mar 22 2014

Photographe à Saint Malo, rédacteur, Chef de Publicité.

Posted by admin in Pensées évasives

Photographe Professionnel à Saint-Malo

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Pour Fêter les 16 années de mon Blog “Derrière le Miroir” qui fut en son temps l’un des premiers Blogs d’actualité en Bretagne en rapport avec le journalisme, à l’heure où la toile était encore une sorte de grande vide, une plage vierge, voici mon nouveau site de photographies 2014.

Vous y découvrirez des photographies réalisées pour différentes missions :

Le magazine Divercité Saint-Malo, des entreprises malouines, des hôtels, des restaurants et pour le plaisir.

Vous trouverez tous les liens pour réaliser un cadeau avec mes photographies décoratives

spécialement dédiées à la photographie panoramique de Saint-Malo.

Photographies pour la décoration intérieur, des halls d’entreprises, comités d’entreprises.

En tant que chef de publicité, rédacteur et photographe, je reste disponible pour tous genres de missions dans ce sens sur le secteur de Saint-Malo, Dinard, Rennes, Saint-Brieuc.

http://photographepro.wix.com/saint-malo-bretagne

Je travaille toujours en collaboration avec les meilleurs graphistes et développeurs de la région si besoin.

Pour un tarif hyper compétitif et des communications qui collent bien à vos attentes.

A

bientôt…. Yann Chollet.

avr 24 2012

Festival des jeunes créateurs de mode à Dinard 2012

Posted by admin in Articles exclusifs

Le Festival des Jeunes Créateurs de Mode Dinard a encore tenu ses promesses. L’idée de Dominique Damien Réhel est ancrée aujourd’hui dans les esprits. Lieu incontournable de la création, de l’émotion et de la bonne humeur, le cru 2012 fut excellent. Véritable rencontre internationale, les créateurs de demain s’y retrouvent, les soirées festives se suivent, les défilés font la mode. Dans cette gigantesque organisation, le public est roi. Du Palais des Arts et du festival de Dinard à la Croisette de la cité balnéaire, tout le monde vit des moments intenses : inoubliables !

Les stars y passent comme cette année 2012 avec le DJ attendu Quentin Mosimann, Bernard Montiel ou encore des tops modèles…

L’an prochain, le festival des Jeunes Créateurs fêtera ses 20 ans. 2013 devrait être encore plus magique.

Cette année, le défilé lingerie a lancé les festivités lors d’une soirée forte. Ci-dessous, quelques photographies en moyenne définition (clic possible). Plusieurs photos en haute définition sont disponibles pour les magazines…

Toutes les photographies du site sont sous copyright (interdit à la reproduction sans accord).

festival des jeunes créateurs dinard 2012

festival des jeunes créateurs dinard 2012

Dans la catégorie lingerie plusieurs créateurs participaient.

Défilé lingerie haut en couleur lors du festival des jeunes créateurs.

Défilé lingerie haut en couleur lors du festival des jeunes créateurs.

Le président du Festival Dominique Damien Rehel.

Dominique Damien Rehel président du Festival des Jeunes Créateurs

Dominique Damien Rehel président du Festival des Jeunes Créateurs

Le défilé lingerie du festival des jeunes créateurs de mode.

Défilé lingerie festival des jeunes créateurs de Dinard.

Défilé lingerie festival des jeunes créateurs de Dinard.

Défilé lingerie lors du festival des Jeunes Créateurs à Dinard 2012.

Défilé lingerie lors du festival des Jeunes Créateurs à Dinard 2012.

Des modèles au TOP !

Défilé lingerie 2012 : Festival des Jeunes Créateurs à Dinard 2012.

Défilé lingerie 2012 : Festival des Jeunes Créateurs à Dinard 2012.

Charme, beauté, volupté lors du festival des jeunes créateurs 2012.

Charme, beauté, volupté lors du festival des jeunes créateurs 2012.

Cliquez sur l’image pour la voir !

Défilé lingerie lors du festival des jeunes créateurs à Dinard 2012.

Défilé lingerie lors du festival des jeunes créateurs à Dinard 2012.

Festival des jeunes créateurs de la mode à Dinard 2012.

Festival des jeunes créateurs de la mode à Dinard 2012.

Quentin Mosimann est arrivée avec 1h30 de retard. Un Bon DJ doit savoir se faire attendre !

Le DJ Quentin Mosimann présent lors de la soirée VIP.

Le DJ Quentin Mosimann présent lors de la soirée VIP.

Le défilé lingerie en a laissé rêveur plus d’un ! Faut avouer !

Défilé lingerie festival des jeunes créateurs de mode dinard 2012.

Défilé lingerie festival des jeunes créateurs de mode dinard 2012.

déc 15 2011

Les Affreux !

