nov 24 2015

Toi le terroriste…

Posted by admin in Articles exclusifs

C’est en toute quiétude que j’affine le fond de ma pensée…ce que j’ai toujours pensé !

Toi, reflet inverse de ce qui fait de l’homme un être humain.

Toi, image d’un sombre monde et de ce sang qui coule d’entre tes mains.

Toi, l’ignoble pustule dont les neurones se sont fracturés depuis longtemps.

Toi, le pou qui suce nos rêves et considère la vie comme du vent.

Toi, dont la conscience s’effrite au bord du vide de ton esprit mal fait.

Toi, tel un tyran gangrenant la terre de cris et de méfaits.

Toi, qui ne sait ni sourire, vis de guerre et de folie meurtrière.

Toi, le maudit, l’ignoble destructeur qui veut briser la terre entière.

Toi, graine de lâcheté, de honte et de misère.

Toi, pitoyable sordide disposé à tuer père et mère.

Toi, qui te dis grand et fier mais qui n’est rien.

Toi, apportant dans ton sillage chair humaine et chagrin.

Toi, capable de mourir au nom de pensées inutiles.

Toi, et tes armes qui tuent et mutiles.

Toi, qui va et viens au rythme de tes pulsions frénétiques.

Toi, posté en secret  comme sur une feuille telle une tique.

Toi, toi et ceux qui sont comme toi, votre nom est terroriste.

Toi, toi et ceux qui sont comme toi, telle une mauvaise nouvelle triste.

Toi…oui toi, tu n’es à mes yeux qu’une sorte de miasme…

…une Emanation nauséabonde d’une déchèterie !

Oui, c’est ça, tu n’es qu’une émanation nauséabonde d’une déchèterie,

Toi le terroriste !

Yannis©2015 (inspiré du livre En Attendant Camille le Monde S’écroule)

mai 26 2013

L’empreinte…de toi | Poème Saint-Malo.

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Le mole de Saint-Malo en Bretagne.

Le mole de Saint-Malo en Bretagne.

La vie a ses mystères, le monde a ses secrets,

Petite bout de femme blonde à l’air distrait,

Le rideau tombe ce soir sur ton regard azur,

Je ne sais qui pourra panser nos blessures.

Est-ce toi, sur l’arbre, qui vient de chantonner,

Ce souffle de vent dans la nuit m’ayant réveillé.

Il me semble que ce parfum, je le reconnais,

Je ne parlerai jamais de toi à l’imparfait.

Tu coures sur les planches, fait fuser ton sourire,

Ta voix si douce, volte pour nous divertir.

Est-ce toi qui viens de remonter sur la scène,

A mes côtés pour me faire oublier ma peine ?

L’aurore se lève lentement sur la ville,

Ton absence, cette nuit sombre immobile,

Ce sommeil fragile, à peine retrouvé,

Tourne dans ma tête, il n’y a rien pour me relever.

Fille du vent, fille de l’air, fille de ma vie,

Reste à toujours mon soleil dans ce ciel assombri.

Quand le monde nous oublie, devient ma joie,

Demeure un sourire, un silence adoré au fond de moi.

Réveille mon âme quand mon dos se courbe,

Fait sécher mes larmes lorsque l’esprit devient fourbe,

Passe quand tu veux te blottir prés de nous,

Réchauffer nos corps de ta bonté, faire la roue.

Ah, si tu savais tout ce que je ne t’ai pas encore dis !

Je vais te les dire, je te l’assure, c’est promis.

Clamer ton prénom, si fort jusqu’à l’horizon,

Même si parfois j’irai, triste, à reculons.

« Mais qui est donc ce petit bout de femme ?

cet être merveilleux pour lequel votre cœur s’enflamme ? »

« Maïwenn monsieur, elle s’appelle Maïwenn »

(Interdit à la reproduction sans accord)

sept 21 2011

Facebook ! Mon ami…

Posted by admin in Pensées évasives

 

Fleurs des montagnes à 2500 mètres. Photo yann chollet 2011

Vous êtes gracieux et forts, à tel point que vous arrivez à vous voir tel que vous n’êtes pas ! Votre imaginaire dépasse de 100 fois, la réalité qui vous entoure, si bien que la fusion de votre esprit est capable d’engendrer des cataclysmes spirituels au plus profond de vos propres cerveaux.

N’y a-t-il point de formules mathématiques pour élaborer un projet, qui permettrait d’entrevoir l’an 2500 survivre à tant d’idolâtries intérieures ? Mettez des yeux à l’arrière de vos visages plutôt que de les fermer !

Regardez bien en dedans de vous, pour comprendre ce qui s’y passe vraiment ! Car ailleurs, du côté des sentiments profonds, les vrais, ceux qui font d’un humain un être, il n’y a pas d’amis qui vous attendent, ou si peu que vous pourriez ne rien comprendre à cette solitude inattendue lorsqu’elle viendra s’immiscer pour de bon.

En cet instant seulement, votre esprit se réveillera, trop tard, pour laisser entrevoir un phare, une bouée à laquelle vous accrocher, en espérant qu’elle tienne ; alors qu’au loin, vous verrez « les bateaux » s’éloigner et avec eux, tout l’égocentrisme qu’ils avaient à leur bord, à vous parler de vous comme un ami alors qu’ils parlaient d’eux.

C’est ce qu’il restera en 2500, quelques bouées et quelques phares dans la brume de nos incontestables absences !

