déc 15 2011

Les Affreux !

Posted by admin in Poésie

photographe professionnel à saint-malo

photographe professionnel à saint-malo

Quand tu te trimballes et qu’on te regarde de travers, si les autres semblent te maudire, rigolent derrière toi à l’envers. En ces moments où l’humain reprend sa forme animale pour te couvrir de ses maux futiles et pâles. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans entendre, ne dis rien, oublie cette mélancolie à se pendre.
Quand tu te montres sous tes soleils resplendissants, si les autres paraissent ne pas te voir, font les absents. En ces instants où l’homme retrouve son esprit « javelisé » pour te taire de son ignorance exacerbée. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans attendre, ne dis rien, fais comme si tu semblais ne pas comprendre.
Quand tu es seule, entendant monter les bruissements de la rue, si les autres sont dehors et qu’ils ont déjà bu. En ces minutes où l’ivrogne n’est plus que moins, t’insulte de tout mot comme un chien. Ne dis rien, va à la vie qui te porte vers ton bonheur, ne dis rien, laisse vivre ton cœur.
Ne dis rien, pars, fermes tes yeux et va à la vie qui te va…
…sans te soucier des affreux…
batistes ©
Je réaliste aussi en tant que photographe professionnel des photographies de mariage sur les secteurs de Saint-Malo, Dinard, Saint-Lunaire, Erquy. Photographe professionnel à Saint-Malo pour les photos de mariage. Expérience en photographie de mariage sur saint malo.
fév 22 2009

L’étoile du jour

Posted by admin in Pensées évasives

 

Le temps passe, le monde tourne, je tourne avec lui en une éternité d’étoiles.

La vie s’étend, le sentiment de vivre s’installe, j’aimerai tant mettre les voiles.

Mais je me sens parfois si fatigué,

Je me sens parfois si cassé,

Parfois je me sens si vide de sentiments,

Tout simplement, je ressens l’envie de décrocher un temps.

 

 

Pas plus de solutions ne viennent à l’aurore de nos besoins, infimes soient-ils.

La vie s’étale sur nos routes, qui se croisent, qui se perdent, quelle heure est-il ?

Et je me sens parfois si stupide,

Je me sens si souvent livide,

Parfois je me sens pourtant si libre de tout,

Si triste aussi, comme posé aux abords d’un gouffre, c’est fou,

Combien on peut se savoir inutile,

Dans un univers fait de mille petites choses futiles.

 

 

Le miroir est parfait, le reflet est beau, un être en deux images.

Le chemin s’éclaircit, la douceur revient sur le visage,

Même si je me sens si seul,

Parfois même si seul au milieu de la foule,

Je me sens si faible comme un corps voguant sur la houle.

Si fort des fois, mais l’écume étouffe le beau,

La tête reste juste à mi-hauteur entre deux eaux.

Yann Chollet 2009

oct 27 2008

Petite poésie passagère (archive)

Posted by admin in Poésie

 

photo exclusive yann chollet : Saint-Malo

 

Toute une vie on se balade entre espoirs et mépris

L’hiver approche certains resteront sur le parvis

D’autres dormiront sous la couette, enfoncés jusqu’au cou

Chaque instant creuse un sillon de plus sur nos joues

 

photo exclusive yann chollet : Saint-Malo

 

Le temps qui défile estompe nos meilleurs souvenirs,

Tandis que d’autres perdent toute chance d’un meilleur avenir

Nous songions déjà, à de futurs bonheurs fleurissant.

A un été clément, où sous le soleil nous irions de ci de là rêvant.

 

Nul n’aura peut-être croisé le destin, de l’homme qui se traîne pour tenir,

Nous le regarderons vagabonder ventre creux, genoux à terre, œil éteint, visage sans sourire.

Nos routes s’entrelacent, nos regards avec et le silence écarte toutes possibilités d’un sursis.

Nous passerons à côté sans même oser dire : salut comment vas-tu l’ami.

 

Photo exclusive de Saint Malo vue de la grande grue : interdit à la reproduction

 

Non pas que nous soyons des vilains ou de pauvres gens sans cœur,

Mais cet homme à terre, seul, nous inspire la terreur.

