mai 07 2012

Inspirations électorales 7 mai 2012…

Posted by admin in Pensées évasives
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REPRISE D’UN TEXTE DE Léo Ferré

Réajusté à l’occasion des élections présidentielles

6 mai 2012

photo yann chollet 2012

Yann Chollet est photographe professionnel à Saint-Malo et rédacteur. Chef de Publicité.

- Je ne suis qu’un « artiste de Variétés » et ne peux rien dire qui ne puisse être dit “de variétés” car on pourrait me reprocher de parler de choses qui ne me regardent pas.

- Comme si je vous disais qu’un « ancien ministre de l’économie française ou bien premier ministre italien ou bien d’ailleurs pouvait nager dans des affaires de mœurs ».

- Comme si je vous disais qu’un ministre de l’Intérieur d’une République lointaine ou plus présente pouvait être une canaille.

- Comme si je vous disais que les cadences dans certaines entreprises sont exténuantes.

- Comme si je vous disais que les cadences exténuent les ouvriers jamais les Présidents.

- Comme si je vous disais que l’humiliation devrait pourtant s’arrêter devant « ces agriculteurs, qui ont pendant des décennies déversés des pesticides, sans en prendre conscience, dans leurs propres poumons ».

- Comme si je vous disais qu’à « Lejaby » et plus généralement dans le textile en ce moment ça « délocalise » facile.

- « Comme si je vous disais qu’il serait possible de se taire face à l’oppression des peuples pour quelques intérêts nationaux ».

- Comme si je vous disais qu’il pourrait peut-être exister un prisonnier politique qu’on aurait jugé pour la forme.


- Comme si je vous disais que je pourrais suivre dans la rue ce procureur qui regarde avec l’eau dans la bouche le ventre d’une enfant mineure.

- Comme si je vous disais que ce procureur pourrait être celui qui aurait pu requérir contre ce prisonnier politique qu’on aurait jugé pour la forme.

- Comme si je vous disais qu’un intellectuel peut descendre dans la rue et vendre le journal.

- Comme si je vous disais que ce journal est un journal qu’on aurait pu interdire.

- Comme si je vous disais que le pays qui s’en prend à la liberté de la presse est un pays au bord du gouffre.

- Comme si je vous disais que ce journal qui aurait pu être interdit par ce pays au bord du gouffre pourrait peut-être s’appeler la Cause du Peuple.

- Comme si je vous disais que le gouvernement intéressé par ce genre de presse d’opposition pourrait sans doute s’imaginer qu’il n’y a ni cause ni peuple.

- Comme si je vous disais que dans le cas bien improbable où l’on interdirait le journal la Cause du Peuple il faudrait l’acheter et le lire.

- « Comme si je vous disais que le monde a bougé et que les informations se font sur Internet, sous le couvert de désinformation économique ».

- Comme si je vous disais qu’il faudrait alors en parler à vos amis.

- Comme si je vous disais que les amis de vos amis peuvent faire des millions d’amis.

- ” Comme si je vous disais que des millions d’amis qui ne se connaissent pas, ne peuvent être des amis “.

- « Comme si je vous disais qu’une révolution par les mots et de belles phrases n’est peut-être pas une révolution politique ».

- « Comme si je vous disais qu’en politique, les intérêts personnels passent avant celui des autres. Et que défendre ses intérêts personnels plutôt que ceux du peuple, c’est peut-être une variété de la politique ».

- Et je ne vous dis rien qui ne puisse être dit de “variétés” moi qui ne suis qu’un artiste de Variétés…

Léo toujours d’actualité… revisité par batistes 2012. Pensées électorales.

déc 15 2011

Les Affreux !

Posted by admin in Poésie

photographe professionnel à saint-malo

photographe professionnel à saint-malo

Quand tu te trimballes et qu’on te regarde de travers, si les autres semblent te maudire, rigolent derrière toi à l’envers. En ces moments où l’humain reprend sa forme animale pour te couvrir de ses maux futiles et pâles. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans entendre, ne dis rien, oublie cette mélancolie à se pendre.
Quand tu te montres sous tes soleils resplendissants, si les autres paraissent ne pas te voir, font les absents. En ces instants où l’homme retrouve son esprit « javelisé » pour te taire de son ignorance exacerbée. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans attendre, ne dis rien, fais comme si tu semblais ne pas comprendre.
Quand tu es seule, entendant monter les bruissements de la rue, si les autres sont dehors et qu’ils ont déjà bu. En ces minutes où l’ivrogne n’est plus que moins, t’insulte de tout mot comme un chien. Ne dis rien, va à la vie qui te porte vers ton bonheur, ne dis rien, laisse vivre ton cœur.
Ne dis rien, pars, fermes tes yeux et va à la vie qui te va…
…sans te soucier des affreux…
batistes ©
Je réaliste aussi en tant que photographe professionnel des photographies de mariage sur les secteurs de Saint-Malo, Dinard, Saint-Lunaire, Erquy. Photographe professionnel à Saint-Malo pour les photos de mariage. Expérience en photographie de mariage sur saint malo.
oct 22 2011

Saint-Malo futuriste !

