mai 07 2012

Inspirations électorales 7 mai 2012…

Posted by admin in Pensées évasives
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REPRISE D’UN TEXTE DE Léo Ferré

Réajusté à l’occasion des élections présidentielles

6 mai 2012

photo yann chollet 2012

Yann Chollet est photographe professionnel à Saint-Malo et rédacteur. Chef de Publicité.

- Je ne suis qu’un « artiste de Variétés » et ne peux rien dire qui ne puisse être dit “de variétés” car on pourrait me reprocher de parler de choses qui ne me regardent pas.

- Comme si je vous disais qu’un « ancien ministre de l’économie française ou bien premier ministre italien ou bien d’ailleurs pouvait nager dans des affaires de mœurs ».

- Comme si je vous disais qu’un ministre de l’Intérieur d’une République lointaine ou plus présente pouvait être une canaille.

- Comme si je vous disais que les cadences dans certaines entreprises sont exténuantes.

- Comme si je vous disais que les cadences exténuent les ouvriers jamais les Présidents.

- Comme si je vous disais que l’humiliation devrait pourtant s’arrêter devant « ces agriculteurs, qui ont pendant des décennies déversés des pesticides, sans en prendre conscience, dans leurs propres poumons ».

- Comme si je vous disais qu’à « Lejaby » et plus généralement dans le textile en ce moment ça « délocalise » facile.

- « Comme si je vous disais qu’il serait possible de se taire face à l’oppression des peuples pour quelques intérêts nationaux ».

- Comme si je vous disais qu’il pourrait peut-être exister un prisonnier politique qu’on aurait jugé pour la forme.


- Comme si je vous disais que je pourrais suivre dans la rue ce procureur qui regarde avec l’eau dans la bouche le ventre d’une enfant mineure.

- Comme si je vous disais que ce procureur pourrait être celui qui aurait pu requérir contre ce prisonnier politique qu’on aurait jugé pour la forme.

- Comme si je vous disais qu’un intellectuel peut descendre dans la rue et vendre le journal.

- Comme si je vous disais que ce journal est un journal qu’on aurait pu interdire.

- Comme si je vous disais que le pays qui s’en prend à la liberté de la presse est un pays au bord du gouffre.

- Comme si je vous disais que ce journal qui aurait pu être interdit par ce pays au bord du gouffre pourrait peut-être s’appeler la Cause du Peuple.

- Comme si je vous disais que le gouvernement intéressé par ce genre de presse d’opposition pourrait sans doute s’imaginer qu’il n’y a ni cause ni peuple.

- Comme si je vous disais que dans le cas bien improbable où l’on interdirait le journal la Cause du Peuple il faudrait l’acheter et le lire.

- « Comme si je vous disais que le monde a bougé et que les informations se font sur Internet, sous le couvert de désinformation économique ».

- Comme si je vous disais qu’il faudrait alors en parler à vos amis.

- Comme si je vous disais que les amis de vos amis peuvent faire des millions d’amis.

- ” Comme si je vous disais que des millions d’amis qui ne se connaissent pas, ne peuvent être des amis “.

- « Comme si je vous disais qu’une révolution par les mots et de belles phrases n’est peut-être pas une révolution politique ».

- « Comme si je vous disais qu’en politique, les intérêts personnels passent avant celui des autres. Et que défendre ses intérêts personnels plutôt que ceux du peuple, c’est peut-être une variété de la politique ».

- Et je ne vous dis rien qui ne puisse être dit de “variétés” moi qui ne suis qu’un artiste de Variétés…

Léo toujours d’actualité… revisité par batistes 2012. Pensées électorales.

oct 22 2011

Saint-Malo futuriste !

Posted by admin in Articles exclusifs

Saint-Malo comme vous ne l’avez jamais vu !

On connait la ville de Saint-Malo en Bretagne, formant un Dogme avec ses remparts dressés, ses bateaux, ses mouettes, ses marées, la couleur de sa mer Emeraude. Saint-Malo, la cité corsaire, intemporelle, splendide avec son image statiquede ville fortifiée.

