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Un petit tour à la mer

Mardi 28 octobre2008

 

Bretagne du soir : yann chollet

Bretagne du soir : yann chollet

 

 

La mer a porté mon âme au-delà du mirage qu’est la vie.

J’avais peur de mourir mais n’avais-je pas eut peur de vivre !

Balancé à droite, puis à gauche par les errances d’un temps sur terre.

Balancé en haut, puis en bas par les sourires qui ne disent plus rien.

 

La mer me montra le beau, le silence de l’oiseau

La fureur d’une langue qui coulisse en un sens.

Au flux et reflux du moment, j’ai croisé l’absente

Le silence, l’amour, la victoire puis la nuit.

 

La mer me parla d’un pays où il fait bon vivre,

Me tendit son écume comme une invitation au voyage,

Me rendit fou d’elle et du monde et des hommes,

Jusqu’au jour où mes yeux s’ouvrirent enfin.

 

Arc en ciel à Saint-Malo : yann chollet

Arc en ciel à Saint-Malo : yann chollet

 

La mer se retira loin, laissant place au domaine qu’est l’estran.

Puis revint reprendre sa place en un mouvement.

Le rocher avait disparu, ma tristesse et l’ennui avec.

Je retourne les yeux au-dedans, pour trouver mots et sentiments.

 

La mer hurla, de grosses lames, des cris entendus au large

Le bateau errait dans les courants, coquille de noix sur l’océan

Le vide se brisa en une nuit d’ivoire, tomba sous le brisant

J’avais un peu de retard ce soir là, tu t’en souviens ?

 

Moi, je me souviens de la mer et de son sourire !

 

 

 

Batistes

Diam’s en concert : Allez-y

Lundi 27 octobre2008

Diam's photo exclusive yann chollet

 

 

 

 

Un joli « Diam’s » pour le rap français

 

C’est vivifiant, ça décoiffe, la prose est bonne, le show est total, le prix abordable. Pas de paillettes, pas fumigènes ni de strass. La rappeuse Diam’s offre un vent frais à la scène rap française c’est indéniable. Lors de son concert à Rennes au Musikhall le 1er novembre 2006, la chanteuse, de son vrai prénom Mélanie, a développé tout son talent. Capable de chanter une prose presque parfaite, Diam’s apporte un souffle féminin à un genre qu’on croyait réservé. Ce n’est pas une mauvaise idée, puisqu’elle arrive à nous faire oublier le temps d’un live, que le rap n’est pas qu’une succession de cris. N’en déplaise aux détracteurs qui, sans l’écouter, ont fait dés les premières années un procès au rap. Partons sur la base que toutes les musiques sont bonnes à entendre. C’est d’ailleurs sous le couvert de ce prétexte qu’en général, l’amateur de sons découvre de nouveaux artistes. Ce fut mon cas à Rennes devant une salle conquise.

 

Diam’s pour un rap féminin

 

Alors Diam’s c’est qui, c’est quoi ? C’est qui, ce fut écrit ! C’est quoi ? Une chanteuse qui a des choses à dire et qui le dit clairement. Ça parle de quoi ? D’adolescence, de regrets, de chance, d’espoir, d’environnement, de passion, d’amour, de rêves, des gens, bref, des choses de la vie. L’impression est légère, le zest de rage relève le tout. Contrairement au rap traditionnel, on arrive à sortir des clichés grâce à la sensibilité féminine des textes, ce qui fait la force des mots, de ses chansons. Malgré son attachement à N.T.M, Diam’s est bien loin de nous servir les hurlements d’un certain Joey et heureusement. Il n’y a pas photo mais ceci est un avis subjectif pour une fois, mais franchement Joey Starr en concert ou sur son dernier album, c’est limite. N.T.M à la grande époque peut-être mais Joey seul, non merci. Quant à Diam’s, elle incite plutôt le public à retrouver des sonorités d’IAM, de SINIC ou autre Caution, une forme audible d’un rap français qui excelle depuis des lustres.

 

Un partage avec le public

 

L’influence n’est pas évidente. On se doute que Diam’s à passer des heures musique à l’oreille, mais son style reste personnel, ce qui fait sa force. Bien qu’on retrouve ici et là quelques lyrics d’IAM à la grande époque du « Micro D’Argent », de « Freeman Le Roi » ou consorts. On regrettera cependant la critique systématique d’une autre France, dans le texte de « Ma Bulle », extrait du dernier opus. Il faudrait effectivement sortir de la bulle, pour s’apercevoir qu’au-delà des tours, une bonne partie du peuple galère tout autant qu’au cœur des cités. Un monde tout autant touché par l’augmentation faramineuse de la consommation, la stagnation des salaires, le chômage et la connerie environnante à chaque coin de rues. Quant aux sentiments humains retrouvés à travers le CD, ils font du bien à entendre, ça respire l’espoir et l’envie d’avancer. Diam’s n’est pas forcément un modèle comme l’expose les critiques officiels des journaux officiels, mais tout simplement une bonne chanteuse qui fait son bonhomme de chemin. Une artiste qui sait partager avec le public, qui n’a pas encore la grosse tête et qui n’est pas dénouée desens. Loin de là.

 

Le Front à sa place !

 

Pour apprécier, il ne faut pas se cantonner à passer en boucle les tubes du moment, mais partir à la découverte de l’Opus. Un voyage qui mène vers un truc sympa. Avec en prime une critique claire sur le Front National, ce qui n’est pas à négliger. Diam’s frappe au bon endroit, bien direct, alors bravo et bonne route. Quant à ceux qui n’aime pas, je dis tout simplement : Ecoutez ce qui vous fait plaisir.

 

Batistes.

 

Quelques photos de Diam’s sont à vendre pour magazines ou autres me contacter à batistes@aol.com

Petite pensée du soir

Lundi 27 octobre2008

 

aldehi à découvrir

Elle repose en paix…

La mer a posé son émeraude au centre du globe.

De mes yeux j’aperçois le berceau.

J’ai reçu des embruns du rocher sur ma peau.

La mer est calme, mais l’avenir incertain se dérobe.

.

La mer a bercé des années mon âme d’enfant.

Elle est repos et sagesse en un seul firmament.

A l’heure ou d’autres s’éclatent sur le ciment

Des marins partiront ce soir sur l’océan.

 

D’une falaise j’attendrai le retour des bateaux

A son pied, des lames s’empalent en un mouvement.

Frères humains ayez pour la mer de jolis mots.

Gardez pour les pollueurs vos pires sentiments.

 

La jeunesse a fleureté avec la vague.

En un flux, elle emporte les algues au loin et avec les souvenirs.

Jeunes filles aux regards sages, n’ayez d’yeux que pour la bague.

La mer traîne dans son sillage, des sentiments et des sourires.

 

Le cœur saigne l’instant d’un présent trop amer.

Le reflux rapporte des boulettes, sortes de galettes noirâtres.

Il est là le naufrage, le jeune goéland n’a plus sa mère.

Deux femmes discutent, tranquillement, en mangeant autour de l’âtre.

 

Les hommes ont posé leur signature sur l’amer.

Encore, une fois, de plus, l’or noir est là au cœur du berceau.

Qu’offrez-vous, êtres humains pour l’avenir de laterre ?

Vos bras, votre cœur en urgence, avant que ne chavire le radeau.

 

« Là-bas monsieur, oui là, plus haut, à droite »…

Au cimetière de l’écologie, la mer repose en paix.

Batistes. (Photo, peinture d’aldéhi)
 
 
 

 

Presse je t’accuse

Lundi 27 octobre2008

Presse censure et consors

 

 

Le Mea Culpa d’Alain Rémond, journaliste à Marianne !

 

Dans « Marianne » du 17 au 23 juin 2006, le journaliste Alain Rémond livre une information gardée le plus souvent discrète par sa profession. A travers son papier, il explique tout bonnement, la destinée des ouvrages des inconnus, qui arrivent dans les rédactions ou directement chez les journalistes : « Je l’ai mis de côté. Dans la pile des autres livres mis de côté ». Voilà donc le triste sort réservé aux illustres méconnus, qui de province, envoient leurs écrits dans les rédactions parisiennes, des myriades d’espoir en tête. Rédactions qui regorgent de piles de livres, donc, qui ne seront jamais lus. Plus loin dans l’article, il avoue avoir découvert par hasard, qu’un livre de sa pile, et qui plus est celui qu’il avait renoncé à lire quelques semaines plus tôt, était en fait celui de Daniel Shneidermann, « un confrère ami ». Bouquin, qui était signé sous le pseudonyme David Serge ! Hasard de la vie ou technique commerciale éprouvée, le dit auteur avait finit par dévoilé son identité. Sous la torture, on imagine ! Ce qui semble, si l’on constate le résultat, plus judicieux pour obtenir une page entière dans Marianne sous la plume d’Alain Rémond et dans d’autres supports comme ce fut le cas. Et oui, la vie est cruelle.

 

Presse écrite et télévisée même combat

 

Dans leur petite bulle culturelle, nos journalistes de la presse écrite suivent la vague commerciale. A l’identique de la télévision. Certains pleurent, en ce moment, le départ de leurs confrères Ardisson et Fogiel, prétextant la mort de talk show où tout pouvait se passer ! Il est vrai que parfois, je précise bien parfois, ces émissions présentaient des inconnus. Ne soyons pas dupes tout de même, l’essentiel de leur fond de commerce, c’est l’invitation de personnalités connus, d’amis. Toujours les amis des amis croisés dans les soirées. Il n’est pas rare de retrouver sur le même plateau trois invités, qui sont eux-mêmes animateurs d’émissions, entourés d’éditorialistes ou autres célébrités de la presse. Voilà la diversité culturelle tant adulée par ceux qui crient de voir Ardisson partir ! Il suffit d’observer les plateaux de l’année 2006 de l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde » de Fogiel, pour comprendre la supercherie. Tu m’invites, je t’invite, on s’invite. Il y a là une similitude avec l’univers des livres. Similitude observée par exemple, à chaque parution d’un livre de Jean François Khan. Effectivement, lors d’une nouvelle sortie de l’auteur, président de Marianne, vous trouverez dans l’hebdo du même nom, plusieurs encarts parlant du livre pendant un mois. Puis vous le verrez comme invité sur la plupart des plateaux télévisés. Et cela même, si le livre ne présente pas un intérêt flagrant. Le copinage fait donc fureur dans les médias, détournant une place de liberté d’expression en place réservée “aux amis”. Peut-être ne faut-il pas s’étonner ensuite, de voir les lecteurs, les auditeurs, chercher ailleurs l’information, la nouveauté !

 

L’illustre inconnu de la pile de livres de Rémond

 

Le malheur dans l’histoire est d’avoir pour seul horizon, si vous êtes l’illustre écrivain inconnu de la pile de Rémond, l’unique espoir d’un papier dans votre hebdo local. Ce qui ne risque pas d’enflammer vos ventes ! Ni de rentabiliser l’affaire. Ne pensez même pas à un passage télé ! Il serait donc inutile, par constat et par expérience personnelle, d’envoyer votre œuvre dans les rédactions nationales ou régionales. Pourquoi ? Parce que si vous envoyez votre livre de septembre à novembre, on vous dira comme me l’a répondu Georges Guitton, responsable des livres pour Ouest-France : « Nous sommes en pleine rentrée littéraire monsieur…donc…». Donc, votre livre ne peut être un livre de la rentrée littéraire ! Pourquoi, je me le demande encore. Oui, c’est certain qu’il ne portait pas la marque Plon ou Albin Michel. N’envoyez pas votre livre dans les rédactions de novembre à Janvier, car cette fois, on vous répondra : « Nous sommes en plein prix littéraire monsieur…donc… ». Donc, votre livre n’en fait pas partie. Normal puisque que vous ne faisiez pas partie, non plus, de la rentrée littéraire. N’envoyez pas votre livre dans les rédactions de février à juin, car cette période de l’année est réservée aux scandales et aux biographies de stars ! Vous n’en êtes pas une ? Et puis, 6 mois après parution, on vous expliquera, comme me le soulignait un journaliste de l’humanité : « Monsieur, je viens de découvrir votre message et votre livre. Je viens rarement à la rédaction car je suis chroniqueur. Il me semble qu’à ce jour, votre livre n’est plus d’actualité.. ». A cet instant, je vous avoue que l’envie est plus forte, un seul mot vient à la bouche « Espèce de gros connard ». En définitif, gardez vos livres chez vous bien au chaud, n’écrivez plus, n’envoyez plus vos manuscrits chez les éditeurs de la place, lisez le « Da Vinci Code » ou le dernier d’Ormesson et « dormez tranquille » dis-je. Ne dépensez ni timbres, ni livres, n’ayez pas d’espoir envers ces journalistes que vous n’intéresserez jamais.