Posted by admin in Poésie

photographe professionnel à saint-malo

photographe professionnel à saint-malo

Quand tu te trimballes et qu’on te regarde de travers, si les autres semblent te maudire, rigolent derrière toi à l’envers. En ces moments où l’humain reprend sa forme animale pour te couvrir de ses maux futiles et pâles. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans entendre, ne dis rien, oublie cette mélancolie à se pendre.
Quand tu te montres sous tes soleils resplendissants, si les autres paraissent ne pas te voir, font les absents. En ces instants où l’homme retrouve son esprit « javelisé » pour te taire de son ignorance exacerbée. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans attendre, ne dis rien, fais comme si tu semblais ne pas comprendre.
Quand tu es seule, entendant monter les bruissements de la rue, si les autres sont dehors et qu’ils ont déjà bu. En ces minutes où l’ivrogne n’est plus que moins, t’insulte de tout mot comme un chien. Ne dis rien, va à la vie qui te porte vers ton bonheur, ne dis rien, laisse vivre ton cœur.
Ne dis rien, pars, fermes tes yeux et va à la vie qui te va…
…sans te soucier des affreux…
batistes ©
Je réaliste aussi en tant que photographe professionnel des photographies de mariage sur les secteurs de Saint-Malo, Dinard, Saint-Lunaire, Erquy. Photographe professionnel à Saint-Malo pour les photos de mariage. Expérience en photographie de mariage sur saint malo.
oct 22 2011

Saint-Malo futuriste !

Posted by admin in Articles exclusifs

Saint-Malo comme vous ne l’avez jamais vu !

On connait la ville de Saint-Malo en Bretagne, formant un Dogme avec ses remparts dressés, ses bateaux, ses mouettes, ses marées, la couleur de sa mer Emeraude. Saint-Malo, la cité corsaire, intemporelle, splendide avec son image statiquede ville fortifiée.

Le sable de la plage du mole, de bonsecours, de celle du sillon… Saint-Malo, île devenue accessible mais gardant son empreinte d’hier. Le Grand bé, Cézembre, ses forts posés sur l’eau. Ses bateaux de pêche, ses boutiques et commerces, ses grandes entreprises. Tout cela forme un Saint-Malo incontournable. C’est pourquoi, fort d’une envie de projection dans un futur où la consommation tient sa place, voici en une et une seule image, une photo retouchée, la vision d’un Saint-Malo futuriste qui prendrait des allures d’un monde contemporain. Saint-Malo deviendrait alors à l’image du monde et des mégacités, des grandes villes et de ses artères improbables… Un monde où le passé s’enfuit tandis que l’avenir se dessine à l’horizon.

Certes l’image tend à défigurer ce que nous connaissons mais parfois il est si bon de déformer l’existant pour laisser paraître ce que l’epsrit humain peut faire naître !

Bref : Voici Saint-Malo dans un futur proche, futuriste !

Image interdite à la reproduction sans accord

Pouvez laisser vos commentaires en dessous !

oct 05 2011

Petite poèsie passagère…

Posted by admin in Poésie

Saint malo 2011 par yann chollet

Saint malo 2011 par yann chollet

 Toutes mes photos et textes sont interdits à la reproduction sans accord !

 

 

(le mole de Saint-Malo - Photo Yann Chollet 2011)

 

La vie sans toi

Est comme un oiseau sans aile.

Je me perds moi-même.

 

La vie sans toi

Est comme un océan sans eau.

Le passé s’enfuit.

 

La vie sans toi

Est comme une nuit sans sommeil.

Je t’espère tu es absente.

 

La vie sans toi

Est comme un monde sans poète.

Alors qui suis-je ?

 

Batistes. 1985

sept 21 2011

Facebook ! Mon ami…

Posted by admin in Pensées évasives

 

Fleurs des montagnes à 2500 mètres. Photo yann chollet 2011

Vous êtes gracieux et forts, à tel point que vous arrivez à vous voir tel que vous n’êtes pas ! Votre imaginaire dépasse de 100 fois, la réalité qui vous entoure, si bien que la fusion de votre esprit est capable d’engendrer des cataclysmes spirituels au plus profond de vos propres cerveaux.

N’y a-t-il point de formules mathématiques pour élaborer un projet, qui permettrait d’entrevoir l’an 2500 survivre à tant d’idolâtries intérieures ? Mettez des yeux à l’arrière de vos visages plutôt que de les fermer !

Regardez bien en dedans de vous, pour comprendre ce qui s’y passe vraiment ! Car ailleurs, du côté des sentiments profonds, les vrais, ceux qui font d’un humain un être, il n’y a pas d’amis qui vous attendent, ou si peu que vous pourriez ne rien comprendre à cette solitude inattendue lorsqu’elle viendra s’immiscer pour de bon.

En cet instant seulement, votre esprit se réveillera, trop tard, pour laisser entrevoir un phare, une bouée à laquelle vous accrocher, en espérant qu’elle tienne ; alors qu’au loin, vous verrez « les bateaux » s’éloigner et avec eux, tout l’égocentrisme qu’ils avaient à leur bord, à vous parler de vous comme un ami alors qu’ils parlaient d’eux.

C’est ce qu’il restera en 2500, quelques bouées et quelques phares dans la brume de nos incontestables absences !

Sur l’océan d’un monde accaparant nos pensées, de jours en nuits, en fond de toile l’horreur écologique et l’inhumanité, il subsistera de nos perditions dans le virtuel qu’un vague souvenir d’un instant qu’on croyait beau et qui en fait ne l’était pas…

jan 20 2011

” Si et seulement Si ! ” Poème contemporain.

Posted by admin in Pensées évasives, Poésie

Yann chollet journaliste photographe publicitaire en Bretagne. A Saint-Malo, Dinard, Plancoët

Yann chollet journaliste photographe publicitaire en Bretagne. A Saint-Malo, Dinard, Plancoët

 

 

Qu’est-elle ?

 

Dans les névralgies de mes interstices cérébrales

Les idées semblent voguer sur un océan fané.

La beauté enivrante de cette rose fatale,

A longuement plané au-dessus des airs embrumés.

