les 12 caricatures de Mahomet

Posted by admin in Articles exclusifs

Caricature de manhomet

Les caricatures censurées !

Caricature de manhomet

 

Découvrez sur mon blog, avant Charlie Hebdo cette semaine, Internet oblige, quelques-unes des 12 caricatures de « Mahom..TUTTT ». Pour porter la dérision à son paroxysme, j’ai censuré les propres dessins censurés dudit prophète (Dessins publiés voilà plus de 4 mois dans le quotidien Danois Jyllands-Posten). En France, c’est le Journal France Soir, chapeau bas, qui a publié en intégralité les fameux dessins, mercredi 1 février 2006. Le directeur du quotidien, pour cette tentative courageuse, s’est vu remettre une belle missive de licenciement, le soir même. Une censure visible jetée aux yeux des lecteurs et des consciences. La liberté de la presse en prend pour son grade. A longueur d’année, certains se battent pour défendre celle-ci, en d’autres lieux de la terre, mais là, c’est chez nous qu’elle est bafouée. La France perd beaucoup ces dernières années, dans tant de domaines (économie, armement, justice…). Maintenant, c’est au tour de la presse de bien comprendre que la liberté d’expression s’estompe. Il existe certains sujets, certains humours, certaines entreprises qu’il est préférable de ne pas citer dans la presse française ! Etonné ? 

 

Cette parution a fait l’effet d’un clash du côté d’un nombre important de musulmans ! On se demande bien pourquoi ?

 

Caricature de Mahomet lance la polémique.

 

Caricature de mahomet

 

Guerre et haine au nom de 12 petits dessins ! 

 

Le directeur de France Soir, Jacques Lefranc, a donc fait ses valises suite à cette prise de position. A savoir : garder son choix d’informer, de montrer, de dire. Il se pourrait que l’histoire des caricatures tombe à pic pour le limoger. Des bruits de couloirs ? Peut-être ! Tenons-nous en à l’information officielle. L’idée même que quelques dessins puissent susciter autant d’émotions dans le monde musulman, est irréaliste. C’est le choc des civilisations ou l’incompréhension grandissante d’un monde, qui par sa mondialisation, a fait que les hommes ne se comprennent plus. Devons-nous aussi rayer l’humour, la liberté d’expression au nom de la religion, des religions ? N’avons-nous pas sous nos yeux, dans les livres d’histoire, les horreurs de la frénésie fanatique, des guerres de religions, des dérives déclenchées par des croyances à outrance. La liberté de croire est un droit, mais la liberté de croire le contraire en est aussi un. Le tout étant de rester humble et de bien s’entendre. Pas besoin de poser des bombes ici et là, d’enflammer des drapeaux pour s’expliquer. Il faut se détendre, reprendre son souffle, réapprendre à aimer l’autre. Pour douze jolis coups de crayon, cela vaut-il la peine de se prendre la tête ? Ou encore de mettre à la porte un directeur, qui par sa bonne idée, s’est fait remercier. Espérons, au moins, que la médiatisation de l’affaire relance les ventes du quotidien France-Soir, en redressement judiciaire depuis un bon moment.

 

 

Image modifiée des Caricatures de Mahomet par Yann Chollet.

 

Certains n’aiment pas la paix, c’est sur

 

Par ce billet d’humeur, je soutiens ceux qui publient et publieront encore les dessins d’auteurs, ceux qui par leurs enquêtes apportent des preuves, ceux qui par leur courage marchent la plume en main, sans se retourner ; et ceci dans le seul objectif de défendre notre liberté d’expression et donc nos libertés individuelles. Autrement, que dire « des dérisions » observées ici et là, à travers le monde ? Ridicules, incompréhensibles, navrantes. Ces réactions de prétendus défenseurs d’une religion, vues à la télévision, ne méritent pas la une. Nous créons déjà tant de raisons de nous haïr, qu’il suffit aujourd’hui de chercher à droite ou à gauche, pour trouver les prétextes de conflits. Les hommes sont-ils donc destinés plus à se détruire qu’à construire de belles choses ensemble ? L’affaire des caricatures de Mahomet n’est, en fait, qu’unprétexte, une mauvaise excuse pour ceux qui n’aiment pas la paix, c’est tout.

 

Les religions fourniront toujours, à ceux qui les cherchent, les meilleurs prétextes à des guerres civiles “. Sacha Guitry

 

 

Lien pour découvrir les 12 caricatures de Mahomet.

http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060202.OBS4859.html

 

Batistes