oct 14 2016

Magazine Divercite Cote d Emeraude

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Ma collaboration durant 9 ans pour le Magazine Divercité Côte d’Emeraude s’achève…

Magazine tendance Divercite Cote d Emeraude Saint Malo

Magazine tendance Divercite Cote d Emeraude Saint Malo

Une collaboration en tant que rédacteur en chefphotographe et rédacteur de l’ensemble des articles de A à Z du Magazine le temps de 29 numéros. Cela laisse forcément des traces ! Un Magazine mis en page par l’Agence Dumas à Rennes et commercialisé par l’Agence Precom de Saint-Malo.

29 numéros d’un magazine Divercité Saint-Malo ou Emeraude ou Côte d’Emeraude selon les numéros, cela représente l’écriture d’environ 4001 articles, la prise de vues de 4001 photographies. La recherche de 4001 slogans d’accroche pour les articles (et jamais le même)….des heures dédiées à l’écriture et au service de gens tous aussi différents les uns des autres. Appréciable !

Une vraie richesse, de vraies rencontres, un véritable échange et beaucoup de bonheur réciproque avec des interlocuteurs allant de chefs d’entreprises, responsables de boutiques, d’hôteliers et de restaurateurs du pays de Saint-Malo. Ceux qui font l’effervescence de la cité corsaire. Il est évident que ce bonheur fut un partage où l’on s’est bien amusé surtout pour les prises de vues !

Une errance à travers la ville, le temps des 10 premiers numéros où le contenu journalistique et l’information intemporelle avaient une belle place pour le plaisir des lecteurs. Pratiquement 6 à 8 pages d’information à chaque numéro du Divercité Côte D’Emeraude.

29 numéros d’un magazine dont le visage a changé pendant 9 ans. Le contenu journalistique laissant de plus en plus de place aux publireportages sous une ligne éditorial fluctuante au fil du temps. Moins de place, moins de mots, un challenge presque surréaliste !

Mais le défi a toujours été relevé avec plaisir. Le seul petit regret sera de constater qu’en 29 numéros, mon identité a été occultée de l’intérieur du magazine (Yann Chollet) : sans doute que cela faisait un peu tâche d’avoir un rédacteur en chef masculin pour un Magazine de tendances féminines ? Le choix d’une directrice d’édition ne se discute pas !

Il est venu le temps de passer à d’autres expériences ou de poursuivre celles qui sont déjà enclenchées. Toujours dans l’écriture et la photographie au service des entreprises de Saint-Malo, Dinard, Dinan ou Rennes…et des villes de proximité !

Je continue au service de la plume même si celle-ci est remplacée par le clavier depuis longtemps, de vos reportages, de l’écriture de contenu web ou de plaquettes de présentation de votre structure, votre société… Toujours au service de la prise de vues de vos chantiers, de vos boutiques, de vous ou des objets que vous souhaitez mettre en éclairage…

Toujours au service de la mise en avant de votre savoir-faire, de conseils en communication externe ou interne… Le monde publicitaire évolue, il faut évoluer avec et l’inventer par une recherche permanente d’idées, une réflexion intelligente et ne pas se contenter d’annoncer un budget : le résultat prime !

Plus de 15 ans au coeur de cet univers fabuleux et la même passion…ça compte ! C’est l’expérience qui se traduit simplement à travers l’envie de donner le meilleur de soi…

mar 22 2014

Photographe à Saint Malo, rédacteur, Chef de Publicité.

Posted by admin in Pensées évasives

Photographe Professionnel à Saint-Malo

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Pour Fêter les 16 années de mon Blog “Derrière le Miroir” qui fut en son temps l’un des premiers Blogs d’actualité en Bretagne en rapport avec le journalisme, à l’heure où la toile était encore une sorte de grande vide, une plage vierge, voici mon nouveau site de photographies 2014.

Vous y découvrirez des photographies réalisées pour différentes missions :

Le magazine Divercité Saint-Malo, des entreprises malouines, des hôtels, des restaurants et pour le plaisir.

Vous trouverez tous les liens pour réaliser un cadeau avec mes photographies décoratives

spécialement dédiées à la photographie panoramique de Saint-Malo.

Photographies pour la décoration intérieur, des halls d’entreprises, comités d’entreprises.

En tant que chef de publicité, rédacteur et photographe, je reste disponible pour tous genres de missions dans ce sens sur le secteur de Saint-Malo, Dinard, Rennes, Saint-Brieuc.

http://photographepro.wix.com/saint-malo-bretagne

Je travaille toujours en collaboration avec les meilleurs graphistes et développeurs de la région si besoin.

Pour un tarif hyper compétitif et des communications qui collent bien à vos attentes.

A

bientôt…. Yann Chollet.

avr 24 2012

Festival des jeunes créateurs de mode à Dinard 2012

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Le Festival des Jeunes Créateurs de Mode Dinard a encore tenu ses promesses. L’idée de Dominique Damien Réhel est ancrée aujourd’hui dans les esprits. Lieu incontournable de la création, de l’émotion et de la bonne humeur, le cru 2012 fut excellent. Véritable rencontre internationale, les créateurs de demain s’y retrouvent, les soirées festives se suivent, les défilés font la mode. Dans cette gigantesque organisation, le public est roi. Du Palais des Arts et du festival de Dinard à la Croisette de la cité balnéaire, tout le monde vit des moments intenses : inoubliables !

Les stars y passent comme cette année 2012 avec le DJ attendu Quentin Mosimann, Bernard Montiel ou encore des tops modèles…

L’an prochain, le festival des Jeunes Créateurs fêtera ses 20 ans. 2013 devrait être encore plus magique.

Cette année, le défilé lingerie a lancé les festivités lors d’une soirée forte. Ci-dessous, quelques photographies en moyenne définition (clic possible). Plusieurs photos en haute définition sont disponibles pour les magazines…

Toutes les photographies du site sont sous copyright (interdit à la reproduction sans accord).

festival des jeunes créateurs dinard 2012

festival des jeunes créateurs dinard 2012

Dans la catégorie lingerie plusieurs créateurs participaient.

Défilé lingerie haut en couleur lors du festival des jeunes créateurs.

Défilé lingerie haut en couleur lors du festival des jeunes créateurs.

Le président du Festival Dominique Damien Rehel.

Dominique Damien Rehel président du Festival des Jeunes Créateurs

Dominique Damien Rehel président du Festival des Jeunes Créateurs

Le défilé lingerie du festival des jeunes créateurs de mode.

Défilé lingerie festival des jeunes créateurs de Dinard.

Défilé lingerie festival des jeunes créateurs de Dinard.

Défilé lingerie lors du festival des Jeunes Créateurs à Dinard 2012.

Défilé lingerie lors du festival des Jeunes Créateurs à Dinard 2012.

Des modèles au TOP !

Défilé lingerie 2012 : Festival des Jeunes Créateurs à Dinard 2012.

Défilé lingerie 2012 : Festival des Jeunes Créateurs à Dinard 2012.

Charme, beauté, volupté lors du festival des jeunes créateurs 2012.

Charme, beauté, volupté lors du festival des jeunes créateurs 2012.

Cliquez sur l’image pour la voir !

Défilé lingerie lors du festival des jeunes créateurs à Dinard 2012.

Défilé lingerie lors du festival des jeunes créateurs à Dinard 2012.

Festival des jeunes créateurs de la mode à Dinard 2012.

