oct 14 2016

Magazine Divercite Cote d Emeraude

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Ma collaboration durant 9 ans pour le Magazine Divercité Côte d’Emeraude s’achève…

Magazine tendance Divercite Cote d Emeraude Saint Malo

Magazine tendance Divercite Cote d Emeraude Saint Malo

Une collaboration en tant que rédacteur en chefphotographe et rédacteur de l’ensemble des articles de A à Z du Magazine le temps de 29 numéros. Cela laisse forcément des traces ! Un Magazine mis en page par l’Agence Dumas à Rennes et commercialisé par l’Agence Precom de Saint-Malo.

29 numéros d’un magazine Divercité Saint-Malo ou Emeraude ou Côte d’Emeraude selon les numéros, cela représente l’écriture d’environ 4001 articles, la prise de vues de 4001 photographies. La recherche de 4001 slogans d’accroche pour les articles (et jamais le même)….des heures dédiées à l’écriture et au service de gens tous aussi différents les uns des autres. Appréciable !

Une vraie richesse, de vraies rencontres, un véritable échange et beaucoup de bonheur réciproque avec des interlocuteurs allant de chefs d’entreprises, responsables de boutiques, d’hôteliers et de restaurateurs du pays de Saint-Malo. Ceux qui font l’effervescence de la cité corsaire. Il est évident que ce bonheur fut un partage où l’on s’est bien amusé surtout pour les prises de vues !

Une errance à travers la ville, le temps des 10 premiers numéros où le contenu journalistique et l’information intemporelle avaient une belle place pour le plaisir des lecteurs. Pratiquement 6 à 8 pages d’information à chaque numéro du Divercité Côte D’Emeraude.

29 numéros d’un magazine dont le visage a changé pendant 9 ans. Le contenu journalistique laissant de plus en plus de place aux publireportages sous une ligne éditorial fluctuante au fil du temps. Moins de place, moins de mots, un challenge presque surréaliste !

Mais le défi a toujours été relevé avec plaisir. Le seul petit regret sera de constater qu’en 29 numéros, mon identité a été occultée de l’intérieur du magazine (Yann Chollet) : sans doute que cela faisait un peu tâche d’avoir un rédacteur en chef masculin pour un Magazine de tendances féminines ? Le choix d’une directrice d’édition ne se discute pas !

Il est venu le temps de passer à d’autres expériences ou de poursuivre celles qui sont déjà enclenchées. Toujours dans l’écriture et la photographie au service des entreprises de Saint-Malo, Dinard, Dinan ou Rennes…et des villes de proximité !

Je continue au service de la plume même si celle-ci est remplacée par le clavier depuis longtemps, de vos reportages, de l’écriture de contenu web ou de plaquettes de présentation de votre structure, votre société… Toujours au service de la prise de vues de vos chantiers, de vos boutiques, de vous ou des objets que vous souhaitez mettre en éclairage…

Toujours au service de la mise en avant de votre savoir-faire, de conseils en communication externe ou interne… Le monde publicitaire évolue, il faut évoluer avec et l’inventer par une recherche permanente d’idées, une réflexion intelligente et ne pas se contenter d’annoncer un budget : le résultat prime !

Plus de 15 ans au coeur de cet univers fabuleux et la même passion…ça compte ! C’est l’expérience qui se traduit simplement à travers l’envie de donner le meilleur de soi…

oct 27 2008

Légion Je T’Accuse

Posted by admin in Articles exclusifs

Image du livre Légion je t'accuse par yann chollet. Journaliste en Bretagne.

 

” Légion Je T’accuse : La face cachée de Kolwezi ” vient de sortir aux éditions REXY.

 

Une histoire, le périple d’un légionnaire, une vie mouvementée. Voilà le programme du livre ” Légion Je T’accuse ” qui vient de paraître aux éditions REXY. C’est l’histoire d’un jeune homme, qui devient par hasard légionnaire. Un ouvrage qui se lit rapidement et qui permet d’en savoir un peu plus sur la légion étrangère et surtout qui dévoile un aspect occulté de la période Kolwezi. Voici ci-dessous l’avant-propos du livre et l’adresse pour se le procurer.