Le sable de la plage du mole, de bonsecours, de celle du sillon… Saint-Malo, île devenue accessible mais gardant son empreinte d’hier. Le Grand bé, Cézembre, ses forts posés sur l’eau. Ses bateaux de pêche, ses boutiques et commerces, ses grandes entreprises. Tout cela forme un Saint-Malo incontournable. C’est pourquoi, fort d’une envie de projection dans un futur où la consommation tient sa place, voici en une et une seule image, une photo retouchée, la vision d’un Saint-Malo futuriste qui prendrait des allures d’un monde contemporain. Saint-Malo deviendrait alors à l’image du monde et des mégacités, des grandes villes et de ses artères improbables… Un monde où le passé s’enfuit tandis que l’avenir se dessine à l’horizon.

Certes l’image tend à défigurer ce que nous connaissons mais parfois il est si bon de déformer l’existant pour laisser paraître ce que l’epsrit humain peut faire naître !

Bref : Voici Saint-Malo dans un futur proche, futuriste !

Image interdite à la reproduction sans accord

Pouvez laisser vos commentaires en dessous !

oct 05 2011

Petite poèsie passagère…

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Saint malo 2011 par yann chollet

Saint malo 2011 par yann chollet

 Toutes mes photos et textes sont interdits à la reproduction sans accord !

 

 

(le mole de Saint-Malo - Photo Yann Chollet 2011)

 

La vie sans toi

Est comme un oiseau sans aile.

Je me perds moi-même.

 

La vie sans toi

Est comme un océan sans eau.

Le passé s’enfuit.

 

La vie sans toi

Est comme une nuit sans sommeil.

Je t’espère tu es absente.

 

La vie sans toi

Est comme un monde sans poète.

Alors qui suis-je ?

 

Batistes. 1985

sept 21 2011

Facebook ! Mon ami…

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Fleurs des montagnes à 2500 mètres. Photo yann chollet 2011

Vous êtes gracieux et forts, à tel point que vous arrivez à vous voir tel que vous n’êtes pas ! Votre imaginaire dépasse de 100 fois, la réalité qui vous entoure, si bien que la fusion de votre esprit est capable d’engendrer des cataclysmes spirituels au plus profond de vos propres cerveaux.

N’y a-t-il point de formules mathématiques pour élaborer un projet, qui permettrait d’entrevoir l’an 2500 survivre à tant d’idolâtries intérieures ? Mettez des yeux à l’arrière de vos visages plutôt que de les fermer !

Regardez bien en dedans de vous, pour comprendre ce qui s’y passe vraiment ! Car ailleurs, du côté des sentiments profonds, les vrais, ceux qui font d’un humain un être, il n’y a pas d’amis qui vous attendent, ou si peu que vous pourriez ne rien comprendre à cette solitude inattendue lorsqu’elle viendra s’immiscer pour de bon.

En cet instant seulement, votre esprit se réveillera, trop tard, pour laisser entrevoir un phare, une bouée à laquelle vous accrocher, en espérant qu’elle tienne ; alors qu’au loin, vous verrez « les bateaux » s’éloigner et avec eux, tout l’égocentrisme qu’ils avaient à leur bord, à vous parler de vous comme un ami alors qu’ils parlaient d’eux.

C’est ce qu’il restera en 2500, quelques bouées et quelques phares dans la brume de nos incontestables absences !

Sur l’océan d’un monde accaparant nos pensées, de jours en nuits, en fond de toile l’horreur écologique et l’inhumanité, il subsistera de nos perditions dans le virtuel qu’un vague souvenir d’un instant qu’on croyait beau et qui en fait ne l’était pas…

avr 07 2011

Mélancolie : Poésie passagère !

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Au loin de Saint-Malo on voit Chausey

Au loin de Saint-Malo on voit Chausey

 

(Une photo rare, Chausey de Saint-Malo par temps couvert. On a l’impression d’y être) 

Mélancolie, 

Quand il y a tant de monde autour de nous,

Et que le vide se fait en vous.