 

Le cercle bien fermé

 

Par ailleurs, dans cette histoire de cercle fermé, il est très énervant de ne jamais recevoir de remerciement de la part de ces journalistes, à qui vous aviez consacré vos plus belles dédicaces, pensant leur faire simplement plaisir. Ils sont décidément ailleurs ! Ils vous rendent, par leur impolitesse, presque invisible. Il reste donc à l’auteur inconnu, la possibilité de plier bagage et de garder ses mots pour plus tard ; espérant qu’un jour, cette bulle fermée culturelle explosera pour de bon à la manière dont les radios libres se sont imposées. Par ailleurs, ne tentez pas d’écrire un papier comme celui que vous lisez, parce qu’ensuite, lorsque vous enverrez votre livre on vous dira : « Monsieur, vous tirez sur nous et vous voulez qu’on vous consacre un papier ? ». Le prochain livre, maintenant c’est sur, je l’écrirais sous le pseudonyme « Daniel Shneidermann » ou « Loana », histoire de mettre quelques chances de mon côté.

 

Batistes. Auteur du livre “En Attendant Camille, Le monde s’écroule” éditions du Vent 2006.

Légion Je T’Accuse

Lundi 27 octobre2008

Image du livre Légion je t'accuse par yann chollet. Journaliste en Bretagne.

 

” Légion Je T’accuse : La face cachée de Kolwezi ” vient de sortir aux éditions REXY.

 

Une histoire, le périple d’un légionnaire, une vie mouvementée. Voilà le programme du livre ” Légion Je T’accuse ” qui vient de paraître aux éditions REXY. C’est l’histoire d’un jeune homme, qui devient par hasard légionnaire. Un ouvrage qui se lit rapidement et qui permet d’en savoir un peu plus sur la légion étrangère et surtout qui dévoile un aspect occulté de la période Kolwezi. Voici ci-dessous l’avant-propos du livre et l’adresse pour se le procurer.

 

Avant-propos :

 

” La grande muette garde ses vieux démons bien cachés. Avec le temps, les langues se délient pour nous rapporter des témoignages sur des conflits armés, occultés parfois pendant des décennies. Témoigner, révéler font office de thérapie pour certains soldats blessés dans leur corps sur le champ de bataille et plus encore dans leur âme après coup. C’est dans ce contexte, que nos dirigeants mènent la barque, que notre société contemporaine s’est construite. Le mensonge autour des guerres prédomine parfois sur la réalité des faits, laissant lesvictimes à leur propre sort. Depuis quelques années seulement, nous connaissonsla violence des tortures commises en Algérie. Un exemple parmi tant d’autres. Il manque dans nos livres d’histoire, dans les reportages télévisés formatés, un grand nombre de vérités sur les interventions militaires. Le secret défense permet de voiler le pire ; le silence camoufle les horreurs, les magouilles, les exactions ; l’honneur de la patrie est sauf.

 

Roger Rousseau, auteur de « Légion je t’accuse » aurait pu se contenter de garder ses vieux démons lui aussi, de tirer simplement un trait sur son passé de légionnaire. Il aurait pu se persuader que l’intervention militaire sur Kolwezi, au Zaïre, fut une réussite totale, une intervention propre. Il aurait pu porter sa croix de la valeur militaire sur sa tenue de sortie, encore des années, avec fierté ; faire une carrière exemplaire au sein de sa mère Légion. Mais voilà, Roger Rousseau, légionnaire engagé sous le nom Raymond Reignier, en décida autrement. En prenant le chemin de la désertion, il choisissait de passer dans le camp « des lâches », des fugitifs aux yeux de certains. Ce n’est que quelques mois après son retour de Kolwezi, qu’il préféra partir en cavale. Pourquoi une telle décision, alors que l’avenir lui souriait ? Simplement parce les images qu’il gardait du Zaïre, hantaient ses nuits d’affreux cauchemars. Sur place, il avait alors observé, impuissant, ses frères légionnaires violer des femmes, piller des maisons laissées vides par les Européens, des soldats commettre l’innommable sous les yeux d’officiers peu scrupuleux.

 

Bien sur, Roger Rousseau sait que l’action de l’armée sur Kolwezi a permis de sauver des vies humaines, que des soldats y sont intervenus en toute dignité. Il sait aussi que les guerres sont sales. Seulement voilà, au Zaïre, certains débordements auraient dû être évités. C’est pourquoi, pour se racheter une conscience, pour vider son sac après plusieurs décennies, il décide de balancer sans concession son témoignage. L’histoireest poignante et semble surréaliste par rapport aux mensonges officiels. Personne ne pourra cependant remettre en doute ce que Roger,allias Raymond, a vu de ses yeux.

 

Ce livre retrace également les tribulations cocasses d’un légionnaire. De son engagement au Fort Nogent en octobre 1975 au Nid D’Aigle en Corse ; de l’intervention au Zaïre aux « Nayas » de Djibouti. Sans omettre cette cavale de plusieurs années à travers la France, l’Allemagne, la Hollande et l’Irlande, au cours de laquelle, Roger Rousseau vécut tel un fugitif aux abois. « Légion, je t’accuse ! » n’est pas un pamphlet à charge contre la légion, ni un roman. C’est le récit d’une vie bien mouvementée. Un livre en hommage aux morts inconnus Zaïrois de Kolwezi. Au final, Roger Rousseau regrettera surtout d’avoir été trompé par « sa mère légion », qui lui avait dit un jour : « Légionnaire, tu es un volontaire servant la France avec honneur et fidélité ».

 

Certes, il est toujours possible dans ce monde déroutant qu’est devenu le nôtre d’accepter le silence, de s’enfermer chez soi, de fermer les yeux sur l’avenir qui se dérobe sous nos pieds. Il est plus facile, en ce troisième millénaire, d’entrer dans le rang et de s’asseoir dans le canapé. Ce genre d’attitudes offre toutes les libertés possibles aux décideurs, donne carte blanche à ceux qui voudraient souiller l’humanité, à ceux qui pensent plus aux profits qu’à la sauvegarde de notre planète. Dans le sillage de nos silences, traîne l’amertume, la douleur des peuples opprimés, les remords, un tas de victimes innocentes. Réveillons-nous, informons-nous et sachons dire non lorsqu’il est encore temps. Ainsi, peut-être qu’un jour, nous n’aurons plus à inscrire dans nos livres,le nom de guerres à venir, nous n’aurons plus à mentir. Servons-nous des témoignages du passé, comme celui de Roger Rousseau, pour nous souvenir qu’aucun conflit n’est propre. Seule la paix entre les peuples peut permettre d’envisager un avenir plus serein. Bien sur, l’idée semble utopique, mais n’avons-nous pas besoin d’un brin d’utopie pour espérer ? “

 

Batistes

Exclusivité web

Lundi 27 octobre2008

Livre auteur malouin yann chollet 2003

En exclusivité, page 231 à 238 du livre ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule ” de Batistes, aux éditions du Vent. Roman Noir disponible à la commande dans toutes librairies sur demande. Ou à Yann Chollet, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët. (Envoi du roman contre chèque de 21€).

 

Le narrateur parle de sa fille décédée

 

Tes questions te rapprochaient de moi. Tu devais me survivre. Aline me ressemblait, elle était mon double, douée d’une intuition si forte. Avant que je parte pour ce maudit reportage, elle m’avait crié par la fenêtre.

- « Papa reviens vite, je t’aime ? Ne pars pas ».

Comme si elle avait senti que nous ne nous reverrions jamais plus, elle m’a interpellé pour un ultime regard. Une fois encore j’aurais dû l’écouter. Mais ma soif d’informations, mon besoin de travailler m’avait poussé à ne pas l’entendre. Je la regardais, la tête collée contre les carreaux du premier, de la voiture, ne sachant pas que je buvais ses derniers mots, voyais son dernier sourire. Qu’a fait la vie ?

 

Ce reportage sur la pêche au chalut, j’aurais pu le faire une autre fois, décaler le rendez-vous. Avec des si. Avec des si. Quand je pense qu’au départ, Aline devait m’accompagner. La météo incertaine ce jour là, le vent force 7, la pluie et le froid, j’avais finalement décidé de la laisser à la maison, bien au chaud, et promis de l’emmener une autre fois sur le terrain. Il n’y eut pas d’autresfois. Il n’y eut plus de reportages avec Aline. Ma brune aux yeux verts, mon troisième joyau de la vie, si forte et si fragile, à l’image de mes souhaits, sentimentale, cœur saignant à la moindre petite déception. Elle était le reflet de ma personnalité. Déjà bébé, mêmes attitudes, mêmes regards, mêmes passions pour la nature, même naïveté. Les champs de blé sont imprégnés de tes visites et de tes rires. La mer est submergée de tes larmes. Mourir à dix-sept ans c’est mourir trop tôt, mourir dans l’ignorance. On connaît si peu à dix-sept ans du bonheur du monde, des fruits acides et de l’amour. L’Amour dont elle ne saura rien, une si minuscule existence.

 

Tu fus passagère éphémère ici-bas. Ô combien de nuits douloureuses sont passées sans toi et sans les autres. Je me suis senti si dépourvu par votre absence, vous me manquez autant aujourd’hui, que ce jour noir. Ce jour béni par un dieu aux mains sales, au cœur de granit, à l’absurdité. Ce dieu des hommes qu’ils disent bon. Pourquoi ? Pourquoi ils y croient à leur dieu de malheur, qui laisse les âmes en peine et les déchirures, les plaies béantes et les injustices s’immiscer, les guerres saintes et l’inquisition se perpétuer, le pardon du culte et l’absolution exister. L’absolue absolution. Ils me font rire à croire à cela, cachés dans l’ombre des églises où ils se font pardonner des pires pêchés les plus abjects « face au curé, qui dans la lumière grise, ferme les yeux pour mieux nous pardonner » les mauvaises dérives. Ce Jésus qu’ils invoquent me fait honte lorsque j’entends l’homélie. Cette homélie qui parle d’Apocalypse et de résurrection à la fois ! De bonté et de morts. Du bien et du mal. Bref, je suis définitivement fâché avec les églises et ce brave pape qui est déjà dans l’autre monde, solitaire.

 

Mon Aline est morte pendant son sommeil. Elle est dans son lit à écouter une dernière chanson à la radio. Elle vient d’embrasser sa grande sœur, sa mère, Benjamin. Elle pense à mon retour, où je viendrais sans la réveiller, me coller contre elle, lui dire quelques mots choisis. Des mots doux et tendres aux couleurs de notre amour. Elle va s’endormir et rêver, Aline. Elle va partir vers le grand sommeil pour se revigorer et penser à papa qui sera là, demain, au réveil. En se couchant, elle a pris la photo au-dessus de son lit. Celle où elle est en équilibre sur mes épaules. Ça la rassurait de la regarder avant de se coucher, encore à son âge. Des fois quand je rentrais de reportages tardifs, la photo était là, à traîner sous les couvertures ou sous sa tête brune.