Nous croyons que nous avions tous, au départ, la même chance,

Qu’il aurait pu réagir plus vite pour éviter l’état d’urgence.

 

L’urgence est là, au pied de nos espoirs et nos mépris,

L’urgence est là qui résonne en une seule symphonie.

Dans nos petites cités de caractères ou au cœur d’un paris qui s’éveille.

Nous éteignons nos neurones, qui lentement retrouvent le sommeil.

 

photo du journaliste pigiste en Bretagne : yann chollet

 

Après ça, qu’avons-nous fait de nos vies ?

Le passé est derrière, le présent s’enfuit.

On a gardé précieusement un bonheur auquel nous avons cru

Et l’autre, celui du parvis, est mort la gueule ouverte, comme un chien dans la rue.

 

Nul ne sera responsable de sa mort et de son errance

Pas nous c’est certain, nous vivons dans nos bulles par évidence

Qui pourrait se sentir coupable de la disparition d’un chien ?

Et après tout, c’est homme qui se traînait, là, seul, n’était rien.

 

Photo exclusive : yann chollet

 

Tout ceci est faux c’est une certitude, car ce chien était humain !

Il attendait peut-être un peu de quiétude, du respect, la caresse d’une main.

Remarques, ceux qui vivent sous le pont ne demande plus rien

Ceux qui habitent là-bas n’espèrent pas grand-chose de la vie.

Ils ont depuis longtemps compris, qu’il ne reste plus d’espoirs, que du mépris…

 

Batistes, auteur du Livre “En Attendant Camille le Monde S’Ecroule” disponible sur commande aux éditions du Vent.

oct 27 2008

Légion Je T’Accuse

Posted by admin in Articles exclusifs

Image du livre Légion je t'accuse par yann chollet. Journaliste en Bretagne.

 

” Légion Je T’accuse : La face cachée de Kolwezi ” vient de sortir aux éditions REXY.

 

Une histoire, le périple d’un légionnaire, une vie mouvementée. Voilà le programme du livre ” Légion Je T’accuse ” qui vient de paraître aux éditions REXY. C’est l’histoire d’un jeune homme, qui devient par hasard légionnaire. Un ouvrage qui se lit rapidement et qui permet d’en savoir un peu plus sur la légion étrangère et surtout qui dévoile un aspect occulté de la période Kolwezi. Voici ci-dessous l’avant-propos du livre et l’adresse pour se le procurer.

 

Avant-propos :

 

” La grande muette garde ses vieux démons bien cachés. Avec le temps, les langues se délient pour nous rapporter des témoignages sur des conflits armés, occultés parfois pendant des décennies. Témoigner, révéler font office de thérapie pour certains soldats blessés dans leur corps sur le champ de bataille et plus encore dans leur âme après coup. C’est dans ce contexte, que nos dirigeants mènent la barque, que notre société contemporaine s’est construite. Le mensonge autour des guerres prédomine parfois sur la réalité des faits, laissant lesvictimes à leur propre sort. Depuis quelques années seulement, nous connaissonsla violence des tortures commises en Algérie. Un exemple parmi tant d’autres. Il manque dans nos livres d’histoire, dans les reportages télévisés formatés, un grand nombre de vérités sur les interventions militaires. Le secret défense permet de voiler le pire ; le silence camoufle les horreurs, les magouilles, les exactions ; l’honneur de la patrie est sauf.

 

Roger Rousseau, auteur de « Légion je t’accuse » aurait pu se contenter de garder ses vieux démons lui aussi, de tirer simplement un trait sur son passé de légionnaire. Il aurait pu se persuader que l’intervention militaire sur Kolwezi, au Zaïre, fut une réussite totale, une intervention propre. Il aurait pu porter sa croix de la valeur militaire sur sa tenue de sortie, encore des années, avec fierté ; faire une carrière exemplaire au sein de sa mère Légion. Mais voilà, Roger Rousseau, légionnaire engagé sous le nom Raymond Reignier, en décida autrement. En prenant le chemin de la désertion, il choisissait de passer dans le camp « des lâches », des fugitifs aux yeux de certains. Ce n’est que quelques mois après son retour de Kolwezi, qu’il préféra partir en cavale. Pourquoi une telle décision, alors que l’avenir lui souriait ? Simplement parce les images qu’il gardait du Zaïre, hantaient ses nuits d’affreux cauchemars. Sur place, il avait alors observé, impuissant, ses frères légionnaires violer des femmes, piller des maisons laissées vides par les Européens, des soldats commettre l’innommable sous les yeux d’officiers peu scrupuleux.