L’air de musique vous emporte loin,

La valse des gens et les sons parviennent,

On se sent presque à terre moins que rien,

On se dit que le monde s’échappe, vient !

Mélancolie,

Des réalités à la futilité,

On s’accroche à quelques envies immaculées,

Des souvenirs, déjà à l’horizon déchiré,

L’ombre avance de plus en plus prononcée.

Mélancolie,

Quelques accords font monter la pression,

Les mains tapent, les mots sans chaînes,

Vivre, paraître, survivre aux mauvaises résolutions,

Vivre, écrire, en pensant aux matins blêmes…

…Ces matins où la mélancolie

 S’effrite sur le bord de notre monde !

 

jan 20 2011

” Si et seulement Si ! ” Poème contemporain.

Posted by admin in Pensées évasives, Poésie

Yann chollet journaliste photographe publicitaire en Bretagne. A Saint-Malo, Dinard, Plancoët

Yann chollet journaliste photographe publicitaire en Bretagne. A Saint-Malo, Dinard, Plancoët

 

 

Qu’est-elle ?

 

Dans les névralgies de mes interstices cérébrales

Les idées semblent voguer sur un océan fané.

La beauté enivrante de cette rose fatale,

A longuement plané au-dessus des airs embrumés.

 

Est-elle vision passagère due à mes maux ?

Mes paupières sont si lourdes de penser,

A son éternelle jeunesse du marbre au berceau,

Qu’hier encore, j’ai cru l’apercevoir, passer.

 

Etrange sensation de la sentir à deux pas,

Doux ressentiments de la croire à m’attendre,

Elle qui n’appartient à personne fait vibrer mon émoi,

Cette femme pudique pour qui j’oserai me pendre.

 

Son parfum apothéotique poursuit sa route en ville,

Les hommes bien que la désirant l’ignorent, elle impose.

Nul ne sait si l’aborder serait compliqué ou facile,

On connait peu sa vie, les rumeurs disent tant de choses.

 

En me promenant dans les artères blessées de ma tête,

Le paraître s’évertue à brouiller la vision, les pensées.

Ce dont je me souviens d’elle, d’un coup s’arrête !

Est-il question d’amour naissant, futile, empressé ?

 

Les mains se rejoignent, se serrent, se frottent lentement,

Les yeux partent à droite, à gauche puis reviennent.

De ces soirs où je t’aimais plus que moi-même, je ressens,

Les odeurs de fleurs, de blés coupés qui me parviennent.

 

Là-haut plus loin, là-bas au sud si la vie s’estompait ?

Les sillons se forment, disparaissent à la surface,

Adieu la nuit, les songes, ces images s’effacent,

De cette femme n’existant pas dont hier je rêvais !

 

batistes 2011.

Saint-Malo, auteur maloui, journaliste à saint-malo, photographe à saint-malo, auteur à saint-malo, publicitaire saint-malo, agence de publicité, site internet sur la région de saint-malo.

jan 11 2011

Et si je vous parlais !

Posted by admin in Pensées évasives, Poésie

 

Et si je vous parlais de la folie des déviances d’Internet,

Que cette folie était contagieuse.  

 

Et si je vous parlais des cerveaux de ces enfants scotchés,

Devant les écrans et les claviers.

 

Et si je vous parlais de ces boites qui conservent tous vos souvenirs,

Et que ces souvenirs sont ceux des consommateurs que vous êtes,

Dont les données rapportent vos sentiments et de l’argent !

 

Et si je vous parlais de l’indifférence dans laquelle les négociations se font,

Que ces négociations ne vous regardent plus.

 

Et si je vous parlais de vos amis devenus les miens,

Que les amis de mes amis sont devenus les vôtres,

Et que je n’ai plus d’amis.

 

Et si je vous parlais de ce téléphone dont la sonnerie ne sonne plus,

Parce que le monde s’écrit au virtuel,

Et que je n’avais plus le temps de t’appeler.

 

Et si je vous parlais de ces êtres humains attendant des réponses,

D’une entreprise ayant perdu son capital,

Mais que ce capital existe encore et que certains font toujours de bonnes affaires.