Festival des jeunes créateurs de la mode à Dinard 2012.

Quentin Mosimann est arrivée avec 1h30 de retard. Un Bon DJ doit savoir se faire attendre !

Le DJ Quentin Mosimann présent lors de la soirée VIP.

Le DJ Quentin Mosimann présent lors de la soirée VIP.

Le défilé lingerie en a laissé rêveur plus d’un ! Faut avouer !

Défilé lingerie festival des jeunes créateurs de mode dinard 2012.

Défilé lingerie festival des jeunes créateurs de mode dinard 2012.

oct 22 2011

Saint-Malo futuriste !

Posted by admin in Articles exclusifs

Saint-Malo comme vous ne l’avez jamais vu !

On connait la ville de Saint-Malo en Bretagne, formant un Dogme avec ses remparts dressés, ses bateaux, ses mouettes, ses marées, la couleur de sa mer Emeraude. Saint-Malo, la cité corsaire, intemporelle, splendide avec son image statiquede ville fortifiée.

Le sable de la plage du mole, de bonsecours, de celle du sillon… Saint-Malo, île devenue accessible mais gardant son empreinte d’hier. Le Grand bé, Cézembre, ses forts posés sur l’eau. Ses bateaux de pêche, ses boutiques et commerces, ses grandes entreprises. Tout cela forme un Saint-Malo incontournable. C’est pourquoi, fort d’une envie de projection dans un futur où la consommation tient sa place, voici en une et une seule image, une photo retouchée, la vision d’un Saint-Malo futuriste qui prendrait des allures d’un monde contemporain. Saint-Malo deviendrait alors à l’image du monde et des mégacités, des grandes villes et de ses artères improbables… Un monde où le passé s’enfuit tandis que l’avenir se dessine à l’horizon.

Certes l’image tend à défigurer ce que nous connaissons mais parfois il est si bon de déformer l’existant pour laisser paraître ce que l’epsrit humain peut faire naître !

Bref : Voici Saint-Malo dans un futur proche, futuriste !

Image interdite à la reproduction sans accord

Pouvez laisser vos commentaires en dessous !

oct 05 2011

Petite poèsie passagère…

Posted by admin in Poésie

Saint malo 2011 par yann chollet

Saint malo 2011 par yann chollet

 Toutes mes photos et textes sont interdits à la reproduction sans accord !

 

 

(le mole de Saint-Malo - Photo Yann Chollet 2011)

 

La vie sans toi

Est comme un oiseau sans aile.

Je me perds moi-même.

 

La vie sans toi

Est comme un océan sans eau.

Le passé s’enfuit.

 

La vie sans toi

Est comme une nuit sans sommeil.

Je t’espère tu es absente.

 

La vie sans toi

Est comme un monde sans poète.

Alors qui suis-je ?

 

Batistes. 1985

avr 07 2011

Mélancolie : Poésie passagère !

Posted by admin in Pensées évasives

Au loin de Saint-Malo on voit Chausey

Au loin de Saint-Malo on voit Chausey

 

(Une photo rare, Chausey de Saint-Malo par temps couvert. On a l’impression d’y être) 

Mélancolie, 

Quand il y a tant de monde autour de nous,

Et que le vide se fait en vous.

L’air de musique vous emporte loin,

La valse des gens et les sons parviennent,

On se sent presque à terre moins que rien,

On se dit que le monde s’échappe, vient !

Mélancolie,

Des réalités à la futilité,

On s’accroche à quelques envies immaculées,

Des souvenirs, déjà à l’horizon déchiré,

L’ombre avance de plus en plus prononcée.

Mélancolie,

Quelques accords font monter la pression,

Les mains tapent, les mots sans chaînes,

Vivre, paraître, survivre aux mauvaises résolutions,

Vivre, écrire, en pensant aux matins blêmes…

…Ces matins où la mélancolie

 S’effrite sur le bord de notre monde !

 

jan 11 2011

Et si je vous parlais !

Posted by admin in Pensées évasives, Poésie

 

Et si je vous parlais de la folie des déviances d’Internet,

Que cette folie était contagieuse.  

 

Et si je vous parlais des cerveaux de ces enfants scotchés,

Devant les écrans et les claviers.

 

Et si je vous parlais de ces boites qui conservent tous vos souvenirs,

Et que ces souvenirs sont ceux des consommateurs que vous êtes,

Dont les données rapportent vos sentiments et de l’argent !

 

Et si je vous parlais de l’indifférence dans laquelle les négociations se font,

Que ces négociations ne vous regardent plus.

 

Et si je vous parlais de vos amis devenus les miens,

Que les amis de mes amis sont devenus les vôtres,

Et que je n’ai plus d’amis.

 

Et si je vous parlais de ce téléphone dont la sonnerie ne sonne plus,

Parce que le monde s’écrit au virtuel,

Et que je n’avais plus le temps de t’appeler.

 

Et si je vous parlais de ces êtres humains attendant des réponses,

D’une entreprise ayant perdu son capital,

Mais que ce capital existe encore et que certains font toujours de bonnes affaires.

 

Et si je vous parlais d’une presse écrasée par des vérités incontrôlables,

Que les informations courent plus vite que le journal,

Et qu’un journal en retard a perdu sa raison d’être.

 

Et si je vous parlais des ondes qui nous traversent,

Que ces ondes négligent nos existences au nom de l’ignorance

Et que des ignorances il y en a eu tant d’autres avant.

 

Et je vous parlais du grand silence à venir, de ce temps où il sera trop tard,

Lorsque viendront tant de désillusions mourir au bord de nos absences.

 

Le dialogue est rompu ! Chut.

Place au vide et au silence sur les cris du monde.

 

Batistes 2011

oct 07 2010

Selection de photos 2010 par Yann Chollet

Posted by admin in Articles exclusifs
Journaliste photographe chef de pub professionnel en Bretagne sur la région de Saint-Malo, j’effectue divers travaux pour les entreprises, bars, hôtels, restaurants, magazines, entreprises, communes. Qu’il s’agisse de travaux publictaires, travaux presse, travaux particuliers, sites internet, n’hésitez pas à me contacter. Vous trouverez sur site-blog plutôt quelques exclusivités ! Surfer sur d’autres de mes sites ou mes CV en ligne pour en savoir plus. Dans cet article, quelques photos coup de coeur de l’année 2010 ! Photos de Saint-Malo, de paysages, du sillon, de Dinard, de Dinan, de Saint-Cast en Bretagne. Photos aussi de Servane Escoffier représentant Saint-Malo 2015 pour la Route du Rhum 2010. Sur son voilier ici, à Saint-Malo pendant les préparatifs avant le départ du dimanche 31 octobre 2010.  Si vous aimez mes textes, c’est ici, ci-dessous ou dans les archives sur la droite. Avec des photos d’artistes et diverses réalisations photographiques. Autrement vous pouvez aussi passer sur www.journaliste-photographe-bretagne.com pour des photos pack-shot et autres vues diverses réalisées sur saint-malo, dinard, dinan, rennes, lorient et la Bretagne… à bientôt pour de nouveaux textes et nouvelles photos de la région.

Cliquer sur les photos pour aggrandir

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Servane Escoffier 2010 sur son voilier saint malo 2015

Servane Escoffier 2010 sur son voilier saint malo 2015

Servane Escoffier sur son voilier à Saint-Malo

Le Grand Bé à Saint Malo Yann Chollet.