Posted by admin in Articles exclusifs

Saint-Malo comme vous ne l’avez jamais vu !

On connait la ville de Saint-Malo en Bretagne, formant un Dogme avec ses remparts dressés, ses bateaux, ses mouettes, ses marées, la couleur de sa mer Emeraude. Saint-Malo, la cité corsaire, intemporelle, splendide avec son image statiquede ville fortifiée.

Le sable de la plage du mole, de bonsecours, de celle du sillon… Saint-Malo, île devenue accessible mais gardant son empreinte d’hier. Le Grand bé, Cézembre, ses forts posés sur l’eau. Ses bateaux de pêche, ses boutiques et commerces, ses grandes entreprises. Tout cela forme un Saint-Malo incontournable. C’est pourquoi, fort d’une envie de projection dans un futur où la consommation tient sa place, voici en une et une seule image, une photo retouchée, la vision d’un Saint-Malo futuriste qui prendrait des allures d’un monde contemporain. Saint-Malo deviendrait alors à l’image du monde et des mégacités, des grandes villes et de ses artères improbables… Un monde où le passé s’enfuit tandis que l’avenir se dessine à l’horizon.

Certes l’image tend à défigurer ce que nous connaissons mais parfois il est si bon de déformer l’existant pour laisser paraître ce que l’epsrit humain peut faire naître !

Bref : Voici Saint-Malo dans un futur proche, futuriste !

Image interdite à la reproduction sans accord

Pouvez laisser vos commentaires en dessous !

oct 05 2011

Petite poèsie passagère…

Posted by admin in Poésie

Saint malo 2011 par yann chollet

Saint malo 2011 par yann chollet

 Toutes mes photos et textes sont interdits à la reproduction sans accord !

 

 

(le mole de Saint-Malo - Photo Yann Chollet 2011)

 

La vie sans toi

Est comme un oiseau sans aile.

Je me perds moi-même.

 

La vie sans toi

Est comme un océan sans eau.

Le passé s’enfuit.

 

La vie sans toi

Est comme une nuit sans sommeil.

Je t’espère tu es absente.

 

La vie sans toi

Est comme un monde sans poète.

Alors qui suis-je ?

 

Batistes. 1985

sept 21 2011

Facebook ! Mon ami…

Posted by admin in Pensées évasives

 

Fleurs des montagnes à 2500 mètres. Photo yann chollet 2011

Vous êtes gracieux et forts, à tel point que vous arrivez à vous voir tel que vous n’êtes pas ! Votre imaginaire dépasse de 100 fois, la réalité qui vous entoure, si bien que la fusion de votre esprit est capable d’engendrer des cataclysmes spirituels au plus profond de vos propres cerveaux.

N’y a-t-il point de formules mathématiques pour élaborer un projet, qui permettrait d’entrevoir l’an 2500 survivre à tant d’idolâtries intérieures ? Mettez des yeux à l’arrière de vos visages plutôt que de les fermer !

Regardez bien en dedans de vous, pour comprendre ce qui s’y passe vraiment ! Car ailleurs, du côté des sentiments profonds, les vrais, ceux qui font d’un humain un être, il n’y a pas d’amis qui vous attendent, ou si peu que vous pourriez ne rien comprendre à cette solitude inattendue lorsqu’elle viendra s’immiscer pour de bon.

En cet instant seulement, votre esprit se réveillera, trop tard, pour laisser entrevoir un phare, une bouée à laquelle vous accrocher, en espérant qu’elle tienne ; alors qu’au loin, vous verrez « les bateaux » s’éloigner et avec eux, tout l’égocentrisme qu’ils avaient à leur bord, à vous parler de vous comme un ami alors qu’ils parlaient d’eux.

C’est ce qu’il restera en 2500, quelques bouées et quelques phares dans la brume de nos incontestables absences !

Sur l’océan d’un monde accaparant nos pensées, de jours en nuits, en fond de toile l’horreur écologique et l’inhumanité, il subsistera de nos perditions dans le virtuel qu’un vague souvenir d’un instant qu’on croyait beau et qui en fait ne l’était pas…

jan 20 2011

” Si et seulement Si ! ” Poème contemporain.

Posted by admin in Pensées évasives, Poésie

Yann chollet journaliste photographe publicitaire en Bretagne. A Saint-Malo, Dinard, Plancoët

Yann chollet journaliste photographe publicitaire en Bretagne. A Saint-Malo, Dinard, Plancoët

 

 

Qu’est-elle ?

 

Dans les névralgies de mes interstices cérébrales

Les idées semblent voguer sur un océan fané.

La beauté enivrante de cette rose fatale,

A longuement plané au-dessus des airs embrumés.

 

Est-elle vision passagère due à mes maux ?

Mes paupières sont si lourdes de penser,

A son éternelle jeunesse du marbre au berceau,

Qu’hier encore, j’ai cru l’apercevoir, passer.

 

Etrange sensation de la sentir à deux pas,

Doux ressentiments de la croire à m’attendre,

Elle qui n’appartient à personne fait vibrer mon émoi,

Cette femme pudique pour qui j’oserai me pendre.

 

Son parfum apothéotique poursuit sa route en ville,

Les hommes bien que la désirant l’ignorent, elle impose.

