oct 05 2011

Petite poèsie passagère…

Posted by admin in Poésie

Saint malo 2011 par yann chollet

Saint malo 2011 par yann chollet

 Toutes mes photos et textes sont interdits à la reproduction sans accord !

 

 

(le mole de Saint-Malo - Photo Yann Chollet 2011)

 

La vie sans toi

Est comme un oiseau sans aile.

Je me perds moi-même.

 

La vie sans toi

Est comme un océan sans eau.

Le passé s’enfuit.

 

La vie sans toi

Est comme une nuit sans sommeil.

Je t’espère tu es absente.

 

La vie sans toi

Est comme un monde sans poète.

Alors qui suis-je ?

 

Batistes. 1985

oct 21 2008

Fin de journée à Rennes (archive manifestation)

Posted by admin in Articles exclusifs

Photo Bretagne : Au coeur de Manif : Yann Chollet

 

Ville de Rennes

 

Manifestation du samedi 18 mars 2006, fin de journée

 

Les organisateurs et participants souligneront certainement la mobilisation importante, à Rennes, pour la manifestation du samedi 18 mars contre le CPE. Mais…

 

 

…Vers 16 heures, des milliers de manifestants du début, il ne restait qu’une poignée d’irréductibles. C’est entre la Place Foch et la place de Bretagne, que ces derniers, à peine 500 personnes, tenaient le camp. Les banderoles et les slogans étaient rangés et on notait alors peu de messages à l’encontre du premier ministre, ni même d’autres revendications claires. On trouvait d’ailleurs sur la place presque autant de photographes de presse que de badauds en attente de sensations, de clash. Car c’était bien là, la clef de cette dernière partie de journée, le clash : l’affrontement avec les forces de l’ordre. Gendarmes mobiles et CRS avaient jusqu’alors gardé la distance. Vers 16h30, une trentaine, voire une quarantaine de jeunes munis de pierres et de bouts de ferrailles sont alors arrivés sur la place. Visages masqués pour la plupart, mais les poches bien pleines de pierres.

 

 

 

Après plusieurs jets d’objets divers d’un côté, et quelques charges et gaz lacrymogène de l’autre, chacun rentrait dans son camp. Avec ici et là, quelques arrestations réalisées par la B.A.C ou quelques tirs de « Flash-ball » bien placés. On remarquait rapidement, que ceux qui voulaient en découdre avec les forces de l’ordre n’avaient plus le visage des manifestants du début d’après-midi. D’ailleurs, à maintes reprises, les étudiants ont tenté de virer les casseurs en criant : « Les casseurs cassez-vous ». Rien n’y fit. Une sorte de jeu de chats et souris a alors débuté à travers quelques rues adjacentes, devant le regard de passants perplexes. Une charge des CRS ici, une fuite des casseurs là, quelques jets de bouteilles, et ainsi de suite ; jusqu’à ce que les derniers étudiants prennent le large, que les derniers photographes rangent leurs matos, presque heureux d’aller se coucher. Quant aux casseurs peu téméraires, ils finirent eux aussi par plier bagages, voyant que leurs tentatives « de je ne sais quoi » ne menaient à rien, une fois de plus.

 

 

 

Pas de gros incidents donc à déclarer vers 20h. Si ce n’est quelques hématomes à noter sur certains visages. Soulignons tout de même qu’à plusieurs reprises, des journalistes se sont fait bloquer des accès, par les CRS ou Gendarmes mobiles, malgré leurs cartes de presse, c’est bien dommage. Nous aussi nous avons un travail et nous aimerions le faire en toute liberté, même si certaines photos peuvent déranger. La réalité dérange toujours. Pourquoi ?

 

batistes

 

 

 

Photos interdites à la reproduction :

Pour toutes utilisations contacter

Photographs of the demonstrations in France, town of Rennes, March 18, 2006. Photographs to sell media please contact batistes@aol.com

oct 21 2008

Notre belle démocratie (Archive 2005)

Posted by admin in Pensées évasives

 

L'âne humain : yann chollet

 

Démocratie ou quoi ?

