mar 14 2010

Diam’s : Photos de concert : Tournée 2010 : Article exclusif !

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Diam’s de retour depuis des mois !

L’histoire d’un Come Back 2009 - 2010 qui claque…

      Incontestablement elle survole le rap français. Une fois de plus ! Diam’s assure un retour en force depuis des mois. Elle a « pété les plombs » dit-elle ! Elle est passé là « où t’es rien qu’un malade, rien qu’une putain d’ordonnance », où « les putains de médocs sont venus me couper les jambes » et « sont venus me griller les neurones », où « ces charlatans de psy on bien vu briller mes euros ». Depuis sa sortie de cette période, qui semble avoir ombragé son existence, Diam’s est aujourd’hui au cœur d’une tournée vraiment sympa. Certes, les critiques éclatent, ici et là, laissant penser que la chanteuse aurait fait dans l’écriture naïve, du terre à terre primaire inécoutable…etc. Ah les journalistes ! Ah les rappeurs jaloux ! Aurait-on oublié que le rap reste une musique urbaine où la résonnance des mots doit glisser au feeling. Sans prétention, sans tentative de séduction forcée. C’est le cas, ça coule, bien cool. Musiques et paroles s’accordent, pour donner un ensemble agréable à l’écoute. Les sentiments humains débordent de chaque texte, c’est tout bon. Après c’est certain, on a le droit de ne pas aimer, de ne pas s’y retrouver. L’album comme la tournée semblent bien engagés comme si rien ne pouvait plus arrêter cette chanteuse éclatante, qui nous fait bouger, nous séduit, nous surprend toujours. La suite plus bas…

Diam's en concert à l'Omnibus Saint-Malo

Diam's en concert à l'Omnibus Saint-Malo

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Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

 Petit Bémol, mais bon !

      Son dernier album S.O.S reste à l’image de sa tournée. Du bon, du propre, du nickel ! Seul bémol à l’histoire : le manque de surprise lors des « lives » ! Effectivement de l’Olympia à Nantes en passant par Saint-Malo, on retrouve toujours la même trame d’un concert à l’autre. Concrètement, ce que vous verrez à Paris, vous le verrez en province. Le timing est précis, les chansons s’enchainent dans le même ordre. Pas question d’espérer un clash ou un free-style improvisé à l’ancienne. Dommage, vraiment dommage ! Il est donc préférable d’attendre quelques mois avant de retourner la voir. Heureusement, le show reste à la hauteur des attentes : on en a pour son argent. Du son à profusion, sous la coupe de DJ Dimé, always in the place. Il est bon de noter qu’une partie des recettes de la tournée partira à la Big Up Fondation. Une fondation dont Diam’s est présidente et qui a pour vocation de développer des projets en Afrique. En voilà une idée qu’elle est bonne ! Ici en photos lors de son live à Saint-Malo, salle de l’Omnibus. Un concert plein d’émotions où Diam’s joue avec les mots pour affirmer ses envies, ses amours, ses joies…La suite plus bas…

 

Diams's en concert à Saint-Malo. 2010

Diams's en concert à Saint-Malo. 2010

 

Diam's en concert à Saint-Malo en 2010

Diam's en concert à Saint-Malo en 2010

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Diam's en concert à Saint-Malo. Tournée 2010

Diam's en concert à Saint-Malo. Tournée 2010

 

Diam's en concert à Saint-Malo

Diam's en concert à Saint-Malo

 

Diam's en concert à saint-malo.

Diam's en concert à saint-malo.Diam's en concert à Saint-Malo 2010

 

Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

Toujours dans la place !

       Enfin, il est clair que Diam’s reste l’artiste rap de prédilection d’un public qui se veut de plus en plus éclectique. En 2010, lors de la tournée, on croise dans les salles des enfants, des ados toujours et des aficionados de l’époque IAM, SNIPER, FFF, NTM ou autres précurseurs. Chacun retrouve à travers les textes quelques parcelles de sa propre vie, même si parfois les lyrics sont si « perso » qu’on a du mal à se les approprier. Il n’empêche que ça fait du bien, ça s’écoute tranquille, ça se balade tout seul au fond des oreilles sans faire mal. Lorsqu’elle nous dit “Alors je dis que j’ai une poussière dans l’oeil”, ça claque ! Diam’s poursuit sa route en véritable passionnée de la scène, proche de ses fans, relativement accessible. Bien qu’il faudra parfois attendre une à deux heures pour obtenir un autographe, voire une photo après un concert, Diamant semble tenir à cette proximité humaine. Elle signe, elle embrasse, elle discute. La suite plus bas…

Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

 

Diam's en concert à Saint-Malo

Diam's en concert à Saint-Malo

 

Diam's en concert à Saint-Malo 2010

Diam's en concert à Saint-Malo 2010

 

Diam's en live à saint-malo en Bretagne 2010

Diam's en live à saint-malo en Bretagne 2010

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Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

 

Diam's chanson Peter Pan

Diam's chanson Peter Pan

A voir ! Sans modération…

     Tout le monde attendait son retour. Les uns pour la descendre en flèche comme d’hab, les autres pour la découvrir encore et encore. On a donc le sentiment que ce « come back » fait mouche ! Il est difficile de ne pas aimer cette chanteuse débordante d’énergie, qui tend à placer des messages plutôt proche de la réalité du quotidien. L’aspect « banlieue » est inexistant, ça sent la maturité, la réflexion, l’analyse même si les racines sont omniprésentes, évidemment. L’émotion est au rendez-vous, la dynamique Diam’s fonctionne bien, le show s’articule autour des ressentiments, du franc parlé, du bon live quoi ! D’une manière générale, le prix des places de concert est accessible à tous, à l’opposé d’autres artistes qui proposent dorénavant des sièges hors de prix. Tant pis pour eux car on n’ira peut-être pas ! En attendant Big Up Diam’s, Big UP ! Bonne route…

Diam's chanson Peter Pan

Diam's chanson Peter Pan en concert. Photo de l'artiste rap française Diam's en habit d'ours.

 

Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

Diam's en concert à l'Omnibus à Saint-Malo

 Texte et photos de Diam’s

Yann Chollet 2010

Photo Diam's tournée 2010

Photo Diam's tournée 2010

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Diam's en concert en France en 2010

Diam's en concert en France en 2010

 

diam's en concert. Photo Exclusive.

diam's en concert. Photo Exclusive.

 

Diam's en concert à Saint-Malo. Photo Yann Chollet

Diam's en concert à Saint-Malo. Photo Yann Chollet de Diam's. Titre une poussière de l'album SOS tournée 2010.

 

Photo de Diam's en concert en 2010.

Photo de Diam's en concert en 2010.

 Les photos de Diam’s : La tournée 2010 : S.O.S

Diam's sur scène avec ses musiciens.

Diam's sur scène avec ses musiciens.

 

Diam's et ses chanteuses en concert

Diam's et ses chanteuses en concert. Photo prise par le journaliste photographe de saint malo, yann chollet. Travaille en agence de publicité à saint malo.

Interdit à la reproduction sans accord
Merci à Caroline Lecuyer d’Auguri productions
Le site de la fondation
fév 21 2009

Poésie d’un soir

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Couché de solei plage de Saint-Jacut de la mer en Bretagne 2010 

Le soir après une journée qui s’est enlacée comme une ceinture autour de la taille

On aurait pu penser que nos vies étaient attachées à quelques drogues

C’est sur, on aurait sembler croire qu’un shout aurait résolu les failles

Pourtant petite, tu vois, les drogues n’apportent aucun des délires promis

Et tu pourrais bruler ton amour autour d’une soirée où il te proposerait une ligne.

 

Avec moi, c’est clair, le ciel serait plus bleu que la noirceur de tes nuits

Même si tu te brulerais à chercher ce que j’en pense, parce que je suis ailleurs

Dans un lieu peu banal, toujours, avec une idée bien placée là-haut, l’idée que la vie s’enfuit

Alors une goulée de plus, vois-tu, semblable, l’idéal n’est pas arrivé à l’heure.

Ça chauffe à l’intérieur, il me donne envie de tout détruire.

 

Je t’assure que la poésie m’aidera à ne pas plier devant les intrus

Brulante vague de haine qui s’écoule et s’estompe en un moment

Voilà enfin le moment venue de t’épauler et ensuite, l’exportation vers l’inconnu

Musique, puis solitude, le vide et c’est l’indifférence, oui voilà, je suis indifférent.

Danses, oublie toute cette merde ! Particule élémentaire devenu être. Bye, bye.

 

Une puissance flotte au-dessus de nos âmes, le soleil, lui,

Se trimballe comme un vieil air des Verves qui réconforte le silence.

C’est bon finalement d’écouter les Verves parce que je m’oublie

Et toi tu t’effaces, avec toi s’efface cette balade qui balance.