Sur l’océan d’un monde accaparant nos pensées, de jours en nuits, en fond de toile l’horreur écologique et l’inhumanité, il subsistera de nos perditions dans le virtuel qu’un vague souvenir d’un instant qu’on croyait beau et qui en fait ne l’était pas…

mar 31 2010

Le soldat universel

Posted by admin in Poésie

Le dernier mot du soldat !

 

pavé saint malo : yann chollet 2009

Les pavés de saint malo. Photographie de yann chollet, journaliste photographe malouin.

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Vu dans la nuit, ces images passer par là.

Ces murmures, ces bruits, ces plaintes venus de la plaine

Dans ma tête, dans mon cœur, au plus profond de mes veines.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Des déchirures qui ne s’estompent pas

Une montage et une autre, puis un mirage

Seul, tremblant, gisant au cœur de l’orage.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Un chaos que je cachais secrètement au fond de moi

Toujours ce même cauchemar qui allait et revenait

A chaque instant pour m’envahir, m’envahissait.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Lorsque je l’ai tenu dans mes bras,

Alors que je sortais tout juste de l’adolescence,

Mon jeune ami, blessé, qui s’en va.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

J’ai pourtant aimé la vie, tenté d’oublier.

Et si vous aviez vu cette guerre tout comme moi,

Vous sauriez la blessure qu’elle laisse ici-bas.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

De ces déserts, de ces soleils, de ces appelés soldats

De cet ami dont je me souvenais le regard,

De son adieu, de son départ.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Alors vous sauriez une chose, tout comme moi

L’une de mes pensées que je vous laisse là :

Jamais plus la guerre, jamais plus ça !

 

batistes : Yann Chollet : Interdit à la reproduction sans accord.
jan 26 2010

Elle avance autour de nous…

Posted by admin in Pensées évasives, Poésie

L'enfant roi

L'enfant roi

 

 

 

Lente, invisible, elle s’immisce dans nos vies à petits pas

Dans les moindres artères, même où le silence est roi.

N’ais-je pas su la reconnaitre, l’autre jour, l’autre fois ?

Lorsqu’elle passait, indiscrète, sous mes yeux, devant toi !

 

Subtile parmi les futilités enfantées par nos tyrannies

Vapeur inquiétante née des neurones, au fond de l’esprit.

Si tu savais trop la reconnaître, elle t’invoquerait quelques mépris

Ferme parfois ta fenêtre, assieds-toi et réfléchis.

 

Fleurissante, elle est douce à entendre à l’oreille avisée

Qui ne sait l’éviter se retrouve un jour à ses pieds.

Fatale, elle souffle fort en nos têtes dévissées

Est-elle endormie, je l’entends, murmure encore sur le pavé.

 

Galope, file, revient, part, passe, te revoilà ?

Tu aimes tant les hommes, qu’eux, t’aiment-toi.

La vie s’étire, le temps s’écoule, tu reste là.

Guettant dans la pénombre un seul de leur faux pas.

 

Je sais bien, oui, que tu résonne à travers le monde !

Dans ton sillage, les mots vont à la tombe,

Les phrases s’écourtent, les bruits se fondent,

Tu pars très haut, t’envoles et retombes.

 

Au seuil de chacune de nos portes, tu appelles,

Mais je n’ouvre pas, malgré l’enrobé de dentelles.

Les autres peuvent t’utiliser, te trouver belle,

J’étends sur le sable un morceau de flanelle.

 

Mais qui ce soir frappait encore à ma porte ?

« La connerie humaine » monsieur,

Eh oui, elle n’est pas morte !

(Cet enfant qui marchait sur la plage ne savait rien d’elle…)

batistes 2010

oct 04 2009

Un jour se vide !

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photo : Yann Chollet 2009

photo : Yann Chollet 2009

On voyait sur le sable, des coquilles de noix,

Les rêves ici bas n’étaient pas taillés pour moi.

Sur l’horizon s’étendait tel un pâle chagrin,

Un air qu’on siffle, qui flotte et ne sert à rien.

 

On voyait sur la mer, des tourbillons frissonnants,

La lagune plus bas s’étalant vers le tourment.

Posée sur le vent, les rochers, mon âme déchirée

S’estompant aux regards des passants dépassés.

 

On sentait ce parfum fleurir, des ombres derrière la dune,

Nos ciels évaporés, ce tumulte sous la lune.

Et après ?

Ces solistes jouaient une musique lente, presque sourde

Que cette vie sembla lourde !

 

On fanait sous les yeux de ce monde déserté,

Jour après jour, au fil des heures décimées.

Ce cri parvenait du bout de la terre,

Fermer les yeux, mourir et se taire.

Et après ?

 

On ne voyait plus,

Que nos rêves fanés ici et là,

Se balancer au coin de la rue,

Mémoire te souviens tu de ça ?

 

Non, je ne me souviens de rien !

De ces images reste un carré blanc,

Avec en son centre une boule qui tient,

Par un fil quelques sentiments.

 

Et après ?

J’ai coupé le fil !

 

Batistes 2009

fév 21 2009

Poésie d’un soir

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Couché de solei plage de Saint-Jacut de la mer en Bretagne 2010 

Le soir après une journée qui s’est enlacée comme une ceinture autour de la taille

On aurait pu penser que nos vies étaient attachées à quelques drogues

C’est sur, on aurait sembler croire qu’un shout aurait résolu les failles

Pourtant petite, tu vois, les drogues n’apportent aucun des délires promis

Et tu pourrais bruler ton amour autour d’une soirée où il te proposerait une ligne.