 

Ma petite drôle, mon bambin. Aline n’a plus revu papa. Papa, seul, t’a revue. Sur un brancard, comme si tu étais plongée dans un simple sommeil profond. Mais ce n’était pas un somme et en te serrant une dernière fois, j’ai divagué. Ce fut comme si les vaisseaux de ma tête se plaquaient contre ta peau, tous unis pour que je ressente un poids lourd et que je perde l’esprit. Je l’ai perdu. Cette impression spirituelle est dure à décrire, tant elle déchire l’intérieur pour pénétrer au cœur de l’inconscient. Elle est plus qu’une déception, c’est une calamité ; une combinaison d’incompréhension et de certitudes, un mauvais mélange de peur et de désespoir. En fait, on ne peut exprimer ce genre de sentiments, car nous avons tous des cadres de référence tellement différents, si éloignés qu’aucune impression ne peut être la même d’un humain à l’autre. Se ressembler éventuellement ! Mais pas identique. La sensation de sentir qu’elle n’était plus vivante fut cela, une émotion indescriptible et déchirante.

 

J’en reviens toujours à ce soir qui ne me quitta pas, que j’ai porté tel un fracas trop pesant, tout le temps qui a suivi. Je cherchais le bonheur sur terre et je n’ai eu que malheurs et abominations. Ce tragique moment a rayé tout le reste, d’un trait, d’un coup porté en pleine âme. Depuis cet instant, le temps s’est sans doute arrêté et, même si j’ai semblé continuer de vivre, c’était à moitié, à quart. Ce quart s’efface au fur à mesure que les jours passent. J’étais grand et ambitieux. Reconnu et apprécié. Heureux et fidèle. Mais ceci n’a pas compté. J’étais aimant et passionné, humain et défenseur des espoirs. Ceci n’a pas compté. Face à mes morts, j’ai mis un pied à terre et débarqué ma haine. Ils sont tous partis et sans moi. Je suis resté et sans eux. Sans eux et mon Aline.

 

Les brisants et les tempêtes m’ont fait plier. Les océans beaux, les valeurs auxquelles je croyais ont disparus. La lune, le jour, la ville, la terre, tout est loin. Les moments sont passés, les souvenirs me déchirent et l’arrêt sur image est proche. Le clac final. Je me suis noyé dans cette longue réflexion confuse sur le monde. Sur ce monde qui est flou, fou, fut. Où je fus de passage ! Si j’avais su. A quoi bon ces journées de voyage, de partage, de plaisirs ensemble. Que reste-t-il des aubes claires, de votre naissance, de nos rires gagnés à même le sable, de cet été sans soleil, de cet automne sans feuilles mortes ? Où sont les chants des oiseaux crieurs, l’horizon qui se dessine, les mystères de la nuit, ce lapin sans nom, cette fée qui déraisonne, la venue magique du père Noël à minuit ? La vie sans vous fut comme un oiseau sans ailes, comme un océan sans eau, tel une nuit sans rêve, un monde sans poète. Alors qui suis-je ? Que suis-je devenu sans vous ? Cette maison est bien vide.

 

Il y a une vingtaine d’années je m’en souviens, ici à cette adresse où tout s’est passé. Claudine : Nos corps s’emmêlaient dans une chaleur éternelle, mes mains caressaient ta peau, nos lèvres l’une à l’autre, dehors la brume. Intense moment qui se prolongeait sur le lit où tu t’allongeais. Sur sa bouche entrebâillée un baiser je déposais. Puis deux. Dans son cœur un soupir passa. Soupir qui se prolongeait pour de longues minutes qui s’allongèrent. Observation, sourire, pénétration, acte d’amour languissant, création, bonheur, silence, quiétude, larmes de naissance. Et neuf mois, Alice. Et quelques années de plus, Aline. Il y avait dans cette demeure toujours une sérénité bonne à ressentir, un bon feeling. Elles sont tranquilles à dessiner un drôle de bonhomme et le silence qu’elles font est si bon.

 

Il est vingt-trois heures bien passées, les mots et les morts déferlent en moi. Je ne distingue plus le vrai du faux. Le fossoyeur est dans la pénombre de la rue. Ankou aiguise sa faux. Je suis empreint à un vague à l’âme qui brûle mes dernières volontés. Elles sont là mais je ne les vois pas. Je la tiens mais ne la sens pas. La tristesse se balade, la déprime est à son paroxysme. Je hache avec mes armes de lettres, le peu de souvenirs qu’il me reste. Ma fille est où je ne suis pas. Ma fille est morte et je ne suis plus.

 

J’entends sa voix au-delà de cette pièce, dans la rue. Non, c’est Camille, j’attends Camille. Ma Camille. Non, c’est une inconnue qui perce mon esprit avec ses fous-rires. Elle rigole au pied la maison. Elle profite du bonheur, de son instant de certitude. Il fait bon l’entendre rire, la deviner sourire, la penser heureuse, la croire éternelle. Juste pour une minute croire que c’est encore possible de survivre, la tête à hauteur des pots d’échappement, sans tousser ; que ce n’est pas utopique d’affirmer que les enfants d’aujourd’hui sont les seuls à pouvoir nous aider, par leur sagesse, leurs mots, leur tolérance, leur réaction. Cet enfant, en contre-bas, enroule mon spleen en spirale d’un cocon de plaisir intense. Mes lèvres se détendent, mes rides se froissent vers le haut, un soupir, je souris, mes yeux se ferment sur l’image pour en faire naître d’autres. L’égarement est divin lorsque l’esprit s’assombrit, quand la vie vous malmène. Heureux celui qui s’égare un temps.

 

Claire vient de rentrer. Elle passe son chiffon sur les meubles et décroche une phrase :

- « Tu es réveillé ? ».

- « Oui, mais je pensais ».

- « A quoi ? Le livre avance ? Tu sais, ils annoncent un hiver doux à la météo ».

- « Le livre avance mais je suis exténué. Et toi, ta journée s’est bien passée ».

- « J’ai réparé les volets du salon et rangé le grenier ».

- « Tu as fait le vide comme je te l’avais demandé. Envoie tout ça chez les parents de Camille, ça pourra leur servir ».

- « Pas d’inquiétudes, j’ai tout trié ».

Les furtives discussions avec Claire sont trop rares. Entre sommeil et monologue, je vis dans une sorte d’ivresse permanente. Eloigné trop souvent de la réalité du quotidien, je n’ai pas le courage de faire mieux ou, du moins, plus l’envie. Pourtant, j’arrive à communiquer avec l’absolu, alors pourquoi pas avec les autres. Ce détachement peut-être ? Ce sentiment d’être déjà loin ? Ce coma éveillé ?

 

Toi ma deuxième fille, toi irréelle, mon évasion du temps passé, ma motivation, tu n’appartiens plus, depuis longtemps, au monde des hommes. Aline.

Batistes

Vision du bonheur (archive)

Dimanche 26 octobre2008

Contact photographe pigiste en Bretagne : yann chollet

- Extrait « En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule » Ed du Vent. Batistes 2006. 

- (Commandez ce roman de 280 pages à  : Ed du Vent, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët) Envoi à réception du chèque de 21€.

 

Page 255 à 262 

 

” Bonheur ”

 

« Réveil fracassant, mal de tête, douleurs physiques, morales. Brouillard, brumes. Ce matin se lève et je chavire. Gorge sèche, oeil éteint, respiration lente, je dérive. Mes yeux s’ouvrent, se referment. Ma bouche émet les sons que ce dictaphone enregistre. Si je ne l’avais pas allumé, qui l’aurait fait. Allons-nous enfin connaître les dernières pensées du mort, sa vision finale sur ses contemporains ? Les derniers mots du condamné ? Que pense-t-il le damné qui dérive ? Il ne pense plus beaucoup mais dégueule ses paroles instinctivement. Je ne sais si je pourrais me lever jusqu’au pot, la force me quitte. Vais-je me vomir dessus ou baigner dans mon urine. Est-ce mon ultime recours !  J’ai repris l’apparence d’une bête malade qui se renferme sur son mal. Cette dégradation m’effraie.  - « C’est la nature, ne t’inquiètes pas » semble raisonner dans ma tête.

 

L’effort est vain, la carapace est brisée. La mort approche et je voudrais parler du bonheur pour m’en nourrir avant de mourir, pour attiser la curiosité des autres. Une fois encore, pour me dire que tout ne fut pas vain : ni ma jeunesse, ni mes amours, ni ma famille, ni mes filles, ni ma femme et, ni Camille, la seule qui restera. Ni vous, les autres que j’ai croisés. Ce livre, image instantanée de notre époque, n’est qu’un fait divers parmi les autres ; il laisse un instant qui sera détruit par ceux qui le liront et ne pourront s’empêcher de dire que je suis fou, que le monde va bien, que nous sommes heureux, que l’Afrique ne meurt pas du sida sous nos yeux. Il y a une certaine forme de révisionnisme perpétuel dans cet aveuglement quotidien. Ceux là, je les emmerde d’avance.

 

Je veux parler du bonheur qui n’est pas si loin. Je l’ai rencontré, le l’ai vu, tenu dans mes mains. Lorsque je le tenais, je ne le lâchais pas. Il faut le tenir, le serrer le bonheur quand il passe, car après c’est trop tard. Il ne faut pas l’espérer sans cesse mais le saisir, à bras le corps, au présent, sans se soucier des lendemains qui déchantent. On m’a offert du bonheur dans ma vie et j’en ai profité. J’aurais voulu le transmettre un peu plus mais le temps s’évade, le temps me l’a repris.  Je m’en souviens, il en reste en moi. Plus que le saisir, il faut s’en imbiber.  Savoir s’en imprégner afin de mieux le véhiculer. Le transmettre comme une pierre précieuse.

 

Je marche sur la plage, le sable fin me frôle le visage, les embruns salés volettent dans la brise. Au loin,elle est là.  J’ai dix ans mais je vois en regardant la mer, le bonheur qui passe. Le son des vagues me parvient, me pénètre, la mer résonne et je suis bien. C’est cela le bonheur simple.  Il est seize heures, je suis chez ma grand-mère, j’ai quatorze ans. Elle me prend dans ses bras, m’enlace.  Contre ses joues molles, je pose mon visage. Mon coeur bat la chamade, j’ai des frissons. Une chaleur m’envahit et pas un mot, je suis bien. C’est cela le bonheur.

 

Je m’endors chez moi, maman vient m’embrasser ; elle me raconte une dernière histoire presque silencieusement pour me bercer ; passe longuement sa main sur ma joue, dans mes cheveux ; me regarde en souriant, puis me souhaite bonne nuit en tirant les rideaux pour cacher la lune. Je suis apaisé, détendu. Mon père vient à son tour m’embrasser. Son haleine nicotinée ne m’empêchera pas de dormir, je pense déjà aux promenades du dimanche en forêt. C’est cela le bonheur.

 

Elle est belle, elle est douce, elle est jeune. Je viens de rencontrer le premier amour, le vrai. Le véritable amour peut-il exister à seize ans ? Je sors le soir avec elle, nous partons pour de longues balades. Les baisers sont doux, ils enflamment la peau, font frémir l’intérieur. Les mains caressent, les regards pétillent. Les mains caressent, le sexe se réveille. Il bande comme un bois dur. La fente de l’autre s’humidifie. De deux formeront un. C’est chaud, c’est bon. L’amour est langoureux, limpide. Et une fois encore et encore, on en redemande. Mes doigts s’immiscent dans les chairs humides, avec délicatesse et volupté, offrant à volonté gémissement et jouissance.  C’est cela le bonheur.