Que te dire de plus? Bonne chance !

Batistes

oct 29 2008

Extrait de “En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule”

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Extrait du livre de Batistes aux Editions du Vent : ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule “. Le roman toujours disponible, uniquement sur commande. Ici page 239 à 246.

 

 

Moutons

 

Le jour se lève, ça me va. Je peux parler des moutons. J’en fus un. Un peu, parfois, trop souvent. Quel humain n’a pas été dans le troupeau ? Je n’en connais pas. Le monde est un grand pâturage dont les pays forment des grands champs, avec au milieu ces bêtes que nous sommes. Des bêtes de somme. Le système est fait de telle sorte que nous ressentons un air de liberté qui n’en est pas un ; l’illusion d’un bien être qui ne l’est pas. Nous marchons dans un même sens, avec une pensée commune. Un seul objectif. Notre bonheur. Pas celui du voisin surtout, le nôtre. Un bonheur indissociable de l’argent qui dirige tout, qui permet l’indépendance apparente, celle qu’on déguise, avant de nous la pointer sous le nez. Cette liberté n’a que l’air et le nom. Nous dépendons d‘un environnement dont nous avons perdu le contrôle. On parlait d’un cadre de référence, propre à chacun mais il s’uniformise peu à peu sur un modèle impersonnel. Le pouvoir d’agir sans contrainte n’existe pas. Il y a toujours un frein à ton ardeur, à tes envies existentielles, à ton bonheur. Pour nier l’évidence, tu finis bien par te contenter du médiocre, hein, l’humain ?

 

Arc en ciel de Yann Chollet

Arc en ciel de Yann Chollet

 

Lorsqu’il n’y a rien, tu trouves toujours un bout de quelque chose pour t’accrocher : un sentiment, une petite joie, un quignon de pain, un sou, un paysage, une création. Une grande surface, une maison avec des volets aux couleurs de la ville. Ils se satisfont de peu, les moutons. On en est même arrivé à parler de démocratie libérale. Comme si le simple mot démocratie ne suffisait plus à ce trompe l’œil ! Le miroir des reflets fonctionne. Il te pousse à penser que ta condition, aussi médiocre soit-elle, est vivable. Ah ! La belle démocratie morose. Mais derrière, la ruée vers la consommation qui s’impose, les vacances dans des parcs à bestiaux, les belles promesses ne sont que lot de consolation, la monnaie d’une pièce. La vraie tranche de bonheur, elle se fait la belle. Tu la vois passer sans pouvoir la saisir. De loin. Sans la toucher, tu l’espères, elle s’absente.

 

Tôt matin sur la ville : yann chollet 2008

Tôt matin sur la ville : yann chollet 2008

 

Alors tu regardes autour toi, cherchant des points de référence, un ancrage où amarrer tes envies, en cas de doute, en te comparant avec ceux que tu croises pour savoir s’ils vont mieux. Les autres, les lobotomisés de la casquette, ceux qui courent après le temps, on leur a dit que l’histoire pressait, que le temps c’était du cash.

- « Il y a toujours pire que soit ».

Du coup, être mieux, c’est avoir du paraître en plus. La comparaison nous renferme, elle nous tient, fait émerger la différence et la jalousie. Est-ce cela l’égalité ? La liberté ? la démocratie ? La liberté de dire un beau “merde” placé justement, au bon moment, face à l’imbécile ou à des pensées sordides ; la liberté de partir sans penser à demain, l’esprit léger, insouciant du regard des autres. Nous passons notre temps à juger les autres et à nous abreuver de leur jugement. A regretter d’agir comme on le pense au mieux. Cette mécanique permet de se rassurer, alors qu’en regardant au-delà de son nombril, en réfléchissant, on voit bien qu’il n’y pas l’assurance promise. Des moins libres ou plus libres. Nous sommes tous dans un même bain d’obligations toujours plus pesantes, dans le même sac. Pourris. Notre vie est planifiée. On croyait pourtant que le système de l’union soviétique était éradiqué. La planification. Par des méthodes détournées, on nous plonge dans une spirale similaire. Plus sournoise, moins visible, voilée. C’est cela notre liberté.