 

Comment croire en la profusion de la démocratie ailleurs, par l’intermédiaire des pays dit démocratiques, lorsque tant d’exemples d’impunités fourmillent au cœur même de nos systèmes. En fait, si le peuple exerce effectivement une souveraineté par le vote, cela ne veut pas dire qu’il mène la barque ou qu’il détient ses propres choix pour ici ou à l’extérieur. Si son esprit est trompé par les pouvoirs qui régissent les pays dit démocratiques comme la politique, la presse ou l’économie, comment pouvons-nous espérer vivre pleinement notre liberté  et décider de notre avenir à tous ? Je vous ferais grâce, dans ma démonstration, d’expliquer dans le détail les influences occultes qui mettent en mouvement ce système de pouvoir, d’autres l’ont bien expliqué auparavant. Pour ceux qui veulent en savoir plus, il suffira de se diriger vers http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/index2.html et de décortiquer les thèses du « sociologue énervant » Pierre Bourdieu. On retrouve aussi, l’explication de ce pouvoir indiscernable à l’œil nu, dans des chansons ou reprises de textes réalisées par Léo Ferré et d’autres artistes contemporains (qui eux-mêmes sont de plus en plus dépendants des grosses majors, de l’économie, de la presse…Ect).

 

Une plage de liberté

 

Avant d’aller plus loin, il faut savoir qu’il existe deux possibilités lorsque l’on veut comprendre et parler de cela. Soit pénétrer discrètement ces systèmes de l’intérieur et en devenir au bout du compte un instrument et un protagoniste, voire un « contre pouvoir » faussé ; soit tenter de décrypter de l’extérieur avec les arguments et informations disponibles, au risque certain d’être classé dans la catégorie des indésirables, des paranoïaques, voir des schizophrènes ; ce qui tend à vous exclure de tout débat démocratique. Aujourd’hui, si l’on veut tenter la deuxième solution, on se retrouve forcément classé, tout en gardant, heureusement, la capacité de parler via Internet exclusivement. Ce qui ne résout pas le problème mais permet de disposer d’une plage de liberté, inexistante jusqu’alors. La liberté totale résiderait dans le fait de s’exprimer par l’intermédiaire des organes de presse dit « classiques ».

 

La presse muselée !!!

 

Malheureusement ces organes de presse, et c’est bien connu, sont de plus en plus détenus par des patrons dont l’arc à plusieurs flèches dans les secteurs politiques ou économiques. Puisque l’automutilation n’est pas un exercice facile, il s’avère que les pensées différentes de celles qu’on nous assène quotidiennement sont mises entre guillemets. Sous silence, sous censure discrète. L’idée de diffuser la vérité n’est pas au goût de tous. Alors certes, on nous sort une petite affaire ici et là, histoire de dire que la justice existe, que la démocratie est une valeur existante et à défendre. Tout ceci n’est que dérision et ne fait pas avancer les questions que posent les vrais humanistes, les vrais gens qui sont dans la galère, les artistes qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice de la liberté individuelle.

 

Personnellement, pour vous donner ma position, je serais plutôt classé dans « les artistes paranos », voire de la gauche syndicalisée. Pourtant, certes je conçois être un peu parano mais certainement pas de gauche, ni de droite. D’ailleurs pour rester au centre du débat et sembler écrire juste, du moins aux yeux de ceux qui me lisent, il faut impérativement n’appartenir à rien. C’est difficile de n’appartenir à rien, c’est l’exclusion à l’arrivée, c’est vivre la dureté de la censure. Mais c’est aussi, assurément, la sensation de se saouler d’une infime soit-elle, « micro liberté » de penser. Dans notre société française « démocratique », ceux qui sont dans mon cas n’ont pas vraiment d’influence directe mais espèrent convaincre un peu, au risque de perdre beaucoup, en criant que, oui « notre démocratie » est à réviser. Lorsque j’exprime cela, je vous rassure, je ne parle pas ni d’anarchie, ni de révolution, que ce soit clair.

 

Guy Carlier, libre ? De faire semblant…

 

