Articles avec le tag ‘Poésie’
Mercredi 5 octobre2011

Saint malo 2011 par yann chollet
Toutes mes photos et textes sont interdits à la reproduction sans accord !
(le mole de Saint-Malo - Photo Yann Chollet 2011)
La vie sans toi
Est comme un oiseau sans aile.
Je me perds moi-même.
La vie sans toi
Est comme un océan sans eau.
Le passé s’enfuit.
La vie sans toi
Est comme une nuit sans sommeil.
Je t’espère tu es absente.
La vie sans toi
Est comme un monde sans poète.
Alors qui suis-je ?
Batistes. 1985
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Mercredi 21 septembre2011

Fleurs des montagnes à 2500 mètres. Photo yann chollet 2011
Vous êtes gracieux et forts, à tel point que vous arrivez à vous voir tel que vous n’êtes pas ! Votre imaginaire dépasse de 100 fois, la réalité qui vous entoure, si bien que la fusion de votre esprit est capable d’engendrer des cataclysmes spirituels au plus profond de vos propres cerveaux.
N’y a-t-il point de formules mathématiques pour élaborer un projet, qui permettrait d’entrevoir l’an 2500 survivre à tant d’idolâtries intérieures ? Mettez des yeux à l’arrière de vos visages plutôt que de les fermer !
Regardez bien en dedans de vous, pour comprendre ce qui s’y passe vraiment ! Car ailleurs, du côté des sentiments profonds, les vrais, ceux qui font d’un humain un être, il n’y a pas d’amis qui vous attendent, ou si peu que vous pourriez ne rien comprendre à cette solitude inattendue lorsqu’elle viendra s’immiscer pour de bon.
En cet instant seulement, votre esprit se réveillera, trop tard, pour laisser entrevoir un phare, une bouée à laquelle vous accrocher, en espérant qu’elle tienne ; alors qu’au loin, vous verrez « les bateaux » s’éloigner et avec eux, tout l’égocentrisme qu’ils avaient à leur bord, à vous parler de vous comme un ami alors qu’ils parlaient d’eux.
C’est ce qu’il restera en 2500, quelques bouées et quelques phares dans la brume de nos incontestables absences !
Sur l’océan d’un monde accaparant nos pensées, de jours en nuits, en fond de toile l’horreur écologique et l’inhumanité, il subsistera de nos perditions dans le virtuel qu’un vague souvenir d’un instant qu’on croyait beau et qui en fait ne l’était pas…
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Jeudi 20 janvier2011

Yann chollet journaliste photographe publicitaire en Bretagne. A Saint-Malo, Dinard, Plancoët
Qu’est-elle ?
Dans les névralgies de mes interstices cérébrales
Les idées semblent voguer sur un océan fané.
La beauté enivrante de cette rose fatale,
A longuement plané au-dessus des airs embrumés.
Est-elle vision passagère due à mes maux ?
Mes paupières sont si lourdes de penser,
A son éternelle jeunesse du marbre au berceau,
Qu’hier encore, j’ai cru l’apercevoir, passer.
Etrange sensation de la sentir à deux pas,
Doux ressentiments de la croire à m’attendre,
Elle qui n’appartient à personne fait vibrer mon émoi,
Cette femme pudique pour qui j’oserai me pendre.
Son parfum apothéotique poursuit sa route en ville,
Les hommes bien que la désirant l’ignorent, elle impose.
Nul ne sait si l’aborder serait compliqué ou facile,
On connait peu sa vie, les rumeurs disent tant de choses.
En me promenant dans les artères blessées de ma tête,
Le paraître s’évertue à brouiller la vision, les pensées.
Ce dont je me souviens d’elle, d’un coup s’arrête !
Est-il question d’amour naissant, futile, empressé ?
Les mains se rejoignent, se serrent, se frottent lentement,
Les yeux partent à droite, à gauche puis reviennent.
De ces soirs où je t’aimais plus que moi-même, je ressens,
Les odeurs de fleurs, de blés coupés qui me parviennent.
Là-haut plus loin, là-bas au sud si la vie s’estompait ?
Les sillons se forment, disparaissent à la surface,
Adieu la nuit, les songes, ces images s’effacent,
De cette femme n’existant pas dont hier je rêvais !
batistes 2011.
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Mardi 11 janvier2011