 

Tu te lèves, tu déjeunes, tu pars travailler. Tu manges, tu travailles, tu regardes la télévision. Et s’il te reste un temps, tu t’occupes de tes enfants, parles avec ta femme. Et s’il te reste du temps ! Tu dépenses ton fric, si t’en as ; si t’en as pas, tu te complais à regarder la mer, à partir au jardin, à la campagne, à te nourrir du temps qui passe et annonce la déprime ; tu promènes le chien, ta chienne et tes gosses. Tu ne réalises pas grand chose en te pavanant dans ton fauteuil, immobile, dans l’attente d’un miracle à la télé. Ils n’ont plus cours.

 

photo yann chollet 2008 : contact batistes@aol.com

photo yann chollet 2008 : contact batistes@aol.com

 

Va donc voir les aquariums et ses poissons heureux : des animaux libres. Va regarder leurs tronches devant leurs écrans, pour savoir s’ils sont libres. Va tenter ta chance sur une île déserte, pour voir s’ils te manqueront, avec leurs monnaies, leurs haines, leurs colères et leurs mépris. Les serfs que nous sommes sont contraints aux devoirs, à rendre compte de tout. Regarde ta carte bancaire, elle est symbole de liberté, te dit-on ? Les moutons le savent bien, on leur a dit. Mais non ! Idiots. Elle contrôle tes pulsions d’achats, elle permet l’analyse de ta personnalité et de tes envies, tes besoins. Et puis, cette liberté entre parenthèses, elle dépend de tes bons dépôts en banque, en espérant que ton abruti de banquier ne se soit pas sucré sur ton dos, avec les 6 ou 7% d’intérêts qu’il t’a accordés sur ton crédit et qui rongent tes fins de mois ; ce salaire que ton patron indulgent a bien voulu t’allouer contre un service. Entre les deux, l’état s’est servi copieusement. Tu reçois le reste, c’est déjà pas mal. Lorsque que tu crois en avoir plus, on s’arrange pour te le prendre ou te le faire dépenser. Une publicité bien conçue, un livret avec des pourcentages attrayants, un voyage ficelé, une taxe, une brillante voiture, des cigarettes, une action Vivendi qui va monter. On te le promet. L’Euro. Mais rien. Pire. Les fins de mois passent et se ressemblent. Elles déchirent le cœur parfois.

 

En achetant un maximum de biens de consommation, on a l’impression d’acheter sa liberté. N’est-ce pas ? On se complaît dans ce matérialisme qui nous oblige à croire, que plus on a, plus on est. Ce n’est plus le

- « je pense donc je suis ». Mais plutôt

- « je possède donc je suis ».

C’est navrant d’exister parce qu’on a. On n’a rien. C’est du vide ce que nous brassons. Nos impressions sont faussées et quand on se soulève, qu’on parle trop fort, en quête de liberté, on voit bien que ça dérange, qu’il y a toujours un regard, une voix à s’élever pour faire taire. Qui ne s’est pas fait regarder de travers pour une barbe mal taillée, pour un délit de sale gueule, pour un habit froissé ou un aspect maladif ; pour une tronche mal lavée ou une main en moins ; pour un cri d’espoir lancé vers la mer ou une attitude différente. Cette différence déplaît. Elle fait naître les injures, les sanctions et les mots blessants.

 

Alors certes la liberté est une utopie. Qui ne pourrait dépendre de personne, ne pas être soumis ? L’artiste ? Tourne ça dans ta tête et tais-toi. Va ta route et tais-toi. Suis le troupeau et dégage de mon chemin. Je n’en peux plus de savoir que les hommes libres sont ceinturés. Ça me chauffe la tête de n’être et n’avoir été qu’un pion. L’écriture peut-être m’apporta un vent de liberté mais si infime par rapport à celui auquel nous avons le droit, le besoin pour éclaircir nos jours et nos nuits d’un soleil resplendissant nommé satisfaction.

 

En mettant la liberté dans un moule, on lui a ôté sa raison d’être, son sens. J’ai soif d’être libre de mourir sans artifice. Dans quelques jours, je décrocherai les fils car je suis à bout. Je veux décider de ma mort, que ces gouttes qui coulent dans mes veines s’arrêtent pour de bon ! Tirer un pied de nez à la vie en prenant le choix, en récupérant ma liberté de mourir, le sourire aux lèvres. Je suis au pied du mur mais libre. Quant à ceux qui restent, ils s’étonneront après d’être pessimistes et malheureux, inquiets et mécontents, pauvres et humiliés. A qui la faute ? Aux pouvoirs, aux dictatures, aux insoumis ? Ou pourquoi pas tout simplement à eux-mêmes, les moutons. Ceux qui ne servent pas à décrypter le monde et ne font jamais rien.