Le Grand Bé à Saint Malo lors des Grandes Marées 2010

Cheval dans la brume en montagne photo yann chollet 2010

La Conchée à Saint Malo par Yann Chollet

Photo yann chollet, la conchée 2010. Cliquez sur la photo pour aggrandir

Le sable à SAint-Malo sur les plages de la Bretagne

Le Sable plage du sillon à Saint-Malo par Yann Chollet.

Le Sable à Saint-Malo, simple mais joli. Photo Yann Chollet, journaliste en Bretagne

Exemple de portrait réalisé par Yann Chollet, photographe.

La mer grande plage de Saint Cast en Bretagne.

La mer grande plage de Saint Cast en Bretagne.

Anse de Saint-Cast en Bretagne été 2010 par Yann Chollet

Mouette saint malo par yann chollet

Vol de la mouette malouine par yann chollet

Tigre en gros plan

Tigre en gros plan

Le tigre rien à dire. Photo Yann Chollet. Cliquez pour aggrandir.

Solidor quartier de Saint-Malo

Solidor quartier de Saint-Malo

La quartier de Solidor à Saint-Malo en Bretagne. Yann Chollet photo

Saint-Jacit de la mer en Bretagne. Photo yann chollet.

Saint-Jacut de la mer en Bretagne. Photo yann chollet.

Les chevaux dans la baie de Saint-Jacut. Tourisme

Photo du quartier de Solidor à Saint-Malo vue par Yann Chollet photograhe.

Solidor vu de Dinard lors des grandes marées. Photographie Yann Chollet.

Le mole à Saint Malo. Photographie de Yann chollet

Le mole à Saint Malo. Photographie de Yann chollet

Le mole de Saint Malo pris par Yann Chollet en photo

Plage de Saint Cast en été

Plage de Saint Cast en été

Photo de Yann Chollet, journaliste photographe en Bretagne

yann chollet photo
yann chollet photo

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Batistes 2010
oct 29 2008

Poème Logarithmique

Posted by admin in Poésie

Impression de la bretagne le soir, du côté de saint malo

 

 

Je l’écris, je le lis, je le prends, je le froisse, je le casse et je le brise. Je le médite, je le jette, je ne lis plus les journaux.

Ils dressent des barrages devant mes illusions de savoir, de connaître, d’être, de rêver. Penser merde, c’est la seule chose qu’il nous reste.

Va rêver toi l’inconnu. Toi, oui toi l’artiste du désespoir, celui qu’on regarde et qu’on méprise. Celui qu’on interpelle et qu’on jalouse.

Toi, l’écrivain, le songeur, le poète, le philosophe du soir, range ta mémoire ailleurs. Dans tes cartons de solitude. Ferme les placards de ta tête et ta gueule. 

Oui, toi le minable rêveur, va rêver autre part. Dans un endroit où l’on ne t’entendra plus. Va briser tes utopies sur les murs des calomnies, des habitudes qui lassent ta vie.

Va marcher dans l’ailleurs de fortune, va gerber ta vomissure et tes phrases sur du papier chiotte. Ne pense plus, écoute le son de la dictature qui s’invite. Ferme le robinet de ton inspiration et lis sans comprendre.

Ah, toi, le peintre du monde, le maudit littéraire à la plume cassée, le diable d’écriture. Retourne dans ton isolement solitaire et crache ta bavure sur ton chevalet de feuilles blanches.

Ecoute, écoute le son des pouvoirs qui envahissent la parcelle qu’il te restait. Celle où tu pensais te réfugier en cas d’insurrection, en cas de doute, en cas de cassure. Ce coin où tu aurais pris le temps de vivre, un instant, 5 minutes à l’abris du chaos qui s’annonce.

Alors rédige le cahier de ta dernière heure, lance les mots qu’il te reste, passe de l’ombre au jour sans te poser de question et sans te retourner. Ne soit plus un autre, ne te cache plus, ne lis plus les journaux et  jette ta télévision par la fenêtre de la sincérité.

Sache qu’il ne te reste que quelques jours, quelques minutes de plaisir. Regarde l’enfant, la femme, la beauté, le monde et surtout si tu veux encore un peu de temps en plus, garde l’énergie, l’espoir et les utopies que tu pensais disparues…

Et la phrase d’un ami qui termine ” …Je leur pisse à la raie en Spirale Logarithmique…”.

Yann Chollet 2001

oct 29 2008

Petite pensée nocturne (archive)

Posted by admin in Pensées évasives

 

Le mole de saint malo par yann chollet

Le mole de saint malo par yann chollet

 

 

Petit texte du soir…

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, j’ai rêvé du bonheur. En me levant, j’ai vidé ma tête pour mieux entrer dans ce moule, façonné à coup de marteau par les autres. J’avais c’est sur fait des songes d’une vie normal, d’un monde dont le souvenir me ramène à ma naissance, mais la donne a changé entre temps, me portant vers un idéal tronqué par l’absurdité extérieure. Je ne recevais que des fausses notes, je n’entendais que rires éclairés à la lumière des péchés. Les hommes n’étaient pas sérieux, même pires, ils se soûlaient de passivité et d’ignorance. Ils croyaient avancer mais reculaient inlassablement, toujours inlassablement. Comme dans le casino où le pire des paumés venait miser et miser encore, gagnait puis perdait, puis gagnait puis finissait la gueule dans le caniveau. L’autre soir, avant de dormir, j’ai croisé un corbeau de cet espèce, j’ai croisé aussi des vautours qui rigolaient de sa déchéance, j’ai croisé plus loin un mendiant, et l’absence entre les trois. Alors j’ai marché sans me retourner, en silence passé le coin de la rue, puis marché encore jusqu’à l’ivresse, jusqu’à me perdre dans le noir de mes pensées, jusqu’à toi l’artiste. Tu dormais, je n’ai pas voulu te réveiller car j’ai cru que tu rêvais encore du bonheur, comme moi, l’autre soir. J’ai lu dans tes yeux la sérénité qui t’est propre. J’ai donc passé mon chemin, refait la route en sens inverse, ignoré une nouvelle fois la connerie humaine.

 

Pouvais-je marcher des heures ainsi en quête de certitudes ou devais-je retrouver les songes d’une nuit paisible. J’ai erré pendant des décennies cette nuit là, ne sachant que faire, ne sachant où me cacher, car je portais le secret d’une absolue vérité. Elle était en mon âme, en mon esprit, en ma conviction cette putain devérité. Je ne pouvais me résoudre à la croire, ni même à l’espérer. Je voyageais depuis si longtemps dans un univers sans place assise, à tenir la boucle d’acier bien en main pour maintenir l’équilibre, à me soutenir à bout de rêves que l’oubli avait précédé le non-sens. Oui, je ne voulais l’espérer cette vérité, mais elle résonnait dans ma tête tel un hymne à la liberté. Que dal mon pote ! Pour toi et les autres, il n’y aura que passivité à moins que tu te lèves la nuit pour enfin vivre tes rêves. Oui, c’est cela, vit la nuit, car le jour les autres réduisent ton espoir en désolation, anéantissent tes joies, tes silences, ta quiétude, ton être. Entouré par ce monde qui s’échoue au bord d’un précipice, qui s’écrase dans l’univers, qui tombe dans l’abîme, l’errance de quelques années te suffira à trouver le trépas. Il est là, il guette à la moindre de tes incertitudes, la moindre de tes faiblesses, pour te briser lorsque que tu courberas trop le dos.  C’est pour éviter le pire que j’ai marché cette nuit là, que j’ai rêvé du bonheur fut un temps. Oui, pour oublier que le néant avance obligatoirement à la croisée des routes, si vite, trop vite, si vite qu’un jour je ne pourrais rejoindre la nuit, qu’un jour les hommes regretteront, qu’un jour la nature reprendra son droit et les terriens avec, et ma tristesse avec, et tout avec…Bonne nuit.