Et si je vous parlais de la folie des déviances d’Internet,
Que cette folie était contagieuse.
Et si je vous parlais des cerveaux de ces enfants scotchés,
Devant les écrans et les claviers.
Et si je vous parlais de ces boites qui conservent tous vos souvenirs,
Et que ces souvenirs sont ceux des consommateurs que vous êtes,
Dont les données rapportent vos sentiments et de l’argent !
Et si je vous parlais de l’indifférence dans laquelle les négociations se font,
Que ces négociations ne vous regardent plus.
Et si je vous parlais de vos amis devenus les miens,
Que les amis de mes amis sont devenus les vôtres,
Et que je n’ai plus d’amis.
Et si je vous parlais de ce téléphone dont la sonnerie ne sonne plus,
Parce que le monde s’écrit au virtuel,
Et que je n’avais plus le temps de t’appeler.
Et si je vous parlais de ces êtres humains attendant des réponses,
D’une entreprise ayant perdu son capital,
Mais que ce capital existe encore et que certains font toujours de bonnes affaires.
Et si je vous parlais d’une presse écrasée par des vérités incontrôlables,
Que les informations courent plus vite que le journal,
Et qu’un journal en retard a perdu sa raison d’être.
Et si je vous parlais des ondes qui nous traversent,
Que ces ondes négligent nos existences au nom de l’ignorance
Et que des ignorances il y en a eu tant d’autres avant.
Et je vous parlais du grand silence à venir, de ce temps où il sera trop tard,
Lorsque viendront tant de désillusions mourir au bord de nos absences.
Le dialogue est rompu ! Chut.
Place au vide et au silence sur les cris du monde.
Batistes 2011
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Mercredi 23 juin2010
Au nom des indigènes de la terre entière !

” Sur cette photo, “les petits-petits” voyaient une belle pomme à manger, tandis que “les autres” voyaient toute la splendeur d’une nature naissante “
Ils sont si « petits-petits » qu’ils sont devenus invisibles. En quête d’Ego les humains redeviennent humains. Primates au sens large du terme ! Disposés à faire la guerre contre « les autres », ceux qui font un peu d’ombre à leur lumière. Les petits-petits se pensent grands, c’est cela le plus étrange. Grands quant à leur imaginaire primaire, qui commence au pied de chez eux pour se terminer au coin de chez eux. Remember : « le Mythe de la Caverne ». Dans ce cadre infime, leur grandeur est immense, incommensurable à leurs yeux, Dieu, s’il existe, n’est rien à côté d’eux. D’ailleurs, ils pensent que rien n’existent les « petits-petits ». Ils ont forcément raison les « petits-petits », toujours un pas en arrière plutôt que deux en avant, c’est plus simple non ?
Sur leur passage, « les autres » : les Indigènes, les pseudos artistes, les différents, les « d’ailleurs », bref ceux que les ”petits-petits” considèrent, de leur point de vue, comme « petits-petits » ; sont regardés comme des bêtes furieuses, forcément ridicules, forcément à la ramasse, forcément mauvaises.. Puisqu’ils ne leur ressemblent pas. De l’ombre à la lumière, de la lumière à l’ombre. De la caverne à l’ouverture au monde. Des « petits-petits » jusqu’aux “autres”, il n’y a pas un Pas mais un univers. A la croisée des chemins, les « petits-petits » continuent de rester « petits-petits », dommage, « les autres » tentent de rester « les autres » et de faire avancer le monde, et heureusement car on ne fait pas un monde grand, ouvert et plaisant en pensant « petits-petits ». Jamais !
Bien au contraire, c’est la richesse de l’extérieur qui nous apporte notre richesse intérieur. Ce sont bien « les autres » qui nous offrent leurs expériences pourvus qu’on sache s’en imbiber. De leur côté, les « petits-petits » sans les autres s’effacent lentement, deviennent même si petits qu’ils deviennent invisibles ! Mais où êtes-vous ? « Ah vous étiez là, pardon, je ne vous avais pas vus ! ».
batistes 2010/juin
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Mercredi 31 mars2010
Le dernier mot du soldat !