 

Est-elle vision passagère due à mes maux ?

Mes paupières sont si lourdes de penser,

A son éternelle jeunesse du marbre au berceau,

Qu’hier encore, j’ai cru l’apercevoir, passer.

 

Etrange sensation de la sentir à deux pas,

Doux ressentiments de la croire à m’attendre,

Elle qui n’appartient à personne fait vibrer mon émoi,

Cette femme pudique pour qui j’oserai me pendre.

 

Son parfum apothéotique poursuit sa route en ville,

Les hommes bien que la désirant l’ignorent, elle impose.

Nul ne sait si l’aborder serait compliqué ou facile,

On connait peu sa vie, les rumeurs disent tant de choses.

 

En me promenant dans les artères blessées de ma tête,

Le paraître s’évertue à brouiller la vision, les pensées.

Ce dont je me souviens d’elle, d’un coup s’arrête !

Est-il question d’amour naissant, futile, empressé ?

 

Les mains se rejoignent, se serrent, se frottent lentement,

Les yeux partent à droite, à gauche puis reviennent.

De ces soirs où je t’aimais plus que moi-même, je ressens,

Les odeurs de fleurs, de blés coupés qui me parviennent.

 

Là-haut plus loin, là-bas au sud si la vie s’estompait ?

Les sillons se forment, disparaissent à la surface,

Adieu la nuit, les songes, ces images s’effacent,

De cette femme n’existant pas dont hier je rêvais !

 

batistes 2011.

Saint-Malo, auteur maloui, journaliste à saint-malo, photographe à saint-malo, auteur à saint-malo, publicitaire saint-malo, agence de publicité, site internet sur la région de saint-malo.

jan 11 2011

Et si je vous parlais !

Posted by admin in Pensées évasives, Poésie

 

Et si je vous parlais de la folie des déviances d’Internet,

Que cette folie était contagieuse.  

 

Et si je vous parlais des cerveaux de ces enfants scotchés,

Devant les écrans et les claviers.

 

Et si je vous parlais de ces boites qui conservent tous vos souvenirs,

Et que ces souvenirs sont ceux des consommateurs que vous êtes,

Dont les données rapportent vos sentiments et de l’argent !

 

Et si je vous parlais de l’indifférence dans laquelle les négociations se font,

Que ces négociations ne vous regardent plus.

 

Et si je vous parlais de vos amis devenus les miens,

Que les amis de mes amis sont devenus les vôtres,

Et que je n’ai plus d’amis.

 

Et si je vous parlais de ce téléphone dont la sonnerie ne sonne plus,

Parce que le monde s’écrit au virtuel,

Et que je n’avais plus le temps de t’appeler.

 

Et si je vous parlais de ces êtres humains attendant des réponses,

D’une entreprise ayant perdu son capital,

Mais que ce capital existe encore et que certains font toujours de bonnes affaires.

 

Et si je vous parlais d’une presse écrasée par des vérités incontrôlables,

Que les informations courent plus vite que le journal,

Et qu’un journal en retard a perdu sa raison d’être.

 

Et si je vous parlais des ondes qui nous traversent,

Que ces ondes négligent nos existences au nom de l’ignorance

Et que des ignorances il y en a eu tant d’autres avant.

 

Et je vous parlais du grand silence à venir, de ce temps où il sera trop tard,

Lorsque viendront tant de désillusions mourir au bord de nos absences.

 

Le dialogue est rompu ! Chut.

Place au vide et au silence sur les cris du monde.

 

Batistes 2011

oct 04 2009

Un jour se vide !

Posted by admin in Poésie

photo : Yann Chollet 2009

photo : Yann Chollet 2009

On voyait sur le sable, des coquilles de noix,

Les rêves ici bas n’étaient pas taillés pour moi.

Sur l’horizon s’étendait tel un pâle chagrin,

Un air qu’on siffle, qui flotte et ne sert à rien.

 

On voyait sur la mer, des tourbillons frissonnants,

La lagune plus bas s’étalant vers le tourment.

Posée sur le vent, les rochers, mon âme déchirée

S’estompant aux regards des passants dépassés.

 

On sentait ce parfum fleurir, des ombres derrière la dune,

Nos ciels évaporés, ce tumulte sous la lune.

Et après ?

Ces solistes jouaient une musique lente, presque sourde

Que cette vie sembla lourde !

 

On fanait sous les yeux de ce monde déserté,

Jour après jour, au fil des heures décimées.

Ce cri parvenait du bout de la terre,

Fermer les yeux, mourir et se taire.

Et après ?

 

On ne voyait plus,

Que nos rêves fanés ici et là,

Se balancer au coin de la rue,

Mémoire te souviens tu de ça ?

 

Non, je ne me souviens de rien !

De ces images reste un carré blanc,

Avec en son centre une boule qui tient,

Par un fil quelques sentiments.

 

Et après ?

J’ai coupé le fil !

 

Batistes 2009

fév 22 2009

L’étoile du jour

Posted by admin in Pensées évasives

 

Le temps passe, le monde tourne, je tourne avec lui en une éternité d’étoiles.

La vie s’étend, le sentiment de vivre s’installe, j’aimerai tant mettre les voiles.

Mais je me sens parfois si fatigué,

Je me sens parfois si cassé,

Parfois je me sens si vide de sentiments,

Tout simplement, je ressens l’envie de décrocher un temps.