 

Et si je vous parlais d’une presse écrasée par des vérités incontrôlables,

Que les informations courent plus vite que le journal,

Et qu’un journal en retard a perdu sa raison d’être.

 

Et si je vous parlais des ondes qui nous traversent,

Que ces ondes négligent nos existences au nom de l’ignorance

Et que des ignorances il y en a eu tant d’autres avant.

 

Et je vous parlais du grand silence à venir, de ce temps où il sera trop tard,

Lorsque viendront tant de désillusions mourir au bord de nos absences.

 

Le dialogue est rompu ! Chut.

Place au vide et au silence sur les cris du monde.

 

Batistes 2011

juin 23 2010

LES PETITS-PETITS

Posted by admin in Pensées évasives

Au nom des indigènes de la terre entière !

 

 

 

” Sur cette photo, “les petits-petits” voyaient une belle pomme à manger, tandis que “les autres” voyaient toute la splendeur d’une nature naissante “

Ils sont si « petits-petits » qu’ils sont devenus invisibles. En quête d’Ego les humains redeviennent humains. Primates au sens large du terme ! Disposés à faire la guerre contre « les autres », ceux qui font un peu d’ombre à leur lumière. Les petits-petits se pensent grands, c’est cela le plus étrange. Grands quant à leur imaginaire primaire, qui commence au pied de chez eux pour se terminer au coin de chez eux. Remember : « le Mythe de la Caverne ». Dans ce cadre infime, leur grandeur est immense, incommensurable à leurs yeux, Dieu, s’il existe, n’est rien à côté d’eux. D’ailleurs, ils pensent que rien n’existent les « petits-petits ». Ils ont forcément raison les « petits-petits », toujours un pas en arrière plutôt que deux en avant, c’est plus simple non ?

Sur leur passage, « les autres » : les Indigènes, les pseudos artistes, les différents, les « d’ailleurs », bref ceux que les ”petits-petits” considèrent, de leur point de vue, comme « petits-petits » ; sont regardés comme des bêtes furieuses, forcément ridicules, forcément à la ramasse, forcément mauvaises.. Puisqu’ils ne leur ressemblent pas. De l’ombre à la lumière, de la lumière à l’ombre. De la caverne à l’ouverture au monde. Des « petits-petits » jusqu’aux “autres”, il n’y a pas un Pas mais un univers. A la croisée des chemins, les « petits-petits » continuent de rester « petits-petits », dommage, « les autres » tentent de rester « les autres » et de faire avancer le monde, et heureusement car on ne fait pas un monde grand, ouvert et plaisant en pensant « petits-petits ». Jamais !

Bien au contraire, c’est la richesse de l’extérieur qui nous apporte notre richesse intérieur. Ce sont bien « les autres » qui nous offrent leurs expériences pourvus qu’on sache s’en imbiber. De leur côté, les « petits-petits » sans les autres s’effacent lentement, deviennent même si petits qu’ils deviennent invisibles ! Mais où êtes-vous ? « Ah vous étiez là, pardon, je ne vous avais pas vus ! ».

batistes 2010/juin

jan 26 2010

Elle avance autour de nous…

Posted by admin in Pensées évasives, Poésie

L'enfant roi

L'enfant roi

 

 

 

Lente, invisible, elle s’immisce dans nos vies à petits pas

Dans les moindres artères, même où le silence est roi.

N’ais-je pas su la reconnaitre, l’autre jour, l’autre fois ?

Lorsqu’elle passait, indiscrète, sous mes yeux, devant toi !

 

Subtile parmi les futilités enfantées par nos tyrannies

Vapeur inquiétante née des neurones, au fond de l’esprit.

Si tu savais trop la reconnaître, elle t’invoquerait quelques mépris

Ferme parfois ta fenêtre, assieds-toi et réfléchis.

 

Fleurissante, elle est douce à entendre à l’oreille avisée

Qui ne sait l’éviter se retrouve un jour à ses pieds.

Fatale, elle souffle fort en nos têtes dévissées

Est-elle endormie, je l’entends, murmure encore sur le pavé.