 

Avec moi, c’est clair, le ciel serait plus bleu que la noirceur de tes nuits

Même si tu te brulerais à chercher ce que j’en pense, parce que je suis ailleurs

Dans un lieu peu banal, toujours, avec une idée bien placée là-haut, l’idée que la vie s’enfuit

Alors une goulée de plus, vois-tu, semblable, l’idéal n’est pas arrivé à l’heure.

Ça chauffe à l’intérieur, il me donne envie de tout détruire.

 

Je t’assure que la poésie m’aidera à ne pas plier devant les intrus

Brulante vague de haine qui s’écoule et s’estompe en un moment

Voilà enfin le moment venue de t’épauler et ensuite, l’exportation vers l’inconnu

Musique, puis solitude, le vide et c’est l’indifférence, oui voilà, je suis indifférent.

Danses, oublie toute cette merde ! Particule élémentaire devenu être. Bye, bye.

 

Une puissance flotte au-dessus de nos âmes, le soleil, lui,

Se trimballe comme un vieil air des Verves qui réconforte le silence.

C’est bon finalement d’écouter les Verves parce que je m’oublie

Et toi tu t’effaces, avec toi s’efface cette balade qui balance.

Que te dire de plus? Bonne chance !

Batistes

oct 29 2008

Les culs terreux d’ici et d’ailleurs…

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plage du sillon saint malo

Marcheur sur la plage du sillon à saint malo en bretagne. Yann Chollet

 

 

 

Avis

 

Les culs terreux ne comprendront pas, je veux parler des vrais, ceux qui n’ont pas imaginé qu’ailleurs existait une terre insolente où le rêve avait sa place. Puisque tu viens d’ailleurs, toi la parvenue, ils te diront, te regarderont, feront semblant de te laisser croire ! Le cul terreux est, par principe même, l’anti-extérieur. A savoir, ce qui n’est pas connu est dangereux, ce qui n’est pas connu ne mérite pas, ce qui n’est pas connu dérange. Donc toi, tu déranges puisque tu viens d’ailleurs. Effectivement, tu viens d’une vingtaine de kilomètres, mais pour eux c’est si loin !

 

Les culs terreux ne sauront pas te conseiller mais te souriront inlassablement, ils t’écouteront pourvus que tu parles d’eux mais ne t’entendront pas si tu veux te présenter, marcher à leur côté. Si tu leur rends service, ils t’aduleront presque, du moins en faux puisqu’ils ne connaissent pas la sincérité. Ils te diront merci en public et le soir te pourriront en privé. Et avec le temps ne se souviendront de rien, puisque tu n’es rien, pour eux.

 

plage sillon

la plage du sillon à saint malo. En bretagne les nuages passent, le temps file. Photo yann chollet

 

Devant la foule, ils te serreront les mains à la manière d’un député en mal d’électeurs, mais plus tard, ils se laveront les doigts pour ôter discrètement la salissure de toi, qui vient d’ailleurs, qui impose l’interrogation, cette salissure qui inspire plus le danger que la sérénité. Oui, tu es d’ailleurs et sans doute que ton intelligence, ta différence, leur fait si peur. Ils ne comprennent rien.

 

Et pourtant, s’ils te connaissaient mieux, s’ils avaient apprit à te comprendre, à t’apprivoiser, peut-être serais-tu devenue leur amie, partiellement. Malheureusement, ils ne savent n’y écouter, n’y observer, ni comprendre, ni prendre des décisions, ni aimer ceux qui viennent de plus loin.

 

Ils savent sourire certes, ils savent saluer certes, ils savent rire certes, ils savent peu de choses en fait certes. Pourquoi ! Parce qu’au-delà de leur univers, qui se résume à une distance de 20 kilomètres autour de chez eux, ils ne connaissent le monde que par le journal de 20h ou celui de 13h, un voyage. Merci Patrick Poivre d’Arvor, tu es la littérature des Culs terreux. Imagine ! Peut-être feront-il un saut sur Internet de temps à autre pour s’abreuver de désinformation, quoique ! Tu vois, toi l’exclu, la différente, toi l’affreuse, la maudite, ta place n’est pas ici. Pas chez eux. Chez eux, ils sont chez eux. Et toi tu es chez eux ! Moi, chez eux maintenant c’est chez moi, donc…n’approchez plus, vous puez !

 

S’ils ont un poste vacant qui te conviendrait, ils t’oublieront, ils oublieront ce que tu as su donner par respect, par passion, par amour, parce que toi, tu n’avais pas compté pour offrir à leur enfant le meilleur, à leur famille un sourire, toi tu es ce qu’ils ne seront jamais, la générosité. Tu avais tout donné, sans exigence, tout simplement par plaisir, par ouverture d’esprit ! C’est l’une des choses quite différencie d’eux, rassures-toi, de ces putains de culs terreux. Ces culs terreux qui peuvent être maire, qui peuvent être conseiller communautaire, qui peuvent être prof, qui peuvent être un peu ici et là. Au bout du compte, ils me gavent ces nazillons de pacotilles ! Au bout d’un moment, ça énerve et je lâche le morceau, je parle un peu, plus. Ça fait trop longtemps, le silence, fait chier. Trop longtemps, je leur ai offert leur chance, trop longtemps j’ai écouté leur discours et rien. Allo, toujours rien. Trop longtemps j’ai épaulé leur pensé, rien, trop longtemps je me suis tu et toi, tu t’es tue aussi, alors.