 

Bien sur, Roger Rousseau sait que l’action de l’armée sur Kolwezi a permis de sauver des vies humaines, que des soldats y sont intervenus en toute dignité. Il sait aussi que les guerres sont sales. Seulement voilà, au Zaïre, certains débordements auraient dû être évités. C’est pourquoi, pour se racheter une conscience, pour vider son sac après plusieurs décennies, il décide de balancer sans concession son témoignage. L’histoireest poignante et semble surréaliste par rapport aux mensonges officiels. Personne ne pourra cependant remettre en doute ce que Roger,allias Raymond, a vu de ses yeux.

 

Ce livre retrace également les tribulations cocasses d’un légionnaire. De son engagement au Fort Nogent en octobre 1975 au Nid D’Aigle en Corse ; de l’intervention au Zaïre aux « Nayas » de Djibouti. Sans omettre cette cavale de plusieurs années à travers la France, l’Allemagne, la Hollande et l’Irlande, au cours de laquelle, Roger Rousseau vécut tel un fugitif aux abois. « Légion, je t’accuse ! » n’est pas un pamphlet à charge contre la légion, ni un roman. C’est le récit d’une vie bien mouvementée. Un livre en hommage aux morts inconnus Zaïrois de Kolwezi. Au final, Roger Rousseau regrettera surtout d’avoir été trompé par « sa mère légion », qui lui avait dit un jour : « Légionnaire, tu es un volontaire servant la France avec honneur et fidélité ».

 

Certes, il est toujours possible dans ce monde déroutant qu’est devenu le nôtre d’accepter le silence, de s’enfermer chez soi, de fermer les yeux sur l’avenir qui se dérobe sous nos pieds. Il est plus facile, en ce troisième millénaire, d’entrer dans le rang et de s’asseoir dans le canapé. Ce genre d’attitudes offre toutes les libertés possibles aux décideurs, donne carte blanche à ceux qui voudraient souiller l’humanité, à ceux qui pensent plus aux profits qu’à la sauvegarde de notre planète. Dans le sillage de nos silences, traîne l’amertume, la douleur des peuples opprimés, les remords, un tas de victimes innocentes. Réveillons-nous, informons-nous et sachons dire non lorsqu’il est encore temps. Ainsi, peut-être qu’un jour, nous n’aurons plus à inscrire dans nos livres,le nom de guerres à venir, nous n’aurons plus à mentir. Servons-nous des témoignages du passé, comme celui de Roger Rousseau, pour nous souvenir qu’aucun conflit n’est propre. Seule la paix entre les peuples peut permettre d’envisager un avenir plus serein. Bien sur, l’idée semble utopique, mais n’avons-nous pas besoin d’un brin d’utopie pour espérer ? “

 

Batistes

oct 21 2008

Manifestation du mardi 28 mars à Rennes

Posted by admin in Articles exclusifs

Pour les photos HD cliquez sur les clichés

Photo reportage de terrain en Bretagne : yann chollet photographe malouin

Les photos exclusives

Photos interdites à la reproduction sans accord

Copyright Yann Chollet

Contact pour achat batistes@aol.com ou 06.14.54.19.59

oct 21 2008

Aldéhy peintre contemporain à découvrir

Posted by admin in Articles exclusifs

aldehi à découvrir

 

Un site, des oeuvres, un artiste à connaître

 

Internet offre aux artistes une vitrine universelle. Mais dans les méandres de la toile, la perte de temps devient souvent une cruelle réalité, qui nous ramène à d’autres occupations. Nous parcourons ainsi le monde, d’un site à l’autre, sans parfois nous attarder, gardant comme seul souvenir les publicités inutiles qui nous assaillent. Parfois, la balade virtuelle offre de belles surprises. C’est le cas, avec la découverte du site Internet du peintre « figuratif » Aldéhy. L’artiste, né à Châtellerault en 1956, a effectivement obtenu « une vitrine artistique »  sur AOL, ce qui donna aux internautes l’occasion de découvrir le travail de ce poète, adepte de la peinture rayonnante. Rayonnante disons plutôt explosive, car c’est une véritable rencontre avec divers sujets que propose l’artiste aux yeux des hommes. Le classer du côté des « figuratifs », serait d’ailleurs peu judicieux, tant son art se décline sous différentes formes.