 

En coulisse : yann chollet

En coulisse : yann chollet

 

La centralisation des directives dans les hautes sphères nous a conduit à devenir des servants. Eloignés des décisions, nous ne les maîtrisons plus. Cela étant valable dans les métropoles comme dans les moindres petites communes. Ces petites villes, comme il en reste beaucoup, où les habitants ont tissé des unions, une fidélité basée sur le bien réciproque et l’harmonisation des convictions. On ne pense plus mais l’on fait basculer sa tête du bas vers le haut, pour accorder des réponses toutes faites par de petits responsables, des intermédiaires à qui l’on s’en remet et qui, n’ayant pas personnellement plus de liberté que leurs concitoyens, tentent d’en acquérir en faisant de leur pouvoir, une micro dictature à peine perceptible.

 

Celui qui va contre cela, se sentant à juste titre concerné, est évincé par des rires cyniques et sarcastiques, écumé par des rumeurs. La rumeur fait rage dans les campagnes. Les sons de cloches font plus de mal qu’une vérité. Le contrevenant serait réduit à néant par les défenseurs du soi-disant « bien commun » ; un front d’humains se monterait contre lui s’il venait à penser autrement ; une horde aux ordres d’un maire, d’un préfet, d’un député, d’un président de la république, d’un président du monde, d’un dieu se lèverait contre le rebelle. Ni dieu, ni maître, ni Bush, ni diable. Liberté.

 

Alors ma bonne bête, broute. Tu es le mouton parfait, l’être satisfait. C’est le début de l’endoctrinement et tu t’étonnes de ne pas comprendre les fanatiques. Tu comprends quoi ? L’amour, non ! La paix, non ! Le bonheur, non ! Le cul ! Tu ne vois pas qu’on te pousse à répondre oui à toutes ces interrogations qui embarrassent ton esprit. L’arrangement tacite fait l’affaire. Tu restes dans ton coin, tu ne bouges pas et t’acceptes tout. Tu pleurniches, tu déprimes et tu t’en fous. Tu chiales, tu critiques et tu t’écrases au bout. Tu te caches, tu te terres et tu me fais honte. C’est tout le paradoxe. J’aime les hommes mais ils me font honte. Pas tous heureusement. Je m’en remets à ceux-là et à ce monde qui s’incline.

 

Les bruits, les vrombissements, les signes sont pourtant là. Saurez-vous les décrypter ? Ou serez-vous, une fois de plus, encore incultes ? Les enfants auront-ils comme seul patrimoine, une terre glauque en manque d’oxygène, en panne d’amour, emplie de mal de vivre. Ils n’y sont pour rien, eux. Ils ne demandaient qu’à grandir et connaître les prairies vertes, entendre les mots tendres et subir le bonheur. Rien que du bonheur en guise d’apprentissage. Les yeux des bambins sont tournés vers leurs pères, des adultes qui savent plus casser que construire. Parfois inconsciemment d’ailleurs ou impuissants. Mais les petits observent, analysent nos moindres gestes et il se pourrait qu’ils les reproduisent. Ne comptez par sur eux pour changer le monde et payer vos dettes. S’ils peuvent beaucoup, c’est avec vous et votre soutien ? Comment pourraient-ils changer ce monde malade, si les adultes ne sont pas capables de montrer l’exemple ? La solidarité est en berne.

 

On voit qu’ils sont un peu perdus, les enfants de demain. Ils se cherchent un idéal et, plus grands, le trouvent dans des paradis artificiels. On s’étonne alors de les voir délirer dans des soirées folles, qui ne sont finalement que le reflet de la société d’incertitude à laquelle ils tentent de s’adapter. Le seul avenir montré, c’est celui de la compétition, de la loi du fort, d’un drôle d’univers qui déraille, de l’incohérence et des différences, de la justice à deux vitesses. Faites du bonheur avec ça, vous. Expliquez leur pourquoi Papon, Messier, les hommes d’Elf ou du Crédit Lyonnais ou un tas d’autres, se baladent encore dans nos rues. Les images qui défilent devant leurs yeux sont sans cesse plus frappantes, plus dures, plus abjectes, irréelles. On les assaille de mille conneries et on voudrait qu’ils s’en sortent ?