 

Bon bref, une chose est sur, les culs terreux sauront une chose, se reconnaître dans ce texte et entendre mon message. Qu’ils le lisent et relisent le soir et surtout qu’ils ne pensent pas que je parle d’un autre, oh non : « Je vous emmerde bande de culs terreux de merde ».

Pendant ce temps, j’invente la poèsie et me soule du monde qui m’entoure et me surprant, je continue ma course, mon chemin ne s’arrête pas à vos petites vies restreintes.

batistes

Précision : ” Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car, à moins qu’il n’apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d’esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ces lignes imbiberont son âme comme l’eau le sucre. Il n’est pas bon que tout le monde lise les pages qui sont là ; quelque-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger, qu’est l’écriture.

Par conséquent, âmes timides, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexploirées, dirigez vos talons en arrière et non en avant. Ecoutez bien ce que je dis : dirigez vos talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon, d’où tout à coup par un vent étrange et fort, précurseur de la tempête…”

Préambule des Chants de Maldoror. Lautréamont….

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oct 29 2008

“Petit poème slam”

Posted by admin in Poésie

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michel marin à saint malo

Michel, marin de saint malo avec une tête de marin

 

 

 

La mer ça tire les rides !

Michel figure emblèmatique de saint-malo

Vous recherchez un acteur avec une gueule contactez-moi

 

 

Quoi !

 

Je m’voyais encore accroché à mes envies, pensant que j’étais grand alors que j’étais devenu petit, du moins aux yeux de ceux qui, savaient bien, qu’on n’irait pas leur dire, qu’ils, qu’ils ne savent rien. En déambulant sur le cimetière de ma propre vie, portés par quelques bonheurs qu’étaient passés par ici, où par là et qui, s’étaient enfuit, le jour où j’avais croisé l’ennui. J’m’imaginais bien qu’une porte pourrait s’ouvrir un jour, c’était se fermer les yeux, les oreilles et devenir sourd, s’endormir dehors au fond d’une cour, seul. Dans ce monde où je portais à plein bras ma carcasse, histoire de paraître sans, sans me trouver trop dégueulasse, je ne voyais plus trop bien l’issu de sortie et, je pointais comme les autres du lundi au samedi, parfois même le dimanche, après-midi compris. Tous les jours, j’accompagnais bien à l’école mes enfants, parce qu’aimer, vous comprenez, je trouvais ça, attachant, c’est même chouette d’aimer ses prochains comme soi-même, moi qui m’aimait tant, qui confondait, trop souvent, « ego » et bohème. Mais les petits oui, je les adorais bien plus que ma pomme, tout simplement parce qu’ils ne ressemblaient à, aucune autre personne. Non, pas aux autres personnes, qui disent une heure alors que minuit sonne. J’aurai pu encore m’interroger des jours, sur une plage vide, un coin de rocher, sous l’abat-jour, à contre jour ou encore en sirotant un whisky qui, qui rend livide, mais j’ai su bien vite qu’il fallait se taire, en se disant avance, tais-toi, espère, quoi ! Quoi ! Oui, je sais, on tombe vite du haut par terre. Vous comprenez, j’ai voulu faire le premier pas, imposer mon style histoire de faire la loi, au bout du compte j’ai rencontré une ribambelle de nazes, qui se prenaient tous pour des dieux en espérant l’extase, et évidemment je suis passé pour un ringard, parce que je disais tout fort ce que les hommes pensent plus tard. Quoi ! Quoi ! Je n’avais plus qu’une chose à dire madame, l’indifférence, ça sert à, quoi !

 

batistes 2008

oct 29 2008

Fable contemporaine (archive)

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Les hommes sont-ils des bêtes ?

 

Aux yeux de certains, sans aucun doute !

 

Noyés sous les préjugés, ils guettaient leurs propres faiblesses,

L’un passait, l’autre stagnait dans son fauteuil cloué par paresse.

A force de se prendre pour un artiste, du moins d’y croire,

Il se nourrissait d’illusions, oubliant, pitoyable, jusqu’à l’humanité certains soirs.

 

Faisant chemin en balayant les idées des autres sur son passage,

Sa fierté éclaboussait alentour et il aurait fallu lui répéter un identique message.

Celui qui encensait ce semi dieu, vénéré par son double féminin,

Dire toujours tu es le meilleur, même si cela fut si souvent incertain.

 

Typique la mouette de Saint-Malo

Typique la mouette de Saint-Malo

 

Il vivait cependant de sa propre satisfaction et du bruit des mécènes autour,

D’ailleurs, quiconque pensait autrement, était de suite écarté de sa cour.

Sa femme faisant fit des remarques à l’encontre de son monstre sacré,

Comblait humblement ses caprices d’écervelé.

 

Le temps passait, entre réjouissances, repas et voluptés,

Passant de voyages, de villas agréables en grosses cylindrés.

Laissant dans le sillage, ceux qu’ils avaient délaissés,

Par ignorance, par leur propre négligence, par méchanceté.

 

Noyés sous les rumeurs qu’ils lançaient, plongés dans leur médiocre pensée,

Ils défiaient les lois, perdus dans un égocentrisme profond, égarés.

