oct 14 2016

Magazine Divercite Cote d Emeraude

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Ma collaboration durant 9 ans pour le Magazine Divercité Côte d’Emeraude s’achève…

Magazine tendance Divercite Cote d Emeraude Saint Malo

Magazine tendance Divercite Cote d Emeraude Saint Malo

Une collaboration en tant que rédacteur en chefphotographe et rédacteur de l’ensemble des articles de A à Z du Magazine le temps de 29 numéros. Cela laisse forcément des traces ! Un Magazine mis en page par l’Agence Dumas à Rennes et commercialisé par l’Agence Precom de Saint-Malo.

29 numéros d’un magazine Divercité Saint-Malo ou Emeraude ou Côte d’Emeraude selon les numéros, cela représente l’écriture d’environ 4001 articles, la prise de vues de 4001 photographies. La recherche de 4001 slogans d’accroche pour les articles (et jamais le même)….des heures dédiées à l’écriture et au service de gens tous aussi différents les uns des autres. Appréciable !

Une vraie richesse, de vraies rencontres, un véritable échange et beaucoup de bonheur réciproque avec des interlocuteurs allant de chefs d’entreprises, responsables de boutiques, d’hôteliers et de restaurateurs du pays de Saint-Malo. Ceux qui font l’effervescence de la cité corsaire. Il est évident que ce bonheur fut un partage où l’on s’est bien amusé surtout pour les prises de vues !

Une errance à travers la ville, le temps des 10 premiers numéros où le contenu journalistique et l’information intemporelle avaient une belle place pour le plaisir des lecteurs. Pratiquement 6 à 8 pages d’information à chaque numéro du Divercité Côte D’Emeraude.

29 numéros d’un magazine dont le visage a changé pendant 9 ans. Le contenu journalistique laissant de plus en plus de place aux publireportages sous une ligne éditorial fluctuante au fil du temps. Moins de place, moins de mots, un challenge presque surréaliste !

Mais le défi a toujours été relevé avec plaisir. Le seul petit regret sera de constater qu’en 29 numéros, mon identité a été occultée de l’intérieur du magazine (Yann Chollet) : sans doute que cela faisait un peu tâche d’avoir un rédacteur en chef masculin pour un Magazine de tendances féminines ? Le choix d’une directrice d’édition ne se discute pas !

Il est venu le temps de passer à d’autres expériences ou de poursuivre celles qui sont déjà enclenchées. Toujours dans l’écriture et la photographie au service des entreprises de Saint-Malo, Dinard, Dinan ou Rennes…et des villes de proximité !

Je continue au service de la plume même si celle-ci est remplacée par le clavier depuis longtemps, de vos reportages, de l’écriture de contenu web ou de plaquettes de présentation de votre structure, votre société… Toujours au service de la prise de vues de vos chantiers, de vos boutiques, de vous ou des objets que vous souhaitez mettre en éclairage…

Toujours au service de la mise en avant de votre savoir-faire, de conseils en communication externe ou interne… Le monde publicitaire évolue, il faut évoluer avec et l’inventer par une recherche permanente d’idées, une réflexion intelligente et ne pas se contenter d’annoncer un budget : le résultat prime !

Plus de 15 ans au coeur de cet univers fabuleux et la même passion…ça compte ! C’est l’expérience qui se traduit simplement à travers l’envie de donner le meilleur de soi…

mar 22 2014

Photographe à Saint Malo, rédacteur, Chef de Publicité.

Posted by admin in Pensées évasives

Photographe Professionnel à Saint-Malo

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Pour Fêter les 16 années de mon Blog “Derrière le Miroir” qui fut en son temps l’un des premiers Blogs d’actualité en Bretagne en rapport avec le journalisme, à l’heure où la toile était encore une sorte de grande vide, une plage vierge, voici mon nouveau site de photographies 2014.

Vous y découvrirez des photographies réalisées pour différentes missions :

Le magazine Divercité Saint-Malo, des entreprises malouines, des hôtels, des restaurants et pour le plaisir.

Vous trouverez tous les liens pour réaliser un cadeau avec mes photographies décoratives

spécialement dédiées à la photographie panoramique de Saint-Malo.

Photographies pour la décoration intérieur, des halls d’entreprises, comités d’entreprises.

En tant que chef de publicité, rédacteur et photographe, je reste disponible pour tous genres de missions dans ce sens sur le secteur de Saint-Malo, Dinard, Rennes, Saint-Brieuc.

http://photographepro.wix.com/saint-malo-bretagne

Je travaille toujours en collaboration avec les meilleurs graphistes et développeurs de la région si besoin.

Pour un tarif hyper compétitif et des communications qui collent bien à vos attentes.

A

bientôt…. Yann Chollet.

déc 15 2011

Les Affreux !