Nul ne sait si l’aborder serait compliqué ou facile,

On connait peu sa vie, les rumeurs disent tant de choses.

 

En me promenant dans les artères blessées de ma tête,

Le paraître s’évertue à brouiller la vision, les pensées.

Ce dont je me souviens d’elle, d’un coup s’arrête !

Est-il question d’amour naissant, futile, empressé ?

 

Les mains se rejoignent, se serrent, se frottent lentement,

Les yeux partent à droite, à gauche puis reviennent.

De ces soirs où je t’aimais plus que moi-même, je ressens,

Les odeurs de fleurs, de blés coupés qui me parviennent.

 

Là-haut plus loin, là-bas au sud si la vie s’estompait ?

Les sillons se forment, disparaissent à la surface,

Adieu la nuit, les songes, ces images s’effacent,

De cette femme n’existant pas dont hier je rêvais !

 

batistes 2011.

Saint-Malo, auteur maloui, journaliste à saint-malo, photographe à saint-malo, auteur à saint-malo, publicitaire saint-malo, agence de publicité, site internet sur la région de saint-malo.

jan 26 2010

Elle avance autour de nous…

Posted by admin in Pensées évasives, Poésie

L'enfant roi

L'enfant roi

 

 

 

Lente, invisible, elle s’immisce dans nos vies à petits pas

Dans les moindres artères, même où le silence est roi.

N’ais-je pas su la reconnaitre, l’autre jour, l’autre fois ?

Lorsqu’elle passait, indiscrète, sous mes yeux, devant toi !

 

Subtile parmi les futilités enfantées par nos tyrannies

Vapeur inquiétante née des neurones, au fond de l’esprit.

Si tu savais trop la reconnaître, elle t’invoquerait quelques mépris

Ferme parfois ta fenêtre, assieds-toi et réfléchis.

 

Fleurissante, elle est douce à entendre à l’oreille avisée

Qui ne sait l’éviter se retrouve un jour à ses pieds.

Fatale, elle souffle fort en nos têtes dévissées

Est-elle endormie, je l’entends, murmure encore sur le pavé.

 

Galope, file, revient, part, passe, te revoilà ?

Tu aimes tant les hommes, qu’eux, t’aiment-toi.

La vie s’étire, le temps s’écoule, tu reste là.

Guettant dans la pénombre un seul de leur faux pas.

 

Je sais bien, oui, que tu résonne à travers le monde !

Dans ton sillage, les mots vont à la tombe,

Les phrases s’écourtent, les bruits se fondent,

Tu pars très haut, t’envoles et retombes.

 

Au seuil de chacune de nos portes, tu appelles,

Mais je n’ouvre pas, malgré l’enrobé de dentelles.

Les autres peuvent t’utiliser, te trouver belle,

J’étends sur le sable un morceau de flanelle.

 

Mais qui ce soir frappait encore à ma porte ?

« La connerie humaine » monsieur,

Eh oui, elle n’est pas morte !

(Cet enfant qui marchait sur la plage ne savait rien d’elle…)

batistes 2010

oct 04 2009

Un jour se vide !

Posted by admin in Poésie

photo : Yann Chollet 2009

photo : Yann Chollet 2009

On voyait sur le sable, des coquilles de noix,

Les rêves ici bas n’étaient pas taillés pour moi.

Sur l’horizon s’étendait tel un pâle chagrin,

Un air qu’on siffle, qui flotte et ne sert à rien.

 

On voyait sur la mer, des tourbillons frissonnants,

La lagune plus bas s’étalant vers le tourment.

Posée sur le vent, les rochers, mon âme déchirée

S’estompant aux regards des passants dépassés.

 

On sentait ce parfum fleurir, des ombres derrière la dune,

Nos ciels évaporés, ce tumulte sous la lune.

Et après ?

Ces solistes jouaient une musique lente, presque sourde

Que cette vie sembla lourde !

 

On fanait sous les yeux de ce monde déserté,

Jour après jour, au fil des heures décimées.

Ce cri parvenait du bout de la terre,

Fermer les yeux, mourir et se taire.

Et après ?

 

On ne voyait plus,

Que nos rêves fanés ici et là,

Se balancer au coin de la rue,

Mémoire te souviens tu de ça ?

 

Non, je ne me souviens de rien !

De ces images reste un carré blanc,

Avec en son centre une boule qui tient,

Par un fil quelques sentiments.

 

Et après ?

J’ai coupé le fil !

 

Batistes 2009

fév 22 2009

L’étoile du jour

Posted by admin in Pensées évasives

 

Le temps passe, le monde tourne, je tourne avec lui en une éternité d’étoiles.

La vie s’étend, le sentiment de vivre s’installe, j’aimerai tant mettre les voiles.

Mais je me sens parfois si fatigué,

Je me sens parfois si cassé,

Parfois je me sens si vide de sentiments,

Tout simplement, je ressens l’envie de décrocher un temps.

 

 

Pas plus de solutions ne viennent à l’aurore de nos besoins, infimes soient-ils.

La vie s’étale sur nos routes, qui se croisent, qui se perdent, quelle heure est-il ?