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Batistes

oct 29 2008

Extrait de “En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule”

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Extrait du livre de Batistes aux Editions du Vent : ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule “. Le roman toujours disponible, uniquement sur commande. Ici page 239 à 246.

 

 

Moutons

 

Le jour se lève, ça me va. Je peux parler des moutons. J’en fus un. Un peu, parfois, trop souvent. Quel humain n’a pas été dans le troupeau ? Je n’en connais pas. Le monde est un grand pâturage dont les pays forment des grands champs, avec au milieu ces bêtes que nous sommes. Des bêtes de somme. Le système est fait de telle sorte que nous ressentons un air de liberté qui n’en est pas un ; l’illusion d’un bien être qui ne l’est pas. Nous marchons dans un même sens, avec une pensée commune. Un seul objectif. Notre bonheur. Pas celui du voisin surtout, le nôtre. Un bonheur indissociable de l’argent qui dirige tout, qui permet l’indépendance apparente, celle qu’on déguise, avant de nous la pointer sous le nez. Cette liberté n’a que l’air et le nom. Nous dépendons d‘un environnement dont nous avons perdu le contrôle. On parlait d’un cadre de référence, propre à chacun mais il s’uniformise peu à peu sur un modèle impersonnel. Le pouvoir d’agir sans contrainte n’existe pas. Il y a toujours un frein à ton ardeur, à tes envies existentielles, à ton bonheur. Pour nier l’évidence, tu finis bien par te contenter du médiocre, hein, l’humain ?

 

Arc en ciel de Yann Chollet

Arc en ciel de Yann Chollet

 

Lorsqu’il n’y a rien, tu trouves toujours un bout de quelque chose pour t’accrocher : un sentiment, une petite joie, un quignon de pain, un sou, un paysage, une création. Une grande surface, une maison avec des volets aux couleurs de la ville. Ils se satisfont de peu, les moutons. On en est même arrivé à parler de démocratie libérale. Comme si le simple mot démocratie ne suffisait plus à ce trompe l’œil ! Le miroir des reflets fonctionne. Il te pousse à penser que ta condition, aussi médiocre soit-elle, est vivable. Ah ! La belle démocratie morose. Mais derrière, la ruée vers la consommation qui s’impose, les vacances dans des parcs à bestiaux, les belles promesses ne sont que lot de consolation, la monnaie d’une pièce. La vraie tranche de bonheur, elle se fait la belle. Tu la vois passer sans pouvoir la saisir. De loin. Sans la toucher, tu l’espères, elle s’absente.

 

Tôt matin sur la ville : yann chollet 2008

Tôt matin sur la ville : yann chollet 2008

 

Alors tu regardes autour toi, cherchant des points de référence, un ancrage où amarrer tes envies, en cas de doute, en te comparant avec ceux que tu croises pour savoir s’ils vont mieux. Les autres, les lobotomisés de la casquette, ceux qui courent après le temps, on leur a dit que l’histoire pressait, que le temps c’était du cash.

- « Il y a toujours pire que soit ».

Du coup, être mieux, c’est avoir du paraître en plus. La comparaison nous renferme, elle nous tient, fait émerger la différence et la jalousie. Est-ce cela l’égalité ? La liberté ? la démocratie ? La liberté de dire un beau “merde” placé justement, au bon moment, face à l’imbécile ou à des pensées sordides ; la liberté de partir sans penser à demain, l’esprit léger, insouciant du regard des autres. Nous passons notre temps à juger les autres et à nous abreuver de leur jugement. A regretter d’agir comme on le pense au mieux. Cette mécanique permet de se rassurer, alors qu’en regardant au-delà de son nombril, en réfléchissant, on voit bien qu’il n’y pas l’assurance promise. Des moins libres ou plus libres. Nous sommes tous dans un même bain d’obligations toujours plus pesantes, dans le même sac. Pourris. Notre vie est planifiée. On croyait pourtant que le système de l’union soviétique était éradiqué. La planification. Par des méthodes détournées, on nous plonge dans une spirale similaire. Plus sournoise, moins visible, voilée. C’est cela notre liberté.

 

Tu te lèves, tu déjeunes, tu pars travailler. Tu manges, tu travailles, tu regardes la télévision. Et s’il te reste un temps, tu t’occupes de tes enfants, parles avec ta femme. Et s’il te reste du temps ! Tu dépenses ton fric, si t’en as ; si t’en as pas, tu te complais à regarder la mer, à partir au jardin, à la campagne, à te nourrir du temps qui passe et annonce la déprime ; tu promènes le chien, ta chienne et tes gosses. Tu ne réalises pas grand chose en te pavanant dans ton fauteuil, immobile, dans l’attente d’un miracle à la télé. Ils n’ont plus cours.

 

photo yann chollet 2008 : contact batistes@aol.com

photo yann chollet 2008 : contact batistes@aol.com

 

Va donc voir les aquariums et ses poissons heureux : des animaux libres. Va regarder leurs tronches devant leurs écrans, pour savoir s’ils sont libres. Va tenter ta chance sur une île déserte, pour voir s’ils te manqueront, avec leurs monnaies, leurs haines, leurs colères et leurs mépris. Les serfs que nous sommes sont contraints aux devoirs, à rendre compte de tout. Regarde ta carte bancaire, elle est symbole de liberté, te dit-on ? Les moutons le savent bien, on leur a dit. Mais non ! Idiots. Elle contrôle tes pulsions d’achats, elle permet l’analyse de ta personnalité et de tes envies, tes besoins. Et puis, cette liberté entre parenthèses, elle dépend de tes bons dépôts en banque, en espérant que ton abruti de banquier ne se soit pas sucré sur ton dos, avec les 6 ou 7% d’intérêts qu’il t’a accordés sur ton crédit et qui rongent tes fins de mois ; ce salaire que ton patron indulgent a bien voulu t’allouer contre un service. Entre les deux, l’état s’est servi copieusement. Tu reçois le reste, c’est déjà pas mal. Lorsque que tu crois en avoir plus, on s’arrange pour te le prendre ou te le faire dépenser. Une publicité bien conçue, un livret avec des pourcentages attrayants, un voyage ficelé, une taxe, une brillante voiture, des cigarettes, une action Vivendi qui va monter. On te le promet. L’Euro. Mais rien. Pire. Les fins de mois passent et se ressemblent. Elles déchirent le cœur parfois.

 

En achetant un maximum de biens de consommation, on a l’impression d’acheter sa liberté. N’est-ce pas ? On se complaît dans ce matérialisme qui nous oblige à croire, que plus on a, plus on est. Ce n’est plus le

- « je pense donc je suis ». Mais plutôt

- « je possède donc je suis ».