 

 

Pas plus de solutions ne viennent à l’aurore de nos besoins, infimes soient-ils.

La vie s’étale sur nos routes, qui se croisent, qui se perdent, quelle heure est-il ?

Et je me sens parfois si stupide,

Je me sens si souvent livide,

Parfois je me sens pourtant si libre de tout,

Si triste aussi, comme posé aux abords d’un gouffre, c’est fou,

Combien on peut se savoir inutile,

Dans un univers fait de mille petites choses futiles.

 

 

Le miroir est parfait, le reflet est beau, un être en deux images.

Le chemin s’éclaircit, la douceur revient sur le visage,

Même si je me sens si seul,

Parfois même si seul au milieu de la foule,

Je me sens si faible comme un corps voguant sur la houle.

Si fort des fois, mais l’écume étouffe le beau,

La tête reste juste à mi-hauteur entre deux eaux.

Yann Chollet 2009

fév 21 2009

Poésie d’un soir

Posted by admin in Poésie

Couché de solei plage de Saint-Jacut de la mer en Bretagne 2010 

Le soir après une journée qui s’est enlacée comme une ceinture autour de la taille

On aurait pu penser que nos vies étaient attachées à quelques drogues

C’est sur, on aurait sembler croire qu’un shout aurait résolu les failles

Pourtant petite, tu vois, les drogues n’apportent aucun des délires promis

Et tu pourrais bruler ton amour autour d’une soirée où il te proposerait une ligne.

 

Avec moi, c’est clair, le ciel serait plus bleu que la noirceur de tes nuits

Même si tu te brulerais à chercher ce que j’en pense, parce que je suis ailleurs

Dans un lieu peu banal, toujours, avec une idée bien placée là-haut, l’idée que la vie s’enfuit

Alors une goulée de plus, vois-tu, semblable, l’idéal n’est pas arrivé à l’heure.

Ça chauffe à l’intérieur, il me donne envie de tout détruire.

 

Je t’assure que la poésie m’aidera à ne pas plier devant les intrus

Brulante vague de haine qui s’écoule et s’estompe en un moment

Voilà enfin le moment venue de t’épauler et ensuite, l’exportation vers l’inconnu

Musique, puis solitude, le vide et c’est l’indifférence, oui voilà, je suis indifférent.

Danses, oublie toute cette merde ! Particule élémentaire devenu être. Bye, bye.

 

Une puissance flotte au-dessus de nos âmes, le soleil, lui,

Se trimballe comme un vieil air des Verves qui réconforte le silence.

C’est bon finalement d’écouter les Verves parce que je m’oublie

Et toi tu t’effaces, avec toi s’efface cette balade qui balance.

Que te dire de plus? Bonne chance !

Batistes

oct 29 2008

Les culs terreux d’ici et d’ailleurs…

Posted by admin in Poésie

plage du sillon saint malo

Marcheur sur la plage du sillon à saint malo en bretagne. Yann Chollet

 

 

 

Avis

 

Les culs terreux ne comprendront pas, je veux parler des vrais, ceux qui n’ont pas imaginé qu’ailleurs existait une terre insolente où le rêve avait sa place. Puisque tu viens d’ailleurs, toi la parvenue, ils te diront, te regarderont, feront semblant de te laisser croire ! Le cul terreux est, par principe même, l’anti-extérieur. A savoir, ce qui n’est pas connu est dangereux, ce qui n’est pas connu ne mérite pas, ce qui n’est pas connu dérange. Donc toi, tu déranges puisque tu viens d’ailleurs. Effectivement, tu viens d’une vingtaine de kilomètres, mais pour eux c’est si loin !

 

Les culs terreux ne sauront pas te conseiller mais te souriront inlassablement, ils t’écouteront pourvus que tu parles d’eux mais ne t’entendront pas si tu veux te présenter, marcher à leur côté. Si tu leur rends service, ils t’aduleront presque, du moins en faux puisqu’ils ne connaissent pas la sincérité. Ils te diront merci en public et le soir te pourriront en privé. Et avec le temps ne se souviendront de rien, puisque tu n’es rien, pour eux.

 

plage sillon

la plage du sillon à saint malo. En bretagne les nuages passent, le temps file. Photo yann chollet

 

Devant la foule, ils te serreront les mains à la manière d’un député en mal d’électeurs, mais plus tard, ils se laveront les doigts pour ôter discrètement la salissure de toi, qui vient d’ailleurs, qui impose l’interrogation, cette salissure qui inspire plus le danger que la sérénité. Oui, tu es d’ailleurs et sans doute que ton intelligence, ta différence, leur fait si peur. Ils ne comprennent rien.

 

Et pourtant, s’ils te connaissaient mieux, s’ils avaient apprit à te comprendre, à t’apprivoiser, peut-être serais-tu devenue leur amie, partiellement. Malheureusement, ils ne savent n’y écouter, n’y observer, ni comprendre, ni prendre des décisions, ni aimer ceux qui viennent de plus loin.

 

Ils savent sourire certes, ils savent saluer certes, ils savent rire certes, ils savent peu de choses en fait certes. Pourquoi ! Parce qu’au-delà de leur univers, qui se résume à une distance de 20 kilomètres autour de chez eux, ils ne connaissent le monde que par le journal de 20h ou celui de 13h, un voyage. Merci Patrick Poivre d’Arvor, tu es la littérature des Culs terreux. Imagine ! Peut-être feront-il un saut sur Internet de temps à autre pour s’abreuver de désinformation, quoique ! Tu vois, toi l’exclu, la différente, toi l’affreuse, la maudite, ta place n’est pas ici. Pas chez eux. Chez eux, ils sont chez eux. Et toi tu es chez eux ! Moi, chez eux maintenant c’est chez moi, donc…n’approchez plus, vous puez !