 

Galope, file, revient, part, passe, te revoilà ?

Tu aimes tant les hommes, qu’eux, t’aiment-toi.

La vie s’étire, le temps s’écoule, tu reste là.

Guettant dans la pénombre un seul de leur faux pas.

 

Je sais bien, oui, que tu résonne à travers le monde !

Dans ton sillage, les mots vont à la tombe,

Les phrases s’écourtent, les bruits se fondent,

Tu pars très haut, t’envoles et retombes.

 

Au seuil de chacune de nos portes, tu appelles,

Mais je n’ouvre pas, malgré l’enrobé de dentelles.

Les autres peuvent t’utiliser, te trouver belle,

J’étends sur le sable un morceau de flanelle.

 

Mais qui ce soir frappait encore à ma porte ?

« La connerie humaine » monsieur,

Eh oui, elle n’est pas morte !

(Cet enfant qui marchait sur la plage ne savait rien d’elle…)

batistes 2010

oct 04 2009

Un jour se vide !

Posted by admin in Poésie

photo : Yann Chollet 2009

photo : Yann Chollet 2009

On voyait sur le sable, des coquilles de noix,

Les rêves ici bas n’étaient pas taillés pour moi.

Sur l’horizon s’étendait tel un pâle chagrin,

Un air qu’on siffle, qui flotte et ne sert à rien.

 

On voyait sur la mer, des tourbillons frissonnants,

La lagune plus bas s’étalant vers le tourment.

Posée sur le vent, les rochers, mon âme déchirée

S’estompant aux regards des passants dépassés.

 

On sentait ce parfum fleurir, des ombres derrière la dune,

Nos ciels évaporés, ce tumulte sous la lune.

Et après ?

Ces solistes jouaient une musique lente, presque sourde

Que cette vie sembla lourde !

 

On fanait sous les yeux de ce monde déserté,

Jour après jour, au fil des heures décimées.

Ce cri parvenait du bout de la terre,

Fermer les yeux, mourir et se taire.

Et après ?

 

On ne voyait plus,

Que nos rêves fanés ici et là,

Se balancer au coin de la rue,

Mémoire te souviens tu de ça ?

 

Non, je ne me souviens de rien !

De ces images reste un carré blanc,

Avec en son centre une boule qui tient,

Par un fil quelques sentiments.

 

Et après ?

J’ai coupé le fil !

 

Batistes 2009

fév 22 2009

L’étoile du jour

Posted by admin in Pensées évasives

 

Le temps passe, le monde tourne, je tourne avec lui en une éternité d’étoiles.

La vie s’étend, le sentiment de vivre s’installe, j’aimerai tant mettre les voiles.

Mais je me sens parfois si fatigué,

Je me sens parfois si cassé,

Parfois je me sens si vide de sentiments,

Tout simplement, je ressens l’envie de décrocher un temps.

 

 

Pas plus de solutions ne viennent à l’aurore de nos besoins, infimes soient-ils.

La vie s’étale sur nos routes, qui se croisent, qui se perdent, quelle heure est-il ?

Et je me sens parfois si stupide,

Je me sens si souvent livide,

Parfois je me sens pourtant si libre de tout,

Si triste aussi, comme posé aux abords d’un gouffre, c’est fou,

Combien on peut se savoir inutile,

Dans un univers fait de mille petites choses futiles.

 

 

Le miroir est parfait, le reflet est beau, un être en deux images.

Le chemin s’éclaircit, la douceur revient sur le visage,

Même si je me sens si seul,

Parfois même si seul au milieu de la foule,

Je me sens si faible comme un corps voguant sur la houle.

Si fort des fois, mais l’écume étouffe le beau,

La tête reste juste à mi-hauteur entre deux eaux.