Et je me sens parfois si stupide,

Je me sens si souvent livide,

Parfois je me sens pourtant si libre de tout,

Si triste aussi, comme posé aux abords d’un gouffre, c’est fou,

Combien on peut se savoir inutile,

Dans un univers fait de mille petites choses futiles.

 

 

Le miroir est parfait, le reflet est beau, un être en deux images.

Le chemin s’éclaircit, la douceur revient sur le visage,

Même si je me sens si seul,

Parfois même si seul au milieu de la foule,

Je me sens si faible comme un corps voguant sur la houle.

Si fort des fois, mais l’écume étouffe le beau,

La tête reste juste à mi-hauteur entre deux eaux.

Yann Chollet 2009

fév 21 2009

Poésie d’un soir

Posted by admin in Poésie

Couché de solei plage de Saint-Jacut de la mer en Bretagne 2010 

Le soir après une journée qui s’est enlacée comme une ceinture autour de la taille

On aurait pu penser que nos vies étaient attachées à quelques drogues

C’est sur, on aurait sembler croire qu’un shout aurait résolu les failles

Pourtant petite, tu vois, les drogues n’apportent aucun des délires promis

Et tu pourrais bruler ton amour autour d’une soirée où il te proposerait une ligne.

 

Avec moi, c’est clair, le ciel serait plus bleu que la noirceur de tes nuits

Même si tu te brulerais à chercher ce que j’en pense, parce que je suis ailleurs

Dans un lieu peu banal, toujours, avec une idée bien placée là-haut, l’idée que la vie s’enfuit

Alors une goulée de plus, vois-tu, semblable, l’idéal n’est pas arrivé à l’heure.

Ça chauffe à l’intérieur, il me donne envie de tout détruire.

 

Je t’assure que la poésie m’aidera à ne pas plier devant les intrus

Brulante vague de haine qui s’écoule et s’estompe en un moment

Voilà enfin le moment venue de t’épauler et ensuite, l’exportation vers l’inconnu

Musique, puis solitude, le vide et c’est l’indifférence, oui voilà, je suis indifférent.

Danses, oublie toute cette merde ! Particule élémentaire devenu être. Bye, bye.

 

Une puissance flotte au-dessus de nos âmes, le soleil, lui,

Se trimballe comme un vieil air des Verves qui réconforte le silence.

C’est bon finalement d’écouter les Verves parce que je m’oublie

Et toi tu t’effaces, avec toi s’efface cette balade qui balance.

Que te dire de plus? Bonne chance !

Batistes

oct 29 2008

Poème Logarithmique

Posted by admin in Poésie

Impression de la bretagne le soir, du côté de saint malo

 

 

Je l’écris, je le lis, je le prends, je le froisse, je le casse et je le brise. Je le médite, je le jette, je ne lis plus les journaux.

Ils dressent des barrages devant mes illusions de savoir, de connaître, d’être, de rêver. Penser merde, c’est la seule chose qu’il nous reste.

Va rêver toi l’inconnu. Toi, oui toi l’artiste du désespoir, celui qu’on regarde et qu’on méprise. Celui qu’on interpelle et qu’on jalouse.

Toi, l’écrivain, le songeur, le poète, le philosophe du soir, range ta mémoire ailleurs. Dans tes cartons de solitude. Ferme les placards de ta tête et ta gueule. 

Oui, toi le minable rêveur, va rêver autre part. Dans un endroit où l’on ne t’entendra plus. Va briser tes utopies sur les murs des calomnies, des habitudes qui lassent ta vie.

Va marcher dans l’ailleurs de fortune, va gerber ta vomissure et tes phrases sur du papier chiotte. Ne pense plus, écoute le son de la dictature qui s’invite. Ferme le robinet de ton inspiration et lis sans comprendre.

Ah, toi, le peintre du monde, le maudit littéraire à la plume cassée, le diable d’écriture. Retourne dans ton isolement solitaire et crache ta bavure sur ton chevalet de feuilles blanches.

Ecoute, écoute le son des pouvoirs qui envahissent la parcelle qu’il te restait. Celle où tu pensais te réfugier en cas d’insurrection, en cas de doute, en cas de cassure. Ce coin où tu aurais pris le temps de vivre, un instant, 5 minutes à l’abris du chaos qui s’annonce.

Alors rédige le cahier de ta dernière heure, lance les mots qu’il te reste, passe de l’ombre au jour sans te poser de question et sans te retourner. Ne soit plus un autre, ne te cache plus, ne lis plus les journaux et  jette ta télévision par la fenêtre de la sincérité.

Sache qu’il ne te reste que quelques jours, quelques minutes de plaisir. Regarde l’enfant, la femme, la beauté, le monde et surtout si tu veux encore un peu de temps en plus, garde l’énergie, l’espoir et les utopies que tu pensais disparues…

Et la phrase d’un ami qui termine ” …Je leur pisse à la raie en Spirale Logarithmique…”.