A force d’inventer des histoires, de se créer des mondes, ils devenaient pathétiques,

Ne comprenant plus rien autour d’eux, retrouvant la paresse d’hier, les vieux tics.

 

Peut-être aurait-il été bon de se remettre en question,

Plutôt que d’évincer, celle ou celui qui disait : bien non.

Mais l’égo reprenait à chaque heure son ampleur,

Si bien qu’un jour, un peu plus tard, il ne resta que les pleurs.

 

photo yann chollet 2007

photo yann chollet 2007

 

A ce prendre pour un Dieu, à voguer dans les airs,

On termine toujours, un jour ou l’autre, le cul par terre.

 

La morale de cette histoire : « Les salariés ne sont pas des bestiaux qu’on échange ou qu’on troc sur un marché forain ».

 

Cela dérange qu’on le dise ! Et alors…

 

A méditer sans modération.

 

Batistes, auteur du livre : “En Attendant Camille, Le Monde s’écroule”

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Photo interdite à la reproduction sans accord

Photo interdite à la reproduction sans accord

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oct 29 2008

Sur la route…

Posted by admin in Poésie

 

superposition 2008
superposition 2008

 

 

Il paraît qu’il est là à nous taquiner le cœur,

Parfois sans se faire attendre, il vient,

Parfois c’est au détour d’une douceur,

Qu’il pointe sa face et je ressers ta main.

 

Celui-ci est pressé ou trop tôt à l’heure,

Les sentiments explosent pour le faire naître,

Les sentiments passent, vivent et puis se meurent.

Le voilà éteint, je suis seul à la fenêtre.

 

photo interdite à la reproduction

photo interdite à la reproduction

 

La ville semble endormit, la nuit plombe l’ambiance,

Dans la venelle un chat miaule, un paumé pisse,

Dans la venelle le vent porte ma nuance

Mon âme qui s’échappe, la vie qui se tisse.

 

Survivrais-je à la nuit qui s’étire ?

Sans ce bonheur qui ne passe pas,

Sans ce bonheur frileux de venir,

Il faudra sans doute attendre des jours, des mois.

 

yann chollet 2008

yann chollet 2008

 

Tant de fois il fut ici assurant sa présence,

Au détour d’une pièce de la maison,

Au détour d’un sourire, de ta voix, d’une naissance,

Qu’il fut bon de s’en soûler, oui qu’il fut bon !

 

Lorsque le bonheur est partit avec ton départ

Que les rêves et les rideaux sont devenus gris

Que les rêves et mes maux j’en eu marre,

J’ai patienté, je crois, le reste de ma vie.

 

Entre les regards, le vol des mouettes,

La sagesse n’est passée qu’à la fin,

Bien trop tard pour me dire qu’elle fut chouette,

Tout cette vie, ces gens qui ne disent plus rien.

 

yann cholet 2008

yann cholet 2008

 

Il me reste l’image d’un bonheur qui passa,

Toi, la vie, les couleurs qui s’immiscent,

Toi, la vie, le si peu qu’il en resta,

Et pour tout gage, en moi, un supplice.

 

Tchao bonheur, à plus tard sur la route…

 

Batistes.

oct 28 2008

Un petit tour à la mer

Posted by admin in Poésie

 

Bretagne du soir : yann chollet

Bretagne du soir : yann chollet

 

 

La mer a porté mon âme au-delà du mirage qu’est la vie.

J’avais peur de mourir mais n’avais-je pas eut peur de vivre !

Balancé à droite, puis à gauche par les errances d’un temps sur terre.

Balancé en haut, puis en bas par les sourires qui ne disent plus rien.

 

La mer me montra le beau, le silence de l’oiseau

La fureur d’une langue qui coulisse en un sens.

Au flux et reflux du moment, j’ai croisé l’absente

Le silence, l’amour, la victoire puis la nuit.

 

La mer me parla d’un pays où il fait bon vivre,

Me tendit son écume comme une invitation au voyage,

Me rendit fou d’elle et du monde et des hommes,

Jusqu’au jour où mes yeux s’ouvrirent enfin.

 

Arc en ciel à Saint-Malo : yann chollet

Arc en ciel à Saint-Malo : yann chollet

 

La mer se retira loin, laissant place au domaine qu’est l’estran.

Puis revint reprendre sa place en un mouvement.

Le rocher avait disparu, ma tristesse et l’ennui avec.

Je retourne les yeux au-dedans, pour trouver mots et sentiments.

 

La mer hurla, de grosses lames, des cris entendus au large

Le bateau errait dans les courants, coquille de noix sur l’océan

Le vide se brisa en une nuit d’ivoire, tomba sous le brisant

J’avais un peu de retard ce soir là, tu t’en souviens ?

 

Moi, je me souviens de la mer et de son sourire !

 

 

 

Batistes

oct 27 2008

Petite pensée du soir

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aldehi à découvrir

Elle repose en paix…

La mer a posé son émeraude au centre du globe.

De mes yeux j’aperçois le berceau.

J’ai reçu des embruns du rocher sur ma peau.

La mer est calme, mais l’avenir incertain se dérobe.

.

La mer a bercé des années mon âme d’enfant.

Elle est repos et sagesse en un seul firmament.

A l’heure ou d’autres s’éclatent sur le ciment

Des marins partiront ce soir sur l’océan.