 

Avant-propos :

 

” La grande muette garde ses vieux démons bien cachés. Avec le temps, les langues se délient pour nous rapporter des témoignages sur des conflits armés, occultés parfois pendant des décennies. Témoigner, révéler font office de thérapie pour certains soldats blessés dans leur corps sur le champ de bataille et plus encore dans leur âme après coup. C’est dans ce contexte, que nos dirigeants mènent la barque, que notre société contemporaine s’est construite. Le mensonge autour des guerres prédomine parfois sur la réalité des faits, laissant lesvictimes à leur propre sort. Depuis quelques années seulement, nous connaissonsla violence des tortures commises en Algérie. Un exemple parmi tant d’autres. Il manque dans nos livres d’histoire, dans les reportages télévisés formatés, un grand nombre de vérités sur les interventions militaires. Le secret défense permet de voiler le pire ; le silence camoufle les horreurs, les magouilles, les exactions ; l’honneur de la patrie est sauf.

 

Roger Rousseau, auteur de « Légion je t’accuse » aurait pu se contenter de garder ses vieux démons lui aussi, de tirer simplement un trait sur son passé de légionnaire. Il aurait pu se persuader que l’intervention militaire sur Kolwezi, au Zaïre, fut une réussite totale, une intervention propre. Il aurait pu porter sa croix de la valeur militaire sur sa tenue de sortie, encore des années, avec fierté ; faire une carrière exemplaire au sein de sa mère Légion. Mais voilà, Roger Rousseau, légionnaire engagé sous le nom Raymond Reignier, en décida autrement. En prenant le chemin de la désertion, il choisissait de passer dans le camp « des lâches », des fugitifs aux yeux de certains. Ce n’est que quelques mois après son retour de Kolwezi, qu’il préféra partir en cavale. Pourquoi une telle décision, alors que l’avenir lui souriait ? Simplement parce les images qu’il gardait du Zaïre, hantaient ses nuits d’affreux cauchemars. Sur place, il avait alors observé, impuissant, ses frères légionnaires violer des femmes, piller des maisons laissées vides par les Européens, des soldats commettre l’innommable sous les yeux d’officiers peu scrupuleux.

 

Bien sur, Roger Rousseau sait que l’action de l’armée sur Kolwezi a permis de sauver des vies humaines, que des soldats y sont intervenus en toute dignité. Il sait aussi que les guerres sont sales. Seulement voilà, au Zaïre, certains débordements auraient dû être évités. C’est pourquoi, pour se racheter une conscience, pour vider son sac après plusieurs décennies, il décide de balancer sans concession son témoignage. L’histoireest poignante et semble surréaliste par rapport aux mensonges officiels. Personne ne pourra cependant remettre en doute ce que Roger,allias Raymond, a vu de ses yeux.

 

Ce livre retrace également les tribulations cocasses d’un légionnaire. De son engagement au Fort Nogent en octobre 1975 au Nid D’Aigle en Corse ; de l’intervention au Zaïre aux « Nayas » de Djibouti. Sans omettre cette cavale de plusieurs années à travers la France, l’Allemagne, la Hollande et l’Irlande, au cours de laquelle, Roger Rousseau vécut tel un fugitif aux abois. « Légion, je t’accuse ! » n’est pas un pamphlet à charge contre la légion, ni un roman. C’est le récit d’une vie bien mouvementée. Un livre en hommage aux morts inconnus Zaïrois de Kolwezi. Au final, Roger Rousseau regrettera surtout d’avoir été trompé par « sa mère légion », qui lui avait dit un jour : « Légionnaire, tu es un volontaire servant la France avec honneur et fidélité ».

 

Certes, il est toujours possible dans ce monde déroutant qu’est devenu le nôtre d’accepter le silence, de s’enfermer chez soi, de fermer les yeux sur l’avenir qui se dérobe sous nos pieds. Il est plus facile, en ce troisième millénaire, d’entrer dans le rang et de s’asseoir dans le canapé. Ce genre d’attitudes offre toutes les libertés possibles aux décideurs, donne carte blanche à ceux qui voudraient souiller l’humanité, à ceux qui pensent plus aux profits qu’à la sauvegarde de notre planète. Dans le sillage de nos silences, traîne l’amertume, la douleur des peuples opprimés, les remords, un tas de victimes innocentes. Réveillons-nous, informons-nous et sachons dire non lorsqu’il est encore temps. Ainsi, peut-être qu’un jour, nous n’aurons plus à inscrire dans nos livres,le nom de guerres à venir, nous n’aurons plus à mentir. Servons-nous des témoignages du passé, comme celui de Roger Rousseau, pour nous souvenir qu’aucun conflit n’est propre. Seule la paix entre les peuples peut permettre d’envisager un avenir plus serein. Bien sur, l’idée semble utopique, mais n’avons-nous pas besoin d’un brin d’utopie pour espérer ? “

 

Batistes