Yann Chollet 2001

oct 21 2008

L’absence de médiatisation peut tuer la culture

Posted by admin in Poésie

Livre auteur malouin yann chollet 2003

Des murs à infranchissables pour se faire connaître

 

Voilà quelques mois, mon deuxième livre paraissait aux éditions du Vent. La presse qui possède le livre semble ignorer ce dernier. A vrai dire, l’ego prend souvent un petit coup de trop, lorsque le silence des médias rassure vos certitudes. Un homme avertit en vaut deux, dit-on ? J’en doute. Certes, écrire un roman noir à la française « En Attendant Camille, le Monde S’Ecroule », ce n’est sans doute pas faire preuve d’un esprit commercial d’excellence. Je sais, les prix d’excellence, ce sera pour plus tard. Normal, pour l’instant, le consensuel n’a pas entamé mon « esprit rebelle » (Rebelle=en quête de vérité). En quête de vérité donc rejeté, les écorchés vifs sont souvent éloignés de la libre parole et des supports médiatiques classiques. Du moins pour mon cas.

 

En attendant, la patience s’impose. Patienter pour entrer sous la lumière, ne serait-ce que sous une micro petite. Non pas pour la lueur qu’elle apporte, je m’en fiche, mais simplement pour que les gens puissent savoir, m’entendre, me lire. Comme ils le firent avec plaisir, à maintes reprises, lorsque je laissais traîner quelques mots dans les lignes du « Petit Bleu », petit hebdo des Côtes d’Armor dont les ventes montaient en flèche, à l’époque, sur mon secteur. Ma première expérience journalistique, quoiqu’en pensent certains journalistes ou patrons de presse. Là encore, l’impertinence de cette dernière phrase, confirme la règle ou l’inverse : chaos à l’arrivée, irrespect de la part de la profession. Voire, des regards sarcastiques de quelques êtres humains, encore étonnés que l’élève puisse faire mieux qu’eux. Un petit correspondant de presse ne peut devenir un journaliste, aux yeux des pros. L’impertinence devient pertinente, à tel point que l’autre vous regarde d’un œil étrange, comme à l’usine lorsque vous glissez une bonne idée au patron et que vos collègues se demandent pourquoi. Le temps passe, les rêves subsistent, les cons sont oubliés. La vie continue, l’espoir revient, les cons en sont toujours. Malgré ce constat et les murs qui se dressèrent devant moi, à l’époque, quelques belles enquêtes pour des revues nationales me permirent d’obtenir ma carte de presse et d’entrer dans ce milieu obscur.

 

Cherche la vérité et tu connaîtras la censure

 

Après s’être fait censurer à tout va, lors de la sortie de mon premier livre « 7 jours sur 7 à votre service », qui dénonçait un groupe si grand qu’il finit par me démontrer mes certitudes, j’attendais une main tendue, un regard de la part de la presse. Cette presse, qui pour des raisons purement économiques et la sauvegarde de ses budgets publicitaires, décidait d’omettre l’existence du témoignage clef, que fut ce premier ouvrage. A cet instant précis d’incompréhension, la pensée se divise en deux. Suis-je parano ? Suis-je trop petit pour exposer cette réalité, qui faisait de ce grand groupe un gourou des temps modernes, un groupe totalement hors éthique ?

 

Mon expérience en la matière, les phrases de mes propres confrères, puisque j’avais ma carte de presse, les divers témoins et des enregistrements multiples, furent là pour confirmercette double réalité. L’une étant que j’étais trop petit et l’autre que la presse se faisait acheter. De façon détournée, bien évidemment, mais bien acheter par des plans médias. Cela, par contre, il vaut mieux le taire. Ou bien devenir pertinent : L’impertinence, eh oui, toujours mon vilain défaut ! Malgré cette censure d’au moins deux ans, certains journalistes m’ont tout de même soutenu par des articles. Même s’ils étaient souvent légers, ceux-ci firent leurs effets un peu partout en France. Si bien qu’une bonne partie des livres finirent par être vendus. Là, ce fut la vrai surprise tout de même. Alors qu’un écrivain qui publie seul, vend généralement 200 livres, j’ai vendu plus de 2.000 ouvrages. On en trouve dans les bibliothèques des écoles hôtelières, dans les couloirs de l’assemblée nationale, sur le bureau de certains juges, d’avocats, dans les universités, sur le comptoir de directeurs d’hôtels et dans les piles des médias.

 

La communication remplace souvent l’information

 

Si ce livre avait fait de réelles « une », ou si une maison d’édition plus courageuse que la presse, avait fait le chemin à mes côtés, je vous laisse imaginer le résultat. Bref…Après ce plaisir subtil, il fallut se faire oublier de la censure, dans l’espoir de poursuivre. D’écrire le suivant. De s’assagir peut-être ? Il était déjà là, le suivant. Ecrire sous mon nom sembla trop frais encore, si bien que je décidais de l’écrire sous le pseudo de Batistes. Pseudonyme inscrit sur ma carte de presse. Malgré des efforts, les mots, les phrases de ce roman noir fraîchement imprimé, sentaient le souffre. Exposant à tour de bras ma vision de notre société contemporaine, mon indignation de certaines institutions et faits, montrant à quel point nous sommes devenus, tous, des moutons. C’est pourquoi une fois encore, rares sont les journalistes ayant accordés un œil, même critique, sur quelques bonnes feuilles. Pourtant, si vous connaissiez les commentaires des lecteurs ! Vous seriez tentés de me suivre à travers ces 289 pages.