 

S’ils ont un poste vacant qui te conviendrait, ils t’oublieront, ils oublieront ce que tu as su donner par respect, par passion, par amour, parce que toi, tu n’avais pas compté pour offrir à leur enfant le meilleur, à leur famille un sourire, toi tu es ce qu’ils ne seront jamais, la générosité. Tu avais tout donné, sans exigence, tout simplement par plaisir, par ouverture d’esprit ! C’est l’une des choses quite différencie d’eux, rassures-toi, de ces putains de culs terreux. Ces culs terreux qui peuvent être maire, qui peuvent être conseiller communautaire, qui peuvent être prof, qui peuvent être un peu ici et là. Au bout du compte, ils me gavent ces nazillons de pacotilles ! Au bout d’un moment, ça énerve et je lâche le morceau, je parle un peu, plus. Ça fait trop longtemps, le silence, fait chier. Trop longtemps, je leur ai offert leur chance, trop longtemps j’ai écouté leur discours et rien. Allo, toujours rien. Trop longtemps j’ai épaulé leur pensé, rien, trop longtemps je me suis tu et toi, tu t’es tue aussi, alors.

 

Bon bref, une chose est sur, les culs terreux sauront une chose, se reconnaître dans ce texte et entendre mon message. Qu’ils le lisent et relisent le soir et surtout qu’ils ne pensent pas que je parle d’un autre, oh non : « Je vous emmerde bande de culs terreux de merde ».

Pendant ce temps, j’invente la poèsie et me soule du monde qui m’entoure et me surprant, je continue ma course, mon chemin ne s’arrête pas à vos petites vies restreintes.

batistes

Précision : ” Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car, à moins qu’il n’apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d’esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ces lignes imbiberont son âme comme l’eau le sucre. Il n’est pas bon que tout le monde lise les pages qui sont là ; quelque-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger, qu’est l’écriture.

Par conséquent, âmes timides, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexploirées, dirigez vos talons en arrière et non en avant. Ecoutez bien ce que je dis : dirigez vos talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon, d’où tout à coup par un vent étrange et fort, précurseur de la tempête…”

Préambule des Chants de Maldoror. Lautréamont….

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oct 29 2008

Poème Logarithmique

Posted by admin in Poésie

Impression de la bretagne le soir, du côté de saint malo

 

 

Je l’écris, je le lis, je le prends, je le froisse, je le casse et je le brise. Je le médite, je le jette, je ne lis plus les journaux.

Ils dressent des barrages devant mes illusions de savoir, de connaître, d’être, de rêver. Penser merde, c’est la seule chose qu’il nous reste.

Va rêver toi l’inconnu. Toi, oui toi l’artiste du désespoir, celui qu’on regarde et qu’on méprise. Celui qu’on interpelle et qu’on jalouse.

Toi, l’écrivain, le songeur, le poète, le philosophe du soir, range ta mémoire ailleurs. Dans tes cartons de solitude. Ferme les placards de ta tête et ta gueule. 

Oui, toi le minable rêveur, va rêver autre part. Dans un endroit où l’on ne t’entendra plus. Va briser tes utopies sur les murs des calomnies, des habitudes qui lassent ta vie.

Va marcher dans l’ailleurs de fortune, va gerber ta vomissure et tes phrases sur du papier chiotte. Ne pense plus, écoute le son de la dictature qui s’invite. Ferme le robinet de ton inspiration et lis sans comprendre.

Ah, toi, le peintre du monde, le maudit littéraire à la plume cassée, le diable d’écriture. Retourne dans ton isolement solitaire et crache ta bavure sur ton chevalet de feuilles blanches.

Ecoute, écoute le son des pouvoirs qui envahissent la parcelle qu’il te restait. Celle où tu pensais te réfugier en cas d’insurrection, en cas de doute, en cas de cassure. Ce coin où tu aurais pris le temps de vivre, un instant, 5 minutes à l’abris du chaos qui s’annonce.

Alors rédige le cahier de ta dernière heure, lance les mots qu’il te reste, passe de l’ombre au jour sans te poser de question et sans te retourner. Ne soit plus un autre, ne te cache plus, ne lis plus les journaux et  jette ta télévision par la fenêtre de la sincérité.

Sache qu’il ne te reste que quelques jours, quelques minutes de plaisir. Regarde l’enfant, la femme, la beauté, le monde et surtout si tu veux encore un peu de temps en plus, garde l’énergie, l’espoir et les utopies que tu pensais disparues…

Et la phrase d’un ami qui termine ” …Je leur pisse à la raie en Spirale Logarithmique…”.