 

Je suis inconscient, dix huit ans, mes copains viennent me chercher. Nous partons pour des soirées d’ivresse, des soirées à fumer des joints sans compter. L’explosion est totale, les rires remplacent les gueules fades affichées au lycée. C’est du délire, les filles se donnent, s’offrent.  Nous écumons les bars, de rencontres en rencontres, de villes en villes et, la plage est le lit idéal. Nous finissons la course diurne, étalés sur le sable avec une blonde, une brune, une rousse. Chacun dans son coin avec une fille : ils étaient là, cachés sous la tente. Personne ne volait leur intimité. Qui le pouvait ? Leur univers à l’instant du premier baiser, attendu depuis des jours, n’était fait que de dérision et d’insouciance. Sur la sable, en ce moment de pur paradoxe, entre la réalité du baiser et l’immensité de cette confusion, ils s’aimaient sans attente et sans envie matérialiste. Il tenait contre lui cette passagère d’un soir, d’une semaine mais qui comptait déjà tant. Elle se laissait faire, docile, tranquille, en écoutant le flux et reflux du vent dans les rochers. Il était chez lui et il voulait déjà la garder ici. Elle était en vacances et savait qu’elle repartirait. Mais rien de cela et rien au monde ne pouvait les empêcher de croire qu’ils s’aimaient. Oui ils s’aimaient c’est sûr. Ils pensaient bien que cet amour sans lendemain valait la peine d’être consommé, le coeur battait après tout, n’était-ce pas l’essentiel ! Brunes, blondes, rousses. Elles sont plusieurs, elles aiment ça, nous aussi, l’amour fleurissant, les sensations des premières heures, des premières larmes. C’est cela le bonheur.

 

Je rencontre Claudine, nos corps s’embrasent, nos bouches s’embrassent, nos mains se resserrent. Elle est jolie, douce, délirante. Je suis cool, beau, délirant. Je l’emmène voir l’horizon en lui dictant des mots choisis au hasard dans ma tête et qui s’unissent pour former un poème. Séduite, elle se laisse toucher. Nos âmes se soudent, elle halète. Puis, nous regardons encore au loin, cette île qui ressemble dans la nuit à une tortue à fleur de 259 vague. Nous fumons quelques cônes, toujours, nous buvons quelques verres, encore. Les réalités s’estompent.  Nous projetons un avenir à deux. C’est cela l’amour. Le bonheur.

 

Nos amis sont là pour fêter un anniversaire. Les plaisanteries et les histoires animent le temps qui coule. Il n’y a ni méchanceté, ni haine. Les amis sont bien, nous aussi. C’est cela le bonheur ! Un matin, le soleil se lève, le monde respire sous sa chaleur. J’ouvre les volets, les gens passent sous la fenêtre. Je regarde ces gosses qui jouent, je rêve, je pense, je réfléchis ; j’espionne la voisine voilée derrière les carreaux, qui se déshabille lentement sans penser à la joie, que la vision de son corps inaccessible, me procure. C’est cela le bonheur.  Claudine vient m’apporter mon petit déjeuner au lit, elle me sourit, me dit bonjour. C’est cela. Ma fille va sortir du ventre de sa mère. J’entends son premier cri, boit son premier souffle. Je regarde l’infirmière, ma femme. Ma femme, l’enfant, l’infirmière, le doc. C’est beau. Je ressens quelque chose d’unique, de divin. Je la prends, la découvre pour une première fois. Elle semble me sourire, je souris. Je suis abattu, je tiens debout. C’est. Du bonheur.

 

Il y a donc du bonheur bon à prendre partout. Dans les moindres attitudes, sous toutes les latitudes, dans les moindres endroits de la planète pourvu que l’on veuille le recevoir, le voir, l’accepter, le transmettre. L’instant, le présent. Ne pas attendre demain : « Only one life ».

 

Demain je meurs. Ne pas attendre l’absolu bonheur.  Demain je meurs. Non, il ne le faut pas. Ne pas attendre les soirées dans les palaces, les voitures de luxe, les voyages à prix forts, les affaires et les gains. Le bonheur chemine discrètement autour de nous, il ne s’achète pas.  Il est dans un regard, une poignée de main, un sourire, un mot, une phrase, une prose, une chanson, un geste, un coup de téléphone, un livre. Une rue, une ville, un dialogue, un sage qui parle, un chien. Il est là. Il passe et s’attrape. Le bonheur, c’est celui qui peut faire changer les hommes. Les rendre indulgents, raisonnés, raisonnables, compréhensibles.

 

Bien souvent, les yeux sont clos, malheureusement, l’écoute parasitée par des mauvaises ondes et par ces phobies engendrées par les armes bactériologiques dont parlent les radios, dans un flux discontinu. Ces images laissent peu de place pour penser au bonheur. Le doute qu’ils redoutent. L’incertitude. Alors, on pense qu’il n’est que pour les autres ce foutu bonheur ; qu’il n’est pas passé et ne passera jamais. Celui qui le croisera pourvu qu’il le reconnaisse et sache s’en servir, pourra changer la face du monde. Ce sentiment savoureux apaise les humains. Il faut le transmette par delà les monts et vallées pour que vive la terre. Il doit survivre, le bonheur.  A ce jour, il est réduit à néant. Les tarés peuvent frapper à tous moments. Les fanatiques de tous genres vont sortir les vieilles maladies pourries des sacoches poussiéreuses ; peut-être parsemer la terre de graines de terreur ; ruiner le si peu d’espoir qu’il restait. Les croisades chaotiques ont repris. Les fous furieux frapperont à l’aveuglette sans se douter qu’ils ont tort : ils pensent avoir raison, veulent devenir les maîtres du monde au nom d’une religion. Guerre de religion. Guerre de concassage. Tas de chair humaine. Chère humanité, où es-tu ? Je veux des lendemains sans eux. Je veux l’arrestation des pollueurs de bonheur et de mes plages.  Je veux qu’ils portent la croix du mal qu’ils ont généré, afin dans sentir le poids. Les maîtres du monde ont l’argent, dominent l’économie, maîtrisent les âmes et jouent avec nos nerfs.

 

Le bateau des illusions flotte sur un océan de scepticisme. Faudra-t-il reconstruire une arche de Noé ?  Vivre sur un radeau de la Méduse ? Les hommes sont sur un navire voguant vers une destination inconnue. Dans la tempête, espérons qu’ils ne fassent pas naufrage, ils ont déjà chaviré si souvent, laissé tant de morts dans le sillage. Je redoute que les vagues ne les ramènent en poussière d’écume sur les rebords du monde, en un raz de marée difficile à contenir. Il est là, ne le laissons pas s’échapper par notre inertie permanente.  Ne le cassons pas. Ne l’oublions pas. Ravivons et transmettons la flamme d’où jaillit ce bonheur ».

 

batistes@aol.com

Manifestation du mardi 28 mars à Rennes 2006

Mardi 21 octobre2008

Les photos exclusives

CLiquez pour aggrandir

Brigade anti criminalité photo exclusive : yann chollet

Bac de Rennes : photo yann chollet : exclusif interdit à la reproduction

Ici et ci-dessous, quelques premiers clichés de la manifestation anti CPE à Rennes, mardi 28 mars 2006.

Photos à vendre pour hebdos, mensuels, quotidiens ou illustrations me contacter, nombreux autres clichés de la manifestation en haute résolution, en réserve.

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…La capitale Bretonne a connu des affrontements entre CRS, gendarmes, hommes de la BAC (Brigade Anti Criminalité), casseurs et manifestants. Des vitrines, des abris bus ont rapidement volé en éclats. La journée fut mouvementée avec des arrestations musclées, des cris et des pleurs. Une fois de plus, les casseurs sont entrés dans la danse. Une invitation imposée qui a rapidement fait dégénérer les débats ! Armés de beaux et gros pavés, de bouteilles et autres armes improvisées, les casseurs ont montré toute la dérision de leurs actes….barbares. Pas une revendication sous le bras, pas d’envie de dialogue, juste une haine acharnée contre les CRS, les manifestants, les photographes, enfin bref, contre tout le monde. Les casseurs ont montré encore leurs véritables visages, ceux de ceux qui ne savent que casser, d’où leur nom !

Manifestation du mardi 28 mars à Rennes 2006

Mardi 21 octobre2008

Les photos exclusives

Photo exclusive Yann Chollet journaliste : photographe indépendant

Photos interdites à la reproduction sans accord

Copyright Yann Chollet

Contact pour achat batistes@aol.com ou 06.14.54.19.59

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Aldéhy peintre contemporain à découvrir

Mardi 21 octobre2008

aldehi à découvrir

 

Un site, des oeuvres, un artiste à connaître

 

Internet offre aux artistes une vitrine universelle. Mais dans les méandres de la toile, la perte de temps devient souvent une cruelle réalité, qui nous ramène à d’autres occupations. Nous parcourons ainsi le monde, d’un site à l’autre, sans parfois nous attarder, gardant comme seul souvenir les publicités inutiles qui nous assaillent. Parfois, la balade virtuelle offre de belles surprises. C’est le cas, avec la découverte du site Internet du peintre « figuratif » Aldéhy. L’artiste, né à Châtellerault en 1956, a effectivement obtenu « une vitrine artistique »  sur AOL, ce qui donna aux internautes l’occasion de découvrir le travail de ce poète, adepte de la peinture rayonnante. Rayonnante disons plutôt explosive, car c’est une véritable rencontre avec divers sujets que propose l’artiste aux yeux des hommes. Le classer du côté des « figuratifs », serait d’ailleurs peu judicieux, tant son art se décline sous différentes formes.

 

 

Une déclinaison des sentiments humains

 

En errant dans sa galerie virtuelle, on découvre au premier virage « les cathédrales de Lumières », véritable déclinaison des sentiments humains à travers le visage d’un seul modèle : celui d’un enfant, son fils Adam. Ce qui ne laisse pas insensible et attise d’ailleurs la curiosité. A travers son pinceau, l’artiste nous dévoile une palette d’expressions qui nous ramène à notre propre existence, à nos propres bambins. On pénètre, par une simple observation, au cœur de l’innocence. C’est comme un voyage initiatique qui nous parlerait de bonté humaine et qui suggérerait peut-être cette question : Quel est ce monde qui transforme avec le temps, le visage insouciant de l’enfance ?

 

 

 

 

Le sens de l’art pictural

 

Plus loin, on entre dans le vif du sujet avec 25 acryliques sur bois, véritables rencontres impossibles entre des personnages historiques comme Moïse, Cléopâtre, Confucius, César, Léonard de Vinci, Adolf Hitler, Charlie Chaplin et des contemporains anonymes. Deux individus par œuvre, ce qui suggère inévitablement une réflexion sur l’existence et le temps qui passe, l’histoire. Oui, Aldéhy ne se contente pas, apparemment, de poser sur la toile des couleurs. Il va au-delà, tentant peut-être de nous parler, du moins de faire naître en nous des émotions, des interrogations. N’est-ce pas cela le sens de l’art pictural ! Et ça marche puisque nul ne peut rester insensible à ses peintures. D’ailleurs, une rapide visite sur la biographie de l’artiste permettra aux visiteurs de comprendre le cheminement de son œuvre, la philosophie de cet homme.  