 

Quoiqu’il en soit, je constate qu’il est plus important aux yeux de nos journalistes, de chroniquer deux fois le dernier Jean D’Ormesson ou autres, plutôt que d’informer les lecteurs sur l’existence d’un nouvel auteur. Nous n’avons pas la même vision du mot information, ni de cette déontologie journalistique qui faisait jadis, de notre presse nationale, l’une des meilleures. Les Français rejoignent d’ailleurs ma pensée, si l’on en croit la chute vertigineuse des ventes de cette presse française. Evidemment, les gens sont bêtes mais plus dupes. Avec de nouveaux moyens de communication, critiquables certes, les Français se renseignent, se documentent et s’aperçoivent rapidement du consensuel établit par la presse, des manigances et des abus de celle-ci. Aujourd’hui, les dépêches AFP sont à disposition de tous, alors…Pourquoi acheter des journaux qui se contentent de les reprendre à la lettre. Les enquêtes deviennent rares, faute de temps. Comme les politiciens, idem. Ils parlent, ils parlent, font peu et un jour s’étonnent de plus être entendus ! Le cas de mes deux livres n’est qu’un petit exemple, bien sur. Votre vie, votre propre expérience, vous démontreront certainement un jour, quelques-unes des vérités exposées ici. Il suffit pour cela de deux choses : Ouvrir grand les yeux et tendre les oreilles.

 

Se plier aux inégalités médiatiques ou continuer de les dénoncer ?

 

Je m’égare une fois de plus dans les méandres des mots, dans ce lieu où la pensée s’évapore pour revenir de plus belle. Sans doute que tout cela à un sens. Déjà faire connaître mon dernier livre dont les critiques sont plus que positives, mais surtout tenter de vous surprendre. Certains ne comprendront pas grand chose à mes phrases, car il faut savoir lire entre les lignes pour saisir la subtilité de mon univers. Mais j’ai mieux encore pour vous surprendre. Effectivement, je pense exposer bientôt les 4 premiers chapitres d’« En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule » en lecture libre via le net. Voire 6 chapitres. Une fois de plus, cela pour détourner le manque d’écoute et de médiatisation autour de ce roman noir. Tout cela semblera bien égocentrique à vos yeux. Seulement ais-je le choix ? Dois-je me fondre et arrêter d’écrire, alors que je ressens à chaque prestation un engouement autour de mes lignes ? Puis-je m’imposer un silence, sous prétexte que des journalistes bien assis préfèrent plus penser à la rentabilité qu’à l’information, plus à conserver leur place qu’à ouvrir les débats ? Suis-je obligé de me plier à ce monde où des gens comme Ardisson ont parole d’évangile et dirigent à loisir les esprits des consommateurs ? « Je parle de ça, donc c’est ce qu’il y a de mieux, donc achète »…

 

Ce n’est pas de l’information, c’est du matraquage. Je remarque au passage que France 2, chaîne nationale, en laissant de telles émissions se poursuivre, n’apporte pas une image d’une France démocratique. La parole n’est jamais offerte aux artistes en marge du système. Les invités se ressemblent d’émission en émission, ayant pour cause d’évincer de la place médiatique, ceux qui forment pourtant la richesse culturelle de notre pays. Inviter un artiste connu, franchement c’est bien, je suis d’accord. Mais l’inviter trois fois, sur 4 chaînes différentes, pour dire la même chose, c’est dommageable. C’est omettre d’accorder une plage de liberté à quelqu’un d’autre.

 

En Attendant, je souhaite mes bons vœux à ceux qui m’aident en achetant mes livres ; qui aiment découvrir d’autres univers ; qui contrent par cela, la pensée unique. (renseignements sur mon dernier livre, pour toutes commandes à batistes@aol.com).

oct 21 2008

Une convention de transfèrement pour Michael Blanc (décembre 2005)

Posted by admin in Pensées évasives

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Exemple de démocratie en Indonésie

 

On ne le présente plus, pourtant…Michael Blanc, c’est ce jeune français qui a ou n’a pas trimballé, trois malheureux kilos de cannabis dans une bouteille de plongée, en 1999. Pour faire un pont facile, il est clair qu’en France, cette infraction est réalisée en toute impunité chaque jour. Mais là, c’était du côté du plus grand Archipel du monde, l’Indonésie. L’erreur, le cauchemar. Prison à perpétuité. Sur place, on ne lésine pas sur les peines. L’histoire de Michael Blanc est devenue un exemple de « la répression efficace » en Indonésie, aux yeux de ses bourreaux. Bourreaux qui apportent, par cette référence, une image réaliste de la démocratie indonésienne. On se souvient tous de « Midnight express », autre pays, même genre de contexte, irréalisme identique. Voilà donc plus de 5 ans que ce citoyen français, survit dans un endroit qui ressemble plus à une ville du 4ème millénaire qu’à une prison.