C’est navrant d’exister parce qu’on a. On n’a rien. C’est du vide ce que nous brassons. Nos impressions sont faussées et quand on se soulève, qu’on parle trop fort, en quête de liberté, on voit bien que ça dérange, qu’il y a toujours un regard, une voix à s’élever pour faire taire. Qui ne s’est pas fait regarder de travers pour une barbe mal taillée, pour un délit de sale gueule, pour un habit froissé ou un aspect maladif ; pour une tronche mal lavée ou une main en moins ; pour un cri d’espoir lancé vers la mer ou une attitude différente. Cette différence déplaît. Elle fait naître les injures, les sanctions et les mots blessants.

 

Alors certes la liberté est une utopie. Qui ne pourrait dépendre de personne, ne pas être soumis ? L’artiste ? Tourne ça dans ta tête et tais-toi. Va ta route et tais-toi. Suis le troupeau et dégage de mon chemin. Je n’en peux plus de savoir que les hommes libres sont ceinturés. Ça me chauffe la tête de n’être et n’avoir été qu’un pion. L’écriture peut-être m’apporta un vent de liberté mais si infime par rapport à celui auquel nous avons le droit, le besoin pour éclaircir nos jours et nos nuits d’un soleil resplendissant nommé satisfaction.

 

En mettant la liberté dans un moule, on lui a ôté sa raison d’être, son sens. J’ai soif d’être libre de mourir sans artifice. Dans quelques jours, je décrocherai les fils car je suis à bout. Je veux décider de ma mort, que ces gouttes qui coulent dans mes veines s’arrêtent pour de bon ! Tirer un pied de nez à la vie en prenant le choix, en récupérant ma liberté de mourir, le sourire aux lèvres. Je suis au pied du mur mais libre. Quant à ceux qui restent, ils s’étonneront après d’être pessimistes et malheureux, inquiets et mécontents, pauvres et humiliés. A qui la faute ? Aux pouvoirs, aux dictatures, aux insoumis ? Ou pourquoi pas tout simplement à eux-mêmes, les moutons. Ceux qui ne servent pas à décrypter le monde et ne font jamais rien.

 

En coulisse : yann chollet

En coulisse : yann chollet

 

La centralisation des directives dans les hautes sphères nous a conduit à devenir des servants. Eloignés des décisions, nous ne les maîtrisons plus. Cela étant valable dans les métropoles comme dans les moindres petites communes. Ces petites villes, comme il en reste beaucoup, où les habitants ont tissé des unions, une fidélité basée sur le bien réciproque et l’harmonisation des convictions. On ne pense plus mais l’on fait basculer sa tête du bas vers le haut, pour accorder des réponses toutes faites par de petits responsables, des intermédiaires à qui l’on s’en remet et qui, n’ayant pas personnellement plus de liberté que leurs concitoyens, tentent d’en acquérir en faisant de leur pouvoir, une micro dictature à peine perceptible.

 

Celui qui va contre cela, se sentant à juste titre concerné, est évincé par des rires cyniques et sarcastiques, écumé par des rumeurs. La rumeur fait rage dans les campagnes. Les sons de cloches font plus de mal qu’une vérité. Le contrevenant serait réduit à néant par les défenseurs du soi-disant « bien commun » ; un front d’humains se monterait contre lui s’il venait à penser autrement ; une horde aux ordres d’un maire, d’un préfet, d’un député, d’un président de la république, d’un président du monde, d’un dieu se lèverait contre le rebelle. Ni dieu, ni maître, ni Bush, ni diable. Liberté.

 

Alors ma bonne bête, broute. Tu es le mouton parfait, l’être satisfait. C’est le début de l’endoctrinement et tu t’étonnes de ne pas comprendre les fanatiques. Tu comprends quoi ? L’amour, non ! La paix, non ! Le bonheur, non ! Le cul ! Tu ne vois pas qu’on te pousse à répondre oui à toutes ces interrogations qui embarrassent ton esprit. L’arrangement tacite fait l’affaire. Tu restes dans ton coin, tu ne bouges pas et t’acceptes tout. Tu pleurniches, tu déprimes et tu t’en fous. Tu chiales, tu critiques et tu t’écrases au bout. Tu te caches, tu te terres et tu me fais honte. C’est tout le paradoxe. J’aime les hommes mais ils me font honte. Pas tous heureusement. Je m’en remets à ceux-là et à ce monde qui s’incline.

 

Les bruits, les vrombissements, les signes sont pourtant là. Saurez-vous les décrypter ? Ou serez-vous, une fois de plus, encore incultes ? Les enfants auront-ils comme seul patrimoine, une terre glauque en manque d’oxygène, en panne d’amour, emplie de mal de vivre. Ils n’y sont pour rien, eux. Ils ne demandaient qu’à grandir et connaître les prairies vertes, entendre les mots tendres et subir le bonheur. Rien que du bonheur en guise d’apprentissage. Les yeux des bambins sont tournés vers leurs pères, des adultes qui savent plus casser que construire. Parfois inconsciemment d’ailleurs ou impuissants. Mais les petits observent, analysent nos moindres gestes et il se pourrait qu’ils les reproduisent. Ne comptez par sur eux pour changer le monde et payer vos dettes. S’ils peuvent beaucoup, c’est avec vous et votre soutien ? Comment pourraient-ils changer ce monde malade, si les adultes ne sont pas capables de montrer l’exemple ? La solidarité est en berne.

 

On voit qu’ils sont un peu perdus, les enfants de demain. Ils se cherchent un idéal et, plus grands, le trouvent dans des paradis artificiels. On s’étonne alors de les voir délirer dans des soirées folles, qui ne sont finalement que le reflet de la société d’incertitude à laquelle ils tentent de s’adapter. Le seul avenir montré, c’est celui de la compétition, de la loi du fort, d’un drôle d’univers qui déraille, de l’incohérence et des différences, de la justice à deux vitesses. Faites du bonheur avec ça, vous. Expliquez leur pourquoi Papon, Messier, les hommes d’Elf ou du Crédit Lyonnais ou un tas d’autres, se baladent encore dans nos rues. Les images qui défilent devant leurs yeux sont sans cesse plus frappantes, plus dures, plus abjectes, irréelles. On les assaille de mille conneries et on voudrait qu’ils s’en sortent ?

 

A force de nous regarder vivre, les enfants sont-ils condamnés à être ce que nous sommes ? Ce que personne ne pense être et que nous sommes tous. Des moutons !…

 

Batistes

oct 27 2008

Route du Rhum : 8ème

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photo du journaliste pigiste en Bretagne : yann chollet

  

La route du Rhum 2006  Départ de la course à 13h03

Saint-Malo va retrouver le temps d’un départ de course, l’afflux des grands jours. Des centaines de milliers d’amoureux de la voile et de curieux vont se ruer, cette semaine et surtout dimanche 29 octobre, sur la cité corsaire pour apercevoir des bateaux de rêve amarrer au bassin Vauban et Duguay Trouin. Quelques 80 voiliers, dont le gigantisme aurait pu être imaginé par Jules Vernes, attendent le vent pour partir à la conquête de l’océan atlantique. Pour un bateau, un skipper. Voilà tout le défi de cette grande course dont la renommée n’est plus à faire, tant elle a su faire naître des grands messieurs de la mer.

course du rhum : yann chollet

 

Nous sommes bien dans la réalité et non pas en pleine science fiction pour cette 8ème édition. Ces bateaux gigantesques sont bien présents, en ce moment, sous les yeux admiratifs des visiteurs. Des voiliers qui peuvent laisser penser que la France compte encore quelques belles entreprises, qui investissent quelques milliers de deniers pour le bonheur des skippers et de tout le monde finalement. Le plus beau sera sans aucun doute dimanche, lorsqu’il faudra se frayer un chemin, à travers la foule, pour espérer apercevoir les premières voiles s’ouvrir sous la brise. Ceux qui n’aiment pas les bouchons pourront toujours allumer leur télévision.