Posted by admin in Poésie

photographe professionnel à saint-malo

photographe professionnel à saint-malo

Quand tu te trimballes et qu’on te regarde de travers, si les autres semblent te maudire, rigolent derrière toi à l’envers. En ces moments où l’humain reprend sa forme animale pour te couvrir de ses maux futiles et pâles. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans entendre, ne dis rien, oublie cette mélancolie à se pendre.
Quand tu te montres sous tes soleils resplendissants, si les autres paraissent ne pas te voir, font les absents. En ces instants où l’homme retrouve son esprit « javelisé » pour te taire de son ignorance exacerbée. Ne dis rien, va à la vie qui te mène sans attendre, ne dis rien, fais comme si tu semblais ne pas comprendre.
Quand tu es seule, entendant monter les bruissements de la rue, si les autres sont dehors et qu’ils ont déjà bu. En ces minutes où l’ivrogne n’est plus que moins, t’insulte de tout mot comme un chien. Ne dis rien, va à la vie qui te porte vers ton bonheur, ne dis rien, laisse vivre ton cœur.
Ne dis rien, pars, fermes tes yeux et va à la vie qui te va…
…sans te soucier des affreux…
batistes ©
Je réaliste aussi en tant que photographe professionnel des photographies de mariage sur les secteurs de Saint-Malo, Dinard, Saint-Lunaire, Erquy. Photographe professionnel à Saint-Malo pour les photos de mariage. Expérience en photographie de mariage sur saint malo.
oct 22 2011

Saint-Malo futuriste !

Posted by admin in Articles exclusifs

Saint-Malo comme vous ne l’avez jamais vu !

On connait la ville de Saint-Malo en Bretagne, formant un Dogme avec ses remparts dressés, ses bateaux, ses mouettes, ses marées, la couleur de sa mer Emeraude. Saint-Malo, la cité corsaire, intemporelle, splendide avec son image statiquede ville fortifiée.

Le sable de la plage du mole, de bonsecours, de celle du sillon… Saint-Malo, île devenue accessible mais gardant son empreinte d’hier. Le Grand bé, Cézembre, ses forts posés sur l’eau. Ses bateaux de pêche, ses boutiques et commerces, ses grandes entreprises. Tout cela forme un Saint-Malo incontournable. C’est pourquoi, fort d’une envie de projection dans un futur où la consommation tient sa place, voici en une et une seule image, une photo retouchée, la vision d’un Saint-Malo futuriste qui prendrait des allures d’un monde contemporain. Saint-Malo deviendrait alors à l’image du monde et des mégacités, des grandes villes et de ses artères improbables… Un monde où le passé s’enfuit tandis que l’avenir se dessine à l’horizon.

Certes l’image tend à défigurer ce que nous connaissons mais parfois il est si bon de déformer l’existant pour laisser paraître ce que l’epsrit humain peut faire naître !

Bref : Voici Saint-Malo dans un futur proche, futuriste !

Image interdite à la reproduction sans accord

Pouvez laisser vos commentaires en dessous !

sept 21 2011

Facebook ! Mon ami…

Posted by admin in Pensées évasives

 

Fleurs des montagnes à 2500 mètres. Photo yann chollet 2011

Vous êtes gracieux et forts, à tel point que vous arrivez à vous voir tel que vous n’êtes pas ! Votre imaginaire dépasse de 100 fois, la réalité qui vous entoure, si bien que la fusion de votre esprit est capable d’engendrer des cataclysmes spirituels au plus profond de vos propres cerveaux.

N’y a-t-il point de formules mathématiques pour élaborer un projet, qui permettrait d’entrevoir l’an 2500 survivre à tant d’idolâtries intérieures ? Mettez des yeux à l’arrière de vos visages plutôt que de les fermer !

Regardez bien en dedans de vous, pour comprendre ce qui s’y passe vraiment ! Car ailleurs, du côté des sentiments profonds, les vrais, ceux qui font d’un humain un être, il n’y a pas d’amis qui vous attendent, ou si peu que vous pourriez ne rien comprendre à cette solitude inattendue lorsqu’elle viendra s’immiscer pour de bon.

En cet instant seulement, votre esprit se réveillera, trop tard, pour laisser entrevoir un phare, une bouée à laquelle vous accrocher, en espérant qu’elle tienne ; alors qu’au loin, vous verrez « les bateaux » s’éloigner et avec eux, tout l’égocentrisme qu’ils avaient à leur bord, à vous parler de vous comme un ami alors qu’ils parlaient d’eux.

C’est ce qu’il restera en 2500, quelques bouées et quelques phares dans la brume de nos incontestables absences !

Sur l’océan d’un monde accaparant nos pensées, de jours en nuits, en fond de toile l’horreur écologique et l’inhumanité, il subsistera de nos perditions dans le virtuel qu’un vague souvenir d’un instant qu’on croyait beau et qui en fait ne l’était pas…

avr 07 2011

Mélancolie : Poésie passagère !

Posted by admin in Pensées évasives

Au loin de Saint-Malo on voit Chausey

Au loin de Saint-Malo on voit Chausey

 

(Une photo rare, Chausey de Saint-Malo par temps couvert. On a l’impression d’y être) 

Mélancolie, 

Quand il y a tant de monde autour de nous,

Et que le vide se fait en vous.

L’air de musique vous emporte loin,

La valse des gens et les sons parviennent,

On se sent presque à terre moins que rien,

On se dit que le monde s’échappe, vient !

Mélancolie,

Des réalités à la futilité,

On s’accroche à quelques envies immaculées,

Des souvenirs, déjà à l’horizon déchiré,

L’ombre avance de plus en plus prononcée.

Mélancolie,

Quelques accords font monter la pression,

Les mains tapent, les mots sans chaînes,

Vivre, paraître, survivre aux mauvaises résolutions,

Vivre, écrire, en pensant aux matins blêmes…

…Ces matins où la mélancolie

 S’effrite sur le bord de notre monde !