Yann Chollet 2009

oct 29 2008

Les culs terreux d’ici et d’ailleurs…

Posted by admin in Poésie

plage du sillon saint malo

Marcheur sur la plage du sillon à saint malo en bretagne. Yann Chollet

 

 

 

Avis

 

Les culs terreux ne comprendront pas, je veux parler des vrais, ceux qui n’ont pas imaginé qu’ailleurs existait une terre insolente où le rêve avait sa place. Puisque tu viens d’ailleurs, toi la parvenue, ils te diront, te regarderont, feront semblant de te laisser croire ! Le cul terreux est, par principe même, l’anti-extérieur. A savoir, ce qui n’est pas connu est dangereux, ce qui n’est pas connu ne mérite pas, ce qui n’est pas connu dérange. Donc toi, tu déranges puisque tu viens d’ailleurs. Effectivement, tu viens d’une vingtaine de kilomètres, mais pour eux c’est si loin !

 

Les culs terreux ne sauront pas te conseiller mais te souriront inlassablement, ils t’écouteront pourvus que tu parles d’eux mais ne t’entendront pas si tu veux te présenter, marcher à leur côté. Si tu leur rends service, ils t’aduleront presque, du moins en faux puisqu’ils ne connaissent pas la sincérité. Ils te diront merci en public et le soir te pourriront en privé. Et avec le temps ne se souviendront de rien, puisque tu n’es rien, pour eux.

 

plage sillon

la plage du sillon à saint malo. En bretagne les nuages passent, le temps file. Photo yann chollet

 

Devant la foule, ils te serreront les mains à la manière d’un député en mal d’électeurs, mais plus tard, ils se laveront les doigts pour ôter discrètement la salissure de toi, qui vient d’ailleurs, qui impose l’interrogation, cette salissure qui inspire plus le danger que la sérénité. Oui, tu es d’ailleurs et sans doute que ton intelligence, ta différence, leur fait si peur. Ils ne comprennent rien.

 

Et pourtant, s’ils te connaissaient mieux, s’ils avaient apprit à te comprendre, à t’apprivoiser, peut-être serais-tu devenue leur amie, partiellement. Malheureusement, ils ne savent n’y écouter, n’y observer, ni comprendre, ni prendre des décisions, ni aimer ceux qui viennent de plus loin.

 

Ils savent sourire certes, ils savent saluer certes, ils savent rire certes, ils savent peu de choses en fait certes. Pourquoi ! Parce qu’au-delà de leur univers, qui se résume à une distance de 20 kilomètres autour de chez eux, ils ne connaissent le monde que par le journal de 20h ou celui de 13h, un voyage. Merci Patrick Poivre d’Arvor, tu es la littérature des Culs terreux. Imagine ! Peut-être feront-il un saut sur Internet de temps à autre pour s’abreuver de désinformation, quoique ! Tu vois, toi l’exclu, la différente, toi l’affreuse, la maudite, ta place n’est pas ici. Pas chez eux. Chez eux, ils sont chez eux. Et toi tu es chez eux ! Moi, chez eux maintenant c’est chez moi, donc…n’approchez plus, vous puez !

 

S’ils ont un poste vacant qui te conviendrait, ils t’oublieront, ils oublieront ce que tu as su donner par respect, par passion, par amour, parce que toi, tu n’avais pas compté pour offrir à leur enfant le meilleur, à leur famille un sourire, toi tu es ce qu’ils ne seront jamais, la générosité. Tu avais tout donné, sans exigence, tout simplement par plaisir, par ouverture d’esprit ! C’est l’une des choses quite différencie d’eux, rassures-toi, de ces putains de culs terreux. Ces culs terreux qui peuvent être maire, qui peuvent être conseiller communautaire, qui peuvent être prof, qui peuvent être un peu ici et là. Au bout du compte, ils me gavent ces nazillons de pacotilles ! Au bout d’un moment, ça énerve et je lâche le morceau, je parle un peu, plus. Ça fait trop longtemps, le silence, fait chier. Trop longtemps, je leur ai offert leur chance, trop longtemps j’ai écouté leur discours et rien. Allo, toujours rien. Trop longtemps j’ai épaulé leur pensé, rien, trop longtemps je me suis tu et toi, tu t’es tue aussi, alors.