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

 

Le grand départ, celui que tout le monde fête, sur l’eau ou à terre, c’est bien pour dimanche à 13h03 précise, heure où les braves aventuriers se lanceront en quête de sensationsfortes.

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

 

En attendant ce moment exceptionnel, ce lancement de la 8ème route du Rhum, direction la Guadeloupe, voici quelques photos de l’édition 2002.

Yznn Chollet journaliste pigiste à Saint-Malo : rédacteur et photographe

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

oct 21 2008

En Attendant Camille Le Monde S’Ecroule

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Toujours en quête de lecteurs pour mon second livre, voici en exclusivité pour vous, chers lecteurs de mon blog, l’introduction. Cette dernière résume bien l’ouvrage et le style que vous trouverez à travers ce roman noir de 270 pages, ouvrage critique de notre monde contemporain. A commander d’urgence pour que les auteurs indépendants puissent continuer d’écrire.

Vous pouvez commander ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule ” à éditions du Vent, Yann Chollet, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët (Envoi contre chèque de 21€). Tous renseignements par Email à batistes@aol.com

 

Introduction

Seul, dans ce lit qui pue la mort. Je vis mes dernières heures. Rien ne sort. Moi qui voulais tant dire. Octobre 2000. Un nouveau millénaire vient de naître et je vais partir. Je veux trouver les mots qui aideraient le monde à s’en sortir, pour me donner un avant goût de mort intelligente et avoir su marquer la terre par mes pensées, même si elles fusent vers une sorte de chaos inaccessible : direction un paradoxe qui s’interpose entre la réalité des faits, le silence des décideurs et la morosité indécente qui annihile l’esprit humain. Je pars avec elles et nul n’en saura sans doute rien. Si j’avais juste cette impression éphémère, que je vais manquer à quelqu’un.  Il ne reste personne. Je suis pratiquement le dernier des miens à m’éclipser. Je vais où les autres ne m’attendent pas, où je me retrouverai solitaire, où je ne serai rien. Là bas, d’où on ne revient pas. Chaos, néant, trépas. Moi, je voulais rester sur terre. Remarque, c’eut été trop simple si de la fin naissait autre chose : un ailleurs pour une seconde chance, une cité d’or pour un repos éternel, une vie théorique vide de charges à subir, une réincarnation subtile et bienfaisante. Si nous pouvions décider, savoir, tout serait si facile. La mort est une inconnue dont la serrure n’a pas de clef.

 

 

Maintenant, las, je n’ai plus qu’une phrase en tête merde la mort. Madame la grande faucheuse m’espère à bras ouverts et je ne reverrai plus Camille. Son image est pourtant si présente, elle guette dans la pénombre, me hante. Je sens son odeur d’enfant transpirer des murs de cet endroit où elle vécut, jadis, un jour, je ne me rappelle plus. La mort, son souffle me fait divaguer ; elle a sa drôle d’odeur, l’effluve du néant. Un fumet amer, à peine perceptible qui brûle mon envie d’exister, qui déchire mon intérieur, en silence. Je perds l’esprit. Peut-être est-ce la peur en moi ! Si je pouvais être assez fou pour accepter cette déception, ce départ sans retour, ce final mal taillé. Je tremble tant.

 

 

Malheureusement mes neurones fonctionnent. Je redoute peu à peu ce frisson froid. Quand ma chaleur corporelle s’évanouira dans l’atmosphère alors je pleurerai comme un gosse mal aimé. Cet effroi ne subsisterait pas pourtant si j’avais du malheur en moi ; si j’avais vécu comme une épave en mal, contente de tout quitter, heureuse de sombrer dans l’abîme ; si le passé comptait moins que demain, que les heures qu’il me reste à souffrir. Les souvenirs resurgissent de mes cases mémoires que je croyais éteintes. Elles s’allument une dernière fois, le bonheur prédomine. Mon existence en fut emplie. Un vrai bonheur ! Prédomine puis s’estompe.  Je laisse trop en partant si tôt. Si jeune, dirais-je égoïste, sans penser aux morts nés, à ces pauvres gosses oubliées par la vie, si vite. Ces enfants qui sont dans les petits tombeaux au bout de l’allée de la tristesse. Oui, tout au bout du cimetière, là-haut où nous passons en évitant du regard les morceaux de marbres de soixante centimètres de long pour vingt de large. Inconcevable cette allée où se trimballent la morosité et le désespoir d’une mère qui a perdu son enfant, son tout. La vision est trop douloureuse, les chemins trop sombres, les tombes trop minuscules et, ces feuilles qui s’éparpillent, à la moindre brise glacée venue d’ouest, les recouvrent comme si elles n’existaient pas. Ces bébés n’ont pas eu le temps d’exister d’ailleurs. A peine nés qu’ils étaient déjà morts, laissant néanmoins tant de sentiments inavoués dans le coeur de ces jeunes parents qui auraient tout donné pour une heure de plus, pour un ou deux jours d’existence en gage de souvenir comme une infime récompense à ces neuf mois d’attente. A quoi bon ! Ils sont seuls maintenant. Alors ma plainte n’est rien finalement, j’ai passé l’âge, j’ai connu la vie. Ceux qui dorment là-bas, dans les petites fosses, n’ont rien connu si ce n’est neuf mois d’attente pour mourir.

 

 

J’ai quarante-cinq ans. Je disais hier, en blaguant, être au seuil de mon éternelle jeunesse, avoir encore une moitié de temps à vivre. Ironie du soir, mon sort est ailleurs. Je pensais n’avoir consumé qu’une infime partie de l’immensité terrestre. Le monde est si grand. Sa découverte se décline à l’infini. Les hommes avaient besoin de moi, j’en suis sûr et j’avais besoin d’exister pour survivre à mon angoisse. Tout quitter, beaucoup trop vite, soudainement. Vite, la voilà qui rode. Non, ce n’est pas encore elle. On n’est pas à la seconde. Mes minutes ici-bas se sont transformées en jours. Le moindre état d’éveil je leguette. Je le saisis. Je meurs, en fait, en bouffant la vie, en débordant de volonté de consommerl’instant. Pris par la fatigue, en panne d’énergie, je m’épuise à survivre, me condamne. C’est de l’automutilation. Les seuls moments où je tiens bon, je les passe à écrire ceci. Comme si mes mots allaient passer le cap ! Ils tariront dans les bas fonds d’un cercueil. De préférence une urne, c’est mon souhait.  Si par hasard tu les lis, toi l’inconnu, alors suis-moi, c’est que quelqu’un les a ramassés pour toi et ce monde qui s’écroule. Viens, je t’emmène te perdre, en ma compagnie, sur les chemins du paraître, sur la longue route de ma dernière analyse. Les sentiments que j’ai sur cette société contemporaine qui va me voir mourir, je te les offre en cadeau d’adieu. Sache qu’il existe, au-delà de cette offrande macabre, une possibilité de réagir, de refaire surface et plus simplement de retrouver le bonheur que les hommes ont mis entre parenthèses. La solution se trouve où nous ne l’attendons pas, où nous ne pensons pas la voir apparaître : au bout d’une main tendue ou d’un sourire, d’un geste ou d’un mot de réconfort, d’un réveil spirituel ou d’un cri, d’une chanson qui raconte une tranche de vie.