 

 

Une déclinaison des sentiments humains

 

En errant dans sa galerie virtuelle, on découvre au premier virage « les cathédrales de Lumières », véritable déclinaison des sentiments humains à travers le visage d’un seul modèle : celui d’un enfant, son fils Adam. Ce qui ne laisse pas insensible et attise d’ailleurs la curiosité. A travers son pinceau, l’artiste nous dévoile une palette d’expressions qui nous ramène à notre propre existence, à nos propres bambins. On pénètre, par une simple observation, au cœur de l’innocence. C’est comme un voyage initiatique qui nous parlerait de bonté humaine et qui suggérerait peut-être cette question : Quel est ce monde qui transforme avec le temps, le visage insouciant de l’enfance ?

 

 

 

 

Le sens de l’art pictural

 

Plus loin, on entre dans le vif du sujet avec 25 acryliques sur bois, véritables rencontres impossibles entre des personnages historiques comme Moïse, Cléopâtre, Confucius, César, Léonard de Vinci, Adolf Hitler, Charlie Chaplin et des contemporains anonymes. Deux individus par œuvre, ce qui suggère inévitablement une réflexion sur l’existence et le temps qui passe, l’histoire. Oui, Aldéhy ne se contente pas, apparemment, de poser sur la toile des couleurs. Il va au-delà, tentant peut-être de nous parler, du moins de faire naître en nous des émotions, des interrogations. N’est-ce pas cela le sens de l’art pictural ! Et ça marche puisque nul ne peut rester insensible à ses peintures. D’ailleurs, une rapide visite sur la biographie de l’artiste permettra aux visiteurs de comprendre le cheminement de son œuvre, la philosophie de cet homme.  

 

 

Du réalisme à l’abstrait

 

Pour celui qui ne s’arrête pas en chemin, les surprises défilent. Plus loin dans sa galerie, l’artiste nous transporte vers « le Symbolisme », avec des nuances subtiles de couleurs et des thèmes qui laisseront le visiteur touché au fond de ses neurones. Comme cette représentation de Mona Lisa, sur fond de guerre et déchéance humaine, nommée « Allez-y, cassez tout, moi je serai toujours là ». De quoi marquer notre conscience ! Non ? On passe ensuite « au réalisme », véritables photos sur toiles ; puis on plonge dans l’abstrait, en ce lieu inexplicable où chacun peut trouver sa place, son monde. Quelques clics plus loin, nous retournons vers le « Réalisme », avec une série de portraits d’hommes de couleur, dont les regards expressifs interpellent. Pas de mots, pas de long discours, uniquement l’art dans toute sa splendeur. Cet art qui suggère, qui laisse libre l’observateur de se construire une pensée, qui fait parler les sujets fixés sur le tableau. Aldéhy n’influence pas, il montre, il offre, il propose. Après, on prend ou l’on passe, la liberté de chacun est indemne.

 

 

Direction son site

 

Puisque les mots ne parleront jamais autant que les yeux, partez donc à la découverte de cet univers autant mystique que surprenant. Celui de ce poète du pinceau. Grave parfois, ironique, dérangeant, drôle, incontestablement doué, Aldéhy marque par son art les consciences. Après, c’est juste question de sensibilité mais la balade vaut le détour. Si l’envie vous prenait de passer du virtuel au réel, le contact reste possible par simple Email. N’attendez plus, bon voyage sur http://www.artabus.com/aldehy

 

Batistes.

oct 21 2008

Les 12 caricatures de Mahomet

Posted by admin in Articles exclusifs

Caricature de manhomet

Les caricatures censurées !