 

oct 07 2010

Selection de photos 2010 par Yann Chollet

Posted by admin in Articles exclusifs
Journaliste photographe chef de pub professionnel en Bretagne sur la région de Saint-Malo, j’effectue divers travaux pour les entreprises, bars, hôtels, restaurants, magazines, entreprises, communes. Qu’il s’agisse de travaux publictaires, travaux presse, travaux particuliers, sites internet, n’hésitez pas à me contacter. Vous trouverez sur site-blog plutôt quelques exclusivités ! Surfer sur d’autres de mes sites ou mes CV en ligne pour en savoir plus. Dans cet article, quelques photos coup de coeur de l’année 2010 ! Photos de Saint-Malo, de paysages, du sillon, de Dinard, de Dinan, de Saint-Cast en Bretagne. Photos aussi de Servane Escoffier représentant Saint-Malo 2015 pour la Route du Rhum 2010. Sur son voilier ici, à Saint-Malo pendant les préparatifs avant le départ du dimanche 31 octobre 2010.  Si vous aimez mes textes, c’est ici, ci-dessous ou dans les archives sur la droite. Avec des photos d’artistes et diverses réalisations photographiques. Autrement vous pouvez aussi passer sur www.journaliste-photographe-bretagne.com pour des photos pack-shot et autres vues diverses réalisées sur saint-malo, dinard, dinan, rennes, lorient et la Bretagne… à bientôt pour de nouveaux textes et nouvelles photos de la région.

Cliquer sur les photos pour aggrandir

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Servane Escoffier 2010 sur son voilier saint malo 2015

Servane Escoffier 2010 sur son voilier saint malo 2015

Servane Escoffier sur son voilier à Saint-Malo

Le Grand Bé à Saint Malo Yann Chollet.

Le Grand Bé à Saint Malo lors des Grandes Marées 2010

Cheval dans la brume en montagne photo yann chollet 2010

La Conchée à Saint Malo par Yann Chollet

Photo yann chollet, la conchée 2010. Cliquez sur la photo pour aggrandir

Le sable à SAint-Malo sur les plages de la Bretagne

Le Sable plage du sillon à Saint-Malo par Yann Chollet.

Le Sable à Saint-Malo, simple mais joli. Photo Yann Chollet, journaliste en Bretagne

Exemple de portrait réalisé par Yann Chollet, photographe.

La mer grande plage de Saint Cast en Bretagne.

La mer grande plage de Saint Cast en Bretagne.

Anse de Saint-Cast en Bretagne été 2010 par Yann Chollet

Mouette saint malo par yann chollet

Vol de la mouette malouine par yann chollet

Tigre en gros plan

Tigre en gros plan

Le tigre rien à dire. Photo Yann Chollet. Cliquez pour aggrandir.

Solidor quartier de Saint-Malo

Solidor quartier de Saint-Malo

La quartier de Solidor à Saint-Malo en Bretagne. Yann Chollet photo

Saint-Jacit de la mer en Bretagne. Photo yann chollet.

Saint-Jacut de la mer en Bretagne. Photo yann chollet.

Les chevaux dans la baie de Saint-Jacut. Tourisme

Photo du quartier de Solidor à Saint-Malo vue par Yann Chollet photograhe.

Solidor vu de Dinard lors des grandes marées. Photographie Yann Chollet.

Le mole à Saint Malo. Photographie de Yann chollet

Le mole à Saint Malo. Photographie de Yann chollet

Le mole de Saint Malo pris par Yann Chollet en photo

Plage de Saint Cast en été

Plage de Saint Cast en été

Photo de Yann Chollet, journaliste photographe en Bretagne

yann chollet photo
yann chollet photo

Toutes les photos du site sont interdites à la reproduction sans accord

Regardez les archives photos de stars sur la droite
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Batistes 2010
mai 10 2010

Un Petit mot !

Posted by admin in Pensées évasives

Mon nouveau site mis en ligne depuis peu dédié aux photos : portraits, entreprises, hôtels, restaurants. Les dernières images de Diam’s en concert en 2010. Des photos d’artistes et d’artisans de la région malouine, de chefs d’entreprises de Saint Malo. Un petit tour en image de la région de saint malo, dinard, dinan, plancoet, ploubalay. J’en profite pour faire une petite présentation de mes travaux, réalisations diverses depuis 10 ans en agence de publicité sur dinard, saint malo, dinan. En tant que journaliste pour la presse nationale, les magazines de mode et autres supports. Mes travaux en tant que publicitaire et chef de pub, conseils en stratégie de communication. Mais aussi les nombreuses photos réalisées pour des sites internet imaginés par mes soins en collaboration avec des développeurs Web. Toutes demandes me contacter par mail ou téléphone : Rédaction de publi-reportage, rédaction de livres, rédaction de comédie musicale ou pièce de théâtre, écriture de contenu pour collectivités, entreprises, sites internet. Créations et conseils de plaquettes, de dépliants, de flyers, de brochures, de journal interne ou externe… Si vous êtes sur la région de saint-malo, dinard, dinan, ploubalay, saint cast, pleurtuit, n’hésitez pas !

