mai 07 2012

Inspirations électorales 7 mai 2012…

Posted by admin in Pensées évasives
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REPRISE D’UN TEXTE DE Léo Ferré

Réajusté à l’occasion des élections présidentielles

6 mai 2012

photo yann chollet 2012

Yann Chollet est photographe professionnel à Saint-Malo et rédacteur. Chef de Publicité.

- Je ne suis qu’un « artiste de Variétés » et ne peux rien dire qui ne puisse être dit “de variétés” car on pourrait me reprocher de parler de choses qui ne me regardent pas.

- Comme si je vous disais qu’un « ancien ministre de l’économie française ou bien premier ministre italien ou bien d’ailleurs pouvait nager dans des affaires de mœurs ».

- Comme si je vous disais qu’un ministre de l’Intérieur d’une République lointaine ou plus présente pouvait être une canaille.

- Comme si je vous disais que les cadences dans certaines entreprises sont exténuantes.

- Comme si je vous disais que les cadences exténuent les ouvriers jamais les Présidents.

- Comme si je vous disais que l’humiliation devrait pourtant s’arrêter devant « ces agriculteurs, qui ont pendant des décennies déversés des pesticides, sans en prendre conscience, dans leurs propres poumons ».

- Comme si je vous disais qu’à « Lejaby » et plus généralement dans le textile en ce moment ça « délocalise » facile.

- « Comme si je vous disais qu’il serait possible de se taire face à l’oppression des peuples pour quelques intérêts nationaux ».

- Comme si je vous disais qu’il pourrait peut-être exister un prisonnier politique qu’on aurait jugé pour la forme.


- Comme si je vous disais que je pourrais suivre dans la rue ce procureur qui regarde avec l’eau dans la bouche le ventre d’une enfant mineure.

- Comme si je vous disais que ce procureur pourrait être celui qui aurait pu requérir contre ce prisonnier politique qu’on aurait jugé pour la forme.

- Comme si je vous disais qu’un intellectuel peut descendre dans la rue et vendre le journal.

- Comme si je vous disais que ce journal est un journal qu’on aurait pu interdire.

- Comme si je vous disais que le pays qui s’en prend à la liberté de la presse est un pays au bord du gouffre.

- Comme si je vous disais que ce journal qui aurait pu être interdit par ce pays au bord du gouffre pourrait peut-être s’appeler la Cause du Peuple.

- Comme si je vous disais que le gouvernement intéressé par ce genre de presse d’opposition pourrait sans doute s’imaginer qu’il n’y a ni cause ni peuple.

- Comme si je vous disais que dans le cas bien improbable où l’on interdirait le journal la Cause du Peuple il faudrait l’acheter et le lire.

- « Comme si je vous disais que le monde a bougé et que les informations se font sur Internet, sous le couvert de désinformation économique ».

- Comme si je vous disais qu’il faudrait alors en parler à vos amis.

- Comme si je vous disais que les amis de vos amis peuvent faire des millions d’amis.

- ” Comme si je vous disais que des millions d’amis qui ne se connaissent pas, ne peuvent être des amis “.

- « Comme si je vous disais qu’une révolution par les mots et de belles phrases n’est peut-être pas une révolution politique ».

- « Comme si je vous disais qu’en politique, les intérêts personnels passent avant celui des autres. Et que défendre ses intérêts personnels plutôt que ceux du peuple, c’est peut-être une variété de la politique ».

- Et je ne vous dis rien qui ne puisse être dit de “variétés” moi qui ne suis qu’un artiste de Variétés…

Léo toujours d’actualité… revisité par batistes 2012. Pensées électorales.

juin 23 2010

LES PETITS-PETITS

Posted by admin in Pensées évasives

Au nom des indigènes de la terre entière !

 

 

 

” Sur cette photo, “les petits-petits” voyaient une belle pomme à manger, tandis que “les autres” voyaient toute la splendeur d’une nature naissante “

Ils sont si « petits-petits » qu’ils sont devenus invisibles. En quête d’Ego les humains redeviennent humains. Primates au sens large du terme ! Disposés à faire la guerre contre « les autres », ceux qui font un peu d’ombre à leur lumière. Les petits-petits se pensent grands, c’est cela le plus étrange. Grands quant à leur imaginaire primaire, qui commence au pied de chez eux pour se terminer au coin de chez eux. Remember : « le Mythe de la Caverne ». Dans ce cadre infime, leur grandeur est immense, incommensurable à leurs yeux, Dieu, s’il existe, n’est rien à côté d’eux. D’ailleurs, ils pensent que rien n’existent les « petits-petits ». Ils ont forcément raison les « petits-petits », toujours un pas en arrière plutôt que deux en avant, c’est plus simple non ?

Sur leur passage, « les autres » : les Indigènes, les pseudos artistes, les différents, les « d’ailleurs », bref ceux que les ”petits-petits” considèrent, de leur point de vue, comme « petits-petits » ; sont regardés comme des bêtes furieuses, forcément ridicules, forcément à la ramasse, forcément mauvaises.. Puisqu’ils ne leur ressemblent pas. De l’ombre à la lumière, de la lumière à l’ombre. De la caverne à l’ouverture au monde. Des « petits-petits » jusqu’aux “autres”, il n’y a pas un Pas mais un univers. A la croisée des chemins, les « petits-petits » continuent de rester « petits-petits », dommage, « les autres » tentent de rester « les autres » et de faire avancer le monde, et heureusement car on ne fait pas un monde grand, ouvert et plaisant en pensant « petits-petits ». Jamais !

Bien au contraire, c’est la richesse de l’extérieur qui nous apporte notre richesse intérieur. Ce sont bien « les autres » qui nous offrent leurs expériences pourvus qu’on sache s’en imbiber. De leur côté, les « petits-petits » sans les autres s’effacent lentement, deviennent même si petits qu’ils deviennent invisibles ! Mais où êtes-vous ? « Ah vous étiez là, pardon, je ne vous avais pas vus ! ».

batistes 2010/juin