Les pavés de saint malo. Photographie de yann chollet, journaliste photographe malouin.
Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,
Vu dans la nuit, ces images passer par là.
Ces murmures, ces bruits, ces plaintes venus de la plaine
Dans ma tête, dans mon cœur, au plus profond de mes veines.
Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,
Des déchirures qui ne s’estompent pas
Une montage et une autre, puis un mirage
Seul, tremblant, gisant au cœur de l’orage.
Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,
Un chaos que je cachais secrètement au fond de moi
Toujours ce même cauchemar qui allait et revenait
A chaque instant pour m’envahir, m’envahissait.
Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,
Lorsque je l’ai tenu dans mes bras,
Alors que je sortais tout juste de l’adolescence,
Mon jeune ami, blessé, qui s’en va.
Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,
J’ai pourtant aimé la vie, tenté d’oublier.
Et si vous aviez vu cette guerre tout comme moi,
Vous sauriez la blessure qu’elle laisse ici-bas.
Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,
De ces déserts, de ces soleils, de ces appelés soldats
De cet ami dont je me souvenais le regard,
De son adieu, de son départ.
Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,
Alors vous sauriez une chose, tout comme moi
L’une de mes pensées que je vous laisse là :
Jamais plus la guerre, jamais plus ça !
batistes : Yann Chollet : Interdit à la reproduction sans accord.
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Mardi 26 janvier2010

L'enfant roi
Lente, invisible, elle s’immisce dans nos vies à petits pas
Dans les moindres artères, même où le silence est roi.
N’ais-je pas su la reconnaitre, l’autre jour, l’autre fois ?
Lorsqu’elle passait, indiscrète, sous mes yeux, devant toi !
Subtile parmi les futilités enfantées par nos tyrannies
Vapeur inquiétante née des neurones, au fond de l’esprit.
Si tu savais trop la reconnaître, elle t’invoquerait quelques mépris
Ferme parfois ta fenêtre, assieds-toi et réfléchis.
Fleurissante, elle est douce à entendre à l’oreille avisée
Qui ne sait l’éviter se retrouve un jour à ses pieds.
Fatale, elle souffle fort en nos têtes dévissées
Est-elle endormie, je l’entends, murmure encore sur le pavé.
Galope, file, revient, part, passe, te revoilà ?
Tu aimes tant les hommes, qu’eux, t’aiment-toi.
La vie s’étire, le temps s’écoule, tu reste là.
Guettant dans la pénombre un seul de leur faux pas.
Je sais bien, oui, que tu résonne à travers le monde !
Dans ton sillage, les mots vont à la tombe,
Les phrases s’écourtent, les bruits se fondent,
Tu pars très haut, t’envoles et retombes.
Au seuil de chacune de nos portes, tu appelles,
Mais je n’ouvre pas, malgré l’enrobé de dentelles.
Les autres peuvent t’utiliser, te trouver belle,
J’étends sur le sable un morceau de flanelle.
Mais qui ce soir frappait encore à ma porte ?
« La connerie humaine » monsieur,
Eh oui, elle n’est pas morte !
(Cet enfant qui marchait sur la plage ne savait rien d’elle…)
batistes 2010
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Dimanche 4 octobre2009