Caricature de manhomet

 

Découvrez sur mon blog, avant Charlie Hebdo cette semaine, Internet oblige, quelques-unes des 12 caricatures de « Mahom..TUTTT ». Pour porter la dérision à son paroxysme, j’ai censuré les propres dessins censurés dudit prophète (Dessins publiés voilà plus de 4 mois dans le quotidien Danois Jyllands-Posten). En France, c’est le Journal France Soir, chapeau bas, qui a publié en intégralité les fameux dessins, mercredi 1 février 2006. Le directeur du quotidien, pour cette tentative courageuse, s’est vu remettre une belle missive de licenciement, le soir même. Une censure visible jetée aux yeux des lecteurs et des consciences. La liberté de la presse en prend pour son grade. A longueur d’année, certains se battent pour défendre celle-ci, en d’autres lieux de la terre, mais là, c’est chez nous qu’elle est bafouée. La France perd beaucoup ces dernières années, dans tant de domaines (économie, armement, justice…). Maintenant, c’est au tour de la presse de bien comprendre que la liberté d’expression s’estompe. Il existe certains sujets, certains humours, certaines entreprises qu’il est préférable de ne pas citer dans la presse française ! Etonné ? 

 

Cette parution a fait l’effet d’un clash du côté d’un nombre important de musulmans ! On se demande bien pourquoi ?

 

Caricature de Mahomet lance la polémique.

 

Caricature de mahomet

 

Guerre et haine au nom de 12 petits dessins ! 

 

Le directeur de France Soir, Jacques Lefranc, a donc fait ses valises suite à cette prise de position. A savoir : garder son choix d’informer, de montrer, de dire. Il se pourrait que l’histoire des caricatures tombe à pic pour le limoger. Des bruits de couloirs ? Peut-être ! Tenons-nous en à l’information officielle. L’idée même que quelques dessins puissent susciter autant d’émotions dans le monde musulman, est irréaliste. C’est le choc des civilisations ou l’incompréhension grandissante d’un monde, qui par sa mondialisation, a fait que les hommes ne se comprennent plus. Devons-nous aussi rayer l’humour, la liberté d’expression au nom de la religion, des religions ? N’avons-nous pas sous nos yeux, dans les livres d’histoire, les horreurs de la frénésie fanatique, des guerres de religions, des dérives déclenchées par des croyances à outrance. La liberté de croire est un droit, mais la liberté de croire le contraire en est aussi un. Le tout étant de rester humble et de bien s’entendre. Pas besoin de poser des bombes ici et là, d’enflammer des drapeaux pour s’expliquer. Il faut se détendre, reprendre son souffle, réapprendre à aimer l’autre. Pour douze jolis coups de crayon, cela vaut-il la peine de se prendre la tête ? Ou encore de mettre à la porte un directeur, qui par sa bonne idée, s’est fait remercier. Espérons, au moins, que la médiatisation de l’affaire relance les ventes du quotidien France-Soir, en redressement judiciaire depuis un bon moment.

 

 

Image modifiée des Caricatures de Mahomet par Yann Chollet.

 

Certains n’aiment pas la paix, c’est sur

 

Par ce billet d’humeur, je soutiens ceux qui publient et publieront encore les dessins d’auteurs, ceux qui par leurs enquêtes apportent des preuves, ceux qui par leur courage marchent la plume en main, sans se retourner ; et ceci dans le seul objectif de défendre notre liberté d’expression et donc nos libertés individuelles. Autrement, que dire « des dérisions » observées ici et là, à travers le monde ? Ridicules, incompréhensibles, navrantes. Ces réactions de prétendus défenseurs d’une religion, vues à la télévision, ne méritent pas la une. Nous créons déjà tant de raisons de nous haïr, qu’il suffit aujourd’hui de chercher à droite ou à gauche, pour trouver les prétextes de conflits. Les hommes sont-ils donc destinés plus à se détruire qu’à construire de belles choses ensemble ? L’affaire des caricatures de Mahomet n’est, en fait, qu’unprétexte, une mauvaise excuse pour ceux qui n’aiment pas la paix, c’est tout.