 

L’Etat français se ridiculise

 

Les conséquence de cette situation est simple : une femme qui se bat pour faire libérer ou transférer son fils (sa mère habite aujourd’hui sur place), un être-détenu brisé, un état français qui se ridiculise en fermant les yeux et en laissant pourrir la situation, l’Indonésie qui montre un bien sombre visage de ses institutions, des humanistes qui se révoltent contre ce fait. Même Charles Villeneuve, qui a plutôt tendance à jouer dans le voyeurisme, course à l’audimat oblige, s’est arrêté sur le cas Michael Blanc dans Droit de Savoir du 27 novembre 2005. En cette heure où chacun fume autant qu’il boit, le sujet fait tâche ; la négociation diplomatique entre nos pays respectifs pourrait, d’un coup, régler le problème. Sommes-nous devenus avec la mondialisation, des humains de la planète plus que des français, aux yeux de nos dirigeants politiques ? Cette réflexion doit nous interpeller.

 

Ne pas se taire mais réagir

 

Certes, en terme de démocratie, d’humanité, de soutien, de nombreuses actions sont à faire à travers le monde, l’Europe, la France, à côté de chez nous. Nous les ferons, j’espère, pour obtenir une société meilleure et plus juste ; pour que nos enfants puissent vivre encore quelques belles heures ! 2005 va laisser place à 2006. Nous ne devons plus nous taire, nos silences ont trop longtemps gangrené nos propres espoirs. Aujourd’hui comme demain, s’il faut marcher ensemble pour que nos volontés soient entendues, faisons-le. Ne restons plus dans nos bulles respectives. Pour le cas de Michael Blanc, réveillons-nous un instant. Ecrivons tous à notre cher ministre des affaires étrangères, pour lui faire comprendre ce que nous attendons de lui et vite dans cette affaire. S’il n’entend pas nos mots, alors nous serons au moins fixés sur notre sort, sur l’utilité de telles institutions.

 

Si Michael Blanc était notre enfant ?

 

Pensons-nous que Michael Blanc est coupable, qu’il ne l’est pas ? Croyons-nous qu’il puisse être un trafiquant, qu’il ne l’est pas ? Nous sentons-nous éloignés de cette histoire, y sommes-nous sensibles ?Il faut simplement savoir que sa peine est purgée. Six ans dans l’enfer. C’est bon, il a largement payé ! Imaginez-vous un instant que ce soit votre enfant. Que feriez-vous ? Rien ou tout ? Oui, vous feriez tout. Alors faisons-le pour lui, pour sa famille, pour montrer que nous avons encore dans nos âmes, une parcelle d’humanité et de compréhension.

 

Ecrivons tous au ministre des affaires étrangères dès aujourd’hui !

 

Je vous encourage, visiteurs-lecteurs de mon blog, à rejoindre le site de l’association de soutien à Michael Blanc http://www.michael-blanc.com. Puis, d’écrire à notre ministre des Affaires étrangères ceci (copier coller ce message) : « Monsieur le ministre, en tant que citoyen français et vivant dans ce pays démocratique qu’est la France, je veux croire en l’utilité de votre ministère et en la force de nos institutions. Vous êtes mon représentant au sein de l’état et je vous demande, en mon titre d’électeur, de régler l’affaire Michael Blanc dans les plus brefs délais. Je ne soutiens pas le trafic de stupéfiants mais soutiens l’idée qu’une peine soit donnée à la hauteur du délit. Ce que ne reflète pas celle donnée à Michael Blanc par le tribunal de Denpasar en Indonésie. Je ne peux croire que si j’étais dans la situation de Michael Blanc et ayant connaissance du dossier, vous puissiez me laisser moisir à l’étranger comme un inconnu. Vous devez donc réagir et faire de telle sorte que Michael Blanc, puisse obtenir une convention de transfèrement entre la France et l’Indonésie, ce qui permettrait son emprisonnement dans son pays d’origine. Je ne suis pas le seul à penser cela et vous le savez. Vous avez mission de répondre aux demandes des français. Vous aurez votre part de responsabilité dans ce qui pourrait arriver à Michael Blanc. Vous ne pourrez dire : « Je ne savais pas ». Cordialement ».

 

Envoyez vite votre lettre à cette adresse

 

Votre lettre est à envoyer, rapidement, sous enveloppe timbrée à : Ministère des affaires étrangères, cabinet du ministre, MonsieurPhilippe Douste-Blazy, 37 Quai d’Orsay, 75351 Paris. Cela vous coûtera le prix d’un timbre.

 

 

(Si vous n’avez pas le temps, inscrivez votre nom, prénom et adresse en commentaire sur ce blog, je m’occupe de transmettre).

 

Batistes

oct 21 2008

Poésie du jour

Posted by admin in Poésie

 

Photo exclusive de la grande grue intra muros : yann chollet

 

Se soumettre à rendre l’encre à la plume. C’est paraître en attendant meilleure lune. Laisser un temps le discours des autres planer. Est-ce se résoudre à tant de dégoût, lassé ? Peut-on s’estomper dans le silence d’un moment ? Pour que tout, par magie, s’éclaircisse un instant. Le monde s’évade et nos vies sont passées. Je me noie dans les yeux des enfants assassinés. Ils sont plusieurs à crier, leur cœur est fendu. Pourquoi merde tous ces drames et toujours, irrésolus ?