www.journaliste-photographe-bretagne.com

Yann Chollet, journaliste photographe en Bretagne à Saint-Malo sur la région de Dinard, Dinan, Saint Brieuc, Rennes, réalise rédactionnel, publi rédactionnel, articles de presse, photos pour site internet, hôtels, restaurants, grandes entreprises, artisans, plaquettes, brochures, dépliants, flyers, enseignes, photographies. Conseils en stratégie de communication. Travaille avec les agences de publicités et graphistes pour réaliser sites internet. Chef de pub depuis 10 ans en agences publicitaires sur la région malouine à saint malo, dinan, dinard, pleurtuit, plancoet, saint-cast. Photos diverses de portraits, de campings, de galeries d’art, de trompe l’oeil pour décoration intérieur. Ecrit votre livre. A réalisé aussi des comédies musicales comme Le Retour de Mary Poppins, Norbert Sweets. Ecrit aussi des chansons, de la poèsie. Toutes écritures pour plaquettes d’entreprises, sociétés, adaptées à l’impact souhaité. Sur la région malouine depuis 10 ans et des collaborations pour de belles enseignes : Le Cancaven  à Dinard, Transports Guisnel, Campings Vert Bleu à Saint Cast, Les blés d’or, Les bois de Saint-Malo, les Thermes Marins de Saint Malo, Eric Lequertier, Boudet, La Mère Pourcel, Bessec, Au coeur du Bois, Tercy Levillain, Cliniline concept, Joyeuses Tables, transports Lemée… Yann Chollet, journaliste photographe à Saint Malo. Packshot photos sur la région Bretagne, je me déplace sur Saint-Malo, Dinard, Lorient, Vannes, Quiberon, Dinard, Dinan, Pleurtuit, Ploubalay, Plancoët, Erquy… Photographies de boutiques, d’enseignes, de structures diverses.
oct 29 2008

Petite poèsie du soir

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(entrée du zoo de la bourbansais automne)

 

 

Légers comme l’air, les mots suivent ma pensée. Glissent lentement le long du ruisseau pour parvenir jusqu’à chez toi.

 

Que restera-t-il de mes sentiments une fois que tu les sauras ?

Si peu, peut-être, mais d’autres viendront encore t’endormir, d’autres partiront, volatiles, couler le long de l’eau.

 

Avec le temps, l’envie, je partirai c’est sûr porter ces mots.

 

Parce qu’il est des choses que l’on ne peut laisser s’enfuir le long des flots.

 

Le long de la longue digue qui nous sépare, bientôt, j’arrive, attend moi je pars…

oct 27 2008

Diam’s en concert : Allez-y

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Diam's photo exclusive yann chollet

 

 

 

 

Un joli « Diam’s » pour le rap français

 

C’est vivifiant, ça décoiffe, la prose est bonne, le show est total, le prix abordable. Pas de paillettes, pas fumigènes ni de strass. La rappeuse Diam’s offre un vent frais à la scène rap française c’est indéniable. Lors de son concert à Rennes au Musikhall le 1er novembre 2006, la chanteuse, de son vrai prénom Mélanie, a développé tout son talent. Capable de chanter une prose presque parfaite, Diam’s apporte un souffle féminin à un genre qu’on croyait réservé. Ce n’est pas une mauvaise idée, puisqu’elle arrive à nous faire oublier le temps d’un live, que le rap n’est pas qu’une succession de cris. N’en déplaise aux détracteurs qui, sans l’écouter, ont fait dés les premières années un procès au rap. Partons sur la base que toutes les musiques sont bonnes à entendre. C’est d’ailleurs sous le couvert de ce prétexte qu’en général, l’amateur de sons découvre de nouveaux artistes. Ce fut mon cas à Rennes devant une salle conquise.

 

Diam’s pour un rap féminin

 

Alors Diam’s c’est qui, c’est quoi ? C’est qui, ce fut écrit ! C’est quoi ? Une chanteuse qui a des choses à dire et qui le dit clairement. Ça parle de quoi ? D’adolescence, de regrets, de chance, d’espoir, d’environnement, de passion, d’amour, de rêves, des gens, bref, des choses de la vie. L’impression est légère, le zest de rage relève le tout. Contrairement au rap traditionnel, on arrive à sortir des clichés grâce à la sensibilité féminine des textes, ce qui fait la force des mots, de ses chansons. Malgré son attachement à N.T.M, Diam’s est bien loin de nous servir les hurlements d’un certain Joey et heureusement. Il n’y a pas photo mais ceci est un avis subjectif pour une fois, mais franchement Joey Starr en concert ou sur son dernier album, c’est limite. N.T.M à la grande époque peut-être mais Joey seul, non merci. Quant à Diam’s, elle incite plutôt le public à retrouver des sonorités d’IAM, de SINIC ou autre Caution, une forme audible d’un rap français qui excelle depuis des lustres.

 

Un partage avec le public

 

L’influence n’est pas évidente. On se doute que Diam’s à passer des heures musique à l’oreille, mais son style reste personnel, ce qui fait sa force. Bien qu’on retrouve ici et là quelques lyrics d’IAM à la grande époque du « Micro D’Argent », de « Freeman Le Roi » ou consorts. On regrettera cependant la critique systématique d’une autre France, dans le texte de « Ma Bulle », extrait du dernier opus. Il faudrait effectivement sortir de la bulle, pour s’apercevoir qu’au-delà des tours, une bonne partie du peuple galère tout autant qu’au cœur des cités. Un monde tout autant touché par l’augmentation faramineuse de la consommation, la stagnation des salaires, le chômage et la connerie environnante à chaque coin de rues. Quant aux sentiments humains retrouvés à travers le CD, ils font du bien à entendre, ça respire l’espoir et l’envie d’avancer. Diam’s n’est pas forcément un modèle comme l’expose les critiques officiels des journaux officiels, mais tout simplement une bonne chanteuse qui fait son bonhomme de chemin. Une artiste qui sait partager avec le public, qui n’a pas encore la grosse tête et qui n’est pas dénouée desens. Loin de là.