 

Les religions fourniront toujours, à ceux qui les cherchent, les meilleurs prétextes à des guerres civiles “. Sacha Guitry

 

 

Lien pour découvrir les 12 caricatures de Mahomet.

http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060202.OBS4859.html

 

Batistes

oct 21 2008

Putain d’incohérence à la Une (Archive 2005)

Posted by admin in Articles exclusifs

La grippe aviaire avant le Pakistan, l’Afrique, le reste…

 

En cas de grippe aviaire, nous pourrions peut-être partir au Pakistan, puisque tout va bien sur place. Du moins c’est ce que pensent les médias, qui occultent le tremblement de terre et la misère des gens, la détresse humaine. Les médias qui omettent d’interroger nos dirigeants pour leur demander ce qu’ils font. Tant de pages sur l’Amérique, tant de pages sur une grippe aviaire mortelle qui pourrait arriver. Et si nous vivions de si. Tant de mots sur les politiciens qui se gargarisent de leur propre ego. Il y a des pays, des faits divers, des peuples qui n’intéressent pas. Ou bien trop peu, ou bien moins que d’autres, c’est sur. Regardons l’Afrique, la Colombie, l’Inde. Comptons les articles de fond, dans la presse, sur le Pakistan, c’est rare en ce moment ; les journalistes se mobilisent autour d’une potentielle grippe. Générer la panique fait vendre de l’info sensation. Les quotidiens sont en crise et utilisent les mêmes principes que la presse people, qui elle, s’en sort.

 

Un peuple en dérive

 

D’ici, j’ai vu les yeux des enfants et de cette vieille femme qui souffraient en silence, là-bas, comme pour s’excuser. S’excuser de quoi ? De souffrir et de ne rien attendre des autres. S’excuser d’être mutilé par la nature ; cette nature que d’autres peuples ne cessent de dévaster. S’excuser de rester digne face à l’oubli des frères humains « qui après nous vivrez… ». S’excuser d’avoir le corps, qui se gangrène par manque de soins ; par manque de soutien. Connaît-on la souffrance que procure un pied, à demi-tranché, qui pourrit à l’air ? Que ferions-nous s’il s’agissait d’un enfant d’ici, de France ? Notre réaction serait-elle identique : L’indifférence. J’ose croire que non ! Alors politiciens de France, réveillez-vous et aidons ce peuple en dérive, vite. A moins que d’autres échéances électorales, viennent encore polluer votre quotidien, retardent votre action envers le Pakistan. N’est-il pas possible de parachuter une aide humaine et pharmaceutique plus rapidement ? Sommes-nous donc plus doués pour faire la guerre et utiliser « les frappes éclaires chirurgicales », que de distribuer de l’humanité ?

 

L’espoir dans la souffrance 

 

Ça a tremblé de l’autre côté de la planète et nous sommes en France à clamer nos petites angoisses quotidiennes, à nous lamenter sur notre bourse vide en fin de mois et même en début maintenant, résultat de notre endormissement journalier. On se lamente d’être devenu des moutons à la langue coupée. Ailleurs, des gens qui souffrent, vivent une tragédie, se taisent et contiennent leur rage, pleurent en silence et se ressassent les images qui ont dévasté leur vie. C’est une leçon que nous devrions regarder avec nos âmes. Leur passé n’est plus, d’ailleurs qu’était leur vie, avant. Aujourd’hui, en tous cas, elle n’est que néant pour un grand nombre. C’est trop de dureté à la fois, trop d’injustice.

 

A  la  Une : tout pour attirer le lecteur

 

Un tremblement de notre planète a donc dévasté des existences et nous, on se tait. Pourquoi ne pas mondialiser la bonté humaine, plutôt que de tenter toujours de mondialiser l’économie avant tout ? Oui, pourquoi nous laisser dominer par cette économie disproportionnée qui ravage les petits peuples et génère plus de misère. Alors certes, c’est la dignité au ventre, comme toujours, que les Pakistanais gardent l’espoir malgré tout. Et nous, nous perdons le nôtre à chaque article de presse vide. A chaque article de presse incohérent. A chaque article de presse qui ne dit rien. Alors oui, ça a cogné dans les cœurs au Pakistan ; un peuple s’écroule, et nos journaux parlent de grippe aviaire. Putain d’incohérence, encore, ce matin à la une.

 

Batistes.