 

A force de nous regarder vivre, les enfants sont-ils condamnés à être ce que nous sommes ? Ce que personne ne pense être et que nous sommes tous. Des moutons !…

 

Batistes

oct 28 2008

Le grand déballage

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La presse est unanime : “Votez PAPA MAnbo SHow”

 

Photo exclusive : yann chollet

 

Lu dans le journal « PAPA Manbo journal » : « Avec l’envie de peindre le monde de musique et de textes, PAPA Manbo Show est une équipe de Bretons et Sudistes. Trois guitaristes invertébrés. Un auteur emblématique. Une troupe théâtrale de joyeux drôles. Bref, des rêveurs qui souhaitent faire le Tube de l’été, ce qui permettrait d’envisager l’avenir sereinement. Plage, cocotier, plaisir dérisoire et toujours en chanson. De nombreux textes assez délirants sont dans les sacs, la musique vient avec et les images seront la cerise sur le gâteau. A vous de voir ».

 

Lu dans la gazette de la ville : « Le groupe a déjà fait ses preuves dans de nombreuses soirées amicales. Devant un public toujours chaleureux constitué en général d’une dizaine de personnes ». Et oui, PAPA Manbo Show fait avant tout des petites salles, même vide. C’est pourquoi grâce à vous, nous espérons changer cela et vous inviter dès avril prochain au Zénith de Paris. Avec bien sur, un billet pour ceux qui soutiendront le groupe.

 

Yann Chollet journaliste pigiste en Bretagne

 

Au fait, le groupe est Apolitique, mais vous conseille fortement de laisser tomber les extrêmes. PAPA Manbo Show recommande le développement de l’humanité en chacun de nous, d’observer la nature et de réagir vite. C’est d’ailleurs l’essence des textes. Enfin tout simplement, le PAPA Manbo Show aime les enfants et sa planète.

 

 

La presse en a parlé : Le Pharisien : « Excellent groupe qui monte en puissance ». La Ronde : « PAPA Manbo semble caler des textes qui résonnent à la manière dont Zola faisait résonner les strophes ». L’Unanimité : « Des mots qui interpellent le peuple français par une sincérité juste et pure ». Ouest-Trance : « Enfin une musique qui réveille les âmes de nos concitoyens. L’humanité a encore de belles heures ». L’Aberration : « On se demande encore d’où vient ce groupe décalé dont les mots et la musique donnent envie d’aller se coucher ”. C’est comme nous d’ailleurs lorsqu’on lit l’aberration.

 

Donc votez pour PAPA Manbo Show en allant voir le clip sur ce lien : http://musique.aol.fr/artist-Batistes/p-artiste_id/imprevus-2006/artiste.html

 

Batistes….

oct 21 2008

En Attendant Camille Le Monde S’ecroule (archive 2006)

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Le Livre du moment (janvier 2006)

Le pitch ? Quel pitch ?

Il est impossible d’en dévoiler un. En un mot ” je crois que c’est mon meilleur livre ” raconte l’auteur. Deux ans d’attente avant la parution,  mais un bouquin totalement rattrapé par l’actualité. Il serait trop prétentieux de faire un compte rendu sur cet ouvrage indéniablement contemporain,  qui échappe à la mécanique facile de la critique moderne. Les journalistes et les lecteurs de la première heure restent unanimes : ” A travers ses expressions décalées, une prose amère,  Batistes ouvre les portes de nos esprits, pour plus de réflexion sur notre avenir “.

Le personnage principal du roman, se retrouve face à la maladie. Il vit ses dernières heures. Seuls son crayon à papier et son cahier le tiennent en vie. Les mots s’enchaînent. Le monde contemporain se fait soigner : ” Que vais-je montrer de beau aux enfants de demain si vous cassez tout ” , s’interroge le narrateur, cloué au lit. Yannis part en lambeaux, le monde aussi. il s’écroule.

Cet avertissement,  à destination des humains, est fait avec justesse et sentiments. Un pavé romancé sur la société, un hymne à l’écriture également, qui semble faire vivre auteur et narrateur. Tout simplement une soif de communication, un appel à la réflexion. L’esprit est lucide, les phrases choc. Seul l’amour résiste au réquisitoire de ces 276 pages. Une fois encore, Batistes (pseudo de Yann Chollet) aime et châtie bien.”

Commande directe : Editions du Vent, Yann Chollet, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët. (Envoi à réception du chèque de 21€). Contact 02.96.84.14.69

Texte de l’éditeur en collaboration avec Briac.T journaliste du Petit Bleu des Côtes d’Armor