 

Le Front à sa place !

 

Pour apprécier, il ne faut pas se cantonner à passer en boucle les tubes du moment, mais partir à la découverte de l’Opus. Un voyage qui mène vers un truc sympa. Avec en prime une critique claire sur le Front National, ce qui n’est pas à négliger. Diam’s frappe au bon endroit, bien direct, alors bravo et bonne route. Quant à ceux qui n’aime pas, je dis tout simplement : Ecoutez ce qui vous fait plaisir.

 

Batistes.

 

Quelques photos de Diam’s sont à vendre pour magazines ou autres me contacter à batistes@aol.com

oct 27 2008

Exclusivité web

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Livre auteur malouin yann chollet 2003

En exclusivité, page 231 à 238 du livre ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule ” de Batistes, aux éditions du Vent. Roman Noir disponible à la commande dans toutes librairies sur demande. Ou à Yann Chollet, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët. (Envoi du roman contre chèque de 21€).

 

Le narrateur parle de sa fille décédée

 

Tes questions te rapprochaient de moi. Tu devais me survivre. Aline me ressemblait, elle était mon double, douée d’une intuition si forte. Avant que je parte pour ce maudit reportage, elle m’avait crié par la fenêtre.

- « Papa reviens vite, je t’aime ? Ne pars pas ».

Comme si elle avait senti que nous ne nous reverrions jamais plus, elle m’a interpellé pour un ultime regard. Une fois encore j’aurais dû l’écouter. Mais ma soif d’informations, mon besoin de travailler m’avait poussé à ne pas l’entendre. Je la regardais, la tête collée contre les carreaux du premier, de la voiture, ne sachant pas que je buvais ses derniers mots, voyais son dernier sourire. Qu’a fait la vie ?

 

Ce reportage sur la pêche au chalut, j’aurais pu le faire une autre fois, décaler le rendez-vous. Avec des si. Avec des si. Quand je pense qu’au départ, Aline devait m’accompagner. La météo incertaine ce jour là, le vent force 7, la pluie et le froid, j’avais finalement décidé de la laisser à la maison, bien au chaud, et promis de l’emmener une autre fois sur le terrain. Il n’y eut pas d’autresfois. Il n’y eut plus de reportages avec Aline. Ma brune aux yeux verts, mon troisième joyau de la vie, si forte et si fragile, à l’image de mes souhaits, sentimentale, cœur saignant à la moindre petite déception. Elle était le reflet de ma personnalité. Déjà bébé, mêmes attitudes, mêmes regards, mêmes passions pour la nature, même naïveté. Les champs de blé sont imprégnés de tes visites et de tes rires. La mer est submergée de tes larmes. Mourir à dix-sept ans c’est mourir trop tôt, mourir dans l’ignorance. On connaît si peu à dix-sept ans du bonheur du monde, des fruits acides et de l’amour. L’Amour dont elle ne saura rien, une si minuscule existence.

 

Tu fus passagère éphémère ici-bas. Ô combien de nuits douloureuses sont passées sans toi et sans les autres. Je me suis senti si dépourvu par votre absence, vous me manquez autant aujourd’hui, que ce jour noir. Ce jour béni par un dieu aux mains sales, au cœur de granit, à l’absurdité. Ce dieu des hommes qu’ils disent bon. Pourquoi ? Pourquoi ils y croient à leur dieu de malheur, qui laisse les âmes en peine et les déchirures, les plaies béantes et les injustices s’immiscer, les guerres saintes et l’inquisition se perpétuer, le pardon du culte et l’absolution exister. L’absolue absolution. Ils me font rire à croire à cela, cachés dans l’ombre des églises où ils se font pardonner des pires pêchés les plus abjects « face au curé, qui dans la lumière grise, ferme les yeux pour mieux nous pardonner » les mauvaises dérives. Ce Jésus qu’ils invoquent me fait honte lorsque j’entends l’homélie. Cette homélie qui parle d’Apocalypse et de résurrection à la fois ! De bonté et de morts. Du bien et du mal. Bref, je suis définitivement fâché avec les églises et ce brave pape qui est déjà dans l’autre monde, solitaire.

 

Mon Aline est morte pendant son sommeil. Elle est dans son lit à écouter une dernière chanson à la radio. Elle vient d’embrasser sa grande sœur, sa mère, Benjamin. Elle pense à mon retour, où je viendrais sans la réveiller, me coller contre elle, lui dire quelques mots choisis. Des mots doux et tendres aux couleurs de notre amour. Elle va s’endormir et rêver, Aline. Elle va partir vers le grand sommeil pour se revigorer et penser à papa qui sera là, demain, au réveil. En se couchant, elle a pris la photo au-dessus de son lit. Celle où elle est en équilibre sur mes épaules. Ça la rassurait de la regarder avant de se coucher, encore à son âge. Des fois quand je rentrais de reportages tardifs, la photo était là, à traîner sous les couvertures ou sous sa tête brune.