Voulons-nous donc réellement faire avancer la démocratie pour qu’elle retrouve son sens propre, pour qu’elle soit diffusée à travers le monde ? Telle est la question. Pour l’heure c’est impossible et nous reculons donc plutôt qu’avancerau cœur de nos propres espérances. C’est d’autant plus dur d’avancer que « des faux contre pouvoir » naissent ici et là, le temps de faire redescendre la température « des esprits révoltés ». Bêtement, une idée simpliste me vient en tête : Combien de français pensent aujourd’hui que Guy Carlier, à travers l’émission de France 3, est le symbole de la dénonciation de la télé poubelle et qu’à travers ses chroniques télévisées, il est libre de tout ? Les spectateurs le pensent. Pourtant c’est faux car il est une règle établie, on ne critique pas la télévision lorsque l’on est au cœur du système. Si l’on est à la radio, c’est plus facile de le faire et il le fait. Mais au petit écran, c’est impossible et l’on se transforme en marionnette, à notre insu. Le public reste dupe et son esprit tend à croire qu’enfin, il y a quelqu’un qui dénonce. Malheureusement malgré son style peu commun et son intelligence, Guy Carlier ne dénonce rien. Ses démonstrations finissent par énerver par le simple fait qu’il pense avoir parole d’évangile. Il reste assez sectaire dans ses critiques, en sélectionnant ses cibles, ce qui le classe du côté des dictateurs de la pensée. Il tente non pas de nous faire penser par nous-même, mais de penser comme lui. Ce n’était sans doute pas le but recherché au départ, mais il aura pénétré le système de l’intérieur avec de belles pensées pour devenir, comme je le démontrais en introduction, un instrument du média « télévision ».

 

Bonne nuit public

 

On pourrait prendre d’autres cas, notamment en ce qui concerne l’investigation et des émissions qui se disent dénoncer des scandales. Pourtant ce genre d’émission est dépourvue de tout apport d’informations complémentaires. Elles exposent le plus souvent, des faits de la presse écrite, expliqués avec l’image. Faits eux-même découlant, le plus souvent, d’une sorte de centrale d’informations formatées, l’AFP. Lorsque l’on sait que l’on peut faire tout dire aux images, ces enquêtes ne sont, au final, que des montages établis pour exercer un sentiment au public ; avec orientation de l’esprit. Encore une fois, le public croit en ce « contre-pouvoir » qui n’existe que par l’appréciation et la direction du reportage. Les chaînes appartenant à des groupes économiques, les véritables scandales et les sujets percutants restent dans les archives. L’endormissement du téléspectateur est total. On voudrait bien nous faire espérer que les journalistes sont libres, mais ils sont muselés et n’ont pas vraiment le choix. Et puis, il est si simple, par la télévision, de faire gober des choses. On se souviendra d’une équipe de journalistes (allemands je crois), qui avaient, durant des années, fait passer en télévision des séries de reportages montés sur la base de faux témoignages (acteurs). Le public n’avait rien vu.

 

Conserver son pouvoir au détriment du bien commun

 

Quant aux politiciens dans l’histoire, ils ne pensent bien sur qu’à leur mandat, leur pouvoir. Leurs meilleurs amis se trouvent dans la presse, dans les secteurs économiques. Bref, tous unis, tous amis. Quand on entend Bayrou, par exemple, penser à sa candidature en 2007, c’est qu’en fait, il va travailler jusqu’à cette date pour obtenir quoi, le pouvoir. L’avenir ce n’est pas en 2007 qu’il se joue, c’est tous les jours. Notre président pense lui, à un troisième mandat, ce qui reculera l’échéance du traitement de son implication ou non, dans les affaires de la mairie de Paris. On voit mal la justice l’accrocher dans 7 ans. Et c’est cela dans un tas d’affaires d’escroquerie, de fraudes, de paradis fiscaux, de magouilles diverses. Tout sous silence, car ceux des sphères sont protagonistes et défendent en cachant cela (pour le côté presse et édition), leur propre pouvoir. Chacun dépend des autres et vice-versa, c’est le serpent qui se mord la queue.

 

Sauver sa peau d’abord

 

Comment dans un tel climat, une telle osmose consensuel, puisque tout le monde aide et sert tout le monde, pouvons-nous échapper à ces dictatures imperceptibles agissant sur nos esprits et obtenir la vérité ? C’est cela la démocratie à la française. Dans ces sphères impénétrables des pouvoirs, chacun essaye de sauver sa peau, de se maintenir. C’est difficile. Alors pourquoi voudriez-vous qu’ils pensent à vous en changeant cela ? Parce que changer cela impliquerait trop de sacrifices. Et se sacrifier un peu, aujourd’hui, pour la liberté et la justice sur la terre, c’est impensable aux yeux de ceux qui tiennent vos pensées.

 

L’exagération de mon propos et la simplicité de mes exemples ne sont là que pour clarifier mon sentiment. On retrouve quelques clichés qui sont exacts et facilement démontables par les esprits contradictoires, qui savent agir pour toujours faire penser aux autres que vous êtes un parano, qu’il ne faut pas exagérer. Bien oui, s’exagère et alors…..

 

 

Batistes