 

 

D’être au seuil de ma mort ne donne pas une assise à ma vérité. Je n’ai aucune prétention. Mais je crois être bon et conscient. Les priorités ne sont pas celles auxquelles ils pensent. J’affirme que les humains se perdent dans une brumeuse mondialisation ; que leurs rêves sont voilés d’un crémeux brouillard opaque, épais ; que l’information, qui dirige les esprits, développe trop d’armées de faux sentiments ; qu’ils gâchent par leurs ignorances et leurs courbettes, l’essentiel bien dont ils ont besoin pour subsister. La Liberté avec une majuscule. Un tout petit brin de liberté pour le bonheur à la clef. Plus une dictature mais un monde où l’égalité reprendrait ses droits. Pas une utopie. Un monde qui vit, qui respire, qui s’oxygène, qui fait relâche. Avec des peuples qui mangent, qui se soûlent d’air respirable, qui cessent de se regarder le nombril, quidénoncent et condamnent violences et injustices, qui se prennent en mains, qui réagissent.

 

 

Un univers et une terre où il ferait bon vivre, sans peur des pollutions ou des guerres idiotes, sans la frayeur imposée par les armes biologiques ou les mutations génétiques, sans ces plaintes montant des peuples riches qui pleurent sur ce qu’ils n’ont pas, plutôt que de comprendre la chance qu’ils ont. Je veux le partage, bon sang, et la libre pensée. Oui, au moins que l’on puisse penser sans entendre toujours les directives du totalitarisme parfait. Le pouvoir, les pouvoirs. Le pouvoir des pouvoirs. La pensée unique prédomine. Les biens pensants en général et les autres « littéromânes », dont je ne comprends plus les mots, doivent se taire un instant et cesser d’apporter la confusion au coeur même de leur propre absurde mégalomanie : à mettre au feu tout ça, entre guillemets pour un temps.

 

Refaisons notre dictionnaire avec humanité, vite, car au loin j’entends la jeunesse qui gronde et la fracture que je lis dans ses yeux n’est que le reflet d’âmes brisées, d’humains ayant envie d’autre chose. Les jeunes crient, non pas d’avoir mal, mais parce qu’ils commencent à comprendre ce que nous leur avons laissé en héritage : une planète à reconstruire, à bout de souffle, un morceau de terre ruinée par notre inconscience et notre soif de domination, une ressource à l’agonie. Je pars et mon constat est affligeant. Je n’ai plus rien à perdre, je n’ai plus à me cacher du regard des hommes. Si je parle, si j’écris, si je dis, alors je meurs libre. Je ne quitterai pas cette étoile avant d’avoir réglé ma dette. Je peux me lâcher sans redouter les insultes, je peux écrire sans que ma plume ne soit dirigée par un autre. L’esprit critique doit retrouver sa conviction et son essence au coeur même d’une réjouissance que je nomme liberté.  Quarante-cinq ans, c’est peu mais déjà pas mal finalement. Il y a c’est vrai, encore, les enfants des pays pauvres, condamnés dès la sortie du ventre, la faim aux tripes ; l’Afrique et son sida, triste agonie d’un peuple ; la Colombie et son effroyable coke ; l’Amazonie et ses forêts décadentes ; les ressources halieutiques au bord de l’épuisement ; et tout le reste. Oui, on le sait, on passe, on oublie. Il est toujours plus simple de se mettre à penser comme ceux que l’on haïssait hier. J’aime les complications et poursuis ma route à contresens. Contre courant, je vais balancer une flopée de mots qui vont déchirer le voile et traiter de l’insolite situation dont personne ne veut parler.

 

Ce que le monde m’a montré, je le garde. Ce que mes semblables m’ont donné d’eux, je le garde. Je pèse, j’analyse, je trie et je me barre. Après c’est simple, vous n’entendrez plus parler de moi et de cette espèce de vague à l’âme que je laisse traîner derrière mon passage.  Je crache mes mots comme un cracheur de feu se mettrait à flamber des injures. Celui qui ne pense pas comme les autres est en panne d’opportunités, il est en marge des êtres, il dérive sans que son corps ne puisse suivre, c’est un hors terre. Tant pis, je prends le radeau de la dérive, de la dérision et je pagaie sur un océan de maux qui me porte vers l’absolu départ. Ce chemin qui me mène vers ailleurs fait quelques pages, quelques mots d’amour, quelques révoltes intérieures de plus, quelques dérisions.  Tout cela forme des lignes comme ils s’en dessinent sur le sable lorsque la mer se retire à marée basse. Une infinité de phrases insolentes que tu feuillettes et qui s’effacent. Je n’attendrai pas que la marée remonte, il fait déjà nuit dans mon âme. Je patienterai seulement jusqu’au retour de Camille, l’unique espoir qu’il me reste, si j’en ai la force. En l’attendant, j’écris.

 

Extraits ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule “. Interdit à la reproduction. ISBN 2-9518256-1-7. Ouvrage de Batistes (pseudo de Yann Chollet) aux éditions du Vent 2006.

oct 21 2008

Les 12 caricatures de Mahomet

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Caricature de manhomet

Les caricatures censurées !

Caricature de manhomet

 

Découvrez sur mon blog, avant Charlie Hebdo cette semaine, Internet oblige, quelques-unes des 12 caricatures de « Mahom..TUTTT ». Pour porter la dérision à son paroxysme, j’ai censuré les propres dessins censurés dudit prophète (Dessins publiés voilà plus de 4 mois dans le quotidien Danois Jyllands-Posten). En France, c’est le Journal France Soir, chapeau bas, qui a publié en intégralité les fameux dessins, mercredi 1 février 2006. Le directeur du quotidien, pour cette tentative courageuse, s’est vu remettre une belle missive de licenciement, le soir même. Une censure visible jetée aux yeux des lecteurs et des consciences. La liberté de la presse en prend pour son grade. A longueur d’année, certains se battent pour défendre celle-ci, en d’autres lieux de la terre, mais là, c’est chez nous qu’elle est bafouée. La France perd beaucoup ces dernières années, dans tant de domaines (économie, armement, justice…). Maintenant, c’est au tour de la presse de bien comprendre que la liberté d’expression s’estompe. Il existe certains sujets, certains humours, certaines entreprises qu’il est préférable de ne pas citer dans la presse française ! Etonné ? 

 

Cette parution a fait l’effet d’un clash du côté d’un nombre important de musulmans ! On se demande bien pourquoi ?

 

Caricature de Mahomet lance la polémique.

 

Caricature de mahomet

 

Guerre et haine au nom de 12 petits dessins ! 