 

Bon bref, une chose est sur, les culs terreux sauront une chose, se reconnaître dans ce texte et entendre mon message. Qu’ils le lisent et relisent le soir et surtout qu’ils ne pensent pas que je parle d’un autre, oh non : « Je vous emmerde bande de culs terreux de merde ».

Pendant ce temps, j’invente la poèsie et me soule du monde qui m’entoure et me surprant, je continue ma course, mon chemin ne s’arrête pas à vos petites vies restreintes.

batistes

Précision : ” Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car, à moins qu’il n’apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d’esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ces lignes imbiberont son âme comme l’eau le sucre. Il n’est pas bon que tout le monde lise les pages qui sont là ; quelque-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger, qu’est l’écriture.

Par conséquent, âmes timides, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexploirées, dirigez vos talons en arrière et non en avant. Ecoutez bien ce que je dis : dirigez vos talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon, d’où tout à coup par un vent étrange et fort, précurseur de la tempête…”

Préambule des Chants de Maldoror. Lautréamont….

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oct 29 2008

Sur la route…

Posted by admin in Poésie

 

superposition 2008
superposition 2008

 

 

Il paraît qu’il est là à nous taquiner le cœur,

Parfois sans se faire attendre, il vient,

Parfois c’est au détour d’une douceur,

Qu’il pointe sa face et je ressers ta main.

 

Celui-ci est pressé ou trop tôt à l’heure,

Les sentiments explosent pour le faire naître,

Les sentiments passent, vivent et puis se meurent.

Le voilà éteint, je suis seul à la fenêtre.

 

photo interdite à la reproduction

photo interdite à la reproduction

 

La ville semble endormit, la nuit plombe l’ambiance,

Dans la venelle un chat miaule, un paumé pisse,

Dans la venelle le vent porte ma nuance

Mon âme qui s’échappe, la vie qui se tisse.

 

Survivrais-je à la nuit qui s’étire ?

Sans ce bonheur qui ne passe pas,

Sans ce bonheur frileux de venir,

Il faudra sans doute attendre des jours, des mois.

 

yann chollet 2008

yann chollet 2008

 

Tant de fois il fut ici assurant sa présence,

Au détour d’une pièce de la maison,

Au détour d’un sourire, de ta voix, d’une naissance,

Qu’il fut bon de s’en soûler, oui qu’il fut bon !

 

Lorsque le bonheur est partit avec ton départ

Que les rêves et les rideaux sont devenus gris

Que les rêves et mes maux j’en eu marre,

J’ai patienté, je crois, le reste de ma vie.

 

Entre les regards, le vol des mouettes,

La sagesse n’est passée qu’à la fin,

Bien trop tard pour me dire qu’elle fut chouette,

Tout cette vie, ces gens qui ne disent plus rien.

 

yann cholet 2008

yann cholet 2008

 

Il me reste l’image d’un bonheur qui passa,

Toi, la vie, les couleurs qui s’immiscent,

Toi, la vie, le si peu qu’il en resta,

Et pour tout gage, en moi, un supplice.

 

Tchao bonheur, à plus tard sur la route…

 

Batistes.

oct 27 2008

Route du Rhum : 8ème

Posted by admin in Articles exclusifs
photo du journaliste pigiste en Bretagne : yann chollet

  

La route du Rhum 2006  Départ de la course à 13h03

Saint-Malo va retrouver le temps d’un départ de course, l’afflux des grands jours. Des centaines de milliers d’amoureux de la voile et de curieux vont se ruer, cette semaine et surtout dimanche 29 octobre, sur la cité corsaire pour apercevoir des bateaux de rêve amarrer au bassin Vauban et Duguay Trouin. Quelques 80 voiliers, dont le gigantisme aurait pu être imaginé par Jules Vernes, attendent le vent pour partir à la conquête de l’océan atlantique. Pour un bateau, un skipper. Voilà tout le défi de cette grande course dont la renommée n’est plus à faire, tant elle a su faire naître des grands messieurs de la mer.

course du rhum : yann chollet

 