 

 

Du réalisme à l’abstrait

 

Pour celui qui ne s’arrête pas en chemin, les surprises défilent. Plus loin dans sa galerie, l’artiste nous transporte vers « le Symbolisme », avec des nuances subtiles de couleurs et des thèmes qui laisseront le visiteur touché au fond de ses neurones. Comme cette représentation de Mona Lisa, sur fond de guerre et déchéance humaine, nommée « Allez-y, cassez tout, moi je serai toujours là ». De quoi marquer notre conscience ! Non ? On passe ensuite « au réalisme », véritables photos sur toiles ; puis on plonge dans l’abstrait, en ce lieu inexplicable où chacun peut trouver sa place, son monde. Quelques clics plus loin, nous retournons vers le « Réalisme », avec une série de portraits d’hommes de couleur, dont les regards expressifs interpellent. Pas de mots, pas de long discours, uniquement l’art dans toute sa splendeur. Cet art qui suggère, qui laisse libre l’observateur de se construire une pensée, qui fait parler les sujets fixés sur le tableau. Aldéhy n’influence pas, il montre, il offre, il propose. Après, on prend ou l’on passe, la liberté de chacun est indemne.

 

 

Direction son site

 

Puisque les mots ne parleront jamais autant que les yeux, partez donc à la découverte de cet univers autant mystique que surprenant. Celui de ce poète du pinceau. Grave parfois, ironique, dérangeant, drôle, incontestablement doué, Aldéhy marque par son art les consciences. Après, c’est juste question de sensibilité mais la balade vaut le détour. Si l’envie vous prenait de passer du virtuel au réel, le contact reste possible par simple Email. N’attendez plus, bon voyage sur http://www.artabus.com/aldehy

 

Batistes.

Notre belle démocratie (Archive 2005)

Mardi 21 octobre2008

 

L'âne humain : yann chollet

 

Démocratie ou quoi ?

 

Comment croire en la profusion de la démocratie ailleurs, par l’intermédiaire des pays dit démocratiques, lorsque tant d’exemples d’impunités fourmillent au cœur même de nos systèmes. En fait, si le peuple exerce effectivement une souveraineté par le vote, cela ne veut pas dire qu’il mène la barque ou qu’il détient ses propres choix pour ici ou à l’extérieur. Si son esprit est trompé par les pouvoirs qui régissent les pays dit démocratiques comme la politique, la presse ou l’économie, comment pouvons-nous espérer vivre pleinement notre liberté  et décider de notre avenir à tous ? Je vous ferais grâce, dans ma démonstration, d’expliquer dans le détail les influences occultes qui mettent en mouvement ce système de pouvoir, d’autres l’ont bien expliqué auparavant. Pour ceux qui veulent en savoir plus, il suffira de se diriger vers http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/index2.html et de décortiquer les thèses du « sociologue énervant » Pierre Bourdieu. On retrouve aussi, l’explication de ce pouvoir indiscernable à l’œil nu, dans des chansons ou reprises de textes réalisées par Léo Ferré et d’autres artistes contemporains (qui eux-mêmes sont de plus en plus dépendants des grosses majors, de l’économie, de la presse…Ect).

 

Une plage de liberté

 

Avant d’aller plus loin, il faut savoir qu’il existe deux possibilités lorsque l’on veut comprendre et parler de cela. Soit pénétrer discrètement ces systèmes de l’intérieur et en devenir au bout du compte un instrument et un protagoniste, voire un « contre pouvoir » faussé ; soit tenter de décrypter de l’extérieur avec les arguments et informations disponibles, au risque certain d’être classé dans la catégorie des indésirables, des paranoïaques, voir des schizophrènes ; ce qui tend à vous exclure de tout débat démocratique. Aujourd’hui, si l’on veut tenter la deuxième solution, on se retrouve forcément classé, tout en gardant, heureusement, la capacité de parler via Internet exclusivement. Ce qui ne résout pas le problème mais permet de disposer d’une plage de liberté, inexistante jusqu’alors. La liberté totale résiderait dans le fait de s’exprimer par l’intermédiaire des organes de presse dit « classiques ».

 

La presse muselée !!!

 

Malheureusement ces organes de presse, et c’est bien connu, sont de plus en plus détenus par des patrons dont l’arc à plusieurs flèches dans les secteurs politiques ou économiques. Puisque l’automutilation n’est pas un exercice facile, il s’avère que les pensées différentes de celles qu’on nous assène quotidiennement sont mises entre guillemets. Sous silence, sous censure discrète. L’idée de diffuser la vérité n’est pas au goût de tous. Alors certes, on nous sort une petite affaire ici et là, histoire de dire que la justice existe, que la démocratie est une valeur existante et à défendre. Tout ceci n’est que dérision et ne fait pas avancer les questions que posent les vrais humanistes, les vrais gens qui sont dans la galère, les artistes qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice de la liberté individuelle.

 

Personnellement, pour vous donner ma position, je serais plutôt classé dans « les artistes paranos », voire de la gauche syndicalisée. Pourtant, certes je conçois être un peu parano mais certainement pas de gauche, ni de droite. D’ailleurs pour rester au centre du débat et sembler écrire juste, du moins aux yeux de ceux qui me lisent, il faut impérativement n’appartenir à rien. C’est difficile de n’appartenir à rien, c’est l’exclusion à l’arrivée, c’est vivre la dureté de la censure. Mais c’est aussi, assurément, la sensation de se saouler d’une infime soit-elle, « micro liberté » de penser. Dans notre société française « démocratique », ceux qui sont dans mon cas n’ont pas vraiment d’influence directe mais espèrent convaincre un peu, au risque de perdre beaucoup, en criant que, oui « notre démocratie » est à réviser. Lorsque j’exprime cela, je vous rassure, je ne parle pas ni d’anarchie, ni de révolution, que ce soit clair.

 

Guy Carlier, libre ? De faire semblant…

 

Voulons-nous donc réellement faire avancer la démocratie pour qu’elle retrouve son sens propre, pour qu’elle soit diffusée à travers le monde ? Telle est la question. Pour l’heure c’est impossible et nous reculons donc plutôt qu’avancerau cœur de nos propres espérances. C’est d’autant plus dur d’avancer que « des faux contre pouvoir » naissent ici et là, le temps de faire redescendre la température « des esprits révoltés ». Bêtement, une idée simpliste me vient en tête : Combien de français pensent aujourd’hui que Guy Carlier, à travers l’émission de France 3, est le symbole de la dénonciation de la télé poubelle et qu’à travers ses chroniques télévisées, il est libre de tout ? Les spectateurs le pensent. Pourtant c’est faux car il est une règle établie, on ne critique pas la télévision lorsque l’on est au cœur du système. Si l’on est à la radio, c’est plus facile de le faire et il le fait. Mais au petit écran, c’est impossible et l’on se transforme en marionnette, à notre insu. Le public reste dupe et son esprit tend à croire qu’enfin, il y a quelqu’un qui dénonce. Malheureusement malgré son style peu commun et son intelligence, Guy Carlier ne dénonce rien. Ses démonstrations finissent par énerver par le simple fait qu’il pense avoir parole d’évangile. Il reste assez sectaire dans ses critiques, en sélectionnant ses cibles, ce qui le classe du côté des dictateurs de la pensée. Il tente non pas de nous faire penser par nous-même, mais de penser comme lui. Ce n’était sans doute pas le but recherché au départ, mais il aura pénétré le système de l’intérieur avec de belles pensées pour devenir, comme je le démontrais en introduction, un instrument du média « télévision ».

 

Bonne nuit public

 

On pourrait prendre d’autres cas, notamment en ce qui concerne l’investigation et des émissions qui se disent dénoncer des scandales. Pourtant ce genre d’émission est dépourvue de tout apport d’informations complémentaires. Elles exposent le plus souvent, des faits de la presse écrite, expliqués avec l’image. Faits eux-même découlant, le plus souvent, d’une sorte de centrale d’informations formatées, l’AFP. Lorsque l’on sait que l’on peut faire tout dire aux images, ces enquêtes ne sont, au final, que des montages établis pour exercer un sentiment au public ; avec orientation de l’esprit. Encore une fois, le public croit en ce « contre-pouvoir » qui n’existe que par l’appréciation et la direction du reportage. Les chaînes appartenant à des groupes économiques, les véritables scandales et les sujets percutants restent dans les archives. L’endormissement du téléspectateur est total. On voudrait bien nous faire espérer que les journalistes sont libres, mais ils sont muselés et n’ont pas vraiment le choix. Et puis, il est si simple, par la télévision, de faire gober des choses. On se souviendra d’une équipe de journalistes (allemands je crois), qui avaient, durant des années, fait passer en télévision des séries de reportages montés sur la base de faux témoignages (acteurs). Le public n’avait rien vu.

 

Conserver son pouvoir au détriment du bien commun

 

Quant aux politiciens dans l’histoire, ils ne pensent bien sur qu’à leur mandat, leur pouvoir. Leurs meilleurs amis se trouvent dans la presse, dans les secteurs économiques. Bref, tous unis, tous amis. Quand on entend Bayrou, par exemple, penser à sa candidature en 2007, c’est qu’en fait, il va travailler jusqu’à cette date pour obtenir quoi, le pouvoir. L’avenir ce n’est pas en 2007 qu’il se joue, c’est tous les jours. Notre président pense lui, à un troisième mandat, ce qui reculera l’échéance du traitement de son implication ou non, dans les affaires de la mairie de Paris. On voit mal la justice l’accrocher dans 7 ans. Et c’est cela dans un tas d’affaires d’escroquerie, de fraudes, de paradis fiscaux, de magouilles diverses. Tout sous silence, car ceux des sphères sont protagonistes et défendent en cachant cela (pour le côté presse et édition), leur propre pouvoir. Chacun dépend des autres et vice-versa, c’est le serpent qui se mord la queue.

 

Sauver sa peau d’abord

 

Comment dans un tel climat, une telle osmose consensuel, puisque tout le monde aide et sert tout le monde, pouvons-nous échapper à ces dictatures imperceptibles agissant sur nos esprits et obtenir la vérité ? C’est cela la démocratie à la française. Dans ces sphères impénétrables des pouvoirs, chacun essaye de sauver sa peau, de se maintenir. C’est difficile. Alors pourquoi voudriez-vous qu’ils pensent à vous en changeant cela ? Parce que changer cela impliquerait trop de sacrifices. Et se sacrifier un peu, aujourd’hui, pour la liberté et la justice sur la terre, c’est impensable aux yeux de ceux qui tiennent vos pensées.

 

L’exagération de mon propos et la simplicité de mes exemples ne sont là que pour clarifier mon sentiment. On retrouve quelques clichés qui sont exacts et facilement démontables par les esprits contradictoires, qui savent agir pour toujours faire penser aux autres que vous êtes un parano, qu’il ne faut pas exagérer. Bien oui, s’exagère et alors…..

 

 

Batistes

En Attendant Camille Le Monde S’Ecroule

Mardi 21 octobre2008

Toujours en quête de lecteurs pour mon second livre, voici en exclusivité pour vous, chers lecteurs de mon blog, l’introduction. Cette dernière résume bien l’ouvrage et le style que vous trouverez à travers ce roman noir de 270 pages, ouvrage critique de notre monde contemporain. A commander d’urgence pour que les auteurs indépendants puissent continuer d’écrire.

Vous pouvez commander ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule ” à éditions du Vent, Yann Chollet, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët (Envoi contre chèque de 21€). Tous renseignements par Email à batistes@aol.com

 

Introduction

Seul, dans ce lit qui pue la mort. Je vis mes dernières heures. Rien ne sort. Moi qui voulais tant dire. Octobre 2000. Un nouveau millénaire vient de naître et je vais partir. Je veux trouver les mots qui aideraient le monde à s’en sortir, pour me donner un avant goût de mort intelligente et avoir su marquer la terre par mes pensées, même si elles fusent vers une sorte de chaos inaccessible : direction un paradoxe qui s’interpose entre la réalité des faits, le silence des décideurs et la morosité indécente qui annihile l’esprit humain. Je pars avec elles et nul n’en saura sans doute rien. Si j’avais juste cette impression éphémère, que je vais manquer à quelqu’un.  Il ne reste personne. Je suis pratiquement le dernier des miens à m’éclipser. Je vais où les autres ne m’attendent pas, où je me retrouverai solitaire, où je ne serai rien. Là bas, d’où on ne revient pas. Chaos, néant, trépas. Moi, je voulais rester sur terre. Remarque, c’eut été trop simple si de la fin naissait autre chose : un ailleurs pour une seconde chance, une cité d’or pour un repos éternel, une vie théorique vide de charges à subir, une réincarnation subtile et bienfaisante. Si nous pouvions décider, savoir, tout serait si facile. La mort est une inconnue dont la serrure n’a pas de clef.

