mai 26 2013

L’empreinte…de toi | Poème Saint-Malo.

Posted by admin in Poésie

Le mole de Saint-Malo en Bretagne.

Le mole de Saint-Malo en Bretagne.

La vie a ses mystères, le monde a ses secrets,

Petite bout de femme blonde à l’air distrait,

Le rideau tombe ce soir sur ton regard azur,

Je ne sais qui pourra panser nos blessures.

Est-ce toi, sur l’arbre, qui vient de chantonner,

Ce souffle de vent dans la nuit m’ayant réveillé.

Il me semble que ce parfum, je le reconnais,

Je ne parlerai jamais de toi à l’imparfait.

Tu coures sur les planches, fait fuser ton sourire,

Ta voix si douce, volte pour nous divertir.

Est-ce toi qui viens de remonter sur la scène,

A mes côtés pour me faire oublier ma peine ?

L’aurore se lève lentement sur la ville,

Ton absence, cette nuit sombre immobile,

Ce sommeil fragile, à peine retrouvé,

Tourne dans ma tête, il n’y a rien pour me relever.

Fille du vent, fille de l’air, fille de ma vie,

Reste à toujours mon soleil dans ce ciel assombri.

Quand le monde nous oublie, devient ma joie,

Demeure un sourire, un silence adoré au fond de moi.

Réveille mon âme quand mon dos se courbe,

Fait sécher mes larmes lorsque l’esprit devient fourbe,

Passe quand tu veux te blottir prés de nous,

Réchauffer nos corps de ta bonté, faire la roue.

Ah, si tu savais tout ce que je ne t’ai pas encore dis !

Je vais te les dire, je te l’assure, c’est promis.

Clamer ton prénom, si fort jusqu’à l’horizon,

Même si parfois j’irai, triste, à reculons.

« Mais qui est donc ce petit bout de femme ?

cet être merveilleux pour lequel votre cœur s’enflamme ? »

« Maïwenn monsieur, elle s’appelle Maïwenn »

(Interdit à la reproduction sans accord)

mar 31 2010

Le soldat universel

Posted by admin in Poésie

Le dernier mot du soldat !

 

pavé saint malo : yann chollet 2009

Les pavés de saint malo. Photographie de yann chollet, journaliste photographe malouin.

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Vu dans la nuit, ces images passer par là.

Ces murmures, ces bruits, ces plaintes venus de la plaine

Dans ma tête, dans mon cœur, au plus profond de mes veines.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Des déchirures qui ne s’estompent pas

Une montage et une autre, puis un mirage

Seul, tremblant, gisant au cœur de l’orage.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Un chaos que je cachais secrètement au fond de moi

Toujours ce même cauchemar qui allait et revenait

A chaque instant pour m’envahir, m’envahissait.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Lorsque je l’ai tenu dans mes bras,

Alors que je sortais tout juste de l’adolescence,

Mon jeune ami, blessé, qui s’en va.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

J’ai pourtant aimé la vie, tenté d’oublier.

Et si vous aviez vu cette guerre tout comme moi,

Vous sauriez la blessure qu’elle laisse ici-bas.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

De ces déserts, de ces soleils, de ces appelés soldats

De cet ami dont je me souvenais le regard,

De son adieu, de son départ.

 

Si vous aviez su ce dont il me restait de ça,

Alors vous sauriez une chose, tout comme moi

L’une de mes pensées que je vous laisse là :

Jamais plus la guerre, jamais plus ça !

 

batistes : Yann Chollet : Interdit à la reproduction sans accord.