photo : Yann Chollet 2009
On voyait sur le sable, des coquilles de noix,
Les rêves ici bas n’étaient pas taillés pour moi.
Sur l’horizon s’étendait tel un pâle chagrin,
Un air qu’on siffle, qui flotte et ne sert à rien.
On voyait sur la mer, des tourbillons frissonnants,
La lagune plus bas s’étalant vers le tourment.
Posée sur le vent, les rochers, mon âme déchirée
S’estompant aux regards des passants dépassés.
On sentait ce parfum fleurir, des ombres derrière la dune,
Nos ciels évaporés, ce tumulte sous la lune.
Et après ?
Ces solistes jouaient une musique lente, presque sourde
Que cette vie sembla lourde !
On fanait sous les yeux de ce monde déserté,
Jour après jour, au fil des heures décimées.
Ce cri parvenait du bout de la terre,
Fermer les yeux, mourir et se taire.
Et après ?
On ne voyait plus,
Que nos rêves fanés ici et là,
Se balancer au coin de la rue,
Mémoire te souviens tu de ça ?
Non, je ne me souviens de rien !
De ces images reste un carré blanc,
Avec en son centre une boule qui tient,
Par un fil quelques sentiments.
Et après ?
J’ai coupé le fil !
Batistes 2009
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Dimanche 22 février2009

Le temps passe, le monde tourne, je tourne avec lui en une éternité d’étoiles.
La vie s’étend, le sentiment de vivre s’installe, j’aimerai tant mettre les voiles.
Mais je me sens parfois si fatigué,
Je me sens parfois si cassé,
Parfois je me sens si vide de sentiments,
Tout simplement, je ressens l’envie de décrocher un temps.
Pas plus de solutions ne viennent à l’aurore de nos besoins, infimes soient-ils.
La vie s’étale sur nos routes, qui se croisent, qui se perdent, quelle heure est-il ?
Et je me sens parfois si stupide,
Je me sens si souvent livide,
Parfois je me sens pourtant si libre de tout,
Si triste aussi, comme posé aux abords d’un gouffre, c’est fou,
Combien on peut se savoir inutile,
Dans un univers fait de mille petites choses futiles.
Le miroir est parfait, le reflet est beau, un être en deux images.
Le chemin s’éclaircit, la douceur revient sur le visage,
Même si je me sens si seul,
Parfois même si seul au milieu de la foule,
Je me sens si faible comme un corps voguant sur la houle.
Si fort des fois, mais l’écume étouffe le beau,
La tête reste juste à mi-hauteur entre deux eaux.
Yann Chollet 2009
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Samedi 21 février2009
Couché de solei plage de Saint-Jacut de la mer en Bretagne 2010
Le soir après une journée qui s’est enlacée comme une ceinture autour de la taille
On aurait pu penser que nos vies étaient attachées à quelques drogues
C’est sur, on aurait sembler croire qu’un shout aurait résolu les failles
Pourtant petite, tu vois, les drogues n’apportent aucun des délires promis
Et tu pourrais bruler ton amour autour d’une soirée où il te proposerait une ligne.
Avec moi, c’est clair, le ciel serait plus bleu que la noirceur de tes nuits
Même si tu te brulerais à chercher ce que j’en pense, parce que je suis ailleurs
Dans un lieu peu banal, toujours, avec une idée bien placée là-haut, l’idée que la vie s’enfuit
Alors une goulée de plus, vois-tu, semblable, l’idéal n’est pas arrivé à l’heure.
Ça chauffe à l’intérieur, il me donne envie de tout détruire.
Je t’assure que la poésie m’aidera à ne pas plier devant les intrus
Brulante vague de haine qui s’écoule et s’estompe en un moment
Voilà enfin le moment venue de t’épauler et ensuite, l’exportation vers l’inconnu
Musique, puis solitude, le vide et c’est l’indifférence, oui voilà, je suis indifférent.
Danses, oublie toute cette merde ! Particule élémentaire devenu être. Bye, bye.
Une puissance flotte au-dessus de nos âmes, le soleil, lui,
Se trimballe comme un vieil air des Verves qui réconforte le silence.
C’est bon finalement d’écouter les Verves parce que je m’oublie
Et toi tu t’effaces, avec toi s’efface cette balade qui balance.
Que te dire de plus? Bonne chance !
Batistes
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Mercredi 29 octobre2008
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Michel, marin de saint malo avec une tête de marin
La mer ça tire les rides !
Michel figure emblèmatique de saint-malo
Vous recherchez un acteur avec une gueule contactez-moi
Quoi !
Je m’voyais encore accroché à mes envies, pensant que j’étais grand alors que j’étais devenu petit, du moins aux yeux de ceux qui, savaient bien, qu’on n’irait pas leur dire, qu’ils, qu’ils ne savent rien. En déambulant sur le cimetière de ma propre vie, portés par quelques bonheurs qu’étaient passés par ici, où par là et qui, s’étaient enfuit, le jour où j’avais croisé l’ennui. J’m’imaginais bien qu’une porte pourrait s’ouvrir un jour, c’était se fermer les yeux, les oreilles et devenir sourd, s’endormir dehors au fond d’une cour, seul. Dans ce monde où je portais à plein bras ma carcasse, histoire de paraître sans, sans me trouver trop dégueulasse, je ne voyais plus trop bien l’issu de sortie et, je pointais comme les autres du lundi au samedi, parfois même le dimanche, après-midi compris. Tous les jours, j’accompagnais bien à l’école mes enfants, parce qu’aimer, vous comprenez, je trouvais ça, attachant, c’est même chouette d’aimer ses prochains comme soi-même, moi qui m’aimait tant, qui confondait, trop souvent, « ego » et bohème. Mais les petits oui, je les adorais bien plus que ma pomme, tout simplement parce qu’ils ne ressemblaient à, aucune autre personne. Non, pas aux autres personnes, qui disent une heure alors que minuit sonne. J’aurai pu encore m’interroger des jours, sur une plage vide, un coin de rocher, sous l’abat-jour, à contre jour ou encore en sirotant un whisky qui, qui rend livide, mais j’ai su bien vite qu’il fallait se taire, en se disant avance, tais-toi, espère, quoi ! Quoi ! Oui, je sais, on tombe vite du haut par terre. Vous comprenez, j’ai voulu faire le premier pas, imposer mon style histoire de faire la loi, au bout du compte j’ai rencontré une ribambelle de nazes, qui se prenaient tous pour des dieux en espérant l’extase, et évidemment je suis passé pour un ringard, parce que je disais tout fort ce que les hommes pensent plus tard. Quoi ! Quoi ! Je n’avais plus qu’une chose à dire madame, l’indifférence, ça sert à, quoi !
batistes 2008
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Mercredi 29 octobre2008