 

 

Maintenant, las, je n’ai plus qu’une phrase en tête merde la mort. Madame la grande faucheuse m’espère à bras ouverts et je ne reverrai plus Camille. Son image est pourtant si présente, elle guette dans la pénombre, me hante. Je sens son odeur d’enfant transpirer des murs de cet endroit où elle vécut, jadis, un jour, je ne me rappelle plus. La mort, son souffle me fait divaguer ; elle a sa drôle d’odeur, l’effluve du néant. Un fumet amer, à peine perceptible qui brûle mon envie d’exister, qui déchire mon intérieur, en silence. Je perds l’esprit. Peut-être est-ce la peur en moi ! Si je pouvais être assez fou pour accepter cette déception, ce départ sans retour, ce final mal taillé. Je tremble tant.

 

 

Malheureusement mes neurones fonctionnent. Je redoute peu à peu ce frisson froid. Quand ma chaleur corporelle s’évanouira dans l’atmosphère alors je pleurerai comme un gosse mal aimé. Cet effroi ne subsisterait pas pourtant si j’avais du malheur en moi ; si j’avais vécu comme une épave en mal, contente de tout quitter, heureuse de sombrer dans l’abîme ; si le passé comptait moins que demain, que les heures qu’il me reste à souffrir. Les souvenirs resurgissent de mes cases mémoires que je croyais éteintes. Elles s’allument une dernière fois, le bonheur prédomine. Mon existence en fut emplie. Un vrai bonheur ! Prédomine puis s’estompe.  Je laisse trop en partant si tôt. Si jeune, dirais-je égoïste, sans penser aux morts nés, à ces pauvres gosses oubliées par la vie, si vite. Ces enfants qui sont dans les petits tombeaux au bout de l’allée de la tristesse. Oui, tout au bout du cimetière, là-haut où nous passons en évitant du regard les morceaux de marbres de soixante centimètres de long pour vingt de large. Inconcevable cette allée où se trimballent la morosité et le désespoir d’une mère qui a perdu son enfant, son tout. La vision est trop douloureuse, les chemins trop sombres, les tombes trop minuscules et, ces feuilles qui s’éparpillent, à la moindre brise glacée venue d’ouest, les recouvrent comme si elles n’existaient pas. Ces bébés n’ont pas eu le temps d’exister d’ailleurs. A peine nés qu’ils étaient déjà morts, laissant néanmoins tant de sentiments inavoués dans le coeur de ces jeunes parents qui auraient tout donné pour une heure de plus, pour un ou deux jours d’existence en gage de souvenir comme une infime récompense à ces neuf mois d’attente. A quoi bon ! Ils sont seuls maintenant. Alors ma plainte n’est rien finalement, j’ai passé l’âge, j’ai connu la vie. Ceux qui dorment là-bas, dans les petites fosses, n’ont rien connu si ce n’est neuf mois d’attente pour mourir.

 

 

J’ai quarante-cinq ans. Je disais hier, en blaguant, être au seuil de mon éternelle jeunesse, avoir encore une moitié de temps à vivre. Ironie du soir, mon sort est ailleurs. Je pensais n’avoir consumé qu’une infime partie de l’immensité terrestre. Le monde est si grand. Sa découverte se décline à l’infini. Les hommes avaient besoin de moi, j’en suis sûr et j’avais besoin d’exister pour survivre à mon angoisse. Tout quitter, beaucoup trop vite, soudainement. Vite, la voilà qui rode. Non, ce n’est pas encore elle. On n’est pas à la seconde. Mes minutes ici-bas se sont transformées en jours. Le moindre état d’éveil je leguette. Je le saisis. Je meurs, en fait, en bouffant la vie, en débordant de volonté de consommerl’instant. Pris par la fatigue, en panne d’énergie, je m’épuise à survivre, me condamne. C’est de l’automutilation. Les seuls moments où je tiens bon, je les passe à écrire ceci. Comme si mes mots allaient passer le cap ! Ils tariront dans les bas fonds d’un cercueil. De préférence une urne, c’est mon souhait.  Si par hasard tu les lis, toi l’inconnu, alors suis-moi, c’est que quelqu’un les a ramassés pour toi et ce monde qui s’écroule. Viens, je t’emmène te perdre, en ma compagnie, sur les chemins du paraître, sur la longue route de ma dernière analyse. Les sentiments que j’ai sur cette société contemporaine qui va me voir mourir, je te les offre en cadeau d’adieu. Sache qu’il existe, au-delà de cette offrande macabre, une possibilité de réagir, de refaire surface et plus simplement de retrouver le bonheur que les hommes ont mis entre parenthèses. La solution se trouve où nous ne l’attendons pas, où nous ne pensons pas la voir apparaître : au bout d’une main tendue ou d’un sourire, d’un geste ou d’un mot de réconfort, d’un réveil spirituel ou d’un cri, d’une chanson qui raconte une tranche de vie.

 

 

D’être au seuil de ma mort ne donne pas une assise à ma vérité. Je n’ai aucune prétention. Mais je crois être bon et conscient. Les priorités ne sont pas celles auxquelles ils pensent. J’affirme que les humains se perdent dans une brumeuse mondialisation ; que leurs rêves sont voilés d’un crémeux brouillard opaque, épais ; que l’information, qui dirige les esprits, développe trop d’armées de faux sentiments ; qu’ils gâchent par leurs ignorances et leurs courbettes, l’essentiel bien dont ils ont besoin pour subsister. La Liberté avec une majuscule. Un tout petit brin de liberté pour le bonheur à la clef. Plus une dictature mais un monde où l’égalité reprendrait ses droits. Pas une utopie. Un monde qui vit, qui respire, qui s’oxygène, qui fait relâche. Avec des peuples qui mangent, qui se soûlent d’air respirable, qui cessent de se regarder le nombril, quidénoncent et condamnent violences et injustices, qui se prennent en mains, qui réagissent.

 

 

Un univers et une terre où il ferait bon vivre, sans peur des pollutions ou des guerres idiotes, sans la frayeur imposée par les armes biologiques ou les mutations génétiques, sans ces plaintes montant des peuples riches qui pleurent sur ce qu’ils n’ont pas, plutôt que de comprendre la chance qu’ils ont. Je veux le partage, bon sang, et la libre pensée. Oui, au moins que l’on puisse penser sans entendre toujours les directives du totalitarisme parfait. Le pouvoir, les pouvoirs. Le pouvoir des pouvoirs. La pensée unique prédomine. Les biens pensants en général et les autres « littéromânes », dont je ne comprends plus les mots, doivent se taire un instant et cesser d’apporter la confusion au coeur même de leur propre absurde mégalomanie : à mettre au feu tout ça, entre guillemets pour un temps.

 

Refaisons notre dictionnaire avec humanité, vite, car au loin j’entends la jeunesse qui gronde et la fracture que je lis dans ses yeux n’est que le reflet d’âmes brisées, d’humains ayant envie d’autre chose. Les jeunes crient, non pas d’avoir mal, mais parce qu’ils commencent à comprendre ce que nous leur avons laissé en héritage : une planète à reconstruire, à bout de souffle, un morceau de terre ruinée par notre inconscience et notre soif de domination, une ressource à l’agonie. Je pars et mon constat est affligeant. Je n’ai plus rien à perdre, je n’ai plus à me cacher du regard des hommes. Si je parle, si j’écris, si je dis, alors je meurs libre. Je ne quitterai pas cette étoile avant d’avoir réglé ma dette. Je peux me lâcher sans redouter les insultes, je peux écrire sans que ma plume ne soit dirigée par un autre. L’esprit critique doit retrouver sa conviction et son essence au coeur même d’une réjouissance que je nomme liberté.  Quarante-cinq ans, c’est peu mais déjà pas mal finalement. Il y a c’est vrai, encore, les enfants des pays pauvres, condamnés dès la sortie du ventre, la faim aux tripes ; l’Afrique et son sida, triste agonie d’un peuple ; la Colombie et son effroyable coke ; l’Amazonie et ses forêts décadentes ; les ressources halieutiques au bord de l’épuisement ; et tout le reste. Oui, on le sait, on passe, on oublie. Il est toujours plus simple de se mettre à penser comme ceux que l’on haïssait hier. J’aime les complications et poursuis ma route à contresens. Contre courant, je vais balancer une flopée de mots qui vont déchirer le voile et traiter de l’insolite situation dont personne ne veut parler.

 

Ce que le monde m’a montré, je le garde. Ce que mes semblables m’ont donné d’eux, je le garde. Je pèse, j’analyse, je trie et je me barre. Après c’est simple, vous n’entendrez plus parler de moi et de cette espèce de vague à l’âme que je laisse traîner derrière mon passage.  Je crache mes mots comme un cracheur de feu se mettrait à flamber des injures. Celui qui ne pense pas comme les autres est en panne d’opportunités, il est en marge des êtres, il dérive sans que son corps ne puisse suivre, c’est un hors terre. Tant pis, je prends le radeau de la dérive, de la dérision et je pagaie sur un océan de maux qui me porte vers l’absolu départ. Ce chemin qui me mène vers ailleurs fait quelques pages, quelques mots d’amour, quelques révoltes intérieures de plus, quelques dérisions.  Tout cela forme des lignes comme ils s’en dessinent sur le sable lorsque la mer se retire à marée basse. Une infinité de phrases insolentes que tu feuillettes et qui s’effacent. Je n’attendrai pas que la marée remonte, il fait déjà nuit dans mon âme. Je patienterai seulement jusqu’au retour de Camille, l’unique espoir qu’il me reste, si j’en ai la force. En l’attendant, j’écris.

 

Extraits ” En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule “. Interdit à la reproduction. ISBN 2-9518256-1-7. Ouvrage de Batistes (pseudo de Yann Chollet) aux éditions du Vent 2006.

Les 12 caricatures de Mahomet

Mardi 21 octobre2008

Caricature de manhomet

Les caricatures censurées !

Caricature de manhomet

 

Découvrez sur mon blog, avant Charlie Hebdo cette semaine, Internet oblige, quelques-unes des 12 caricatures de « Mahom..TUTTT ». Pour porter la dérision à son paroxysme, j’ai censuré les propres dessins censurés dudit prophète (Dessins publiés voilà plus de 4 mois dans le quotidien Danois Jyllands-Posten). En France, c’est le Journal France Soir, chapeau bas, qui a publié en intégralité les fameux dessins, mercredi 1 février 2006. Le directeur du quotidien, pour cette tentative courageuse, s’est vu remettre une belle missive de licenciement, le soir même. Une censure visible jetée aux yeux des lecteurs et des consciences. La liberté de la presse en prend pour son grade. A longueur d’année, certains se battent pour défendre celle-ci, en d’autres lieux de la terre, mais là, c’est chez nous qu’elle est bafouée. La France perd beaucoup ces dernières années, dans tant de domaines (économie, armement, justice…). Maintenant, c’est au tour de la presse de bien comprendre que la liberté d’expression s’estompe. Il existe certains sujets, certains humours, certaines entreprises qu’il est préférable de ne pas citer dans la presse française ! Etonné ? 

 

Cette parution a fait l’effet d’un clash du côté d’un nombre important de musulmans ! On se demande bien pourquoi ?

 

Caricature de Mahomet lance la polémique.