 

Ma petite drôle, mon bambin. Aline n’a plus revu papa. Papa, seul, t’a revue. Sur un brancard, comme si tu étais plongée dans un simple sommeil profond. Mais ce n’était pas un somme et en te serrant une dernière fois, j’ai divagué. Ce fut comme si les vaisseaux de ma tête se plaquaient contre ta peau, tous unis pour que je ressente un poids lourd et que je perde l’esprit. Je l’ai perdu. Cette impression spirituelle est dure à décrire, tant elle déchire l’intérieur pour pénétrer au cœur de l’inconscient. Elle est plus qu’une déception, c’est une calamité ; une combinaison d’incompréhension et de certitudes, un mauvais mélange de peur et de désespoir. En fait, on ne peut exprimer ce genre de sentiments, car nous avons tous des cadres de référence tellement différents, si éloignés qu’aucune impression ne peut être la même d’un humain à l’autre. Se ressembler éventuellement ! Mais pas identique. La sensation de sentir qu’elle n’était plus vivante fut cela, une émotion indescriptible et déchirante.

 

J’en reviens toujours à ce soir qui ne me quitta pas, que j’ai porté tel un fracas trop pesant, tout le temps qui a suivi. Je cherchais le bonheur sur terre et je n’ai eu que malheurs et abominations. Ce tragique moment a rayé tout le reste, d’un trait, d’un coup porté en pleine âme. Depuis cet instant, le temps s’est sans doute arrêté et, même si j’ai semblé continuer de vivre, c’était à moitié, à quart. Ce quart s’efface au fur à mesure que les jours passent. J’étais grand et ambitieux. Reconnu et apprécié. Heureux et fidèle. Mais ceci n’a pas compté. J’étais aimant et passionné, humain et défenseur des espoirs. Ceci n’a pas compté. Face à mes morts, j’ai mis un pied à terre et débarqué ma haine. Ils sont tous partis et sans moi. Je suis resté et sans eux. Sans eux et mon Aline.

 

Les brisants et les tempêtes m’ont fait plier. Les océans beaux, les valeurs auxquelles je croyais ont disparus. La lune, le jour, la ville, la terre, tout est loin. Les moments sont passés, les souvenirs me déchirent et l’arrêt sur image est proche. Le clac final. Je me suis noyé dans cette longue réflexion confuse sur le monde. Sur ce monde qui est flou, fou, fut. Où je fus de passage ! Si j’avais su. A quoi bon ces journées de voyage, de partage, de plaisirs ensemble. Que reste-t-il des aubes claires, de votre naissance, de nos rires gagnés à même le sable, de cet été sans soleil, de cet automne sans feuilles mortes ? Où sont les chants des oiseaux crieurs, l’horizon qui se dessine, les mystères de la nuit, ce lapin sans nom, cette fée qui déraisonne, la venue magique du père Noël à minuit ? La vie sans vous fut comme un oiseau sans ailes, comme un océan sans eau, tel une nuit sans rêve, un monde sans poète. Alors qui suis-je ? Que suis-je devenu sans vous ? Cette maison est bien vide.

 

Il y a une vingtaine d’années je m’en souviens, ici à cette adresse où tout s’est passé. Claudine : Nos corps s’emmêlaient dans une chaleur éternelle, mes mains caressaient ta peau, nos lèvres l’une à l’autre, dehors la brume. Intense moment qui se prolongeait sur le lit où tu t’allongeais. Sur sa bouche entrebâillée un baiser je déposais. Puis deux. Dans son cœur un soupir passa. Soupir qui se prolongeait pour de longues minutes qui s’allongèrent. Observation, sourire, pénétration, acte d’amour languissant, création, bonheur, silence, quiétude, larmes de naissance. Et neuf mois, Alice. Et quelques années de plus, Aline. Il y avait dans cette demeure toujours une sérénité bonne à ressentir, un bon feeling. Elles sont tranquilles à dessiner un drôle de bonhomme et le silence qu’elles font est si bon.

 

Il est vingt-trois heures bien passées, les mots et les morts déferlent en moi. Je ne distingue plus le vrai du faux. Le fossoyeur est dans la pénombre de la rue. Ankou aiguise sa faux. Je suis empreint à un vague à l’âme qui brûle mes dernières volontés. Elles sont là mais je ne les vois pas. Je la tiens mais ne la sens pas. La tristesse se balade, la déprime est à son paroxysme. Je hache avec mes armes de lettres, le peu de souvenirs qu’il me reste. Ma fille est où je ne suis pas. Ma fille est morte et je ne suis plus.

 

J’entends sa voix au-delà de cette pièce, dans la rue. Non, c’est Camille, j’attends Camille. Ma Camille. Non, c’est une inconnue qui perce mon esprit avec ses fous-rires. Elle rigole au pied la maison. Elle profite du bonheur, de son instant de certitude. Il fait bon l’entendre rire, la deviner sourire, la penser heureuse, la croire éternelle. Juste pour une minute croire que c’est encore possible de survivre, la tête à hauteur des pots d’échappement, sans tousser ; que ce n’est pas utopique d’affirmer que les enfants d’aujourd’hui sont les seuls à pouvoir nous aider, par leur sagesse, leurs mots, leur tolérance, leur réaction. Cet enfant, en contre-bas, enroule mon spleen en spirale d’un cocon de plaisir intense. Mes lèvres se détendent, mes rides se froissent vers le haut, un soupir, je souris, mes yeux se ferment sur l’image pour en faire naître d’autres. L’égarement est divin lorsque l’esprit s’assombrit, quand la vie vous malmène. Heureux celui qui s’égare un temps.