(entrée du zoo de la bourbansais automne)
Légers comme l’air, les mots suivent ma pensée. Glissent lentement le long du ruisseau pour parvenir jusqu’à chez toi.
Que restera-t-il de mes sentiments une fois que tu les sauras ?
Si peu, peut-être, mais d’autres viendront encore t’endormir, d’autres partiront, volatiles, couler le long de l’eau.
Avec le temps, l’envie, je partirai c’est sûr porter ces mots.
Parce qu’il est des choses que l’on ne peut laisser s’enfuir le long des flots.
Le long de la longue digue qui nous sépare, bientôt, j’arrive, attend moi je pars…
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Mercredi 29 octobre2008

- superposition 2008
Il paraît qu’il est là à nous taquiner le cœur,
Parfois sans se faire attendre, il vient,
Parfois c’est au détour d’une douceur,
Qu’il pointe sa face et je ressers ta main.
Celui-ci est pressé ou trop tôt à l’heure,
Les sentiments explosent pour le faire naître,
Les sentiments passent, vivent et puis se meurent.
Le voilà éteint, je suis seul à la fenêtre.

photo interdite à la reproduction
La ville semble endormit, la nuit plombe l’ambiance,
Dans la venelle un chat miaule, un paumé pisse,
Dans la venelle le vent porte ma nuance
Mon âme qui s’échappe, la vie qui se tisse.
Survivrais-je à la nuit qui s’étire ?
Sans ce bonheur qui ne passe pas,
Sans ce bonheur frileux de venir,
Il faudra sans doute attendre des jours, des mois.