Nous sommes bien dans la réalité et non pas en pleine science fiction pour cette 8ème édition. Ces bateaux gigantesques sont bien présents, en ce moment, sous les yeux admiratifs des visiteurs. Des voiliers qui peuvent laisser penser que la France compte encore quelques belles entreprises, qui investissent quelques milliers de deniers pour le bonheur des skippers et de tout le monde finalement. Le plus beau sera sans aucun doute dimanche, lorsqu’il faudra se frayer un chemin, à travers la foule, pour espérer apercevoir les premières voiles s’ouvrir sous la brise. Ceux qui n’aiment pas les bouchons pourront toujours allumer leur télévision.

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

 

Le grand départ, celui que tout le monde fête, sur l’eau ou à terre, c’est bien pour dimanche à 13h03 précise, heure où les braves aventuriers se lanceront en quête de sensationsfortes.

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

 

En attendant ce moment exceptionnel, ce lancement de la 8ème route du Rhum, direction la Guadeloupe, voici quelques photos de l’édition 2002.

Yznn Chollet journaliste pigiste à Saint-Malo : rédacteur et photographe

Course du rhum exclusive : photo yann chollet

oct 27 2008

Petite poésie passagère (archive)

Posted by admin in Poésie

 

photo exclusive yann chollet : Saint-Malo

 

Toute une vie on se balade entre espoirs et mépris

L’hiver approche certains resteront sur le parvis

D’autres dormiront sous la couette, enfoncés jusqu’au cou

Chaque instant creuse un sillon de plus sur nos joues

 

photo exclusive yann chollet : Saint-Malo

 

Le temps qui défile estompe nos meilleurs souvenirs,

Tandis que d’autres perdent toute chance d’un meilleur avenir

Nous songions déjà, à de futurs bonheurs fleurissant.

A un été clément, où sous le soleil nous irions de ci de là rêvant.

 

Nul n’aura peut-être croisé le destin, de l’homme qui se traîne pour tenir,

Nous le regarderons vagabonder ventre creux, genoux à terre, œil éteint, visage sans sourire.

Nos routes s’entrelacent, nos regards avec et le silence écarte toutes possibilités d’un sursis.

Nous passerons à côté sans même oser dire : salut comment vas-tu l’ami.

 

Photo exclusive de Saint Malo vue de la grande grue : interdit à la reproduction

 

Non pas que nous soyons des vilains ou de pauvres gens sans cœur,

Mais cet homme à terre, seul, nous inspire la terreur.

Nous croyons que nous avions tous, au départ, la même chance,

Qu’il aurait pu réagir plus vite pour éviter l’état d’urgence.

 

L’urgence est là, au pied de nos espoirs et nos mépris,

L’urgence est là qui résonne en une seule symphonie.

Dans nos petites cités de caractères ou au cœur d’un paris qui s’éveille.

Nous éteignons nos neurones, qui lentement retrouvent le sommeil.

 

photo du journaliste pigiste en Bretagne : yann chollet

 

Après ça, qu’avons-nous fait de nos vies ?

Le passé est derrière, le présent s’enfuit.

On a gardé précieusement un bonheur auquel nous avons cru

Et l’autre, celui du parvis, est mort la gueule ouverte, comme un chien dans la rue.

 

Nul ne sera responsable de sa mort et de son errance

Pas nous c’est certain, nous vivons dans nos bulles par évidence

Qui pourrait se sentir coupable de la disparition d’un chien ?

Et après tout, c’est homme qui se traînait, là, seul, n’était rien.

 

Photo exclusive : yann chollet

 

Tout ceci est faux c’est une certitude, car ce chien était humain !

Il attendait peut-être un peu de quiétude, du respect, la caresse d’une main.

Remarques, ceux qui vivent sous le pont ne demande plus rien

Ceux qui habitent là-bas n’espèrent pas grand-chose de la vie.

Ils ont depuis longtemps compris, qu’il ne reste plus d’espoirs, que du mépris…

 

Batistes, auteur du Livre “En Attendant Camille le Monde S’Ecroule” disponible sur commande aux éditions du Vent.