 

Claire vient de rentrer. Elle passe son chiffon sur les meubles et décroche une phrase :

- « Tu es réveillé ? ».

- « Oui, mais je pensais ».

- « A quoi ? Le livre avance ? Tu sais, ils annoncent un hiver doux à la météo ».

- « Le livre avance mais je suis exténué. Et toi, ta journée s’est bien passée ».

- « J’ai réparé les volets du salon et rangé le grenier ».

- « Tu as fait le vide comme je te l’avais demandé. Envoie tout ça chez les parents de Camille, ça pourra leur servir ».

- « Pas d’inquiétudes, j’ai tout trié ».

Les furtives discussions avec Claire sont trop rares. Entre sommeil et monologue, je vis dans une sorte d’ivresse permanente. Eloigné trop souvent de la réalité du quotidien, je n’ai pas le courage de faire mieux ou, du moins, plus l’envie. Pourtant, j’arrive à communiquer avec l’absolu, alors pourquoi pas avec les autres. Ce détachement peut-être ? Ce sentiment d’être déjà loin ? Ce coma éveillé ?

 

Toi ma deuxième fille, toi irréelle, mon évasion du temps passé, ma motivation, tu n’appartiens plus, depuis longtemps, au monde des hommes. Aline.

Batistes

oct 21 2008

Notre belle démocratie (Archive 2005)

Posted by admin in Pensées évasives

 

L'âne humain : yann chollet

 

Démocratie ou quoi ?

 

Comment croire en la profusion de la démocratie ailleurs, par l’intermédiaire des pays dit démocratiques, lorsque tant d’exemples d’impunités fourmillent au cœur même de nos systèmes. En fait, si le peuple exerce effectivement une souveraineté par le vote, cela ne veut pas dire qu’il mène la barque ou qu’il détient ses propres choix pour ici ou à l’extérieur. Si son esprit est trompé par les pouvoirs qui régissent les pays dit démocratiques comme la politique, la presse ou l’économie, comment pouvons-nous espérer vivre pleinement notre liberté  et décider de notre avenir à tous ? Je vous ferais grâce, dans ma démonstration, d’expliquer dans le détail les influences occultes qui mettent en mouvement ce système de pouvoir, d’autres l’ont bien expliqué auparavant. Pour ceux qui veulent en savoir plus, il suffira de se diriger vers http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/index2.html et de décortiquer les thèses du « sociologue énervant » Pierre Bourdieu. On retrouve aussi, l’explication de ce pouvoir indiscernable à l’œil nu, dans des chansons ou reprises de textes réalisées par Léo Ferré et d’autres artistes contemporains (qui eux-mêmes sont de plus en plus dépendants des grosses majors, de l’économie, de la presse…Ect).

 

Une plage de liberté

 

Avant d’aller plus loin, il faut savoir qu’il existe deux possibilités lorsque l’on veut comprendre et parler de cela. Soit pénétrer discrètement ces systèmes de l’intérieur et en devenir au bout du compte un instrument et un protagoniste, voire un « contre pouvoir » faussé ; soit tenter de décrypter de l’extérieur avec les arguments et informations disponibles, au risque certain d’être classé dans la catégorie des indésirables, des paranoïaques, voir des schizophrènes ; ce qui tend à vous exclure de tout débat démocratique. Aujourd’hui, si l’on veut tenter la deuxième solution, on se retrouve forcément classé, tout en gardant, heureusement, la capacité de parler via Internet exclusivement. Ce qui ne résout pas le problème mais permet de disposer d’une plage de liberté, inexistante jusqu’alors. La liberté totale résiderait dans le fait de s’exprimer par l’intermédiaire des organes de presse dit « classiques ».

 

La presse muselée !!!

 

Malheureusement ces organes de presse, et c’est bien connu, sont de plus en plus détenus par des patrons dont l’arc à plusieurs flèches dans les secteurs politiques ou économiques. Puisque l’automutilation n’est pas un exercice facile, il s’avère que les pensées différentes de celles qu’on nous assène quotidiennement sont mises entre guillemets. Sous silence, sous censure discrète. L’idée de diffuser la vérité n’est pas au goût de tous. Alors certes, on nous sort une petite affaire ici et là, histoire de dire que la justice existe, que la démocratie est une valeur existante et à défendre. Tout ceci n’est que dérision et ne fait pas avancer les questions que posent les vrais humanistes, les vrais gens qui sont dans la galère, les artistes qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice de la liberté individuelle.

 

Personnellement, pour vous donner ma position, je serais plutôt classé dans « les artistes paranos », voire de la gauche syndicalisée. Pourtant, certes je conçois être un peu parano mais certainement pas de gauche, ni de droite. D’ailleurs pour rester au centre du débat et sembler écrire juste, du moins aux yeux de ceux qui me lisent, il faut impérativement n’appartenir à rien. C’est difficile de n’appartenir à rien, c’est l’exclusion à l’arrivée, c’est vivre la dureté de la censure. Mais c’est aussi, assurément, la sensation de se saouler d’une infime soit-elle, « micro liberté » de penser. Dans notre société française « démocratique », ceux qui sont dans mon cas n’ont pas vraiment d’influence directe mais espèrent convaincre un peu, au risque de perdre beaucoup, en criant que, oui « notre démocratie » est à réviser. Lorsque j’exprime cela, je vous rassure, je ne parle pas ni d’anarchie, ni de révolution, que ce soit clair.