yann chollet 2008
Tant de fois il fut ici assurant sa présence,
Au détour d’une pièce de la maison,
Au détour d’un sourire, de ta voix, d’une naissance,
Qu’il fut bon de s’en soûler, oui qu’il fut bon !
Lorsque le bonheur est partit avec ton départ
Que les rêves et les rideaux sont devenus gris
Que les rêves et mes maux j’en eu marre,
J’ai patienté, je crois, le reste de ma vie.
Entre les regards, le vol des mouettes,
La sagesse n’est passée qu’à la fin,
Bien trop tard pour me dire qu’elle fut chouette,
Tout cette vie, ces gens qui ne disent plus rien.

yann cholet 2008
Il me reste l’image d’un bonheur qui passa,
Toi, la vie, les couleurs qui s’immiscent,
Toi, la vie, le si peu qu’il en resta,
Et pour tout gage, en moi, un supplice.
Tchao bonheur, à plus tard sur la route…
Batistes.
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Mardi 28 octobre2008

Bretagne du soir : yann chollet
La mer a porté mon âme au-delà du mirage qu’est la vie.
J’avais peur de mourir mais n’avais-je pas eut peur de vivre !
Balancé à droite, puis à gauche par les errances d’un temps sur terre.
Balancé en haut, puis en bas par les sourires qui ne disent plus rien.
La mer me montra le beau, le silence de l’oiseau
La fureur d’une langue qui coulisse en un sens.
Au flux et reflux du moment, j’ai croisé l’absente
Le silence, l’amour, la victoire puis la nuit.
La mer me parla d’un pays où il fait bon vivre,
Me tendit son écume comme une invitation au voyage,
Me rendit fou d’elle et du monde et des hommes,
Jusqu’au jour où mes yeux s’ouvrirent enfin.

Arc en ciel à Saint-Malo : yann chollet
La mer se retira loin, laissant place au domaine qu’est l’estran.
Puis revint reprendre sa place en un mouvement.
Le rocher avait disparu, ma tristesse et l’ennui avec.
Je retourne les yeux au-dedans, pour trouver mots et sentiments.
La mer hurla, de grosses lames, des cris entendus au large
Le bateau errait dans les courants, coquille de noix sur l’océan
Le vide se brisa en une nuit d’ivoire, tomba sous le brisant
J’avais un peu de retard ce soir là, tu t’en souviens ?
Moi, je me souviens de la mer et de son sourire !
Batistes
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Lundi 27 octobre2008

aldehi à découvrir
Elle repose en paix…
La mer a posé son émeraude au centre du globe.
De mes yeux j’aperçois le berceau.
J’ai reçu des embruns du rocher sur ma peau.
La mer est calme, mais l’avenir incertain se dérobe.
.
La mer a bercé des années mon âme d’enfant.
Elle est repos et sagesse en un seul firmament.
A l’heure ou d’autres s’éclatent sur le ciment
Des marins partiront ce soir sur l’océan.
D’une falaise j’attendrai le retour des bateaux
A son pied, des lames s’empalent en un mouvement.
Frères humains ayez pour la mer de jolis mots.
Gardez pour les pollueurs vos pires sentiments.
La jeunesse a fleureté avec la vague.
En un flux, elle emporte les algues au loin et avec les souvenirs.
Jeunes filles aux regards sages, n’ayez d’yeux que pour la bague.
La mer traîne dans son sillage, des sentiments et des sourires.
Le cœur saigne l’instant d’un présent trop amer.
Le reflux rapporte des boulettes, sortes de galettes noirâtres.
Il est là le naufrage, le jeune goéland n’a plus sa mère.
Deux femmes discutent, tranquillement, en mangeant autour de l’âtre.
Les hommes ont posé leur signature sur l’amer.
Encore, une fois, de plus, l’or noir est là au cœur du berceau.
Qu’offrez-vous, êtres humains pour l’avenir de laterre ?
Vos bras, votre cœur en urgence, avant que ne chavire le radeau.
« Là-bas monsieur, oui là, plus haut, à droite »…
…Au cimetière de l’écologie, la mer repose en paix.
Batistes. (Photo, peinture d’aldéhi)
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