 

D’une falaise j’attendrai le retour des bateaux

A son pied, des lames s’empalent en un mouvement.

Frères humains ayez pour la mer de jolis mots.

Gardez pour les pollueurs vos pires sentiments.

 

La jeunesse a fleureté avec la vague.

En un flux, elle emporte les algues au loin et avec les souvenirs.

Jeunes filles aux regards sages, n’ayez d’yeux que pour la bague.

La mer traîne dans son sillage, des sentiments et des sourires.

 

Le cœur saigne l’instant d’un présent trop amer.

Le reflux rapporte des boulettes, sortes de galettes noirâtres.

Il est là le naufrage, le jeune goéland n’a plus sa mère.

Deux femmes discutent, tranquillement, en mangeant autour de l’âtre.

 

Les hommes ont posé leur signature sur l’amer.

Encore, une fois, de plus, l’or noir est là au cœur du berceau.

Qu’offrez-vous, êtres humains pour l’avenir de laterre ?

Vos bras, votre cœur en urgence, avant que ne chavire le radeau.

 

« Là-bas monsieur, oui là, plus haut, à droite »…

Au cimetière de l’écologie, la mer repose en paix.

Batistes. (Photo, peinture d’aldéhi)
 
 
 

 

oct 26 2008

Vision du bonheur (archive)

Posted by admin in Poésie

Contact photographe pigiste en Bretagne : yann chollet

- Extrait « En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule » Ed du Vent. Batistes 2006. 

- (Commandez ce roman de 280 pages à  : Ed du Vent, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët) Envoi à réception du chèque de 21€.

 

Page 255 à 262 

 

” Bonheur ”

 

« Réveil fracassant, mal de tête, douleurs physiques, morales. Brouillard, brumes. Ce matin se lève et je chavire. Gorge sèche, oeil éteint, respiration lente, je dérive. Mes yeux s’ouvrent, se referment. Ma bouche émet les sons que ce dictaphone enregistre. Si je ne l’avais pas allumé, qui l’aurait fait. Allons-nous enfin connaître les dernières pensées du mort, sa vision finale sur ses contemporains ? Les derniers mots du condamné ? Que pense-t-il le damné qui dérive ? Il ne pense plus beaucoup mais dégueule ses paroles instinctivement. Je ne sais si je pourrais me lever jusqu’au pot, la force me quitte. Vais-je me vomir dessus ou baigner dans mon urine. Est-ce mon ultime recours !  J’ai repris l’apparence d’une bête malade qui se renferme sur son mal. Cette dégradation m’effraie.  - « C’est la nature, ne t’inquiètes pas » semble raisonner dans ma tête.

 

L’effort est vain, la carapace est brisée. La mort approche et je voudrais parler du bonheur pour m’en nourrir avant de mourir, pour attiser la curiosité des autres. Une fois encore, pour me dire que tout ne fut pas vain : ni ma jeunesse, ni mes amours, ni ma famille, ni mes filles, ni ma femme et, ni Camille, la seule qui restera. Ni vous, les autres que j’ai croisés. Ce livre, image instantanée de notre époque, n’est qu’un fait divers parmi les autres ; il laisse un instant qui sera détruit par ceux qui le liront et ne pourront s’empêcher de dire que je suis fou, que le monde va bien, que nous sommes heureux, que l’Afrique ne meurt pas du sida sous nos yeux. Il y a une certaine forme de révisionnisme perpétuel dans cet aveuglement quotidien. Ceux là, je les emmerde d’avance.

 

Je veux parler du bonheur qui n’est pas si loin. Je l’ai rencontré, le l’ai vu, tenu dans mes mains. Lorsque je le tenais, je ne le lâchais pas. Il faut le tenir, le serrer le bonheur quand il passe, car après c’est trop tard. Il ne faut pas l’espérer sans cesse mais le saisir, à bras le corps, au présent, sans se soucier des lendemains qui déchantent. On m’a offert du bonheur dans ma vie et j’en ai profité. J’aurais voulu le transmettre un peu plus mais le temps s’évade, le temps me l’a repris.  Je m’en souviens, il en reste en moi. Plus que le saisir, il faut s’en imbiber.  Savoir s’en imprégner afin de mieux le véhiculer. Le transmettre comme une pierre précieuse.

 

Je marche sur la plage, le sable fin me frôle le visage, les embruns salés volettent dans la brise. Au loin,elle est là.  J’ai dix ans mais je vois en regardant la mer, le bonheur qui passe. Le son des vagues me parvient, me pénètre, la mer résonne et je suis bien. C’est cela le bonheur simple.  Il est seize heures, je suis chez ma grand-mère, j’ai quatorze ans. Elle me prend dans ses bras, m’enlace.  Contre ses joues molles, je pose mon visage. Mon coeur bat la chamade, j’ai des frissons. Une chaleur m’envahit et pas un mot, je suis bien. C’est cela le bonheur.

 

Je m’endors chez moi, maman vient m’embrasser ; elle me raconte une dernière histoire presque silencieusement pour me bercer ; passe longuement sa main sur ma joue, dans mes cheveux ; me regarde en souriant, puis me souhaite bonne nuit en tirant les rideaux pour cacher la lune. Je suis apaisé, détendu. Mon père vient à son tour m’embrasser. Son haleine nicotinée ne m’empêchera pas de dormir, je pense déjà aux promenades du dimanche en forêt. C’est cela le bonheur.