 

Guy Carlier, libre ? De faire semblant…

 

Voulons-nous donc réellement faire avancer la démocratie pour qu’elle retrouve son sens propre, pour qu’elle soit diffusée à travers le monde ? Telle est la question. Pour l’heure c’est impossible et nous reculons donc plutôt qu’avancerau cœur de nos propres espérances. C’est d’autant plus dur d’avancer que « des faux contre pouvoir » naissent ici et là, le temps de faire redescendre la température « des esprits révoltés ». Bêtement, une idée simpliste me vient en tête : Combien de français pensent aujourd’hui que Guy Carlier, à travers l’émission de France 3, est le symbole de la dénonciation de la télé poubelle et qu’à travers ses chroniques télévisées, il est libre de tout ? Les spectateurs le pensent. Pourtant c’est faux car il est une règle établie, on ne critique pas la télévision lorsque l’on est au cœur du système. Si l’on est à la radio, c’est plus facile de le faire et il le fait. Mais au petit écran, c’est impossible et l’on se transforme en marionnette, à notre insu. Le public reste dupe et son esprit tend à croire qu’enfin, il y a quelqu’un qui dénonce. Malheureusement malgré son style peu commun et son intelligence, Guy Carlier ne dénonce rien. Ses démonstrations finissent par énerver par le simple fait qu’il pense avoir parole d’évangile. Il reste assez sectaire dans ses critiques, en sélectionnant ses cibles, ce qui le classe du côté des dictateurs de la pensée. Il tente non pas de nous faire penser par nous-même, mais de penser comme lui. Ce n’était sans doute pas le but recherché au départ, mais il aura pénétré le système de l’intérieur avec de belles pensées pour devenir, comme je le démontrais en introduction, un instrument du média « télévision ».

 

Bonne nuit public

 

On pourrait prendre d’autres cas, notamment en ce qui concerne l’investigation et des émissions qui se disent dénoncer des scandales. Pourtant ce genre d’émission est dépourvue de tout apport d’informations complémentaires. Elles exposent le plus souvent, des faits de la presse écrite, expliqués avec l’image. Faits eux-même découlant, le plus souvent, d’une sorte de centrale d’informations formatées, l’AFP. Lorsque l’on sait que l’on peut faire tout dire aux images, ces enquêtes ne sont, au final, que des montages établis pour exercer un sentiment au public ; avec orientation de l’esprit. Encore une fois, le public croit en ce « contre-pouvoir » qui n’existe que par l’appréciation et la direction du reportage. Les chaînes appartenant à des groupes économiques, les véritables scandales et les sujets percutants restent dans les archives. L’endormissement du téléspectateur est total. On voudrait bien nous faire espérer que les journalistes sont libres, mais ils sont muselés et n’ont pas vraiment le choix. Et puis, il est si simple, par la télévision, de faire gober des choses. On se souviendra d’une équipe de journalistes (allemands je crois), qui avaient, durant des années, fait passer en télévision des séries de reportages montés sur la base de faux témoignages (acteurs). Le public n’avait rien vu.

 

Conserver son pouvoir au détriment du bien commun

 

Quant aux politiciens dans l’histoire, ils ne pensent bien sur qu’à leur mandat, leur pouvoir. Leurs meilleurs amis se trouvent dans la presse, dans les secteurs économiques. Bref, tous unis, tous amis. Quand on entend Bayrou, par exemple, penser à sa candidature en 2007, c’est qu’en fait, il va travailler jusqu’à cette date pour obtenir quoi, le pouvoir. L’avenir ce n’est pas en 2007 qu’il se joue, c’est tous les jours. Notre président pense lui, à un troisième mandat, ce qui reculera l’échéance du traitement de son implication ou non, dans les affaires de la mairie de Paris. On voit mal la justice l’accrocher dans 7 ans. Et c’est cela dans un tas d’affaires d’escroquerie, de fraudes, de paradis fiscaux, de magouilles diverses. Tout sous silence, car ceux des sphères sont protagonistes et défendent en cachant cela (pour le côté presse et édition), leur propre pouvoir. Chacun dépend des autres et vice-versa, c’est le serpent qui se mord la queue.

 

Sauver sa peau d’abord

 

Comment dans un tel climat, une telle osmose consensuel, puisque tout le monde aide et sert tout le monde, pouvons-nous échapper à ces dictatures imperceptibles agissant sur nos esprits et obtenir la vérité ? C’est cela la démocratie à la française. Dans ces sphères impénétrables des pouvoirs, chacun essaye de sauver sa peau, de se maintenir. C’est difficile. Alors pourquoi voudriez-vous qu’ils pensent à vous en changeant cela ? Parce que changer cela impliquerait trop de sacrifices. Et se sacrifier un peu, aujourd’hui, pour la liberté et la justice sur la terre, c’est impensable aux yeux de ceux qui tiennent vos pensées.

 

L’exagération de mon propos et la simplicité de mes exemples ne sont là que pour clarifier mon sentiment. On retrouve quelques clichés qui sont exacts et facilement démontables par les esprits contradictoires, qui savent agir pour toujours faire penser aux autres que vous êtes un parano, qu’il ne faut pas exagérer. Bien oui, s’exagère et alors…..

 

 

Batistes