Yann Chollet 2001

oct 29 2008

Petite pensée nocturne (archive)

Posted by admin in Pensées évasives

 

Le mole de saint malo par yann chollet

Le mole de saint malo par yann chollet

 

 

Petit texte du soir…

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, j’ai rêvé du bonheur. En me levant, j’ai vidé ma tête pour mieux entrer dans ce moule, façonné à coup de marteau par les autres. J’avais c’est sur fait des songes d’une vie normal, d’un monde dont le souvenir me ramène à ma naissance, mais la donne a changé entre temps, me portant vers un idéal tronqué par l’absurdité extérieure. Je ne recevais que des fausses notes, je n’entendais que rires éclairés à la lumière des péchés. Les hommes n’étaient pas sérieux, même pires, ils se soûlaient de passivité et d’ignorance. Ils croyaient avancer mais reculaient inlassablement, toujours inlassablement. Comme dans le casino où le pire des paumés venait miser et miser encore, gagnait puis perdait, puis gagnait puis finissait la gueule dans le caniveau. L’autre soir, avant de dormir, j’ai croisé un corbeau de cet espèce, j’ai croisé aussi des vautours qui rigolaient de sa déchéance, j’ai croisé plus loin un mendiant, et l’absence entre les trois. Alors j’ai marché sans me retourner, en silence passé le coin de la rue, puis marché encore jusqu’à l’ivresse, jusqu’à me perdre dans le noir de mes pensées, jusqu’à toi l’artiste. Tu dormais, je n’ai pas voulu te réveiller car j’ai cru que tu rêvais encore du bonheur, comme moi, l’autre soir. J’ai lu dans tes yeux la sérénité qui t’est propre. J’ai donc passé mon chemin, refait la route en sens inverse, ignoré une nouvelle fois la connerie humaine.

 

Pouvais-je marcher des heures ainsi en quête de certitudes ou devais-je retrouver les songes d’une nuit paisible. J’ai erré pendant des décennies cette nuit là, ne sachant que faire, ne sachant où me cacher, car je portais le secret d’une absolue vérité. Elle était en mon âme, en mon esprit, en ma conviction cette putain devérité. Je ne pouvais me résoudre à la croire, ni même à l’espérer. Je voyageais depuis si longtemps dans un univers sans place assise, à tenir la boucle d’acier bien en main pour maintenir l’équilibre, à me soutenir à bout de rêves que l’oubli avait précédé le non-sens. Oui, je ne voulais l’espérer cette vérité, mais elle résonnait dans ma tête tel un hymne à la liberté. Que dal mon pote ! Pour toi et les autres, il n’y aura que passivité à moins que tu te lèves la nuit pour enfin vivre tes rêves. Oui, c’est cela, vit la nuit, car le jour les autres réduisent ton espoir en désolation, anéantissent tes joies, tes silences, ta quiétude, ton être. Entouré par ce monde qui s’échoue au bord d’un précipice, qui s’écrase dans l’univers, qui tombe dans l’abîme, l’errance de quelques années te suffira à trouver le trépas. Il est là, il guette à la moindre de tes incertitudes, la moindre de tes faiblesses, pour te briser lorsque que tu courberas trop le dos.  C’est pour éviter le pire que j’ai marché cette nuit là, que j’ai rêvé du bonheur fut un temps. Oui, pour oublier que le néant avance obligatoirement à la croisée des routes, si vite, trop vite, si vite qu’un jour je ne pourrais rejoindre la nuit, qu’un jour les hommes regretteront, qu’un jour la nature reprendra son droit et les terriens avec, et ma tristesse avec, et tout avec…Bonne nuit.

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Batistes

oct 29 2008

Extrait de “En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule”

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Extrait du livre de Batistes aux Editions du Vent : ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule “. Le roman toujours disponible, uniquement sur commande. Ici page 239 à 246.

 

 

Moutons

 

Le jour se lève, ça me va. Je peux parler des moutons. J’en fus un. Un peu, parfois, trop souvent. Quel humain n’a pas été dans le troupeau ? Je n’en connais pas. Le monde est un grand pâturage dont les pays forment des grands champs, avec au milieu ces bêtes que nous sommes. Des bêtes de somme. Le système est fait de telle sorte que nous ressentons un air de liberté qui n’en est pas un ; l’illusion d’un bien être qui ne l’est pas. Nous marchons dans un même sens, avec une pensée commune. Un seul objectif. Notre bonheur. Pas celui du voisin surtout, le nôtre. Un bonheur indissociable de l’argent qui dirige tout, qui permet l’indépendance apparente, celle qu’on déguise, avant de nous la pointer sous le nez. Cette liberté n’a que l’air et le nom. Nous dépendons d‘un environnement dont nous avons perdu le contrôle. On parlait d’un cadre de référence, propre à chacun mais il s’uniformise peu à peu sur un modèle impersonnel. Le pouvoir d’agir sans contrainte n’existe pas. Il y a toujours un frein à ton ardeur, à tes envies existentielles, à ton bonheur. Pour nier l’évidence, tu finis bien par te contenter du médiocre, hein, l’humain ?

 

Arc en ciel de Yann Chollet

Arc en ciel de Yann Chollet

 

Lorsqu’il n’y a rien, tu trouves toujours un bout de quelque chose pour t’accrocher : un sentiment, une petite joie, un quignon de pain, un sou, un paysage, une création. Une grande surface, une maison avec des volets aux couleurs de la ville. Ils se satisfont de peu, les moutons. On en est même arrivé à parler de démocratie libérale. Comme si le simple mot démocratie ne suffisait plus à ce trompe l’œil ! Le miroir des reflets fonctionne. Il te pousse à penser que ta condition, aussi médiocre soit-elle, est vivable. Ah ! La belle démocratie morose. Mais derrière, la ruée vers la consommation qui s’impose, les vacances dans des parcs à bestiaux, les belles promesses ne sont que lot de consolation, la monnaie d’une pièce. La vraie tranche de bonheur, elle se fait la belle. Tu la vois passer sans pouvoir la saisir. De loin. Sans la toucher, tu l’espères, elle s’absente.