 

Elle est belle, elle est douce, elle est jeune. Je viens de rencontrer le premier amour, le vrai. Le véritable amour peut-il exister à seize ans ? Je sors le soir avec elle, nous partons pour de longues balades. Les baisers sont doux, ils enflamment la peau, font frémir l’intérieur. Les mains caressent, les regards pétillent. Les mains caressent, le sexe se réveille. Il bande comme un bois dur. La fente de l’autre s’humidifie. De deux formeront un. C’est chaud, c’est bon. L’amour est langoureux, limpide. Et une fois encore et encore, on en redemande. Mes doigts s’immiscent dans les chairs humides, avec délicatesse et volupté, offrant à volonté gémissement et jouissance.  C’est cela le bonheur.

 

Je suis inconscient, dix huit ans, mes copains viennent me chercher. Nous partons pour des soirées d’ivresse, des soirées à fumer des joints sans compter. L’explosion est totale, les rires remplacent les gueules fades affichées au lycée. C’est du délire, les filles se donnent, s’offrent.  Nous écumons les bars, de rencontres en rencontres, de villes en villes et, la plage est le lit idéal. Nous finissons la course diurne, étalés sur le sable avec une blonde, une brune, une rousse. Chacun dans son coin avec une fille : ils étaient là, cachés sous la tente. Personne ne volait leur intimité. Qui le pouvait ? Leur univers à l’instant du premier baiser, attendu depuis des jours, n’était fait que de dérision et d’insouciance. Sur la sable, en ce moment de pur paradoxe, entre la réalité du baiser et l’immensité de cette confusion, ils s’aimaient sans attente et sans envie matérialiste. Il tenait contre lui cette passagère d’un soir, d’une semaine mais qui comptait déjà tant. Elle se laissait faire, docile, tranquille, en écoutant le flux et reflux du vent dans les rochers. Il était chez lui et il voulait déjà la garder ici. Elle était en vacances et savait qu’elle repartirait. Mais rien de cela et rien au monde ne pouvait les empêcher de croire qu’ils s’aimaient. Oui ils s’aimaient c’est sûr. Ils pensaient bien que cet amour sans lendemain valait la peine d’être consommé, le coeur battait après tout, n’était-ce pas l’essentiel ! Brunes, blondes, rousses. Elles sont plusieurs, elles aiment ça, nous aussi, l’amour fleurissant, les sensations des premières heures, des premières larmes. C’est cela le bonheur.

 

Je rencontre Claudine, nos corps s’embrasent, nos bouches s’embrassent, nos mains se resserrent. Elle est jolie, douce, délirante. Je suis cool, beau, délirant. Je l’emmène voir l’horizon en lui dictant des mots choisis au hasard dans ma tête et qui s’unissent pour former un poème. Séduite, elle se laisse toucher. Nos âmes se soudent, elle halète. Puis, nous regardons encore au loin, cette île qui ressemble dans la nuit à une tortue à fleur de 259 vague. Nous fumons quelques cônes, toujours, nous buvons quelques verres, encore. Les réalités s’estompent.  Nous projetons un avenir à deux. C’est cela l’amour. Le bonheur.

 

Nos amis sont là pour fêter un anniversaire. Les plaisanteries et les histoires animent le temps qui coule. Il n’y a ni méchanceté, ni haine. Les amis sont bien, nous aussi. C’est cela le bonheur ! Un matin, le soleil se lève, le monde respire sous sa chaleur. J’ouvre les volets, les gens passent sous la fenêtre. Je regarde ces gosses qui jouent, je rêve, je pense, je réfléchis ; j’espionne la voisine voilée derrière les carreaux, qui se déshabille lentement sans penser à la joie, que la vision de son corps inaccessible, me procure. C’est cela le bonheur.  Claudine vient m’apporter mon petit déjeuner au lit, elle me sourit, me dit bonjour. C’est cela. Ma fille va sortir du ventre de sa mère. J’entends son premier cri, boit son premier souffle. Je regarde l’infirmière, ma femme. Ma femme, l’enfant, l’infirmière, le doc. C’est beau. Je ressens quelque chose d’unique, de divin. Je la prends, la découvre pour une première fois. Elle semble me sourire, je souris. Je suis abattu, je tiens debout. C’est. Du bonheur.

 

Il y a donc du bonheur bon à prendre partout. Dans les moindres attitudes, sous toutes les latitudes, dans les moindres endroits de la planète pourvu que l’on veuille le recevoir, le voir, l’accepter, le transmettre. L’instant, le présent. Ne pas attendre demain : « Only one life ».

 

Demain je meurs. Ne pas attendre l’absolu bonheur.  Demain je meurs. Non, il ne le faut pas. Ne pas attendre les soirées dans les palaces, les voitures de luxe, les voyages à prix forts, les affaires et les gains. Le bonheur chemine discrètement autour de nous, il ne s’achète pas.  Il est dans un regard, une poignée de main, un sourire, un mot, une phrase, une prose, une chanson, un geste, un coup de téléphone, un livre. Une rue, une ville, un dialogue, un sage qui parle, un chien. Il est là. Il passe et s’attrape. Le bonheur, c’est celui qui peut faire changer les hommes. Les rendre indulgents, raisonnés, raisonnables, compréhensibles.