 

Le directeur de France Soir, Jacques Lefranc, a donc fait ses valises suite à cette prise de position. A savoir : garder son choix d’informer, de montrer, de dire. Il se pourrait que l’histoire des caricatures tombe à pic pour le limoger. Des bruits de couloirs ? Peut-être ! Tenons-nous en à l’information officielle. L’idée même que quelques dessins puissent susciter autant d’émotions dans le monde musulman, est irréaliste. C’est le choc des civilisations ou l’incompréhension grandissante d’un monde, qui par sa mondialisation, a fait que les hommes ne se comprennent plus. Devons-nous aussi rayer l’humour, la liberté d’expression au nom de la religion, des religions ? N’avons-nous pas sous nos yeux, dans les livres d’histoire, les horreurs de la frénésie fanatique, des guerres de religions, des dérives déclenchées par des croyances à outrance. La liberté de croire est un droit, mais la liberté de croire le contraire en est aussi un. Le tout étant de rester humble et de bien s’entendre. Pas besoin de poser des bombes ici et là, d’enflammer des drapeaux pour s’expliquer. Il faut se détendre, reprendre son souffle, réapprendre à aimer l’autre. Pour douze jolis coups de crayon, cela vaut-il la peine de se prendre la tête ? Ou encore de mettre à la porte un directeur, qui par sa bonne idée, s’est fait remercier. Espérons, au moins, que la médiatisation de l’affaire relance les ventes du quotidien France-Soir, en redressement judiciaire depuis un bon moment.

 

 

Image modifiée des Caricatures de Mahomet par Yann Chollet.

 

Certains n’aiment pas la paix, c’est sur

 

Par ce billet d’humeur, je soutiens ceux qui publient et publieront encore les dessins d’auteurs, ceux qui par leurs enquêtes apportent des preuves, ceux qui par leur courage marchent la plume en main, sans se retourner ; et ceci dans le seul objectif de défendre notre liberté d’expression et donc nos libertés individuelles. Autrement, que dire « des dérisions » observées ici et là, à travers le monde ? Ridicules, incompréhensibles, navrantes. Ces réactions de prétendus défenseurs d’une religion, vues à la télévision, ne méritent pas la une. Nous créons déjà tant de raisons de nous haïr, qu’il suffit aujourd’hui de chercher à droite ou à gauche, pour trouver les prétextes de conflits. Les hommes sont-ils donc destinés plus à se détruire qu’à construire de belles choses ensemble ? L’affaire des caricatures de Mahomet n’est, en fait, qu’unprétexte, une mauvaise excuse pour ceux qui n’aiment pas la paix, c’est tout.

 

Les religions fourniront toujours, à ceux qui les cherchent, les meilleurs prétextes à des guerres civiles “. Sacha Guitry

 

 

Lien pour découvrir les 12 caricatures de Mahomet.

http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060202.OBS4859.html

 

Batistes

oct 21 2008

L’Europe en Question (Archive avril 2005)

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Réalité des plus navrante mais bien réelle : Selon un sondage IFOP récent, 86 % des Français n’ont pas encore lu le traité établissant une constitution pour l’Europe. Bien qu’un sondage ne reste qu’un sondage, ce dernier montre l’intérêt des Français pour l’avenir ! Un intérêt d’une importance majeure donc, pour les 14 % qui ont tenté l’effort. Reste à savoir combien de lecteurs ont tout assimilé du dit document. Comment sur de telles bases, Giscard peut-il déclarer dans un entretien avec Ouest-France du mercredi 30 mars 2005 : « Les jeunes sont pour l’Europe. Ils savent que leurs chances d’avenir passent par elle ». Par quel jeu de subtilité, peut-on encore lancer, de nos jours dans la presse, des vérités de ce genre ? Si les jeunes sont pour l’Europe, d’après le résultat du sondage, ils le seraient sans en connaître donc les tenants et aboutissants. Ce qui semble très dommageable lorsquel’on souhaite construire l’avenir. S’il faut voter oui, la tête baissée et les yeux fermés, sans comprendre l’essence même de ce pas à franchir, un référendum s’avère totalement inutile. Seulement voilà, encore une fois, nous offrons par notre manque de réactivité, l’avenir de nos propres intérêts, aux politiciens mais aussi à la presse, qui influence par des prises de position quotidiennes, nos souhaits. Serions-nous des assistés ?

 

C’est faux mais c’est vrai !

 

Pour revenir sur les propos de Valéry Giscard d’Estaing, on note encore : « Je me permets de donner un conseil amical. Dans la Constitution, la partie institutionnelle ce sont les soixante premiers articles. Il n’y en a pas plus que dans la Constitution française. Ils indiquent la manière dont l’Europe doit fonctionner. C’est cela qu’il faut lire. En une heure et demie, toute personne qui a suivi sa scolarité obligatoire peut le faire. Le reste figure pour des raisons juridiques ». Désolé, mais lire uniquement les soixante premiers articles n’apporte pas assez d’arguments pour se prononcer sur un oui ou un non. Cependant, il est vrai qu’après cette heure de lecture, la tête explose déjà et les nausées surviennent. Pourquoi ? Parce qu’il est très difficile de croire aux articles la constituant, étant donné que de nombreux fondements ne sont déjà pas respectés dans notre propre état. Les exemples ne manquent pas, lisez donc. Certes, comme le précisait Sarcosy : « Voter oui pour la constitution, c’est se donner une chance pour l’avenir, ne pas faire un pas en arrière ». C’est vrai, d’autant plus que les articles du traité débordent effectivement d’une volonté de faire bien, d’ouvrir une porte sur une société plus juste. Mais voilà, pour l’heure c’est sur le papier. Et dans nos têtes d’électeurs, de Français de la base, le papier nous fait douter, nous préférons du concret. Et depuis qu’on doute, qu’on a douté, qu’on doutera, le concret on attend souvent. Hors, jusqu’alors, rien de bien concret dans tout cela.

 

Ah l’Europe ! Ah l’Euro et la baisse des prix !

 

La dernière chose concrète qui nous vient de l’Europe c’est l’Euro. Là aussi, sur le papier c’était bien et les politiciens étaient montés au créneau pour nous avertir de la chance qui s’offrait à tous. Nous l’avons reçue en pleine poire, cette chance. L’augmentation extravagante des prix nous a offert la chance de nous taire, devant le fait accompli. Inutile de me croire sur parole, mais regardez donc au fond de votre porte-monnaie lorsque le cadi est plein. Alors oui, on vous dira que les prix ont baissé…sur les ordinateurs portables oui, sur les home-cinéma oui, sur l’électroménager peut-être, sur les canapés en cuir oui…Mais sur le paquet de nouilles non, sur l’essence non, sur les assurances diverses non, sur les biens de consommation courante non…

 

Lisez, sachez, votez ! Vaut mieux que : Votez, Big Bang Boum !

 

Alors peut-on douter de ce traité, qui établirait une constitution pour l’Europe ? Oui, c’est notre droit le plus profond. Maintenant, avant d’aller voter bêtement ou encore de se laisser endormir par les 14 % qui en connaissent le contenu, lisez-le plutôt deux fois qu’une. Et cela même si vous avez la migraine au bout de deux pages ; même si vos enfants tournent autour de vous et que vous n’arrivez pas à une concentration maximale ; même si vous êtes épuisés de votre journée ; même si c’est plus cool d’aller à la plage entre copains ; même si vous croyez que les politiciens s’en sortiront sans vous

 

Nous ne le savions pas

 

S’il faut voter, et il le faut, que ce soit pour dire oui ou merde,faisons-le au moins une fois en connaissance de causes. Ainsi, nous ne pourrons pas dire à nos enfants : « Nous ne le savions pas ».

 

PS : Petit détail : l’Ode à la Joie, qui est l’hymne de l’union, est déjà un très mauvais choix. Je m’explique : L’union c’est pourquoi ? L’avenir. L’avenir c’est pour qui ? La jeunesse, nos enfants. La jeunesse écoute-t-elle ce genre de musique ? Non. Connaît-elle d’ailleurs les paroles, un peu assourdissantes et hors cadre, de cette chanson ? Non.