 

Tôt matin sur la ville : yann chollet 2008

Tôt matin sur la ville : yann chollet 2008

 

Alors tu regardes autour toi, cherchant des points de référence, un ancrage où amarrer tes envies, en cas de doute, en te comparant avec ceux que tu croises pour savoir s’ils vont mieux. Les autres, les lobotomisés de la casquette, ceux qui courent après le temps, on leur a dit que l’histoire pressait, que le temps c’était du cash.

- « Il y a toujours pire que soit ».

Du coup, être mieux, c’est avoir du paraître en plus. La comparaison nous renferme, elle nous tient, fait émerger la différence et la jalousie. Est-ce cela l’égalité ? La liberté ? la démocratie ? La liberté de dire un beau “merde” placé justement, au bon moment, face à l’imbécile ou à des pensées sordides ; la liberté de partir sans penser à demain, l’esprit léger, insouciant du regard des autres. Nous passons notre temps à juger les autres et à nous abreuver de leur jugement. A regretter d’agir comme on le pense au mieux. Cette mécanique permet de se rassurer, alors qu’en regardant au-delà de son nombril, en réfléchissant, on voit bien qu’il n’y pas l’assurance promise. Des moins libres ou plus libres. Nous sommes tous dans un même bain d’obligations toujours plus pesantes, dans le même sac. Pourris. Notre vie est planifiée. On croyait pourtant que le système de l’union soviétique était éradiqué. La planification. Par des méthodes détournées, on nous plonge dans une spirale similaire. Plus sournoise, moins visible, voilée. C’est cela notre liberté.

 

Tu te lèves, tu déjeunes, tu pars travailler. Tu manges, tu travailles, tu regardes la télévision. Et s’il te reste un temps, tu t’occupes de tes enfants, parles avec ta femme. Et s’il te reste du temps ! Tu dépenses ton fric, si t’en as ; si t’en as pas, tu te complais à regarder la mer, à partir au jardin, à la campagne, à te nourrir du temps qui passe et annonce la déprime ; tu promènes le chien, ta chienne et tes gosses. Tu ne réalises pas grand chose en te pavanant dans ton fauteuil, immobile, dans l’attente d’un miracle à la télé. Ils n’ont plus cours.

 

photo yann chollet 2008 : contact batistes@aol.com

photo yann chollet 2008 : contact batistes@aol.com

 

Va donc voir les aquariums et ses poissons heureux : des animaux libres. Va regarder leurs tronches devant leurs écrans, pour savoir s’ils sont libres. Va tenter ta chance sur une île déserte, pour voir s’ils te manqueront, avec leurs monnaies, leurs haines, leurs colères et leurs mépris. Les serfs que nous sommes sont contraints aux devoirs, à rendre compte de tout. Regarde ta carte bancaire, elle est symbole de liberté, te dit-on ? Les moutons le savent bien, on leur a dit. Mais non ! Idiots. Elle contrôle tes pulsions d’achats, elle permet l’analyse de ta personnalité et de tes envies, tes besoins. Et puis, cette liberté entre parenthèses, elle dépend de tes bons dépôts en banque, en espérant que ton abruti de banquier ne se soit pas sucré sur ton dos, avec les 6 ou 7% d’intérêts qu’il t’a accordés sur ton crédit et qui rongent tes fins de mois ; ce salaire que ton patron indulgent a bien voulu t’allouer contre un service. Entre les deux, l’état s’est servi copieusement. Tu reçois le reste, c’est déjà pas mal. Lorsque que tu crois en avoir plus, on s’arrange pour te le prendre ou te le faire dépenser. Une publicité bien conçue, un livret avec des pourcentages attrayants, un voyage ficelé, une taxe, une brillante voiture, des cigarettes, une action Vivendi qui va monter. On te le promet. L’Euro. Mais rien. Pire. Les fins de mois passent et se ressemblent. Elles déchirent le cœur parfois.

 

En achetant un maximum de biens de consommation, on a l’impression d’acheter sa liberté. N’est-ce pas ? On se complaît dans ce matérialisme qui nous oblige à croire, que plus on a, plus on est. Ce n’est plus le

- « je pense donc je suis ». Mais plutôt

- « je possède donc je suis ».

C’est navrant d’exister parce qu’on a. On n’a rien. C’est du vide ce que nous brassons. Nos impressions sont faussées et quand on se soulève, qu’on parle trop fort, en quête de liberté, on voit bien que ça dérange, qu’il y a toujours un regard, une voix à s’élever pour faire taire. Qui ne s’est pas fait regarder de travers pour une barbe mal taillée, pour un délit de sale gueule, pour un habit froissé ou un aspect maladif ; pour une tronche mal lavée ou une main en moins ; pour un cri d’espoir lancé vers la mer ou une attitude différente. Cette différence déplaît. Elle fait naître les injures, les sanctions et les mots blessants.

 

Alors certes la liberté est une utopie. Qui ne pourrait dépendre de personne, ne pas être soumis ? L’artiste ? Tourne ça dans ta tête et tais-toi. Va ta route et tais-toi. Suis le troupeau et dégage de mon chemin. Je n’en peux plus de savoir que les hommes libres sont ceinturés. Ça me chauffe la tête de n’être et n’avoir été qu’un pion. L’écriture peut-être m’apporta un vent de liberté mais si infime par rapport à celui auquel nous avons le droit, le besoin pour éclaircir nos jours et nos nuits d’un soleil resplendissant nommé satisfaction.