 

Bien souvent, les yeux sont clos, malheureusement, l’écoute parasitée par des mauvaises ondes et par ces phobies engendrées par les armes bactériologiques dont parlent les radios, dans un flux discontinu. Ces images laissent peu de place pour penser au bonheur. Le doute qu’ils redoutent. L’incertitude. Alors, on pense qu’il n’est que pour les autres ce foutu bonheur ; qu’il n’est pas passé et ne passera jamais. Celui qui le croisera pourvu qu’il le reconnaisse et sache s’en servir, pourra changer la face du monde. Ce sentiment savoureux apaise les humains. Il faut le transmette par delà les monts et vallées pour que vive la terre. Il doit survivre, le bonheur.  A ce jour, il est réduit à néant. Les tarés peuvent frapper à tous moments. Les fanatiques de tous genres vont sortir les vieilles maladies pourries des sacoches poussiéreuses ; peut-être parsemer la terre de graines de terreur ; ruiner le si peu d’espoir qu’il restait. Les croisades chaotiques ont repris. Les fous furieux frapperont à l’aveuglette sans se douter qu’ils ont tort : ils pensent avoir raison, veulent devenir les maîtres du monde au nom d’une religion. Guerre de religion. Guerre de concassage. Tas de chair humaine. Chère humanité, où es-tu ? Je veux des lendemains sans eux. Je veux l’arrestation des pollueurs de bonheur et de mes plages.  Je veux qu’ils portent la croix du mal qu’ils ont généré, afin dans sentir le poids. Les maîtres du monde ont l’argent, dominent l’économie, maîtrisent les âmes et jouent avec nos nerfs.

 

Le bateau des illusions flotte sur un océan de scepticisme. Faudra-t-il reconstruire une arche de Noé ?  Vivre sur un radeau de la Méduse ? Les hommes sont sur un navire voguant vers une destination inconnue. Dans la tempête, espérons qu’ils ne fassent pas naufrage, ils ont déjà chaviré si souvent, laissé tant de morts dans le sillage. Je redoute que les vagues ne les ramènent en poussière d’écume sur les rebords du monde, en un raz de marée difficile à contenir. Il est là, ne le laissons pas s’échapper par notre inertie permanente.  Ne le cassons pas. Ne l’oublions pas. Ravivons et transmettons la flamme d’où jaillit ce bonheur ».

 

batistes@aol.com

oct 21 2008

Ah ! La poésie

Posted by admin in Poésie

yann chollet, journaliste photographe à Plancoët, à côté de Saint Malo en Bretagne.

” Mon pauvre pierrot, vois la lune qui te cafarde, cette Amérique moucharde qu’ils ont vidée de ton pipeau ” Léo Ferré…

Je l’écris, je le lis, je le prends, je le froisse, je le casse et je le brise. Je le médite, je le jette, je ne lis plus les journaux.

Ils dressent des barrages devant mes illusions de savoir, de connaître, d’être, de rêver. Penser merde, c’est la seule chose qu’il nous reste. Va rêver toi l’inconnu. Toi, oui toi l’artiste du désespoir, celui qu’on regarde et qu’on méprise. Celui qu’on interpelle et qu’on jalouse.

Toi, l’écrivain, le songeur, le poète, le philosophe du soir, range ta mémoire ailleurs. Dans tes cartons de solitude. Ferme les placards de ta tête et ta gueule.  Oui, toi le minable rêveur, va rêver autre part. Dans un endroit où l’on ne t’entendra plus. Va briser tes utopies sur les murs des calomnies, des habitudes qui lassent ta vie. Celles des autres et tant pis.

Va marcher dans l’ailleurs de fortune, va gerber ta vomissure, tes phrases sur du papier chiotte. Ne pense plus, écoute le son de la dictature qui s’invite. Ferme le robinet de ton inspiration et lis sans comprendre. Ah, toi, le peintre du monde, le maudit littéraire à la plume cassée, le diable d’écriture. Retourne dans ton isolement solitaire et crache ta bavure sur ton chevalet de feuilles blanches. Porte dans la plaie ce stylo qui dans ta main démange.

Ecoute, écoute le son des pouvoirs qui envahissent la parcelle qu’il te restait. Celle où tu pensais te réfugier en cas d’insurrection, si petite, en cas de doute, si frêle, en cas de cassure, si infime soit-elle. Ce coin où tu aurais pris le temps de vivre, un instant, cinq minutes à l’abris du chaos qui s’annonce.
Alors rédige le cahier de ta dernière heure, lance les mots qu’il te reste, passe de l’ombre au jour sans te poser de question et sans te retourner.

Ne soit plus les autres, ne te cache plus d’eux, ne lis plus les journaux et jette ta télévision par la fenêtre de la sincérité. Tes utopies sont les poumons de notre liberté. Même si tu n’es pas l’écrivain qu’ils cherchent, ils t’ont trouvé, ils t’évitent, leur liberté ne se partage pas.

Sache qu’il ne te reste que quelques jours, quelques minutes de plaisir. Regarde l’enfant, la femme, la beauté, le monde, regarde au creux de toi pour te voir de l’intérieur et, surtout si tu veux encore un peu de temps en plus, garde l’énergie, l’espoir et les utopies que tu pensais disparues…

Et la phrase d’un ami qui termine  “…Je leur pisse à la raie en Spirale Logarithmique…” 

Batistes

 ” Alors que ces enfants sont tout seuls dans les rues et s’inventent la vraie galaxie de l’amour instantané ” Léo Ferré…