 

Caricature de mahomet

 

Guerre et haine au nom de 12 petits dessins ! 

 

Le directeur de France Soir, Jacques Lefranc, a donc fait ses valises suite à cette prise de position. A savoir : garder son choix d’informer, de montrer, de dire. Il se pourrait que l’histoire des caricatures tombe à pic pour le limoger. Des bruits de couloirs ? Peut-être ! Tenons-nous en à l’information officielle. L’idée même que quelques dessins puissent susciter autant d’émotions dans le monde musulman, est irréaliste. C’est le choc des civilisations ou l’incompréhension grandissante d’un monde, qui par sa mondialisation, a fait que les hommes ne se comprennent plus. Devons-nous aussi rayer l’humour, la liberté d’expression au nom de la religion, des religions ? N’avons-nous pas sous nos yeux, dans les livres d’histoire, les horreurs de la frénésie fanatique, des guerres de religions, des dérives déclenchées par des croyances à outrance. La liberté de croire est un droit, mais la liberté de croire le contraire en est aussi un. Le tout étant de rester humble et de bien s’entendre. Pas besoin de poser des bombes ici et là, d’enflammer des drapeaux pour s’expliquer. Il faut se détendre, reprendre son souffle, réapprendre à aimer l’autre. Pour douze jolis coups de crayon, cela vaut-il la peine de se prendre la tête ? Ou encore de mettre à la porte un directeur, qui par sa bonne idée, s’est fait remercier. Espérons, au moins, que la médiatisation de l’affaire relance les ventes du quotidien France-Soir, en redressement judiciaire depuis un bon moment.

 

 

Image modifiée des Caricatures de Mahomet par Yann Chollet.

 

Certains n’aiment pas la paix, c’est sur

 

Par ce billet d’humeur, je soutiens ceux qui publient et publieront encore les dessins d’auteurs, ceux qui par leurs enquêtes apportent des preuves, ceux qui par leur courage marchent la plume en main, sans se retourner ; et ceci dans le seul objectif de défendre notre liberté d’expression et donc nos libertés individuelles. Autrement, que dire « des dérisions » observées ici et là, à travers le monde ? Ridicules, incompréhensibles, navrantes. Ces réactions de prétendus défenseurs d’une religion, vues à la télévision, ne méritent pas la une. Nous créons déjà tant de raisons de nous haïr, qu’il suffit aujourd’hui de chercher à droite ou à gauche, pour trouver les prétextes de conflits. Les hommes sont-ils donc destinés plus à se détruire qu’à construire de belles choses ensemble ? L’affaire des caricatures de Mahomet n’est, en fait, qu’unprétexte, une mauvaise excuse pour ceux qui n’aiment pas la paix, c’est tout.

 

Les religions fourniront toujours, à ceux qui les cherchent, les meilleurs prétextes à des guerres civiles “. Sacha Guitry

 

 

Lien pour découvrir les 12 caricatures de Mahomet.

http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060202.OBS4859.html

 

Batistes

L’absence de médiatisation peut tuer la culture

Mardi 21 octobre2008

Livre auteur malouin yann chollet 2003

Des murs à infranchissables pour se faire connaître

 

Voilà quelques mois, mon deuxième livre paraissait aux éditions du Vent. La presse qui possède le livre semble ignorer ce dernier. A vrai dire, l’ego prend souvent un petit coup de trop, lorsque le silence des médias rassure vos certitudes. Un homme avertit en vaut deux, dit-on ? J’en doute. Certes, écrire un roman noir à la française « En Attendant Camille, le Monde S’Ecroule », ce n’est sans doute pas faire preuve d’un esprit commercial d’excellence. Je sais, les prix d’excellence, ce sera pour plus tard. Normal, pour l’instant, le consensuel n’a pas entamé mon « esprit rebelle » (Rebelle=en quête de vérité). En quête de vérité donc rejeté, les écorchés vifs sont souvent éloignés de la libre parole et des supports médiatiques classiques. Du moins pour mon cas.

 

En attendant, la patience s’impose. Patienter pour entrer sous la lumière, ne serait-ce que sous une micro petite. Non pas pour la lueur qu’elle apporte, je m’en fiche, mais simplement pour que les gens puissent savoir, m’entendre, me lire. Comme ils le firent avec plaisir, à maintes reprises, lorsque je laissais traîner quelques mots dans les lignes du « Petit Bleu », petit hebdo des Côtes d’Armor dont les ventes montaient en flèche, à l’époque, sur mon secteur. Ma première expérience journalistique, quoiqu’en pensent certains journalistes ou patrons de presse. Là encore, l’impertinence de cette dernière phrase, confirme la règle ou l’inverse : chaos à l’arrivée, irrespect de la part de la profession. Voire, des regards sarcastiques de quelques êtres humains, encore étonnés que l’élève puisse faire mieux qu’eux. Un petit correspondant de presse ne peut devenir un journaliste, aux yeux des pros. L’impertinence devient pertinente, à tel point que l’autre vous regarde d’un œil étrange, comme à l’usine lorsque vous glissez une bonne idée au patron et que vos collègues se demandent pourquoi. Le temps passe, les rêves subsistent, les cons sont oubliés. La vie continue, l’espoir revient, les cons en sont toujours. Malgré ce constat et les murs qui se dressèrent devant moi, à l’époque, quelques belles enquêtes pour des revues nationales me permirent d’obtenir ma carte de presse et d’entrer dans ce milieu obscur.

 

Cherche la vérité et tu connaîtras la censure

 

Après s’être fait censurer à tout va, lors de la sortie de mon premier livre « 7 jours sur 7 à votre service », qui dénonçait un groupe si grand qu’il finit par me démontrer mes certitudes, j’attendais une main tendue, un regard de la part de la presse. Cette presse, qui pour des raisons purement économiques et la sauvegarde de ses budgets publicitaires, décidait d’omettre l’existence du témoignage clef, que fut ce premier ouvrage. A cet instant précis d’incompréhension, la pensée se divise en deux. Suis-je parano ? Suis-je trop petit pour exposer cette réalité, qui faisait de ce grand groupe un gourou des temps modernes, un groupe totalement hors éthique ?

 

Mon expérience en la matière, les phrases de mes propres confrères, puisque j’avais ma carte de presse, les divers témoins et des enregistrements multiples, furent là pour confirmercette double réalité. L’une étant que j’étais trop petit et l’autre que la presse se faisait acheter. De façon détournée, bien évidemment, mais bien acheter par des plans médias. Cela, par contre, il vaut mieux le taire. Ou bien devenir pertinent : L’impertinence, eh oui, toujours mon vilain défaut ! Malgré cette censure d’au moins deux ans, certains journalistes m’ont tout de même soutenu par des articles. Même s’ils étaient souvent légers, ceux-ci firent leurs effets un peu partout en France. Si bien qu’une bonne partie des livres finirent par être vendus. Là, ce fut la vrai surprise tout de même. Alors qu’un écrivain qui publie seul, vend généralement 200 livres, j’ai vendu plus de 2.000 ouvrages. On en trouve dans les bibliothèques des écoles hôtelières, dans les couloirs de l’assemblée nationale, sur le bureau de certains juges, d’avocats, dans les universités, sur le comptoir de directeurs d’hôtels et dans les piles des médias.

 

La communication remplace souvent l’information

 

Si ce livre avait fait de réelles « une », ou si une maison d’édition plus courageuse que la presse, avait fait le chemin à mes côtés, je vous laisse imaginer le résultat. Bref…Après ce plaisir subtil, il fallut se faire oublier de la censure, dans l’espoir de poursuivre. D’écrire le suivant. De s’assagir peut-être ? Il était déjà là, le suivant. Ecrire sous mon nom sembla trop frais encore, si bien que je décidais de l’écrire sous le pseudo de Batistes. Pseudonyme inscrit sur ma carte de presse. Malgré des efforts, les mots, les phrases de ce roman noir fraîchement imprimé, sentaient le souffre. Exposant à tour de bras ma vision de notre société contemporaine, mon indignation de certaines institutions et faits, montrant à quel point nous sommes devenus, tous, des moutons. C’est pourquoi une fois encore, rares sont les journalistes ayant accordés un œil, même critique, sur quelques bonnes feuilles. Pourtant, si vous connaissiez les commentaires des lecteurs ! Vous seriez tentés de me suivre à travers ces 289 pages.

 

Quoiqu’il en soit, je constate qu’il est plus important aux yeux de nos journalistes, de chroniquer deux fois le dernier Jean D’Ormesson ou autres, plutôt que d’informer les lecteurs sur l’existence d’un nouvel auteur. Nous n’avons pas la même vision du mot information, ni de cette déontologie journalistique qui faisait jadis, de notre presse nationale, l’une des meilleures. Les Français rejoignent d’ailleurs ma pensée, si l’on en croit la chute vertigineuse des ventes de cette presse française. Evidemment, les gens sont bêtes mais plus dupes. Avec de nouveaux moyens de communication, critiquables certes, les Français se renseignent, se documentent et s’aperçoivent rapidement du consensuel établit par la presse, des manigances et des abus de celle-ci. Aujourd’hui, les dépêches AFP sont à disposition de tous, alors…Pourquoi acheter des journaux qui se contentent de les reprendre à la lettre. Les enquêtes deviennent rares, faute de temps. Comme les politiciens, idem. Ils parlent, ils parlent, font peu et un jour s’étonnent de plus être entendus ! Le cas de mes deux livres n’est qu’un petit exemple, bien sur. Votre vie, votre propre expérience, vous démontreront certainement un jour, quelques-unes des vérités exposées ici. Il suffit pour cela de deux choses : Ouvrir grand les yeux et tendre les oreilles.

 

Se plier aux inégalités médiatiques ou continuer de les dénoncer ?

 

Je m’égare une fois de plus dans les méandres des mots, dans ce lieu où la pensée s’évapore pour revenir de plus belle. Sans doute que tout cela à un sens. Déjà faire connaître mon dernier livre dont les critiques sont plus que positives, mais surtout tenter de vous surprendre. Certains ne comprendront pas grand chose à mes phrases, car il faut savoir lire entre les lignes pour saisir la subtilité de mon univers. Mais j’ai mieux encore pour vous surprendre. Effectivement, je pense exposer bientôt les 4 premiers chapitres d’« En Attendant Camille, Le Monde S’Ecroule » en lecture libre via le net. Voire 6 chapitres. Une fois de plus, cela pour détourner le manque d’écoute et de médiatisation autour de ce roman noir. Tout cela semblera bien égocentrique à vos yeux. Seulement ais-je le choix ? Dois-je me fondre et arrêter d’écrire, alors que je ressens à chaque prestation un engouement autour de mes lignes ? Puis-je m’imposer un silence, sous prétexte que des journalistes bien assis préfèrent plus penser à la rentabilité qu’à l’information, plus à conserver leur place qu’à ouvrir les débats ? Suis-je obligé de me plier à ce monde où des gens comme Ardisson ont parole d’évangile et dirigent à loisir les esprits des consommateurs ? « Je parle de ça, donc c’est ce qu’il y a de mieux, donc achète »…

 

Ce n’est pas de l’information, c’est du matraquage. Je remarque au passage que France 2, chaîne nationale, en laissant de telles émissions se poursuivre, n’apporte pas une image d’une France démocratique. La parole n’est jamais offerte aux artistes en marge du système. Les invités se ressemblent d’émission en émission, ayant pour cause d’évincer de la place médiatique, ceux qui forment pourtant la richesse culturelle de notre pays. Inviter un artiste connu, franchement c’est bien, je suis d’accord. Mais l’inviter trois fois, sur 4 chaînes différentes, pour dire la même chose, c’est dommageable. C’est omettre d’accorder une plage de liberté à quelqu’un d’autre.