 

En mettant la liberté dans un moule, on lui a ôté sa raison d’être, son sens. J’ai soif d’être libre de mourir sans artifice. Dans quelques jours, je décrocherai les fils car je suis à bout. Je veux décider de ma mort, que ces gouttes qui coulent dans mes veines s’arrêtent pour de bon ! Tirer un pied de nez à la vie en prenant le choix, en récupérant ma liberté de mourir, le sourire aux lèvres. Je suis au pied du mur mais libre. Quant à ceux qui restent, ils s’étonneront après d’être pessimistes et malheureux, inquiets et mécontents, pauvres et humiliés. A qui la faute ? Aux pouvoirs, aux dictatures, aux insoumis ? Ou pourquoi pas tout simplement à eux-mêmes, les moutons. Ceux qui ne servent pas à décrypter le monde et ne font jamais rien.

 

En coulisse : yann chollet

En coulisse : yann chollet

 

La centralisation des directives dans les hautes sphères nous a conduit à devenir des servants. Eloignés des décisions, nous ne les maîtrisons plus. Cela étant valable dans les métropoles comme dans les moindres petites communes. Ces petites villes, comme il en reste beaucoup, où les habitants ont tissé des unions, une fidélité basée sur le bien réciproque et l’harmonisation des convictions. On ne pense plus mais l’on fait basculer sa tête du bas vers le haut, pour accorder des réponses toutes faites par de petits responsables, des intermédiaires à qui l’on s’en remet et qui, n’ayant pas personnellement plus de liberté que leurs concitoyens, tentent d’en acquérir en faisant de leur pouvoir, une micro dictature à peine perceptible.

 

Celui qui va contre cela, se sentant à juste titre concerné, est évincé par des rires cyniques et sarcastiques, écumé par des rumeurs. La rumeur fait rage dans les campagnes. Les sons de cloches font plus de mal qu’une vérité. Le contrevenant serait réduit à néant par les défenseurs du soi-disant « bien commun » ; un front d’humains se monterait contre lui s’il venait à penser autrement ; une horde aux ordres d’un maire, d’un préfet, d’un député, d’un président de la république, d’un président du monde, d’un dieu se lèverait contre le rebelle. Ni dieu, ni maître, ni Bush, ni diable. Liberté.

 

Alors ma bonne bête, broute. Tu es le mouton parfait, l’être satisfait. C’est le début de l’endoctrinement et tu t’étonnes de ne pas comprendre les fanatiques. Tu comprends quoi ? L’amour, non ! La paix, non ! Le bonheur, non ! Le cul ! Tu ne vois pas qu’on te pousse à répondre oui à toutes ces interrogations qui embarrassent ton esprit. L’arrangement tacite fait l’affaire. Tu restes dans ton coin, tu ne bouges pas et t’acceptes tout. Tu pleurniches, tu déprimes et tu t’en fous. Tu chiales, tu critiques et tu t’écrases au bout. Tu te caches, tu te terres et tu me fais honte. C’est tout le paradoxe. J’aime les hommes mais ils me font honte. Pas tous heureusement. Je m’en remets à ceux-là et à ce monde qui s’incline.

 

Les bruits, les vrombissements, les signes sont pourtant là. Saurez-vous les décrypter ? Ou serez-vous, une fois de plus, encore incultes ? Les enfants auront-ils comme seul patrimoine, une terre glauque en manque d’oxygène, en panne d’amour, emplie de mal de vivre. Ils n’y sont pour rien, eux. Ils ne demandaient qu’à grandir et connaître les prairies vertes, entendre les mots tendres et subir le bonheur. Rien que du bonheur en guise d’apprentissage. Les yeux des bambins sont tournés vers leurs pères, des adultes qui savent plus casser que construire. Parfois inconsciemment d’ailleurs ou impuissants. Mais les petits observent, analysent nos moindres gestes et il se pourrait qu’ils les reproduisent. Ne comptez par sur eux pour changer le monde et payer vos dettes. S’ils peuvent beaucoup, c’est avec vous et votre soutien ? Comment pourraient-ils changer ce monde malade, si les adultes ne sont pas capables de montrer l’exemple ? La solidarité est en berne.

 

On voit qu’ils sont un peu perdus, les enfants de demain. Ils se cherchent un idéal et, plus grands, le trouvent dans des paradis artificiels. On s’étonne alors de les voir délirer dans des soirées folles, qui ne sont finalement que le reflet de la société d’incertitude à laquelle ils tentent de s’adapter. Le seul avenir montré, c’est celui de la compétition, de la loi du fort, d’un drôle d’univers qui déraille, de l’incohérence et des différences, de la justice à deux vitesses. Faites du bonheur avec ça, vous. Expliquez leur pourquoi Papon, Messier, les hommes d’Elf ou du Crédit Lyonnais ou un tas d’autres, se baladent encore dans nos rues. Les images qui défilent devant leurs yeux sont sans cesse plus frappantes, plus dures, plus abjectes, irréelles. On les assaille de mille conneries et on voudrait qu’ils s’en sortent ?

 

A force de nous regarder vivre, les enfants sont-ils condamnés à être ce que nous sommes ? Ce que personne ne pense être et que nous sommes tous. Des moutons !…

 

Batistes