 

Se soumettre à rendre le paraître à la plume. C’est partir tête baissée en quittant la tribune. Laisser trop de chance à l’unique pensée. Est-ce se pendre à la corde des mots délaissés ? Peut-on se suicider en toute quiétude devant les biens pensants ? Sans rien dire, sans écrire, sans chanter, sans sentiments. Le monde s’étire et nos âmes sont errantes. Je me noie dans les regards des femmes battus suffocantes. Elles sont tristes et plus d’une larme a coulé. Les ordures ça existent, la guillotine est cassée.

 

Se soumettre à rendre le départ à demain. C’est dormir humilié en ne rêvant plus rien. Laisser sa viande se trimballer au grès du vent. Est-ce l’objectif des humains de maintenant ? Peut-on n’être qu’un vide, qu’un néant toute une vie ? Pour que rien ne soit fait, rien ne soit dit. Le monde s’échappe et nous avec. Je me noie dans les hurlements de l’Afrique en obsèques. Sida, ils sont si nombreux à périr, alors que si peu ferait tant pour l’avenir. Les mères, les maris, les femmes, les enfants…..Que faisons-nous, de nos vies, pour aider les gens ?

oct 21 2008

Putain d’incohérence à la Une (Archive 2005)

Posted by admin in Articles exclusifs

La grippe aviaire avant le Pakistan, l’Afrique, le reste…

 

En cas de grippe aviaire, nous pourrions peut-être partir au Pakistan, puisque tout va bien sur place. Du moins c’est ce que pensent les médias, qui occultent le tremblement de terre et la misère des gens, la détresse humaine. Les médias qui omettent d’interroger nos dirigeants pour leur demander ce qu’ils font. Tant de pages sur l’Amérique, tant de pages sur une grippe aviaire mortelle qui pourrait arriver. Et si nous vivions de si. Tant de mots sur les politiciens qui se gargarisent de leur propre ego. Il y a des pays, des faits divers, des peuples qui n’intéressent pas. Ou bien trop peu, ou bien moins que d’autres, c’est sur. Regardons l’Afrique, la Colombie, l’Inde. Comptons les articles de fond, dans la presse, sur le Pakistan, c’est rare en ce moment ; les journalistes se mobilisent autour d’une potentielle grippe. Générer la panique fait vendre de l’info sensation. Les quotidiens sont en crise et utilisent les mêmes principes que la presse people, qui elle, s’en sort.

 

Un peuple en dérive

 

D’ici, j’ai vu les yeux des enfants et de cette vieille femme qui souffraient en silence, là-bas, comme pour s’excuser. S’excuser de quoi ? De souffrir et de ne rien attendre des autres. S’excuser d’être mutilé par la nature ; cette nature que d’autres peuples ne cessent de dévaster. S’excuser de rester digne face à l’oubli des frères humains « qui après nous vivrez… ». S’excuser d’avoir le corps, qui se gangrène par manque de soins ; par manque de soutien. Connaît-on la souffrance que procure un pied, à demi-tranché, qui pourrit à l’air ? Que ferions-nous s’il s’agissait d’un enfant d’ici, de France ? Notre réaction serait-elle identique : L’indifférence. J’ose croire que non ! Alors politiciens de France, réveillez-vous et aidons ce peuple en dérive, vite. A moins que d’autres échéances électorales, viennent encore polluer votre quotidien, retardent votre action envers le Pakistan. N’est-il pas possible de parachuter une aide humaine et pharmaceutique plus rapidement ? Sommes-nous donc plus doués pour faire la guerre et utiliser « les frappes éclaires chirurgicales », que de distribuer de l’humanité ?

 

L’espoir dans la souffrance 

 

Ça a tremblé de l’autre côté de la planète et nous sommes en France à clamer nos petites angoisses quotidiennes, à nous lamenter sur notre bourse vide en fin de mois et même en début maintenant, résultat de notre endormissement journalier. On se lamente d’être devenu des moutons à la langue coupée. Ailleurs, des gens qui souffrent, vivent une tragédie, se taisent et contiennent leur rage, pleurent en silence et se ressassent les images qui ont dévasté leur vie. C’est une leçon que nous devrions regarder avec nos âmes. Leur passé n’est plus, d’ailleurs qu’était leur vie, avant. Aujourd’hui, en tous cas, elle n’est que néant pour un grand nombre. C’est trop de dureté à la fois, trop d’injustice.

 

A  la  Une : tout pour attirer le lecteur

 

Un tremblement de notre planète a donc dévasté des existences et nous, on se tait. Pourquoi ne pas mondialiser la bonté humaine, plutôt que de tenter toujours de mondialiser l’économie avant tout ? Oui, pourquoi nous laisser dominer par cette économie disproportionnée qui ravage les petits peuples et génère plus de misère. Alors certes, c’est la dignité au ventre, comme toujours, que les Pakistanais gardent l’espoir malgré tout. Et nous, nous perdons le nôtre à chaque article de presse vide. A chaque article de presse incohérent. A chaque article de presse qui ne dit rien. Alors oui, ça a cogné dans les cœurs au Pakistan ; un peuple s’écroule, et nos journaux parlent de grippe aviaire. Putain d’incohérence, encore, ce matin à la une.

 

Batistes.