 

En Attendant, je souhaite mes bons vœux à ceux qui m’aident en achetant mes livres ; qui aiment découvrir d’autres univers ; qui contrent par cela, la pensée unique. (renseignements sur mon dernier livre, pour toutes commandes à batistes@aol.com).

Une convention de transfèrement pour Michael Blanc (décembre 2005)

Mardi 21 octobre2008

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Exemple de démocratie en Indonésie

 

On ne le présente plus, pourtant…Michael Blanc, c’est ce jeune français qui a ou n’a pas trimballé, trois malheureux kilos de cannabis dans une bouteille de plongée, en 1999. Pour faire un pont facile, il est clair qu’en France, cette infraction est réalisée en toute impunité chaque jour. Mais là, c’était du côté du plus grand Archipel du monde, l’Indonésie. L’erreur, le cauchemar. Prison à perpétuité. Sur place, on ne lésine pas sur les peines. L’histoire de Michael Blanc est devenue un exemple de « la répression efficace » en Indonésie, aux yeux de ses bourreaux. Bourreaux qui apportent, par cette référence, une image réaliste de la démocratie indonésienne. On se souvient tous de « Midnight express », autre pays, même genre de contexte, irréalisme identique. Voilà donc plus de 5 ans que ce citoyen français, survit dans un endroit qui ressemble plus à une ville du 4ème millénaire qu’à une prison.

 

L’Etat français se ridiculise

 

Les conséquence de cette situation est simple : une femme qui se bat pour faire libérer ou transférer son fils (sa mère habite aujourd’hui sur place), un être-détenu brisé, un état français qui se ridiculise en fermant les yeux et en laissant pourrir la situation, l’Indonésie qui montre un bien sombre visage de ses institutions, des humanistes qui se révoltent contre ce fait. Même Charles Villeneuve, qui a plutôt tendance à jouer dans le voyeurisme, course à l’audimat oblige, s’est arrêté sur le cas Michael Blanc dans Droit de Savoir du 27 novembre 2005. En cette heure où chacun fume autant qu’il boit, le sujet fait tâche ; la négociation diplomatique entre nos pays respectifs pourrait, d’un coup, régler le problème. Sommes-nous devenus avec la mondialisation, des humains de la planète plus que des français, aux yeux de nos dirigeants politiques ? Cette réflexion doit nous interpeller.

 

Ne pas se taire mais réagir

 

Certes, en terme de démocratie, d’humanité, de soutien, de nombreuses actions sont à faire à travers le monde, l’Europe, la France, à côté de chez nous. Nous les ferons, j’espère, pour obtenir une société meilleure et plus juste ; pour que nos enfants puissent vivre encore quelques belles heures ! 2005 va laisser place à 2006. Nous ne devons plus nous taire, nos silences ont trop longtemps gangrené nos propres espoirs. Aujourd’hui comme demain, s’il faut marcher ensemble pour que nos volontés soient entendues, faisons-le. Ne restons plus dans nos bulles respectives. Pour le cas de Michael Blanc, réveillons-nous un instant. Ecrivons tous à notre cher ministre des affaires étrangères, pour lui faire comprendre ce que nous attendons de lui et vite dans cette affaire. S’il n’entend pas nos mots, alors nous serons au moins fixés sur notre sort, sur l’utilité de telles institutions.

 

Si Michael Blanc était notre enfant ?

 

Pensons-nous que Michael Blanc est coupable, qu’il ne l’est pas ? Croyons-nous qu’il puisse être un trafiquant, qu’il ne l’est pas ? Nous sentons-nous éloignés de cette histoire, y sommes-nous sensibles ?Il faut simplement savoir que sa peine est purgée. Six ans dans l’enfer. C’est bon, il a largement payé ! Imaginez-vous un instant que ce soit votre enfant. Que feriez-vous ? Rien ou tout ? Oui, vous feriez tout. Alors faisons-le pour lui, pour sa famille, pour montrer que nous avons encore dans nos âmes, une parcelle d’humanité et de compréhension.

 

Ecrivons tous au ministre des affaires étrangères dès aujourd’hui !

 

Je vous encourage, visiteurs-lecteurs de mon blog, à rejoindre le site de l’association de soutien à Michael Blanc http://www.michael-blanc.com. Puis, d’écrire à notre ministre des Affaires étrangères ceci (copier coller ce message) : « Monsieur le ministre, en tant que citoyen français et vivant dans ce pays démocratique qu’est la France, je veux croire en l’utilité de votre ministère et en la force de nos institutions. Vous êtes mon représentant au sein de l’état et je vous demande, en mon titre d’électeur, de régler l’affaire Michael Blanc dans les plus brefs délais. Je ne soutiens pas le trafic de stupéfiants mais soutiens l’idée qu’une peine soit donnée à la hauteur du délit. Ce que ne reflète pas celle donnée à Michael Blanc par le tribunal de Denpasar en Indonésie. Je ne peux croire que si j’étais dans la situation de Michael Blanc et ayant connaissance du dossier, vous puissiez me laisser moisir à l’étranger comme un inconnu. Vous devez donc réagir et faire de telle sorte que Michael Blanc, puisse obtenir une convention de transfèrement entre la France et l’Indonésie, ce qui permettrait son emprisonnement dans son pays d’origine. Je ne suis pas le seul à penser cela et vous le savez. Vous avez mission de répondre aux demandes des français. Vous aurez votre part de responsabilité dans ce qui pourrait arriver à Michael Blanc. Vous ne pourrez dire : « Je ne savais pas ». Cordialement ».

 

Envoyez vite votre lettre à cette adresse

 

Votre lettre est à envoyer, rapidement, sous enveloppe timbrée à : Ministère des affaires étrangères, cabinet du ministre, MonsieurPhilippe Douste-Blazy, 37 Quai d’Orsay, 75351 Paris. Cela vous coûtera le prix d’un timbre.

 

 

(Si vous n’avez pas le temps, inscrivez votre nom, prénom et adresse en commentaire sur ce blog, je m’occupe de transmettre).

 

Batistes

En Attendant Camille Le Monde S’ecroule (archive 2006)

Mardi 21 octobre2008

Le Livre du moment (janvier 2006)

Le pitch ? Quel pitch ?

Il est impossible d’en dévoiler un. En un mot ” je crois que c’est mon meilleur livre ” raconte l’auteur. Deux ans d’attente avant la parution,  mais un bouquin totalement rattrapé par l’actualité. Il serait trop prétentieux de faire un compte rendu sur cet ouvrage indéniablement contemporain,  qui échappe à la mécanique facile de la critique moderne. Les journalistes et les lecteurs de la première heure restent unanimes : ” A travers ses expressions décalées, une prose amère,  Batistes ouvre les portes de nos esprits, pour plus de réflexion sur notre avenir “.

Le personnage principal du roman, se retrouve face à la maladie. Il vit ses dernières heures. Seuls son crayon à papier et son cahier le tiennent en vie. Les mots s’enchaînent. Le monde contemporain se fait soigner : ” Que vais-je montrer de beau aux enfants de demain si vous cassez tout ” , s’interroge le narrateur, cloué au lit. Yannis part en lambeaux, le monde aussi. il s’écroule.

Cet avertissement,  à destination des humains, est fait avec justesse et sentiments. Un pavé romancé sur la société, un hymne à l’écriture également, qui semble faire vivre auteur et narrateur. Tout simplement une soif de communication, un appel à la réflexion. L’esprit est lucide, les phrases choc. Seul l’amour résiste au réquisitoire de ces 276 pages. Une fois encore, Batistes (pseudo de Yann Chollet) aime et châtie bien.”

Commande directe : Editions du Vent, Yann Chollet, 13 rue des Venelles, 22130 Plancoët. (Envoi à réception du chèque de 21€). Contact 02.96.84.14.69

Texte de l’éditeur en collaboration avec Briac.T journaliste du Petit Bleu des Côtes d’Armor

Poésie du jour

Mardi 21 octobre2008

 

Photo exclusive de la grande grue intra muros : yann chollet

 

Se soumettre à rendre l’encre à la plume. C’est paraître en attendant meilleure lune. Laisser un temps le discours des autres planer. Est-ce se résoudre à tant de dégoût, lassé ? Peut-on s’estomper dans le silence d’un moment ? Pour que tout, par magie, s’éclaircisse un instant. Le monde s’évade et nos vies sont passées. Je me noie dans les yeux des enfants assassinés. Ils sont plusieurs à crier, leur cœur est fendu. Pourquoi merde tous ces drames et toujours, irrésolus ?

 

Se soumettre à rendre le paraître à la plume. C’est partir tête baissée en quittant la tribune. Laisser trop de chance à l’unique pensée. Est-ce se pendre à la corde des mots délaissés ? Peut-on se suicider en toute quiétude devant les biens pensants ? Sans rien dire, sans écrire, sans chanter, sans sentiments. Le monde s’étire et nos âmes sont errantes. Je me noie dans les regards des femmes battus suffocantes. Elles sont tristes et plus d’une larme a coulé. Les ordures ça existent, la guillotine est cassée.

 

Se soumettre à rendre le départ à demain. C’est dormir humilié en ne rêvant plus rien. Laisser sa viande se trimballer au grès du vent. Est-ce l’objectif des humains de maintenant ? Peut-on n’être qu’un vide, qu’un néant toute une vie ? Pour que rien ne soit fait, rien ne soit dit. Le monde s’échappe et nous avec. Je me noie dans les hurlements de l’Afrique en obsèques. Sida, ils sont si nombreux à périr, alors que si peu ferait tant pour l’avenir. Les mères, les maris, les femmes, les enfants…..Que faisons-nous, de nos vies, pour aider les gens ?

De la misère à la pauvreté (archive mai 2005)

Mardi 21 octobre2008

Max Havelaar et son commerce équitable

 

Jeudi 12 mai 2005, « Envoyé Spécial », émission relativement instructive, dont les reportages sont bien montés, recèle parfois quelques phrases surprises. Dans le montage sur le commerce équitable, on regrettera un fil conducteur semblant dirigé vers un seul axe, sans arguments contradictoires et sans développement. Certes, nous montrer le pionnier en la matière, à savoir la coopérative Max Havelaar, était judicieux. Seulement, les interlocuteurs divers entendus, paraissaient sélectionnés, dommage. C’est peut-être qu’une impression mais le message n’allait que dans un sens, celui de “MAX”.

 

Sujet Léger

 

Cela dit, le sujet était intéressant mais léger, à la limite du consensuel, du politiquement correct. Le téléspectateur aura bien assimilé le fait que le commerce équitable, ce n’est pas mal et ça peu rendre service. Une phrase du reportage a cependant retenu mon attention et je pense qu’elle vaut la peine d’être notée, c’est là que « la réflexion » intervient. Je cite donc la phrase de la journaliste,résumant la situation des paysans depuis la mise en place de ce commerce équitable : « Ils sont sortis de la misère depuis l’implantation de Max Havelaar, nous affirment-ils, mais vivent toujours dans la pauvreté ».

 

Besoin d’explications

 

A cet instant, en tant que « spectateur ignorant », j’aurai aimé qu’on m’explique la différence entre la misère et la pauvreté. Car jusqu’alors, je ne pensais pas qu’il y en avait une. Du coup, dans ma petite tête de consommateur, presque convaincu, j’ai pensé : « Si le commerce équitable change la misère en pauvreté, à quoi ça sert ? ». Inutile de préciser qu’un large public s’arrêtera à cette réflexion, sans tenter d’en savoir plus. Si l’on considère, par ailleurs, la citation de Fiodor Dostoïevsky  comme assez réaliste : « La misère est toujours importune : on dirait que les gémissements des malheureux empêchent les riches de dormir ! », on peut s’interroger sur l’impact du reportage. Comme quoi, une petite phrase peu changer beaucoup de chose.

 

Batistes


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